Dans l'immobilier, les jeunes raisonnent comme les vieux

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Cet état d'esprit tient principalement à deux raisons : les jeunes préfèrent rembourser un crédit plutôt que de payer un loyer, et ils veulent se donnent la possibilité de se constituer un capital afin de préparer l'avenir, selon la même enquête.
Cet état d'esprit tient principalement à deux raisons : les jeunes préfèrent rembourser un crédit plutôt que de payer un loyer, et ils veulent se donnent la possibilité de se constituer un capital afin de préparer l'avenir, selon la même enquête. (Crédits : Flickr/Images Money. CC License by.)
En France, les jeunes veulent quasiment tous devenir propriétaires de leur logement. Comme leurs aïeux, ils souhaitent avant tout assurer leurs vieux jours, et se comportent en « bon père de famille ». Etrange paradoxe pour une jeunesse que l’on dit « entrepreneure » et prête à prendre des risques. Pourtant, en Allemagne, la jeunesse a un comportement totalement à l'opposé.

Quand il s'agit de propriété, les usages ne changent pas avec les nouvelles générations. La jeunesse reste en effet très attachée à l'achat d'un logement ou d'une maison. Une étude de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) datant de 2014 indiquait en effet que « les Français de 25 à 34 ans sont déjà propriétaires à 42 % ». Et les 25-34 ans qui restent locataires auraient même, pour 92 % d'entre eux, l'intention de devenir propriétaires à terme, selon un sondage du réseau Guy Hoquet, avec l'institut CSA.

Cet état d'esprit tient principalement à deux raisons : les jeunes préfèrent rembourser un crédit plutôt que de payer un loyer, et ils veulent se donnent la possibilité de se constituer un capital afin de préparer l'avenir, selon la même enquête. Comme leurs aînés, les jeunes rêvent donc en grande majorité de propriété. Une aubaine pour les professionnels de l'immobilier qui tirent la plus grande part de leurs revenus du secteur de l'accession. Pour séduire cette jeunesse qui leur assurera la pérennité économique, ils s'adaptent. Le réseau Guy Hoquet vend par exemple une offre, dédiée aux jeunes, de prêt à taux bonifié, en partenariat avec le Crédit foncier. Une telle politique est nécessaire aujourd'hui, car plus que les autres catégories d'âge, les jeunes souhaitant acheter ont souffert de la hausse des prix de l'immobilier entre 1997 et 2011, qui ont plus que doublé sur cette période, sans que le niveau de revenus suive.

Par ailleurs, les lobbies immobiliers sont montés au créneau auprès du gouvernement pour que les conditions de financement du premier achat immobilier soient améliorées. Et ils ont obtenu un élargissement du périmètre du prêt à taux zéro (PTZ). En partie pour cela, les primoaccédants seraient de retour : le courtier Empruntis a récemment indiqué qu'en ce début d'année, le nombre de dossiers validés de financements immobiliers de primo-accédants était en hausse de 38 %.

La propriété, marqueur de réussite sociale

Cela va mieux, donc, pour les jeunes qui souhaitent acheter. Mais est-ce une bonne nouvelle pour l'économie française, à terme ? Pas si sûr... Un attrait poussé pour l'accession à la propriété peut en effet avoir des effets pervers. Plusieurs études économiques ont déjà traité des coûts de mobilité élevés qu'implique la propriété immobilière, et qui entraveraient l'efficacité de l'appariement sur le marché du travail. Une étude du Trésor datant de 2013 citait ainsi l'économiste Andrew Oswald, qui disait que « le coût de mobilité engendré par la propriété peut rendre les propriétaires qui ont un emploi moins enclins à chercher des opportunités plus intéressantes ou plus adaptées à leurs compétences », ajoute-t-il. Ce qui nuirait donc à la productivité globale de l'économie.

En outre, la productivité des propriétaires serait aussi affectée par la baisse de leur bien-être au travail, car ils « ont tendance à accepter des temps de trajets domicile-travail plus importants, ce qui accentue la congestion sur les réseaux de transport ».

D'ailleurs, le fait que 63 % des 18-40 ans engagés dans une démarche de primoaccession rêvent d'une maison ou d'un pavillon - des biens peu nombreux dans les centres urbains, là où l'emploi se situe le plus souvent - tend à confirmer les propos de l'économiste. Il peut par ailleurs être dangereux que des ménages modestes soient prisonniers d'un achat immobilier. Car si le marché de l'emploi se retourne dans leur secteur, ils seront alors très peu mobiles pour retrouver un autre emploi dans une autre région.

Outre-Rhin, les Allemands ont par exemple très bien compris cette problématique.

« Contrairement aux Français, les Allemands de moins de 40 ans sont peu attirés par l'achat, ils voient cela comme un frein à leur mobilité professionnelle, un critère prépondérant pour eux », note François Gagnon, président de Era Europe immobilier. « Ce n'est qu'après la quarantaine que les Allemands deviennent intéressés par l'accession à la propriété dans l'optique de s'assurer un pied-à-terre pour leur retraite », ajoute-t-il.

En France, le logement pour la retraite est une sécurité que les jeunes souhaitent acquérir au plus vite. Mais ils sont aussi 88 % à vouloir devenir propriétaire par souci de fierté, selon un sondage Guy Hoquet/CSA. Qu'on se le dise, pour la jeunesse française, l'accèàs à la propriété est plus que jamais un marqueur social et de réussite. Des objectifs antinomiques, certes, avec l'appétit pour la prise de risque d'une génération étiquetée d'« entrepreneurs ». Cette jeunesse craint en réalité l'insécurité financière et préfère assurer ses arrières. On peut la comprendre : avec un taux de chômage de 10 % en France et une précarisation croissante de l'économie, des mauvais jours ne sont, à l'avenir, pas à exclure.

