Contournement de la RN7 dans le région de Roanne : qui va payer ?
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Cette portion de RN7 traverse une zone commerciale dense.
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C'est un serpent de mer, un sujet vieux de plusieurs décennies, à l'instar de celui de la fameuse A45 qui devait relier Lyon à Saint-Etienne. Mais la déviation et la mise à deux fois deux voies de la RN7, entre Mably et Saint-Germain Lespinasse dans le Nord de la Loire, ne devrait pas connaitre le funeste sort rencontré par l'A45, enterrée en 2020 par Elisabeth Borne, alors ministre des Transports, après plus de 30 ans de combat des élus locaux et des organisations économiques (montant estimé à 800 millions d'euros).
En effet, pour la première fois, des négociations sérieuses vont pouvoir s'engager entre l'État et les collectivités locales sur le financement de cet équipement routier dont le montant est estimé à 80 millions d'euros. Le ministre des Transports, Clément Beaune, a confié le mandat de négociation à la Préfète de Région, Fabienne Buccio, juste avant l'été dans le cadre du volet mobilités du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2023-2027.
L'élu avait été particulièrement actif sur ce sujet ces derniers mois en adressant plusieurs courriers à la Première ministre (co-signés par la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, le Medef, la CPME, une centaine d'entreprises dont Nexter et Michelin ainsi que par les présidents des collectivités locales), en rencontrant à plusieurs reprises Clément Beaune ou ses services, puis en déposant, en mai dernier, une proposition de « résolution spécifique » devant l'Assemblée nationale.
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Après la traditionnelle pause estivale, les discussions devraient désormais démarrer très prochainement pour une inscription dans l'imminent (mais déjà en retard de deux ans) volet mobilités du prochain CPER. Discussions qui devront déboucher sur un accord collégial quant aux fonds que devront apporter les uns et les autres sur ce dossier.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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