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Le pape fustige (à nouveau) un "capitalisme financier sans régulation"

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Comme il l'a déjà fait par le passé, Benoît XVI a dénoncé un capitalisme sans freins lors de ses voeux de début d'année.

A l'occasion de sa bénédiction annuelle, Benoît XVI a, une fois de plus, fustigé le capitalisme. Dans son homélie prononcée depuis le Vatican, il s'est inquiété de "foyers de tension et d'opposition causés par des inégalités croissantes entre riches et pauvres, par la prévalence d'une mentalité égoïste et individualiste qui s'exprime également au travers d'un capitalisme financier sans régulation, en plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité".

L'Homme au centre de l'économie

Par le passé, le souverain pontife a déjà tenu ce type de discours. En 2009, avant le G8 qui se tenait en Italie, il avait écrit une encyclique avec l'aide d"économistes dans laquelle il dénonçait les dérives de la finance et de la gouvernance de grandes entreprises dirigées par des managers aux rémunérations jugées exhorbitantes.

Plus tard, lors des journées mondiales de la jeunesse en 2011, il a défendu un courant de pensée fidèle à la tradition chrétienne. "L'économie ne peut fonctionner comme une économie autorégulée. L'homme doit être au centre de l'économie, qui n'est pas le profit mais la solidarité", avait-il déclaré alors.  
 

"Eveiller les consciences (...) sur l'importance de la recherche de modalité adéquates pour la redistribution de richesses"

Et, fin 2012, pour la première fois dans l'histoire, le pape s'est exprimé dans journal économique, le Financial Times. En ce début de nouvelle année, il a formulé le voeu d'une économie davantage régulée. "Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité, être actifs au sein de la communauté et vigilants à éveiller les consciences sur les questions nationales et internationales et sur l'importance de la recherche de modalités adéquates pour la redistribution de la richesse, pour la promotion de la croissance, pour la coopération au développement et pour la résolution des conflits", a-t-il par ailleurs écrit dans un message pour la célébration de la Journée mondiale de la paix. Ce message a également été l'occasion pour le représentant de l'Eglise catholique de réaffirmer son hostilité au mariage aux couples de mêmes sexes. 

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Commentaires

pierre  a écrit le 03/01/2013 à 13:07 :

il sera plus facile pour un chameau de passer par le chas de l'aiguille qu'a un riche d'entrer au paradis. est ce par masochisme que les riches cherchent à s'enrichir?veulent ils se rendre l'entree au paradis encore plus difficile?

JCM132  a écrit le 02/01/2013 à 22:45 :

Ayant une responsabilité importante, le pape devrait se souvenir de ce qu'étaient Jésus et Saint-Pierre (premier pape). Il doit d'abord montrer le meilleur exemple possible. En supposant que le catholicisme soit ce que l'on nous a enseigné, il doit y avoir un certain nombre de papes de rois et de présidents d'états en enfer. On peut être riche et être une décente personne. La même chose s'applique pour les gens pauvres. Le grand malheur actuel c'est l'obsession démesurée de l'appât du gain chez les riches et le perte des repères chez les moins riches. La papauté a besoin de plus d'humilité. Elle doit utiliser son pouvoir pour faire le bonheur de la multitude. Elle a le devoir de se prononcer sur les écarts des uns et des autres. Je prends un exemple qui est à la base de tant de misère dans le monde que nous connaissons: Sous le prétexte de se protéger du communisme, alors que les occidentaux (surtout américains) ont été les premiers et souvent les seuls initiateurs et utilisateurs des armes de destruction massive, on a gaspillé en 60 ans 60 trillions de dollars (à la valeur actuelle); soit 60 suivi de douze zéros. Avez-vous jamais entendu un pape menacer d'excommunication un fabricant, un marchand ou un politicien verreux impliqués dans cette industrie ? Certains papes avaient des armées ou étaient plus récemment des collabos de l'armement et des milliardaires qui s'enrichissaient dans ce commerce. Il y a peut-être un Dieu, mais il me semble plutôt que les représentants humains des cultes spirituels comme des politiques se servent des faiblesses des peuples pour berner la multitude et les fanatiser au point de s'entretuer...Maintenant que la science nous enseigne l'immensité de l'Univers et la possibilité qu'il y ait des millions de planètes habitées, pouvons-nous être sur que là-haut il y ait eu des Moïses et des Jésus. Sur Terre, on vénère des dizaines de divinités, sans savoir qui est la bonne. Alors si il y en a des millions ! Le mieux c'est de ne pas se poser de question sur le sujet.
Les religions peuvent être utiles pour enseigner des principes, la morale et des valeurs tout en racontant de belles histoires; mais comme je l'ai écrit plus haut, il doit y avoir plus d'humilité dans les rapports et surtout pas toute cette frime. Personnellement j'adore la Vierge-Marie parce que dans ma jeunesse, elle m'a aidé à ne pas devenir un voyou...
Jean-Claude Meslin