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Commentaires
a écrit le 02/08/2016 à 8:07 :
Je me souviens de cet article qui était très bon.

Ne pas omettre quand même que les jeunes dépendent des vieux, les économies se sont nos aïeux qui les ont pas nous, bien souvent ce sont donc les parents qui possèdent les fonds nécessaires pour investir dans un logement or leurs parents veulent d'abord et avant tout mettre leurs enfants à l'abri et donneront bien plus facilement à leurs rejetons s'ils investissent dans du concret. Et les banques prêtent bien plus facilement à des gens ayant des parents déjà bien dotés.

Je ne pense pas que ce soit un problème direct en soi, par contre en ce qui concerne le sens de la vie à se donner c'est un peu dramatique en effet imposant de suite de fonder une famille, de trouver du travail pas trop loin, de faire du coup beaucoup de kilomètres pour travailler, de se soumettre à des conditions de travail peu avantageuses et-c... Bref d'accepter très tôt d'être l'esclave du système et les conséquences dramatiques que cela engendre sur la capacité à se remettre en question, à innover, à s'éveiller.

Cette passivité que nous avons vis à vis de la compromission, l'incompétence et l'inégalité de nos institutions publiques et privées est en partie à cause de cela également.
a écrit le 27/05/2016 à 12:25 :
...qui a déjà remboursé la moitié de son crédit. Payer à la fois un loyer élevé et mettre 1000 ou 1500 euros par mois en plus de côté aurait été impossible pour moi. Et de toute façon même en y arrivant, j'aurais été tenté au bout de quelques années avec autant d'argent sur un compte de me payer une belle bagnole! Alors comme ça au moins je suis déjà à moitié proprio et je ne peux pas flamber mes parpaings parisiens ;-)
a écrit le 17/05/2016 à 16:20 :
Les situations sont différentes selon les CSP. Avec un bon salaire, on peut se permettre de louer et d'économiser à coté en se laissant une possibilité de mobilité géographique. Avec un petit salaire, acheter tôt permet de se constituer un capital qu'on ne pourrait pas se constituer autrement.
Réponse de le 18/05/2016 à 7:18 :
Si tu perds beaucoup à la revente tu vas pas te constituer grand chose, tu auras juste été locataire de ta banque au lieu d'un bailleur.Les prix sont maintenus en lévitation avec les taux d'emprunts au plus bas et les subventions à l'achat.Vous n'arrêtez pas de l'oublier.Ces taux et perfusions scandaleuses de l'état providence ne seront peut-être pas éternels.
Réponse de le 19/05/2016 à 17:51 :
C'est quoi ce charabia? Il n'y pas beaucoup de moins value avec des biens de qualités dans les grands bassins d'emploi. Les perfusions d'état? Il s'agit juste de baisses d'impôts dans certains cas très particulier comme le Pinel qui ne concerne que certains investisseurs. Le ptz ne concerne également que peu de personnes au vu des conditions nécessaires. Restez donc locataire...
Réponse de le 19/05/2016 à 19:43 :
Ca a beau être des bassins d'emplois , l'achat d'un bien est conditionné par la demande SOLVABLE.Si les taux grimpent et que l'état est moins complaisant avec les ptz machin, les prix baissent.
Réponse de le 20/05/2016 à 8:40 :
La demande solvable? Mais enfin regardez les chiffres et vous comprendrez que la crise ne concerne pas tous les français: +9,5% pour l'achat de voitures neuves avec un panier moyen a 25 000 euros, les ventes de marques premium allemandes en fortes augmentations, l'immo qui repart dans le neuf comme dans l'ancien. Le délai de vente pour un appartement à Paris est de seulement 8 semaines avec un coût moyen supérieur à 8000 euros du m2, sans parler des contrats d'assurance vie qui continuent à collecter plein pot avec un encours autour de 1800 milliards d'euros soit l'équivalent de la dette... La crise ne touche à priori pas tout le monde.
Réponse de le 21/05/2016 à 7:19 :
Et les prix n'ont pas baissé et les durées de ventes allongées même dans les grandes villes ces 3 ou dernières années?Tu veux pas voir ce que tu as devant le nez ou quoi?Encore une foi les taux bas favorisent les prix élevés, si ils grimpent le marché est en baisse.
Réponse de le 22/05/2016 à 20:44 :
Bon! Ça va être compliqué... Si les taux remontent (un jour) c'est que le banque centrale européenne aura vu sur plusieurs mois un décollage de l'inflation qu'elle reportera sur les taux de dépôts des banques commerciales. En France, les salaires étant indexés sur l'inflation et les taux étant souscrits à taux fixes, une inflation de 2% permettrait à un acheteur actuel de voir les prix s'effondrer de 30% sur 10 ans sans qu'il ne perde grand chose (scénario improbable tant en terme d'inflation donc de remontée des taux comme de crack Immo au vu du peu d'actifs fiables disponibles). Par contre une remontée des taux desolvabiliserait quelques primo accédants mais n'empêcheront pas les français qui le peuvent d'acheter (dans les années 70 on empruntait à 12%). Les investisseurs actuels misent sur un retour de l'inflation pour payer dans quelques années leur bien acquis à taux fixes en monnaie de singe, pari pas si risqué car soit l'inflation et les taux remontent et c'est jack pot, soit on reste dans une stagnation séculaire et sans un crach Immo ils ne perdent rien de toute façon. Pas simple mais peu de risque au final.
