Ce sont de toutes petites particules invisibles à l'oeil nu et que l'on retrouve sur les bas-côtés des routes. Au contact de l'asphalte, les pneus de nos voitures (et autres véhicules) génèrent des particules d'usure. Particules d'élastomère souvent assimilées à des micro-plastiques. On parle alors de « TRWP » pour « tire and road wear particles », soit en français des « particules issues de l'usure des pneus et de la route ». Face à cet enjeu de pollution, l'industriel auvergnat Michelin, géant mondial du pneumatique, vient de s'associer au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et à l'université Clermont Auvergne afin de mieux comprendre le processus de dégradation de ces particules.
Objectif : trouver des solutions concrètes pour rendre les particules d'usure bio-assimilables par l'environnement. Les partenaires ont inauguré, pour cela, la semaine dernière (le 6 décembre) un laboratoire commun d'une durée de quatre ans.
Les études se feront justement dans ce laboratoire rattaché à l'Université de Clermont Auvergne.