Le Perco se démocratise

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D'après les derniers chiffres, près de 70.000 entreprises privées françaises proposent désormais ce placement à leurs salariés.

Enfin une bonne nouvelle: la crise n'empêche pas les entreprises du secteur privé de se préoccuper de la retraite de leurs collaborateurs. C'est, en tous cas, ce qu'indiquent les chiffres publiés jeudi par l'Association Française de la gestion financière (AFG) concernant le Perco (plan d'épargne pour la retraite collectif). Au 30 septembre 2008, 69.706 entreprises en proposaient un à leurs salariés, soit une progression de 45% par rapport à l'année précédente.


L'intérêt de ce placement? Permettre au salarié de se constituer au fil des ans une épargne qui sera débloquée au moment du départ en retraite sous forme de capital ou de rente défiscalisée. Lors de l'acquisition d'une résidence principale, ou en cas de force majeure (invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits au chômage...) par exemple, il est néanmoins possible de récupérer le capital investi. Les sommes versées sur le Perco peuvent provenir de la participation, de l'intéressement, ou d'un versement volontaire de la part du salarié. Dans ce dernier cas, l'entreprise remet généralement au pot, même si cela n'a rien d'obligatoire.


Ce coup de pouce, généralement accordé par l'employeur, ne doit pas dépasser 5.324,16 euros par an, ni excéder le triple de la contribution du salarié. En pratique, les employeurs se contentent souvent d'abonder à hauteur de 20 et 150% des sommes investies par le salarié, plafonnées à quelques centaines d'euros. Toujours selon l'AFG, 413.333 personnes ont déjà placé de l'argent sur ce dispositif, soit un tiers de plus sur un an. L'encours total s'établit à 1,8 milliard d'euros, en augmentation de plus de 28% sur un an.

Ce phénomène devrait encore s'amplifier dans les années à venir, grâce à une loi votée le 3 décembre dernier. Elle prévoit l'adhésion par défaut de l'ensemble des salariés au Perco que met en place une entreprise. Jusqu'alors, il fallait faire volontairement la démarche pour en bénéficier. Bien entendu, chacun restera libre de renoncer à ce produit, pourvu qu'il en fasse la demande.

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