Tarifs des transports en commun de Lyon : la piste de la gratuité étudiée par un groupe de travail transpartisan
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
« La gratuité totale des transports en commun n'est pas à l'ordre du jour à Lyon », prévient d'emblée Vincent Monot, conseiller écologiste de la Métropole de Lyon et vice-président du Sytral (l'autorité organisatrice des transports du territoire), en réponse à ceux qui verraient dans la création en cours d'un groupe de travail sur le financement des transports en commun une possible volte-face de Bruno Bernard sur ce sujet. Le président de la Métropole, interpellé sur cette question à plusieurs reprises ces derniers mois par les oppositions mais aussi par des voix s'élevant au sein même de la majorité métropolitaine, avait en effet ostensiblement fermé cette porte, mettant en avant la dangereuse équation financière d'une telle option. Impossible selon lui de se passer des quelque 300 millions d'euros de recettes issues de la billetterie, sans dégrader le niveau de service ni impacter déraisonnablement les finances publiques.
Sans revenir donc officiellement sur cette position, le président de la Métropole a néanmoins accepté, il y a quelques jours, la création d'un « groupe de travail transpartisan » dans le but « d'alimenter les réflexions nationales et locales sur le financement des transports en commun et leur tarification ».
« Actuellement, la gratuité totale n'est pas envisageable. Ce groupe de travail pourra néanmoins éventuellement permettre de faire émerger des voies alternatives de financement qu'il pourrait être intéressant d'approfondir », concède Vincent Monot, tout en rappelant l'étude réalisée en 2019 par le laboratoire lyonnais LAET (Laboratoire Aménagement Economie Transport) pour le compte du Sytral.
Celle-ci avait mis en avant le triplement du déficit annuel (500 millions d'euros) à attendre d'une telle mesure et alertait sur les dangers que la gratuité ferait peser sur le développement du réseau TCL.
À lire également
Selon le budget primitif 2023, présenté en décembre dernier par le Sytral, les recettes 2023 devraient s'afficher à 910,8 millions d'euros (en hausse de 11,7%) dont 51,1% abondés par les entreprises du territoire via leur versement mobilité et 20% par les collectivités locales membres (principalement la métropole) ainsi que par l'Etat. Les 29 derniers pourcents (soit 265,2 millions d'euros, en hausse de 9,7%) seront alimentés par les rentrées commerciales liées à l'exploitation du réseau.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Stéphanie Gallo Triouleyre
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes