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http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100310trib000486007/derives-de-credit-la-france-l-allemagne-la-grece-demandent-a-bruxelles-de-lutter-contre-les-speculateurs.html
Dans une lettre commune envoyée ce soir au président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, Paris, Berlin et Athènes, de même que le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, appellent à la lutte contre la spéculation, au renforcement de la transparence et de la sécurité sur le marché des credit default swaps (CDS).
Cet instrument échangé de gré de gré, contrat de couverture contre le risque de défaut d’un émetteur de dette, est soupçonné d’être devenu l’instrument de spéculation dans la crise des finances publiques grecques. Hier encore, à Washington, George Papandreou, le premier ministre grec, a martelé que les marchés ne devraient pas être autorisés à parier sur la faillite d’un Etat.
Concrètement, selon nos informations, les signataires du courrier, demandent à Bruxelles d’ouvrir une enquête sur les mouvements observés sur la dette des Etats ces derniers mois et notamment la dette grecque et de prendre des mesures si les manipulations sont avérées. Ils encouragent aussi la Commission à examiner des mesures contraignantes s’agissant des CDS qui ne seraient pas négociés à des fins de couverture de risque. A cet égard, Jose Manuel Barroso a d’ores et déjà indiqué mardi que Bruxelles entend étudier de près "l’opportunité d’interdire les opérations purement spéculatives sur les CDS".
Au chapitre de la transparence et de la sécurité sur ce marché jugé opaque, Paris, Berlin et Athènes demandent, une fois de plus, l’enregistrement des transactions dans des bases de données centrales auxquelles les régulateurs auraient accès. Y compris si ces registres sont installés hors d’Europe.
Aujourd’hui, seule l’organisme américain DTCC tient le registre des transactions sur CDS. Enfin, le souhait d’une négociation sur des marchés électroniques et d’une compensation installée en zone euro de ces produits, pour les contrats éligibles, a été réaffirmé. En se portant contrepartie de chaque acheteur et vendeur, les chambres de compensation prennent en charge le risque de contrepartie, évitant ainsi que le défaut d’un seul intervenant ne mette en péril l’ensemble du marché.
Christèle Fradin
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CDS a écrit le 11/03/2010 à 09:47 :
Comme souvent, les européens préfèrent se considérer comme des victimes plutôt que de s'attaquer aux causes de la crise. Ce sont les dérives des finances publiques qui sont à l'origine des problèmes et elles ne datent pas de la crise. Si l'intervention des états est souhaitable en situation de crise , elle doit s'appuyer sur des finances publiques saines, proches de l'équilibre en période de croissance, ce qui n'est pas le cas pour les pays concernés, ni pour la France d'ailleurs. Les CDS sont un moyen d'évaluation, de gestion et de spéculation sur le risque de crédit et ce que l'on apprend sur les manipulations de la dette grecque leur donne plutôt raison. Même si ce marché est excessif et a besoin d'être régulé, il serait souhaitable d'écouter le message qu'il fait passer au lieu de supprimer le thermomètre. Cela s'appelle la discipline des marchés.
yokikon a écrit le 10/03/2010 à 23:21 :
Dérisoire appel contre les spéculateurs que ces cris d'orfraie contre les CDS qui ne sont qu'une bien minime partie de la cavalerie financière qui inonde toujours les réseaux bancaires . Cette diarrhée constante de fausse monnaie , exorbitante en pareille période de crise sociale et économique pérennise la formation de bulles puis leur éclatement destructeur . Bruxelles est un recours inexistant face à Wall Street et à la City ; seule la Chine freinera , un peu plus tard , la planche à billets pourrie américaine .
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