Crédit immobilier : quand les banques révisent leurs critères d'octroi
Laura Fort
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Les banques auraient-elles adouci leurs critères d'octroi de crédit immobilier ? C'est en tous cas ce que remarque le courtier Meilleurtaux, qui traitent avec de nombreux réseaux bancaires et à qui les banques transmettent donc leurs barèmes tous les mois.
En début d'année, les professionnels observaient une tendance à l'application très stricte des critères d'octroi de la part des banques. Et certains d'entre eux perdurent, à l'instar du refus de nombreux établissements de prêter au-delà d'une durée de 25 ans et de la demande d'un apport personnel plus élevé (entre 15% et 20% du montant total du prêt). Si les dossiers sans apport ou avec un apport inférieur à 5% représentent 41% des dossiers déposés chez Meilleurtaux, seuls 17.5% d'entre eux sont finalement transmis par le courtier aux banques.
Quatre réseaux bancaires plus souples
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Cependant, plusieurs enseignes auraient aujourd'hui revu leurs critères à la baisse depuis cet été. Sans citer de nom, le courtier relève par exemple quatre réseaux bancaires (caisses régionales ou enseignes nationales) qui ont mis en place des critères plus souples. Ces derniers consistent à créer une grille préférentielle pour les primo-accédants, à baisser le revenu minimum demandé, à ajouter une grille plus avantageuse pour les moins de 35 ans, ou encore à ne plus majorer les taux si l'apport personnel est inférieur à 20%.
Des décotes peuvent par ailleurs être obtenues en cas de rapatriement de son épargne ou de souscription de produits supplémentaires dans la banque prêteuse, comme l'assurance habitation, ou en fonction du niveau d'apport personnel. Un réseau bancaire propose ainsi une décote de 0.20% si l'apport est supérieur à 10%, ou de 0.15% si les revenus du couple emprunteur sont supérieurs à 4000 euros par mois.
Mais les banquiers n'assouplissent pas leurs conditions par pure philanthropie. Certains ratissent plus large, n'ayant pas rempli leurs objectifs de production de nouveaux crédits cette année. "La chute de la demande a été plus forte que ce que les banques avaient anticipé. Elles sont donc en recherche d'emprunteurs et de profils "normaux", pas uniquement des catégories socioprofessionnelles supérieurs", constate Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux. Sachant que le crédit immobilier reste toujours pour les banques un produit d'appel, un levier de conquête et de fidélisation de nouveaux clients.
Laura Fort
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