Des banques françaises trop curieuses ?
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L'association française des usagers de banque (Afub) rue à nouveau dans les brancards. Jeudi, l'association présidée par Serge Maître a dénoncé "l'existence de questionnaires trop indiscrets envoyés à leurs clients par le Crédit Agricole et la Caisse d'Epargne".
Ces questionnaires, adressés la plupart du temps à des anciens clients ayant ouvert leur compte il y a 20, 30 ou 40 ans, demandaient notamment des justificatifs de revenus (salaire, pension de retraite...) ou encore la composition de la cellule familiale. Des questions jugées abusives par l'Afub, qui a souligné "que le ton avait choqué les clients". Dans l'un d'elles, envoyée en décembre 2009, il était inscrit que la banque se réservait "le droit de reconsidérer sa relation avec le client" s'il choisissait de ne pas répondre.
L'Afub, qui qualifie d'"abusifs" ces questionnaires, invite les usagers concernés à "boycotter" en ne répondant pas. Elle a, par ailleurs, indiqué avoir saisi la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
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Interrogé par l'AFP, le Crédit Agricole a souligné que le respect par les banques de leurs obligations en matière de recueil d'informations "est contrôlé par la Commission bancaire (régulateur des banques, ndlr) qui peut prononcer des sanctions contre nos établissements en cas de non-respect". "Au-delà d'une simple question de conformité à la réglementation, la connaissance de la situation personnelle du client fait partie de la relation normale avec son banquier", fait valoir l'établissement.
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