Réponse de le 23/05/2016 à 21:51 :
"Les investisseurs actuels misent sur un retour de l'inflation pour payer dans quelques années" : L'alternative, c'est la déflation et une explosion des bulles... Ça vous étonnerait tant à une heure où on aligne les salaires par le bas sous l'effet de la concurrence étrangère?
Vous pensez qu'il suffira de construire des bulles immobilières pour créer une illusion de croissance, une illusion d'inflation?
Ensuite, s'il faut vraiment faire des économies, il ne sera pas difficile de défendre l'idée que les loyers payés à coup d'APL doivent respecter le tiers des revenus.
Quand on loue actuellement à 700 euros à des personnes en leur expliquant qu'ils en ont pour 400 de leurs poches, je vous laisse faire le calcul sur les loyers, donc sur les prix auxquels vos investisseurs continueront d'acheter.
En attendant, je suis jeune et je ne raisonne pas comme un vieux : Je parie sur la baisse et ne risque pas grand chose non plus. Je perd bien moins que ceux qui revendent seulement après 2 à 3 ans de détention d'un logement où ils effectuent des gros travaux pour revendre à perte.
Réponse de le 26/05/2016 à 12:06 :
Ce que vous ne comprenez pas c'est que inflation et taux d'intérêts de la BCE sont liés. La BCE ne remontera jamais son taux directeurs si comme vous l'affirmer nous entrons en stagnation séculaire voir déflation. Il ne faut pas non plus lié le réflexe d'investissement qui correspond à un choix à un moment donné t de sa vie aux seuls taux d'intérêts. Dans les années 70 on achetait a 12%. D'autres phénomènes jouent à plein dans le prix de l'immobilier comme le niveau des autres placements pour les investisseurs. Les français possèdent plusieurs milliers de milliards d'euros d'épargne et cette immense cagnotte change de support en fonction des opportunités. Le crack du début des années 90 n'est pas dû à un effondrement économique, une explosion des taux ou un soudain désamour des français pour la pierre mais simplement parce que les sicav et les actions rapportaient beaucoup plus. Le phénomène est beaucoup plus complexe ce qui explique que depuis 2008 aucun crach n'est advenu.
Réponse de le 28/05/2016 à 16:26 :
Ce que vous ne comprenez pas c'est que le passé ne préjuge pas du futur, l'augmentation des taux n'est pas impossible.Il n'arrive pas toujours ce que l'on croit qu'il va arriver, c'est ça la vie.Et qui a parlé de krach à part vous?
Réponse de le 14/06/2016 à 0:33 :
"La BCE ne remontera jamais son taux directeurs si comme vous l'affirmer nous entrons en stagnation séculaire voir déflation." : Quand on met un cadre propice à l'alignement des salaires par le bas, on obtient la déflation...
Quand on lutte contre la déflation à coup de taux bas, on obtient des bulles. Quand ces bulles frappent l'immobilier, le logement aspire les revenus des ménages et les autres marchés perdent leurs clients : La déflation se généralise.
Ceux qui tiennent les ficelles de la BCE n'interdisent pas les manipulations des marchés immobiliers pour une seule raison : S'ils n'avaient pas l'espoir de pouvoir se goinfrer sans modération en louant des clapiers, combien voteraient le libéralisme? Ce n'est pas un hasard si les bulles sont partout là où on essaie de convaincre des bienfaits du néolibéralisme...
a écrit le 14/05/2016 à 9:41 :
Personnellement, j'ai acheté ma maison en 1990 à un taux incroyable de 18,6%, j'ai remboursé presque 3 fois le prix d'achat.
Mauvaise affaire direz-vous?
Ben non avec un petit salaire et 3 enfants elle ne m'a quasiment rien coûté l'allocation logement couvrant presque tout.
J'ai ajusté les remboursements à 18ans en fonction de l'àge des gamins.
J'ai une petite retraite et je vis très bien, s'il fallait payer un loyer + charges je mangerais chez Coluche et roulerais en mobylette.
Cerise sur le gâteau, quand le dernier fils se décidera à vivre sa vie, je louerais le 2 ème étage. (appart riquiqui vs grande barraque)
Quand à la mobilité, les salaires c'est smic + x% pour tout le monde, autant trouver à sa porte et bricoler.
Réponse de le 14/05/2016 à 20:12 :
+1
a écrit le 13/05/2016 à 21:39 :
"Une étude de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) datant de 2014 indiquait en effet que « les Français de 25 à 34 ans sont déjà propriétaires à 42 % » "

Nuance: endettés à 42%, il seront propriétaires quand ils auront fini de rembourser leurs crédits dans quelques dizaines d'années...
Réponse de le 14/05/2016 à 14:14 :
Et lorsque vous êtes locataires vous déchirez à minima 1000 euros mensuel (le loyer) !

