Transports : les recettes de XPO pour faire face à la pénurie de chauffeurs
Stéphanie Gallo Triouleyre
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XPO France emploie 4.000 conducteurs.
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XPO France emploie 4.000 conducteurs.
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« Aujourd'hui, si je le pouvais en claquant des doigts, j'aurai besoin de recruter immédiatement une centaine de conducteurs », lance Gaëlle Provensal-Raoux, directrice des ressources humaines de XPO en France (CA 2022 : 1,286 milliard d'euros ; 7.000 salariés dont 4.000 conducteurs). La DRH du groupe lyonnais de transport de marchandises est confrontée, comme la grande majorité de ses homologues, à une pénurie de chauffeurs. « Le manque de conducteurs ne freine pas notre croissance mais nous incite à trouver d'autres leviers, comme la formation de personne en reconversion, et à équilibrer nos moyens propres et de sous-traitance. Mais il est évident que cette pénurie est problématique à long ».
Ecueil qui s'est néanmoins réduit ces derniers mois : XPO affichait l'année dernière un pic de besoins de recrutement de plus de 300 postes.
« Beaucoup pensent que ce métier est un métier d'homme du fait de l'importance de la force physique. C'est faux ! Aujourd'hui, les véhicules sont très faciles à conduire et nos conducteurs disposent d'outils qui permettent de réduire très fortement les contraintes en termes de port de charge notamment ». XPO met également en avant les efforts réalisés en matière salariale (intéressement + prime de partage de la valeur de 800 euros en moyenne), ainsi qu'en matière d'organisation des tournées afin de coller au mieux aux contraintes personnelles de chacun.
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Malgré les efforts mis en avant par la DRH, pour pourvoir ses postes, XPO doit donc communiquer, convaincre et aller chercher de nouveaux publics. Notamment des jeunes et des femmes. Ces dernières représentent actuellement 3% de ses effectifs de conducteurs, c'est peu mais c'est tout de même deux fois plus que l'année dernière. Cette chasse aux candidats doit en effet se faire, selon la DRH de XPO, sans aller chasser chez les confrères. « A terme, cette stratégie ne serait pas viable pour la filière, il ne s'agit pas d'épuiser le vivier. Au contraire, nous devons tous travailler à l'élargir le plus possible », assure Gaëlle Provensal-Raoux.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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