Les charges de copropriété poursuivent leur ascension

La hausse des charges est confirmée par la Fnaim. Leur mode de calcul fait débat parmi les professionnels.

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Ingographie La Tribune
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Alors que la baisse des prix immobiliers est quasiment acquise pour le début de l'année à venir, les charges de copropriété, elles, continuent de progresser. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire des charges de copropriété de la Fnaim, elles ont augmenté de 3% entre 2009 et 2010, soit plus que l'inflation, qui s'est établie à 2,5% en novembre sur un an. Globalement, en 2010 en Ile-de-France, les charges constatées par lot se sont établies à 1.869 euros en moyenne.

La Fédération note que les principales hausses sont liées à des éléments extérieurs à la copropriété : coûts des gardiens salariés (3,5% pour les charges sociales et patronales) et surtout augmentation des primes d'assurance (5,2%). "Dans le détail, les immeubles - tous services collectifs - qui cumulent la présence d'ascenseurs, le chauffage collectif et la présence d'un gardien voient leurs charges de copropriété augmenter de 6%. A l'inverse, les immeubles ?services collectifs réduits ?ont connu une baisse des charges de 1,5%", précise l'Observatoire.

"Choix calamiteux"

Les charges d'ascenseurs ont faiblement augmenté (2,5% en moyenne) mais, dans ce domaine, ce sont surtout les immeubles haussmanniens qui tirent ce chiffre vers le haut, avec une hausse de l'ordre de 9%. Les honoraires de syndics, qui font éternellement débat, ont aussi progressé, de 2,5% avec, notamment, une poussée de 5,3% pour les immeubles postérieurs à 1960. L'Association des responsables de copropriété (ARC) nuance quelque peu les résultats de cet observatoire. Pour Fernand Champavier, président de l'ARC, c'est une déception. "Rappelons que les chiffres des charges sont ramenés - par tous les observatoires qui existent - à un chiffre par mètre carré habitable. Or, pour ne pas avoir à rechercher ou recalculer la véritable surface habitable totale des immeubles (qui n'est pas toujours disponible), la Fnaim a décidé de prendre en compte non la surface habitable mais la surface développée, c'est-à-dire la surface assurée indiquée dans les contrats d'assurance multirisques des immeubles et incluant les parties communes." Dans son communiqué, l'ARC précise que "ce choix est calamiteux, car il ôte tout son sens aux résultats obtenus". Pour l'association, la conséquence de ces choix est triple : des coûts au mètre carré minorés, des charges pas toujours prises en compte, et des comparaisons entre immeubles faussées. Et malgré cela, les charges moyennes progressent encore !

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Commentaire 1
à écrit le 24/12/2011 à 17:48
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