Un bien se revend lui !
Réponse de le 14/05/2016 à 17:55 :
Un bien peut se revendre avec moins value toutefois.
Réponse de le 16/05/2016 à 8:04 :
Moins value ?
Locataire : 1000€ sur 20 ans c'est 240 000€ de perte sèche .
Propriétaire : 1000€ sur 20 ans avec une revente de 200 000 € ...
Pour vous c'est une perte sèche de 40 000€ pour moi c'est un gain de 200 000€ ...
Réponse de le 16/05/2016 à 10:34 :
FAUX

il faut ôter tous les frais afférant à la possession d'un bien avant de pouvoir comparer : DDM, réparations, frais d'immobilisation de capital, taxes foncières, manque de mobilité géographique, etc. Ce que que tous les bien pensants ne veulent pas prendre en compte à chaque foi, comme par hasard.
Réponse de le 16/05/2016 à 20:27 :
Je suis proprio et vient de terminer mon crédit. Lorsque l'on bricole un minimum, les frais ne sont pas trop élevés. On n'hésite pas non plus à investir dans de bons isolants et des moyens de chauffage performants qui permettent de réduire considérablement les consommations alors que la plupart du temps un bailleur ne le fera pas, les notes de chauffage ne le concernant pas. Quant à la mobilité, j'ai été militaire pendant 20 ans soit la catégorie socioprofessionnelle la plus concernée par les mutations (5 en tout) et cela ne m'a absolument pas gêné dans l'accession. J'ai simplement mis ma maison en location en attendant d'y revenir. Quand je vois maintenant des amis qui sont toujours restés locataires et qui disposent de leur dépôt de garantie pour tout capital je peux assurer que je suis très heureux d'avoir investi jeune car 20 ans, ça passe finalement très vite et ne plus avoir de crédit est un confort mental et financier indescriptible.
Réponse de le 17/05/2016 à 5:40 :
ok, mais c'était il y a plus de 20 ans avec des prix à l'achat qui n'ont plus rien à voir avec ceux d'aujourd'hui et le risque de moins value à la revente qui est important.C'est de l'enfoncage de porte ouverte.
Réponse de le 19/05/2016 à 17:58 :
Il y a 20 ans ou maintenant la problématique ne change pas. Au lieu d'avoir acheté 175 m2 j'en aurais acheté seulement 130 mais ça ne m'aurait certainement pas empêché d'acheter. Encore une fois: seuls ceux qui ont remboursé leur crédit connaissent ce petit bonheur procuré par un pouvoir d'achat fortement augmenté (dans mon cas l'équivalent d'un smic) ainsi que de ne plus devoir rien à personne. Depuis un an que nous n'avons plus de crédit et que nos travaux de rénovation sont achevés, on a vraiment changé de vie.
Réponse de le 20/05/2016 à 9:31 :
La problématique change bien au contraire : les gens savent qu'ils vaut mieux acheter moins cher à taux plus élevés que cher à taux bas, car la remontée des ceux ci les met en fâcheuse posture si ils doivent revendre rapidement.Et qu'une baisse des taux en cours de route leur permet de renégocier leurs prêts, jamais le prix d'achat.
Réponse de le 20/05/2016 à 13:46 :
Mais enfin avez quelques notions de base en économie? La remontée des taux ne se fera, si remontée il y a, qu'avec un redémarrage de l'inflation qui avec l'indexation des salaires couplé à des emprunts à taux fixes pourrait permettre à ceux qui ont acheté récemment de faire l'affaire du siècle en leur permettant au bout de quelques années de payer proportionnellement leur bien à des coûts très inférieurs et se réduisant d'année en année. En France, la plupart des crédits se font à taux fixes. Une remontée de l'inflation et donc des taux des banques centrales répercutées par les banques commerciales serait un jackpot pour les accédants actuels.
Réponse de le 21/05/2016 à 9:18 :
C'est vous qui parlez de bases en économie?Je rêve là, si les taux remontent les futurs accédants seront moins solvables à moins que l'état n'injecte encore des milliards supplémentaires dans ce secteur qui en a déjà beaucoup trop, par conséquent ils ne pourront pas payer des prix stratosphériques.Qui seront obligés de baisser par manque de demande solvable, comme je vous l'ai déjà expliqué plusieurs fois et que ne voulez pas comprendre.

Et imaginez que les banques exigent des apports importants à nouveau comme dans le bon vieux temps.Vous avez décidément un problème vous.
a écrit le 13/05/2016 à 20:07 :
Peu importe l'âge de l'individu, la pyramide des besoins de Maslow classifie à sa base les deux besoins fondamentaux auquel tend à répondre tout individu : les besoins physiologiques tout d'abord (boire, manger, se chauffer), puis les besoins de se trouver en sécurité : avoir un toit sur la tête avec une porte solide en fait partie. Quand il est à soi c'est encore mieux. Logique donc que les jeunes cherchent à avoir leur propre logement, peu importe la conjoncture, puisque cela répond à un besoin de sécurité assuré, et ce dès qu'ils en ont la possibilité.
a écrit le 13/05/2016 à 19:25 :
Cet article n'est pas suffisamment approfondi. Il tant à indiquer qu'il s'agit d'un choix de société des Français.Or matière de politique du logement il existe des liens sous-jacents. Il est difficile d'allier des contradictions, à moins de ce donner les moyens financiers. Cependant le chapitre qui traite de la compétitivité ma paraît d'une approche juste.
a écrit le 13/05/2016 à 16:23 :
Avec les taux bas actuel, si les taux d'intérêts reprennent 1 point, la valorisation de l'immobilier locatif s'effondrera surement de 20 à 30% (j'ai pas fait le calcul mais la valorisation de l'immobilier est similaire à celle des obligations, je peux vous faire la démonstration si nécessaire)

Les taux risquent certes de rester longtemps bas, sauf choc (Brexit, dégradation du rating du Portugal, élection de Le Pen, guerre...), mais pas éternellement.

Les nouvelles mesures de solvabilité des banques vont imposer des taux variables. Ca peut aussi impacter le marché immobilier.

