Transports en commun : à Lyon, Keolis devrait partager une part du gâteau avec la RATP
Marie Lyan
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DR Sytral Mobilités
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Il aura fallu tout juste un an pour que la procédure aboutisse... et tourne en faveur d'un nouvel entrant sur le marché lyonnais. Car en février 2022, lorsque le président EELV de l'autorité organisatrice des transports, Sytral Mobilités, Bruno Bernard dévoilait son ambition de découper en deux lots (un mode lourd et un mode léger), et donc plusieurs délégataires, le marché des transports en commun lyonnais, la mesure avait fait réagir.
A commencer par les salariés du groupe Keolis, qui exploitaient jusqu'ici depuis trente ans le réseau TCL pour le compte du syndicat des transports en commun. Craignant que cette mesure n'aboutisse à « des logiques les plus libérales, au service des appétits financiers des multinationales du transports » ainsi qu'à « une détérioration de la qualité et la continuité du service public », près d'un tiers des 4.500 salariés avaient choisi de faire grève.
De son côté, le président du Grand Lyon Bruno Bernard - qui avait choisi de prendre les rênes également de Sytral Mobilités pour appuyer sa politique dédiée aux transports en commun -, défendait une toute autre logique : que l'opérateur actuel Keolis ne se retrouve plus en situation de « monopole privé » sur ce marché, qui dénombre près de 1,8 million de voyages quotidiens sur les lignes de tram, bus et métro lyonnais. Avec l'objectif de s'ouvrir également à « de meilleures innovations, de meilleurs coûts » ainsi qu'un renforcement du service.
Pour rappel, le dernier contrat de délégation de service public (DSP) en date courrait en effet depuis la fin 2016 et était appelé à se terminer mi-2024, pour un montant total qui avoisine les trois milliards d'euros. A l'époque, aucun autre opérateur ne s'était positionné sur ce contrat.
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Mais les choses ont bien changé depuis : lors de l'annonce de la procédure d'allotissement des transports lyonnais actée en mars 2022, plusieurs opérateurs avaient cette fois choisi de se positionner, dont de nouveaux entrants comme la RATP, mais aussi Transdev.
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Marie Lyan
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