Stationnements : qu'est-ce qui va (vraiment) changer avec la création de la Société Publique Lyonnaise des Mobilités ?
Zoé Favre d'Anne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Dès 2023, la SPLM récupérera la gestion du stationnement sur voirie pour le compte de la Ville de Lyon. En 2024, elle aura à charge la gestion, l'exploitation et la maintenance de quinze parcs métropolitains de stationnement en ouvrage, jusqu'à présent...
DECRYPTAGE. Plusieurs compétences en termes de mobilités de la Métropole, de la Ville et du Sytral Mobilités, vont se retrouver regroupées dans un seul objet. La Métropole a en effet voté fin juin la création d'une Société Publique Lyonnaise des Mobilités (SPLM) pour reprendre et gérer un certain nombre d'enjeux de mobilité : stationnement, parking sous-terrain, parkings relais, conseil... Une superstructure créée pour éviter une remise en concurrence de la gestion des parkings métropolitains, mais aussi pour devenir le bras opérationnel de la politique de mobilité de la Métropole. La forme...
Regrouper plusieurs enjeux de mobilités dans une superstructure : c'est ce qu'a décidé le 27 juin, le conseil métropolitain en validant la création d'une Société Publique Lyonnaise des Mobilités (SPLM).
Cette nouvelle structure va donc se voir déléguer plusieurs compétences par la Métropole de Lyon, la Ville de Lyon et Sytral Mobilités. Pour la Métropole, la SPML englobera les missions de Lyon Parc Auto (gestion des parkings métropolitains, autopartage en station...). Elle aura aussi à charge le stationnement vélo, les parkings relais de gares TER et d'aires de covoiturage et le conseil en mobilité à l'heure où la ZFE va s'accélérer.
Qu'est-ce qui a motivé un tel chamboulement dans l'organisation de la mobilité ? D'abord une raison pratique : "Contribuer à nos objectifs politiques métropolitains. Il a fallu aussi commencer à aborder la question d'évolution juridique des statuts de LPA", avance Fabien Bagnon, vice-président de la Métropole à la voirie et mobilités actives ainsi que président de LPA.
Dans le même temps, une échéance arrivait avec la remise en concurrence des contrats de délégation de service public (DSP) des parkings sous-terrains, jusqu'à présent gérés par LPA qui a un statut d'entreprise publique locale.
La Métropole était alors forcée de se poser la question : auquel cas, "on les remettait en concurrence avec le risque que, pour certains, ils tombent dans le secteur privé concurrentiel", explique Fabien Bagnon. Un choix qui pouvait aussi impliquer un changement pour les salariés, ainsi qu'une différence de service.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
La Métropole souhaitait aussi créer une structure dédiée à la gestion du stationnement vélos sécurisé en extérieur. C'est donc la somme de ces raisons qui aurait poussé l'exécutif à tout regrouper dans le même giron. Deux choix se dessinaient alors : créer une régie ou une SPL. C'est donc la SPL qui l'a emporté. "C'est un sujet politique, il faut aussi l'assumer", souligne Fabien Bagnon.