D'un autre côté s'endetter sur 25 ans avec des taux aussi bas si on anticipe un retour de l'inflation peut être une raison d'investir dans l'immobilier. De plus le choc sur les prix de l'immobilier en cas de remontée des taux aura le même impact sur les obligations, et dans une moindre mesure les actions. Il n'y a pas vraiment d'alternatives satisfaisanteS. Il y a donc des raisons d'investir mais elles sont maigres!


Ce qui est certain c'est que les plus value sont illusoires et que l'immobilier est hautement spéculatif. Je crois que nos jeunes se trompent de voie!

Moi j'ai choisi d'être locataire, pas de stress avec les travaux, si un imbécile s'installe à côté je déménage, si j'ai une opportunité professionnelle je déménage...

Au final, j'ai vécu dans 5 pays et une vingtaine de villes en 20 ans et je déménage cet été!

Si j'avais acheté il y a 20 ans comme j'ai été à deux doigts de le faire, je n'aurais jamais eu la carrière que j'ai eu et je serais resté dans mon emploi qui ne me plaisait pas.

J'aurais pu investir dans l'immobilier locatif pour avoir un bien quand je rentrerai "au pays", ou pour me constituer un capital grâce à l'effet de levier, et pourquoi pas via des scpi mais ce que j'ai énoncé au début de se commentaire reste fondamentalement une menace que je ne veux assumer vu les rendements actuels.

Nos jeunes ont peur. C'est surtout cela le problème.
Réponse de le 13/05/2016 à 18:55 :
Je comprends votre raisonnement , l'immobilier étant une classe d'actif comme les autres , une hausse des taux entraînerait un arbitrage en faveur des obligataires.... Mais aujourd'hui quels autres placement permet de se constituer un patrimoine avec un apport nul grâce à l'effet de levier et présentant des niveaux de risques et de volatilité malgré tout modéré ? En ce qui concerne l'acquisition de la résidence principale , parfaitement d'accord avec vous, c un frein et une vieille tradition latine désuète !
a écrit le 13/05/2016 à 16:00 :
STOP : arrêtez de comparer la France et l'Allemagne en matière immobilière parce que c'est idiot !
Pour des raisons historiques, l'Allemagne est un pays de villes moyennes, vous devez avoir une cinquantaine de ville comme nos capitales régionales : Dijon, Rennes, Clermont Ferrand, ... mais aucune ville équivalente à Paris, Lyon ou Marseille. Les prix des logements sont bien inférieurs à ceux de nos grandes villes. En outre, il n'y a pas de pb de logement, la population diminue de 150 000 chaque année, ici, elle augmente d'autant
Cette situation permet à des gens avec un mini job ('500€/mois) de se loger, impensable en Ile de France.
Caboche : les prix élevés profitent aussi aux gens modestes. Souvenez-vous de l'ISF qui touchait des propriétaires sur l'Ile de Ré
Réponse de le 13/05/2016 à 17:10 :
Deux erreurs dans votre commentaire. La population de l'Allemagne augmente depuis 2011, sous l'effet du solde migratoire. Et Münich, Cologne, Hambourg et Suttgart dont des villes tout-à-fait comparables à Lyon et Marseille.
a écrit le 13/05/2016 à 15:50 :
Locataire où accédant à la propriété la CAF vous aide plein pot..... en France!
a écrit le 13/05/2016 à 14:09 :
Des que l'état fait un geste pour les jeunes accédants ces rapaces de l'immobilier se le mettent dans les fouilles . L' immobilier c'est le grand banditisme qui exploite les petites gens et la jeunesse en priorité !
a écrit le 13/05/2016 à 14:04 :
De 2005 à 2015, la proportion de cadres et dirigeants d'entreprises parmi les acquéreurs d'un appartement dans la capitale a grimpé à 63% contre 48%, soit un bond de 15 points en dix ans. En Ile-de-France, la hausse de ces catégories sociales aisées a été de 10 points sur la période, pour atteindre 44%.

A Paris, le prix moyen au m2 a flambé de 54% en dix ans, passant de 5.200 euros fin 2005 à près de 8.000 euros fin 2015, ce qui a rendu « très difficile » l'accession à la propriété pour les ménages modestes et même intermédiaires, observent les notaires. Ainsi les ménages intermédiaires ne réalisent plus qu'un achat de logement sur cinq (21%) environ dans la capitale, contre 29% il y a dix ans. Encore à l'origine de 13% des transactions il y a dix ans, employés et ouvriers sont de leur côté tombés à 7%, une proportion égale à celle des retraités, en légère hausse (6% en 2005).

En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/57815/immobilier-acheter-a-paris-un-privilege-de-cadres-ou-de-chefs-entreprise#oes4tJucOgVEv0VF.99
Réponse de le 13/05/2016 à 16:09 :
Paris n'est pas le centre du monde.
Merci d'en prendre conscience
a écrit le 13/05/2016 à 12:04 :
En résumé,
Le prix du logement est trop cher par rapport aux propositions de salaires.
Et les jeunes sont habitués à cliquer sur internet pour chercher ce qu'il y a de moins cher, être en location c'est pas ce qu'il y a de moins cher.
a écrit le 13/05/2016 à 11:18 :
Vous oubliez un élément : Aujourd'hui pour beaucoup de jeunes, acheter signifie s'endetter sur 30 ou 35 ans.

