A la veille du match Italie-Namibie, premier des quatre matchs de Coupe du monde de rugby 2023 qui vont se tenir sur son territoire (Australie-Fidji ; Argentine-Samoa et Australie-Portugal), Saint-Etienne compte sur l’envergure internationale de l’événement pour booster non seulement l’activité de ses commerces, hôtels et restaurants mais aussi pour faire grandir son image de marque touristique.En 2016, l'accueil à Saint-Etienne de trois matchs de l'Euro de football avait permis de générer 45,1 millions d'euros de retombées économiques pour le territoire, selon les études d'impact réalisées à l'époque. Soit 17 euros dépensés par les visiteurs à l'occasion de cet événement pour un euro investi par Saint-Etienne Métropole. La métropole stéphanoise espère faire aussi bien, voire mieux, avec la Coupe du monde de rugby 2023 dont elle accueille cette fois quatre matchs : Italie-Namibie ce samedi 9 septembre, Australie-Fidji le 17 septembre, Argentine-Samoa le 22 septembre et Australie-Portugal le dimanche 1er octobre. Saint-Etienne a, par ailleurs, déjà accueilli un match préparatoire le 12 août dernier (France - Ecosse).
Autour de ces rencontres, Saint-Etienne a construit un programme d'animations (spectacles, activités sportives et ludiques etc...) avec la mise en place d'un village rugby, Parc François Mitterrand, qui sera ouvert gratuitement au public. Budget : deux millions d'euros.
Des retombées attendues pour l'hôtellerie et la restauration
Un budget qui devrait, si l'on en croit les premiers signes, être largement compensé par les retombées économiques générées par le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. En France, globalement 600.000 visiteurs étrangers sont attendus, selon les estimations d'Atout France. Une portion d'entre eux passera par Saint-Etienne, en particulier les Australiens dont l'équipe nationale a établi son camp de base pendant un mois à l'hôtel la Charpinière, à Saint-Galmier dans la métropole stéphanoise. D'autant que les rugbymen australiens joueront deux matchs à Saint-Etienne et un troisième à Lyon. Leurs supporters (avec et sans billet) devraient donc passer l'essentiel de leur séjour français sur le sol stéphanois. A ces supporters étrangers (notamment anglais, argentins, australiens, allemands, portugais et espagnols) s'ajouteront bien entendu les spectateurs français et plusieurs dizaines de journalistes pour chaque match.
Stéphanie Gallo Triouleyre