Tout est possible en ce monde ici bas  a écrit le 02/01/2013 à 14:55 :

Qu'il commence par s'adresser à Merkel, ils pourront en pricipe, du moins en ce qui concerne la langue, se comprendre. Il a été allemand avant de devenir Pape.
Elle a été communiste avant de devenir capitaliste.
Tout est possible en ce monde ici bas.

Golgoth 43  a répondu le 02/01/2013 à 16:36:

Ah oui et le pape a été socialiste dans sa jeunesse d'ou son appel je présume, enfin une forme tout à fait particulière de socialisme qui ne le prédispose pas à donner des leçons...

gilbert  a répondu le 03/01/2013 à 5:25:

Si je ne m'abuse, l'appartenance aux Hitlerjugend à l'époque du nazisme n'était pas une option : si on avait l'âge, on en faisait partie d'office épicétou. Autant reprocher au général de Bollardière d'avoir commandé en Algérie ! :-D

On reconnaît ici une fois de plus à quel point les médias actuels poussent les hommes au réflexe davantage qu'à la réflexion. D'un autre côté, c'est exactement ce que les gouvernements et les marchands souhaitet, n'est-ce pas ?

Rebelle33  a écrit le 02/01/2013 à 11:57 :

@Eliot....Vous avez, mon cher, une conception étrange de la liberté...Il s'agit effectivement d'une valeur fondamentale à laquelle je suis personnellement très attaché, mais, elle ne doit pas être synonyme de "jungle" ...ce que je sens percevoir implicitement au travers de vos propos...Si la liberté économique ne s'accompagne pas, en effet, d'une volonté politique de redistribution équitable des richesses produites, alors, elle perd son sens!!!...

john galt  a répondu le 02/01/2013 à 13:59:

@ Rebelle33 : depuis quand la Liberté est synonyme de "jungle" à part dans les délires socialistes qui attribuent leurs propres défauts (la loi du plus fort) à ses adversaires idéologiques, les libéraux ? La Liberté ne peut se concevoir qu'avec la responsabilité. Sans responsabilité, la Liberté n'est qu'un pouvoir de faire ou pas sans rendre de compte. Un libéral qui évoque la Liberté sous-tend toujours le principe de responsabilité qui lui est lié. La liberté économique est contradictoire avec une politique de redistribution. La redistribution "équitable" (qu'est-ce que cela vaut dire ?) des richesses produites est une spoliation légale des plus méritants par le clientélisme et surtout ne relève absolument pas du rôle de l'état, qui est de faire respecter les biens communs qui sont la Liberté et la Justice. Un état qui redistribue (cad clientéliste) met en péril la liberté et la justice, comme l'a si bien dit Bastiat au 19ième siècle ("la loi"), et si bien démontré Hayek au 20ième (tome 2 de "droit, législation et liberté).

Keynes  a répondu le 02/01/2013 à 20:55:

Ce faux cul yuppi est bien evidement ultraliberal et mondialiste. C' est eux qui a créé cette pouri systeme, pour devaliser le monde entier. Et il ose encore parler " valeur ".

Rebelle33  a écrit le 02/01/2013 à 11:57 :

@Eliot....Vous avez, mon cher, une conception étrange de la liberté...Il s'agit effectivement d'une valeur fondamentale à laquelle je suis personnellement très attaché, mais, elle ne doit pas être synonyme de "jungle" ...ce que je sens percevoir implicitement au travers de vos propos...Si la liberté économique ne s'accompagne pas, en effet, d'une volonté politique de redistribution équitable des richesses produites, alors, elle perd son sens!!!...

STONE1  a écrit le 02/01/2013 à 11:43 :

Quelqu'un a dit (non ce n'est pas Carla B. sinon j'aurai écrit quelqu'un m'a dit), je résume, on voit toujours la paille dans l'oeil du voisin mais pas la poutre dans le sien ce qui paraît somme toute logique puisqu'avec une poutre dans l'oeil difficile de voir plus loin que son nez et puis ça fait mal! Enfin tout ça pour dire que le pape ferait bien de commencer par réguler les banques du Vatican avant de jeter l'anathème sur le monde entier!