Ils savent qu'ils ne seront que peu augmentés durant leur carrière, ils en déduisent qu'ils doivent soit acheter jeune, soit ne pas acheter du tout et payer un loyer exorbitant toute leur vie.
Réponse de le 13/05/2016 à 12:06 :
parce que s endetter au taquet sur 30 ans c est intelligent ? si vous avez le moindre probleme (divorce, chomage ...) la banque va tranquillement s assoir sur les mesualite du credit ? sans compter qu un credit sur des duree si longue coute tres cher (vous ne remboursez quasiment pas le capital au debut). actuellement avec des prix stratospherique, il est stupide d acheter en france. vous etes sur de faire une moins value a long terme
Réponse de le 14/05/2016 à 22:48 :
Ben chez-moi il n'y a pas photo, un pavillon de 30/40 ans donc plutôt moderne se négocie 110000 euro.
sur 20 ans ça fait un crédit à 560 euro, louer pour ce prix ça tient des coulisses de l'exploit, même en hlm ça ferait ce prix mais 200 euro de charges en plus.
Et plus d'augmentation de loyers.
Quid du petit malin ayant fait son achat à 25 ans à 45 en achète une autre et loue la première pour assurer ses vieux jours sans pourtant s'être privé.
Réponse de le 23/05/2016 à 21:57 :
"Ben chez-moi il n'y a pas photo, un pavillon de 30/40 ans donc plutôt moderne se négocie 110000 euro." : Ici, ça doit être 18 mètres carrés. Le 70 mètres carrés dans les 200 000 euros et Le pavillon à un minimum 250 000 euros.
Vous comprendrez pourquoi on épargne pour se barrer si rien ne change?
PS : Haaa oui, les APL... On paye ces conneries pour entendre qu'on est moins solvable quand on gagne plus d'argent que les allocataires de la CAF. Profitez bien!
a écrit le 13/05/2016 à 11:02 :
Quand l'immobilier est en baisse ou risque de baisser, c'est financièrement peu avisé d'être propriétaire de son logement. Entre la perte de valeur, les intérêts d'emprunt et d'assurance emprunteur et les taxes foncières, on est vite perdant. Sans oublier les frais de notaires à l'achat et à la revente, répartis sur la durée pendant laquelle on compte conserver le bien. Mieux vaut continuer à mettre de l'argent de côté et rester locataire. Par ailleurs, en début de carrière, restreindre sa mobilité n'est pas forcément très indiqué d'autant que si la famille s'agrandit, il faudra déménager.
Réponse de le 13/05/2016 à 12:31 :
Que d'amalgame!
1/ les jeunes ont raison d'anticiper. Les retraites seront de plus en plus maigres et être locataire à ce moment de la vie sera un véritable fardeau.
2/ la mobilité n'est absolument pas un frein à l'accession. Militaire de carrière avec une mobilité importante (4 déménagements en 20 ans) cela ne m'a absolument pas freiné.
3/ personne ne peut prédire la hausse ou la baisse. Les "experts" nous annoncent un crack depuis 10 ans et finalement les derniers chiffres nous annoncent un redémarrage important dans le neuf comme l'ancien.
4/ mettre de l'argent de côté avec des livrets a 0,75% est une hérésie quand on peut devenir proprio avec des taux qui se rapprochent des 1,5%. Sans parler que le niveau des loyers font qu'une partie infime des français arrivent à épargner.
Bien entendu chacun fait comme il l'entend mais le temps passe très vite et 20 ans finalement ce n'est pas grand chose, et ça apporte une bouffée d'oxygène énorme quand on se rend finalement compte... qu'on a plus de crédit.
Réponse de le 13/05/2016 à 14:19 :
il est quand meme evident qu etre proprietaire ca ne facilite pas la mobilite professionnelle ! C est pa spour rien qu etre proprietaire est un risque de chomage supplementaire. Outre les couts en cas de demenagement (vendre/acheter coute plus cher que louer), c est problematique si vous avez la "chance" de devoir vendre dans uen zone sinistree (par ex l unique employeur du coin ferme, vous devez vendre pour aller travailler ailleurs. probleme pas d acheteur pour votre maison car pas de travail dans le coin ...)

L argument sur les retraites est aussi assez partial. A 25 ans, la meilleure chose a faire pour s assurer des vieux jours confortable c est d avoir une bonne carriere et des bons revenus, pas d engloutir tout son argent dans un tas de parpaing. Pire le jour ou vous avez besoin d argent, vous faites comment si tout est passe dans un logement ? vous vendez la salle de bain ?

