Après Bill Gates, Georges Soros et John Paulson misent sur l'immobilier espagnol

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Les investisseurs reprennent-ils confiance dans la reprise en périphérie de la zone euro ? C'est l'hypothèse émise par le Financial Times vendredi soir en révélant la prise de participation de George Soros et John Paulson dans un groupe immobilier espagnol.
Les deux gérants de hedge funds, classés premier et quatrième mondiaux en 2013 en terme de recettes, ont chacun investi 92 millions d'euros dans le groupe Hispania Activos Inmobiliarios, selon le quotidien britannique.
La semaine précédente, Hispania avait annoncé son intention d'entrer en bourse à Madrid, comme structure d'investissement de placement collectif. Elle aurait déjà réuni une "part substantielle" des 500 millions d'euros qu'elle entend lever lors de l'IPO, selon le FT.
Gérée par Azora, gestionnaire d'actifs indépendant fondé en 2003 (qui a accumulé 2,8 milliards d'euros d'actifs à travers l'Europe), Hispania entend se concentrer sur les biens à forte potentiel de croissance de valeur, notamment dans les villes clés. La future structure d'investissement vise un rendement total annuel à deux chiffres sur six ans, ont précisé des proches du dossier au Financial Times. John Paulson a déclaré :
Si elle réussit son IPO, Hispania deviendrait la deuxième société immobilière espagnole à s'introduire en bourse depuis la crise financière, après la société d'investissement immobilier Lar España il y a deux semaines.
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Poussés par l'augmentation des prix au Royaume-Uni ou en Irlande, les investisseurs sont de plus en plus friands des actifs immobiliers espagnols, qui ont dégringolé de plus d'un tiers entre 2007 et 2013, selon les chiffres de la Banque centrale européenne.
L'investissement dans l'immobilier espagnol année en année a plus que doublé en 2013 , à 2,7 Md € , selon les données de Cushman & Wakefield - le plus haut niveau depuis la crise économique de la zone euro en 2010.
En novembre dernier, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, avait surpris en annonçant le rachat pour 113 millions d'euros d'actions du groupe de BTP espagnol Fomento de Construcciones y Contratas (FCC).
A l'époque, les dirigeants politiques et les entrepreneurs voulaient y voir un symbole du renouveau du pays tout entier, considérant que l'Espagne redevenait séduisante. L'analyste José Luis Martinez Campuzano mettait toutefois en garde contre les risques de volatilité :
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Ce marché s'est amélioré très rapidement, il y a donc un risque de volatilité, on est peut-être encore loin de la véritable renaissance et nous ne pouvons avoir de certitudes sur où sera passé cet argent dans trois ou quatre mois. Bill Gates, ne pouvait espérer un retour sur investissement considérable, assurait l'analyste. En tout cas à court terme.
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