En cause : une panne de locomotive. Face à la colère des usagers et des élus du territoire, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, a convoqué vendredi dernier le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, exigeant un « plan d'actions complémentaires à très court terme » pour améliorer le trafic sur la ligne. Il devrait être présenté dans les prochains jours, probablement lors d'un déplacement du ministre dans la région.
Cet incident est loin d'être le premier déboire sur cette ligne. D'autres trajets ont déjà affiché des retards monstres, comme en juin 2023 où relier Paris à Clermont-Ferrand aura nécessité 19 heures, au lieu des 3h30 habituels. Au quotidien aussi, les pannes et les défaillances sont devenues récurrentes et de nombreux trajets se sont vus annulés, comme le montre le suivi hebdomadaire du collectif des usagers du train Clermont-Paris, excédé par la situation.
« Pour la semaine du 22 au 28 janvier, sur les 106 allers-retours entre Paris et Clermont-Ferrand, il y a eu 14 voyages annulés tandis que 23 sont arrivés en retard, avec près de 630 minutes cumulées, soit 10h30 de retard au total. Un tiers des trajets ont donc été perturbés. Et c'est somme toute une semaine assez « classique ». Depuis le mois de novembre, un aller-retour est supprimé chaque jour parce qu'il manque des locomotives en état de marche », détaille Stéphanie Picard, porte-parole du collectif qui compte près de 2.000 membres.
Le problème est connu. Le matériel roulant est en fin de vie. Les rames ont été mises en circulation entre 1975 et 1982 et les locomotives, peu après. Les infrastructures aussi sont vieillissantes, résultat d'un manque criant d'investissement ces dernières décennies.