Augmentation de l'affluence, sécurisation des lieux publics, manne économique pour le secteur touristique... A Lyon, la compétition structure les différents acteurs à l'aube des Jeux olympiques l'année prochaine. Les collectivités de la région, habituées des événements internationaux (Euro 2016, Coupe du monde de football féminin en 2018), répètent ensemble une stratégie qui s'était avérée jusqu'ici gagnante pour l'économie.Alors que les premiers matchs de la Coupe du monde de rugby 2023 ont débuté il y a maintenant deux semaines en France, le stade Groupama de la métropole de Lyon (Rhône) accueillera sa première rencontre de la compétition ce dimanche 24 septembre. Au total, sept équipes s'affronteront dans la capitale des Gaules à l'occasion de cinq matchs en moins de deux semaines (Pays-de-Galles, Australie, Uruguay, Namibie, Nouvelle-Zélande, Italie, France), qui attireront au total environ 300.000 spectateurs.
A ce titre, la métropole et la région, qui accueille également quatre matchs à Saint-Etienne (Loire), entendent « rayonner » à l'international, selon le président du Grand Lyon Bruno Bernard, non seulement dans les postes télévisés, mais aussi grâce aux près de 150.000 supporters étrangers venus assister aux différentes rencontres.
Jean Courtin, directeur du site de Lyon pour l'organisation France 2023, décrit la situation à quatre jours du coup d'envoi :
«Le taux de remplissage du stade, d'une capacité de 59.000 places, atteint les 97 à 98 % pour chacun des cinq matchs, dont un seul se déroule en fin d'après-midi. Nous savons également que 47% des spectateurs sont étrangers, majoritairement en provenance de Grande-Bretagne et d'Irlande, mais aussi de pays européens comme l'Allemagne. Parmi les supporters français, la moitié habitent la région Auvergne-Rhône-Alpes».
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Pour les collectivités, l'événement constitue d'abord un moment « structurant », résume devant la presse Fabienne Buccio, préfète du Rhône et de région, notamment en vue des Jeux olympiques 2024, où la métropole accueillera également plusieurs matchs de football. Coordonnés par la Préfecture, les acteurs des mobilités (Systral, Région) renforcent leurs services. Le réseau TCL sera en première ligne, décrit Thomas Falaise, directeur général de Keolis Lyon :
«En moyenne, pour les événements classiques, comme les matchs de football, les concerts, nous transportons entre 30 et 40.000 usagers en tramway d'un côté, en bus de l'autre, et le métro en multimodalités. Pourla Coupe du monde de rugby, notredimensionnement sera de 40 à 45 000 personnes par match, et nous nous sommes laissés un peu de souplesse pour faire un peu plus. Près de 430 salariés seront mobilisés sur le réseau TCL (conducteurs, agents relations usagers). Nous devons être aussi attentifs aux supporters lyonnais qui assistent à leur premier match qu'envers les spectateurs étrangers. Nous avons d'ailleurs adapté la formation des agents par rapport à ces particularités.»