PS:
1)comme militaire vous avez souvent la chance d etre mute dans des villes peu chere. donc pas besoin d engloutir 40 % de vous revenus dans un credit
2) vu la demographie (baby boom va devenir alzehmeir boom) et la pauperisation des jeunes, je vois mal comment les prix de l immobilier vont continuer a monter. ils ne tiennent actuellement que grace aux subventions de l etat (PTZ, pinel) et aux taux faibles. le jour ou ces subventions disparaitrons (et elles disparaitrons un jour car l etat n a plus un sou) et que les taux remonterons (al aussi tot ou tard) ca va etre un carnage
Réponse de le 13/05/2016 à 22:29 :
"Les retraites seront de plus en plus maigres et être locataire à ce moment de la vie sera un véritable fardeau." : Les salaires sont misérables pour les jeunes qui ne peuvent pas quitter un patron qui les paye mal...
Quand vous ne pouvez pas vous permettre de changer d'emploi, vous perdez bien plus d'argent qu'en devenant locataire de votre banque.
Quand à la peur pour le retraite : Arrêtez d'expliquer aux jeunes qu'ils devront rester dans des régions chère une fois en retraite.
a écrit le 13/05/2016 à 10:49 :
Je ne comprends l'opposition entrepreneur / propriétaire. Investir c'est prendre un risque, surtout avec des régulations qui changent tout le temps...
Réponse de le 13/05/2016 à 15:46 :
Oui, les acheteurs post-2011 sen mordent les doigts. Meme la banque de France annonce que les prix Immo vont continuer de baisser.
En résumé, ils ont voulu jouer, les promoteurs et les agents immobiliers en profitent pour leur vendre des biens surévalués, et les proprios ont perdus. Et cela ne fait que commencer, plus les choses avancent et plus l'immobilier va baisser.
Avec la précarisation des emplois et la non-solvabilité qui va avec, les économistes prédisent tous (sauf le lobby de la Fnaim et le docteur mouillard qui bosse pour eux) que les prix vont redescendre dans la fourchette basse du tunnel de Friggit, que l'on peut trouver sur le site gouvernemental de la CGEDD. Perso je préfère ne pas avoir d'immobilier dans les mais lorsque les prix baisseront de plus de moitié.
On a deja plus de 3 vendeurs par acheteur en France et le papyboom ne fait que commencer! (Il va durer 30ans, et les premiers baby-boomers viennent juste d'avoir 70ans...)
a écrit le 13/05/2016 à 10:01 :
Les jeunes français font plus d'enfants que les jeunes allemands... normal qu'ils veuillent un toit pour leur famille.
Réponse de le 13/05/2016 à 11:11 :
En location, j'ai toujours eu un toit pour ma famille et beaucoup plus de moyens financiers que lorsque j'ai pris un crédit immobilier. J'ignorais d'ailleurs qu'il existait des locations à ciel ouvert.
Réponse de le 13/05/2016 à 15:54 :
Allez donc dans une maternité... Statistiquement ceux qui font des enfants en France sont dans la catégorie qui ne pourra jamais jamais acheter.

Je ne dis pas que c'est bio en ni que c'est mal, je ne fait que constater cela tous les jours dans mon travail.

Bref, il y a deja moins de 2 enfants par femme en France... Mais en plus ce sont des familles plutôt non-solvables auprès des banques. Et les non- solvables n'ont aucun impact sur l'offre et la demande.

Il y a deja plus de 3 vendeurs par acheteur en France, attendez de voir ce que le papyboom va faire à ce ratio... Lorsqu'on sera à 5 vendeurs par acheteur, on peut s'attendre à passer sous le tunnel de Friggit, dont tout le monde parle.
a écrit le 13/05/2016 à 9:55 :
il eut été intéressant de donner les chiffres d'autres pays européens ca aurait nuancé notre réelle appétence pour la propriété, bien loin d'être unique.
La démographie joue également un rôle. En France, même si les prix sont trop chers, on peut raisonnablement penser que ca va monter, alors qu'en Allemagne...les Allemands font ce qu ils veulent, mais au taux où sont rémunérés l'épargne, les menaces d'aircut ou de perte de valeur de la monnaie, c'est pas mal d'avoir un truc concret à soi.
Enfin, même si c'est pas complètement vrai, y a Paris et le reste en France. Alors si on achète en IDF pas de problème lié à la mobilité. En Allemagne, j'ai l'impression qu'il y a pas mal de villes ou un jeune peut se dire qu il va trouver du boulot.
Réponse de le 13/05/2016 à 10:19 :
Penser que les prix de l immobilier en france vont continuer a monter ou meme rester stable est quand meme tres tres optimiste. le niveau actuel ne tient que grace a l injection massive de subvention etatique (PTZ, APL, Pinel). Ca ne sera pas eternel pour cuase de deficit. Pire la demographine (classe jeunes plus faible que les vieux) fait que les baby boomers vont devoir vendre pour payer la maison de retraite a des gens moins nombreux et plus pauvres... le credit a taux voisin de 0 ne peut pas tout ...
Réponse de le 13/05/2016 à 15:59 :
Personne ne pense que les prix vont se stabiliser ni augmenter!
(Mis à part le lobby immobilier et le docteur mouillard... Mais meme eux n'y croient pas, ils tentent juste de le faire croire)

La démographie française est vieillissante, on a deja moins de 2 enfants par femme, la solvabilité des ménages est en chute libre.

