La Tribune

Emploi des cadres en 2012 : informatique et télécoms seront encore en tête

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Jean Christophe Chanut  |   -  314  mots
Selon l'enquête annuelle menée par l'Association pour l'emploi des cadres, en 2012, si les cadres informaticiens vont continuer d'avoir la côte, ceux du secteur de la construction seront nettement moins recherchés.

Un marché de l'emploi marquée par une certaine dichotomie. C'est ainsi que l'Association pour l'emploi des cadres(Apec) juge la situation pour 2012, sur la base de sa traditionnelle enquête annuelle réalisée auprès de 11.000 entreprises sur les intentions de recrutement. Globalement, ce sont entre 164.000 et 195.000 qui devraient être recrutés cette année, soit une évolution possible comprise entre -10% et + 8% par rapport à 2011. Une incertitude qui devrait durer encore quelques années selon l'Apec, en raison d'une croissance économique "tétanisée". Il faudrait attendre 2014 pour retrouver des niveaux de recrutement égaux puis supérieurs à ceux enregistrés en 2008.
Dans le détail, d'un côté donc, les entreprises des secteurs à forte valeur ajoutée devraient continuer à être dynamique en matière d'embauches de cadres. Ainsi, les services devraient recruter entre 110.000 et 135.000 cadres, soit plus des deux tiers du total. Le secteur serait notamment tiré par les activité informatiques et télécommunications et le conseil et gestion des entreprises. L'industrie, pour sa part, devrait résister et recruter entre 26.800 et 31.200, soit un résultat pas si éloigné de celui de 2011 (29.500 embauches). En revanche, le secteur de la construction, plus fortement soumis aux aléas conjoncturels, enregistrerait une baisse sensible pouvant aller jusqu'à 20%.

Les embauches de cadres débutants plongent


S'agissant des fonctions, sans surprise, le recrutement d'informaticiens devrait rester à un haut niveau en se situant dans une fourchette comprise entre 26.700 et 35.000. Le recrutement de cadres de la fonction "commercial" resterait stable à un relatif haut niveau : de 32.800 à 39.000. En revanche, le volume des embauches dans la fonction " production industrielle-chantier" accuserait une forte baisse, allant jusqu'à 18%.
Ce sont les cadres "débutants" qui devraient davantage souffrir. Au total, 31.000 à 37.000 postes leur seraient proposés, soit une baisse allant de 2% à 18%. A l'inverse, les cadres confirmés (plus de 5 ans d'expérience) représenteraient toujours la majorité des embauches dans une fourchette comprise entre 85.000 et 97.800.
 

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Commentaires

Chris  a écrit le 15/02/2012 à 9:28 :

Il y a deux jours au info télé il disait clairement que le secteur industrielle avait du mal à recruter des ingénieurs , une raison avancée par les élèves et un professeur (sup éléc) : le salaire ! Bien plus élevé dans la finance.

Concernant l'informatique on a toujours le droit au même discours,enfin pourquoi pas après tout...

Photoscope  a répondu le 15/02/2012 à 12:03:

Vu qu'on met des ordinateurs dans tout et pour n'importe quoi et qu'on maitrise de moins en moins cet imbroglio, l'embauche des informaticiens n'est pas près de se tarir, croyez-moi !

candide  a répondu le 15/02/2012 à 12:36:

J'ai vu cette information sur France 2 : c'est de la désinformation pure aux profit des sociétés. Ils nous ont déjà fait le coup en 1990 (il manquait soit disant d'ingénieurs) donc nous ferons la même chose que la dernière fois, on diminuera le niveau, il y aura plus d'ingénieur (de pacotille) donc qui pourront être payé moins cher (c'est cela le but).
Au lieu d?embaucher des ventilateurs incompétents qui serviront de "manager" les sociétés feraient mieux d'utiliser personnel compétant mais ça elles ne savent plus faire. D'où, quand il le peuvent, les vrais ingénieurs changent de métier ou se mettent à leur compte (ou en sortie de grande école comme X se dirigent directement vers la finance). Cela s'appelle un retour de bâton !