Eliot  a écrit le 02/01/2013 à 10:40 :

En tant qu'administration, l'Eglise Catholique ne peut être que pour la régulation et la normalisation. La liberté ne fait aucunement parti de ses valeurs... D'ailleurs on voit bien au quotidien que la France a longtemps été la fille aînée de l'Eglise. Les français, contrairement à ce qu'ils disent, ont conservé ce goût de la gestion centralisée et ont peur de la liberté. C'est clair à droite mais ce qui est plus étonnant, c'est que ce mode de pensé est profondément ancré chez les socialistes.

Vengeur  a répondu le 02/01/2013 à 11:12:

Que faites vous du libre-arbitre? Notion fondamentale dans le Catholicisme.. Mais evidemment, les cliches sont plus faciles à enoncer..

Ness  a répondu le 02/01/2013 à 11:19:

@Eliot: c'est vrai que curieusement en france un "liberal" est plutot classé à droite alors que cela est différent dans les pays anglo-saxons.

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 12:17:

Il y a simplement eu en France une OPA sur mot "libéral" par des gens qui, tout en se prétendant libéraux (ou "néo-libéraux", voire "ultra-libéraux") s'opposent à l'existence d'un Etat fort jouant son rôle d'arbitre en établissant et en faisant respecter de solides lois antitrust. En d'autres termes, ces étranges personnages se prétendent partisans de la libre entreprise tout en faisant le jeu des multinationales, dont le principe consiste au contraire à étouffer celle-ci en contrôlant unilatéralement le marché.

Comme quoi nous avons largement cessé d'être le pays de Descartes. Pour vassaliser un pays, commencez par détourner les mots de sa langue. Le reste ira tout seul.

john galt  a répondu le 02/01/2013 à 13:51:

@ gilbert : manifestement, vous ne comprenez pas ce qu'est le libéralisme. Par nature, les libéraux sont pour un état arbitre et ne sont ni pour ni contre les multinationales, cela n'a pas de sens. Le contrôle unilatéral d'un marché ne peut se faire qu'avec l'aide d'un état, ce que les libéraux dénoncent par nature. Descartes fait référence à la rationalité, le libéralisme est la rationalité appliquée à la philosophie, vous mélangez tout. Pour connaitre le libéralisme, lisez "pulp libéralisme" de daniel tourre.

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 18:20:

Je sais parfaitement ce qu'est le libéralisme, et je vois que c'est aussi votre cas, ce qui fait de nous des exceptions. En revanche je crains que quelques notions d'économie ne vous manquent : non, je n'ai jamais dit que les prétendus "néo" ou "ultra" libéraux étaient pour ou contre les multinationales : je rappelle simplement qu'en prenant vigoureusement parti contre les régulations antitrust parce qu'ils ont lu qu'ils étaient censés le faire, ils jouent le jeu de celles-ci. Et non, AUCUN Etat quel qu'il soit ne peut faire quoi que ce soit contre une multinationale, tout simplement parce qu'il n'a aucune prise sur elle : ne pas obtempérer à ses desiderata, c'est la voir installer ses établissements ailleurs et déstabiliser à tel ou tel endroit le marché de l'emploi (pour des raisons stratégiques et non purement économiques), sans pour autant pénaliser la vente de ses produits, puisque nous avons eu l'inconscience de renoncer aux barrières douanières, fussent par une taxe proportionnelle au déséquilibre des échanges. J'aimerais que moins de politiciens aient des QI à deux chiffres, mais c'est peut-être trop leur demander.

@ John galt  a répondu le 02/01/2013 à 21:38:

Je ne vous suis pas quand ous dites que le ont rôle unilatéral d'un marché ne peut se faire qu'avec l'aide d'un État. Un monopole ou un oligopole privé pet très bien exister...

gilbert  a répondu le 03/01/2013 à 5:29:

"Je ne vous suis pas quand ous dites que le ont rôle unilatéral d'un marché ne peut se faire qu'avec l'aide d'un État."

Eh bien cela tombe très bien puisque je ne l'ai que je sache nullement écrit. J'écris peu en général de phrases dépourvues de sens. La vie est trop courte pour cela :-)

jesus  a écrit le 02/01/2013 à 10:23 :

Redde Caesari quae sunt Caesaris, et quae sunt Dei Deo. ? Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu

john galt  a écrit le 02/01/2013 à 8:58 :

L'église catholique ne comprenant plus rien au christianisme depuis le 4ème siècle après JC, époque où elle est devenue religion d'état et a perdu ce qui faisait l'essentiel du christianisme, on ne peut pas lui demander de comprendre quelque chose à l'économie ...