Qui donc vous a dit que cela allait monter?
Meme la banque de France affirme désormais que cela va baisser fortement, selon un scénario abrupte "à la subprime" ou alors long et pénible pour les proprios: "à la japonaise".
Dans tous les cas, il est plus intéressant d'être locataire.
Réponse de le 13/05/2016 à 19:36 :
les taux étaient plus hauts, y a 10 ans et les prix étaient déjà chers... dans les moments durs de la crise on a assisté (en IDF en tout cas) à une légère légère baisse...vous me direz que c 'est le propre d'un marché d'avoir des avis différents, et je peux même penser comme vous qu on est peut être dans une bulle, mais en l occurrence moi je suis monté dans le train y a 10 ans et je ne le regrette pas. Je ne suis pas un investisseur mais "acheteur" de résidence principale, alors le marché peut bien se retourner....Au passage, est ce que vous connaissez une fiscalité plus intéressante que le 0 impôt sur la plu valu (un scandale au passage, par rapport aux entrepreneurs)?
Je pense que vous serez d'accord pour dire qu'on est globalement inquiet en France et le toit sur sa tête, à soi, est une motivation très forte en dépit de vos très bons arguments: It s economics stupid :-)
Réponse de le 14/05/2016 à 7:39 :
@cd : arretez avec les maisons de retraite et vos idees recues ! La tendance est nettement au maintien des personnes agees à leur domicile .
@nico: totalement d accord avec vous et cela va pas faire plaisir à nos français souhaitant toujours plus d impôts à ceux qui en payent : une PV est une PV et aucune raison d exonerer les ŕésidences principales tout en augmentant les PV sur les residence sencondaires ( 34,5%). Le meilleur placement reste l achat en residence principale .
L autre probleme est l IDF : décentralisation pipo! Les prix en france, en province ( sauf evidemment arcachon ou ste maxime!) sont comparables avec nos voisins : quelle ville est la plus chere ? munich barcelone ou marseilles ? Arretons de parler de l allemagne et faisons un copier/collé de toute la fiscalité immobiliere avec celle ci .On pourait faire la meme chose sur le droit du travail .
a écrit le 13/05/2016 à 9:54 :
Avant oui , ça se comprenait, mais c'est trop cher aujourd'hui, si les taux venaient à monter leurs prix à la revente fondrait comme neige au soleil.Et ils se retrouveraient à devoir davantage à leur banque que le prix qu'ils pourraient en tirer.
Réponse de le 13/05/2016 à 16:07 :
From the USA, it makes no doubt that french prices are going to collapse. Us Americans could teach you a lesson or two about the sub-prime effect. When there are less than 2 or 3 buyers per seller, you have a problem. And in France you have more sellers than buyers. Big French housing investors are going to be fucked. Big time.
It's supply and demand. French that don't understand the basics of supply and demand will lose money. A lot of it.
a écrit le 13/05/2016 à 9:34 :
Les prix élevés sont le résultat d'injections massives d'argent public qui empechent la loi de l'offre et de la demande de faire son office. Les lobbies de l'immobilier sont parmi les plus efficaces en France. Je suis resté locataire jusqu'à 40 ans et j'ai ensuite acheté ma maison cash, mon salaire d'ingenieur ayant été multiplié par 9 en 20 ans, aux grés de changements de boite, d'expatriation et de creations de societes. Aurais-je pris les memes decisions avec un credit sur le dos? Je ne pense pas.
a écrit le 13/05/2016 à 9:21 :
C'est hallucinant de rédiger un article complet sur la tendance à l'achat de logement, avec en plus une comparaison avec l'Allemagne, sans parler de la location.

Oui, j'ai eu la chance d'acheter mon logement à tout juste 25 ans. Je considère que c'est une chance, et pas un fardeau. Et le but n'est pas d'assurer mes "vieux jours", c'est un calcul bien plus simple basé sur le simple fait qu'un loyer aurait coûté presque aussi cher.

Même si une location est 30% moins cher, d'un côté on jette l'argent par la fenêtre, alors que de l'autre côté on investit.
Lorsqu'une location coutera 3 fois moins cher qu'une acquisition on en reparlera.

La situation allemande me semble différente : le faible coût des loyers en Allemagne est régulièrement vanté dans ces colonnes.
Réponse de le 13/05/2016 à 10:16 :
Le faible cout de l immobilier en RFA vient justement du fait que les allemands ne se saignent pas pour devenir proprietaire (et aussi du fait que contrairement a la france,l etat allemand ne subventionne pas l achat a coute de PTZ ou Pinel)
Sinon pour connaitre le coute de louer/acheter, il faut bien comprendre que la plupart des proprietaire jettent aussi de l argent par la fenetre. au lieu de payer pour avoir une maison, ils louent de l argent a une banque (et oui les interets du credit c ets uassi de l argent jete par la fenetre). Sans compter le fait qu un locataire peut placer la difference achat/location ...
Mais le plus gros probleme est ailleurs : en france les prix ont tellement monte que acheter aujourd hui c est etre quasiment sur de faire une moins value a la revente. En effet si le marche ne chute pas c est juste parce que l etat le subventionne lourdement. Mais les caisses sont vides et la demographie va faire son oeuvre (les baby boomers vont devoir vendre pour payer la maison de retraite et en face les acheteurs seront moins nombreux (car - de jeunes) et plus pauvres (et je compte pas les jeuens qui sont parti a l etranger pour trouver du travail)
Réponse de le 14/05/2016 à 14:35 :
Vous avez sans doute raison.

Toujours est-il que l'argent dépensé dans un loyer est totalement perdu, ce qui n'est pas le cas quand on est propriétaire. Bien sûr, le coût de l'achat n'est pas neutre, il y a le coût du prêt et la taxe foncière aussi. Ceux qui partent sur un emprunt à 30 ans doivent effectivement beaucoup y perdre. Mais contrairement à un loyer ils ne perdent pas tout.
Et si les prix finissent enfin par baisser (alléluia), ce n'est pas bien grave : ce qu'on perd sur le prix du logement qu'on vend, on le gagne sur celui qu'on rachète.

L'origine du problème des prix de l'immobilier en France vient peut-être, si on suit votre explication, de la tendance à l'achat des français. Mais pour moi le constat aujourd'hui est simple : les loyers sont trop chers pour permettre d'épargner assez en compensant le prix d'un prêt.
Les taux d'emprunts faibles et les subventions faussent le calcul, je vous l'accorde.
Mais si les loyers n'étaient pas si élevés, on n'en serait pas là.
a écrit le 13/05/2016 à 9:11 :
Une génération d'entrepreneurs ?
Dans les rêves des éditorialistes mainstream et des adeptes de la macromania.
Une majorité de jeunes veut devenir fonctionnaire.
Réponse de le 13/05/2016 à 17:02 :
Faux, archi faux, vieille anecdote d'il y a 10 ans, Cf bozon project sur google, une vaste étude faite sur les jeunes d'aujourd'hui....

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