Allotisssement des TCL : la Métropole lyonnaise maintient son cap, malgré la grève reconduite ce jeudi
Zoé Favre d'Anne
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Le projet, à ce jour retenu et qui va désormais être soumis ce jeudi au vote du conseil d'administration du Sytral, propose notamment que les modes lourds et les bus soient séparés en deux lots, soumis à deux DSP différentes. Et donc, possiblement, à...
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C'est une deuxième journée de grève qui s'annonce sur le réseau TCL. En cause : la volonté du Sytral de diviser en plusieurs lots la délégation de service public des transports de l'agglomération lyonnaise. Jusqu'à présent, c'est Keolis qui gérait, en un seul marché, l'ensemble des transports du réseau. En divisant en deux ce marché, les salariés de Keolis craignent toujours une perte de leurs avantages sociaux et une discontinuité du service. De son côté, l'exécutif écologiste, qui porte de grandes ambitions en matière de transports publics, veut "faire mieux et au juste prix, en gagnant...
Depuis 1993 et jusqu'en 2024, le groupe Keolis exploitait l'ensemble du réseau TCL de la Métropole lyonnaise, via une délégation de service publique (DSP) délivrée par son syndicat de transports, le Sytral. Mais après cette date, le marché pourrait être découpé en plusieurs lots et donc plusieurs délégataires, conformément à une mesure d'allotissement souhaitée par la majorité écologiste qui ne fait pas l'unanimité.
Keolis emploie aujourd'hui environ 4.500 salariés affectés au réseau de transport TCL. Et lors de la dernière grève contre ce nouveau projet d'allotissement, 1.100 d'entre eux s'étaient déjà portés en grève.
Les syndicats avaient appelé à la mobilisation, redoutant que l'allotissement n'amoindrisse leurs acquis sociaux : mutuelle, CE, passerelles inter-professionnelles, salaires... En plus de la menace pour leurs emplois, c'est aussi la continuité du service qui inquiète les syndicats.
Le plan du Sytral : découper en deux lots et une SPL
Le projet propose notamment que les modes lourds et les bus soient séparés en deux lots, soumis à deux DSP différentes, et (peut-être), à deux délégataires distincts.
Le premier lot dédié aux modes lourds (métro, funiculaire, Rhône Express, informatique et sécurité) inclurait ainsi 1.290 agents, pour une DSP d'une durée de dix ans. Le deuxième lot (bus et trolley) compterait quant à lui 2.850 agents et la DSP sur une durée de six ans. La première étant plus longue "car elle nécessite de pouvoir mener de plus lourds travaux".
L'informatique et la sécurité étant compris dans le premier lot et non pas le second, le Sytral développe : "l'essentiel sera dans les modes lourds, qui prestera pour les bus et les usagers. Un PC sécurité unique va superviser la totalité des lots. L'interface entre les deux sera faite. Il faudra définir ce qu'un opérateur doit ensuite réaliser, en fonction de différents cas de figures, avec une obligation générale de service pour éviter les ruptures."
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