Transports : À Lyon, Keolis doit embaucher plus de 600 agents par an pour assurer les lignes TCL
Emma Rodot
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Dans le bâtiment, la métallurgie, le numérique, les transports urbains... Les difficultés de recrutement touchent de nombreux secteurs. Représentés en grande pompe lors de la compétition des métiers « Wordskills » qui se déroule du 14 au 16 septembre au parc Euroexpo à Lyon, 69 métiers prioritaires sont scrutés par les pouvoirs publics et surtout par l'Etat qui finance l'événement à hauteur de 25 millions d'euros. L'objectif est aussi d'attirer des nouvelles recrues parmi les 100.000 visiteurs attendus, dont 40.000 collégiens.
Pas moins de cinq ministres font en effet le déplacement lors des trois jours du salon avec, comme fil conducteur, les difficultés des entreprises à recruter.
Dans les transports ferroviaires et urbains, le locataire de la rue du Bac, Clément Beaune, a en effet confirmé d'immenses besoins pour ces deux filières, de l'ordre de « 100.000 emplois dans les transports urbains et ferroviaires d'ici 2030 ».
En région Auvergne-Rhône-Alpes, qui représente 6 à 10 % des besoins nationaux en transports urbains, indique l'Union des Transports Publics et Ferroviaires (UTP), premier syndicat du secteur, la métropole de Lyon figure en rouge « zone tendue » au même titre que les huit autres plus grandes agglomérations de France.
Ces difficultés de recrutement, liées aux conditions de travail (horaires décalés), à l'ouverture du marché et aux enjeux de formation, fragilisent le bon fonctionnement des services de transports publics. Ainsi, le souvenir de la rentrée 2022, où 8.000 postes de conducteurs de bus scolaires étaient dépourvus, reste en mémoire. Cette année encore, deux semaines avant la reprise des scolaires, 6.000 postes manquaient à nouveau à l'appel dans l'Hexagone.
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Keolis, qui opère sur l'ensemble des supports métropolitains sous la marque « TCL » (métro, tramway, bus, funiculaire, Rhône express, liaisons interurbaines - soit 1,69 million de voyages quotidiens), estime ses besoins de personnels entre 600 et 800 recrutements par an sur les 4.500 agents du réseau (à la fois pour remplacer les départs à la retraite, mais aussi pour accompagner l'expansion des lignes). « Les trois-quart concernent les métiers de la conduite », détaille Thomas Falaise, son directeur général. Suivent les métiers de la maintenance et des relations usager.
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