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 9:52:

On attribue en effet la chute de Rome au moins partiellement à l'interdiction formelle par les évêques de Rome, qui ne se nommaient pas encore des papes, de prêter à intérêt (condamnation que ne faisaient pas ceux de Constantinople). Cela étant, même les économistes ne comprennent pas beaucoup plus de chose à l'économie que les médecins du temps de Molière aux maladies : ils se contredisent tous, préoient plus de crises qu'il ne s'en produit réellement, et ne voient pas en revanche venir les plus graves. Tu parles de "professionnels" !

john galt  a répondu le 02/01/2013 à 13:53:

@ gilbert : "on" qui ? le prêt à intérêt a été interdit bien plus tard, et ce n'est absolument pas cela qui est à l'origine de la chute de Rome. Le schime avec l'église de constantinople s'est déroulé 700 ans plus tard et pas pour cette raison. quand aux économistes, si vous ne connaissez que des économistes socialistes, vous avez raison.

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 18:25:

Je suppose que le français n'est pas votre langue maternelle, vu vos contresens répétés. Il n'est nulle part question du schisme de 1054 dans mon post : les évêques de diocèses éloignés n'avaient pas de moyen de se coordonner facilement (pas de courriels à l'époque) et ceux se Constantinople se trouvaient avoir une moindre réticence vis à vis du prêt à intérêt que ceux de Rome, voilà tout. Tout cela est fort bien expliqué dans l'ouvrage "Banque et banquiers de Babylone à Wall Street", d'Alfred Colling, fort bien documenté et qu'on peut trouver un peu partout sur eBay ou PriceMinister pour quelques euros. Je croyais que vous aviez l'Internet.

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 18:48:

"quand aux économistes, si vous ne connaissez que des économistes socialistes, vous avez raison"

"économiste socialiste" est un oxymore. C'est bien Samuelson qui s'est moqué publiquement après avoir reçu son (pseudo-)"Nobel" de sa discipline, articulée en fin de compte sur le désir des gens, donc quelque chose de bien moins prévisible que la météorologie à son époque. Et un autre dont vous me rappellerez sans doute le nom qui a expliqué il n'y a pas si longtemps que les économistes avaient prédit huit des cinq dernières crises.

La seule prédiction vraiment époustouflante d'un économiste est celle de Charles Gide, dont le traité d'économie politique de 1895 ne mérite pas qu'on en change une virgule. Allez vite voir sa prédiction de 1895 sur la Wik (dans l'article consacré à cet homme, oncle d'André) et nous chercherons ensemble qui aujourd'hui arrive à faire des analyses si simples, si indiscutables, et hélas si confirmées par la suite des événements.

Jdx  a écrit le 02/01/2013 à 8:46 :

"'une mentalité égoïste et individualiste"
Je pensais qu'on en avait fini avec Depardieu

FoiEtLiberte  a écrit le 02/01/2013 à 2:10 :

Le Pape ferait mieux de s'occuper de spiritualite plutot que de faire de la politique... 5% de Francais vont a l'eglise les dimanches en France... Ca fait tout de meme 95% de la population qui n'y vont pas! N'y a t'il pas assez de travail a faire pour le Pape? De quoi se mele-t-il?

lulu  a écrit le 02/01/2013 à 1:49 :

Quand on sait que le Vatican est parmi les plus grandes richesses du monde....charité bien ordonnée commence par soi même.... Vive l'exemplarité ; hein Benoît XVI.....?!

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 4:35:

non. Le vatican brasse moins de cash que... Microsoft!

FoiEtLiberte  a répondu le 02/01/2013 à 7:07:

Tout de meme, avec toutes ces dorrures, ces batiments somptueux, cette organisation, on est loin de la simplicite de la creche!... Ce qui compte c'est la foi authentique que l'on a en Christ. Pas besoin d'une autre personne ou organisation humaine pour s'interposer et plus ou moins profiter d'un role intermediaire... Le pape ferait mieux de pratiquer lui meme en toute sincerite et quitter toute la richesse materielle qui l'entoure et de joindre Dieu. Dans le monde entier, hommes et femmes sont dans la misere spirituelle; la est son veritable travail, pas dans le geopolitique...

pierreetpaul  a répondu le 02/01/2013 à 8:10:

il est vrai, que nous sommes loin de la simplicité des Evangiles et de son précurseur........

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 9:46:

"avec toutes ces dorrures, ces batiments somptueux, cette organisation, on est loin de la simplicite de la creche!"

Oui, mais c'est là du capital immobilisé qui coûte au lieu de rapporter; C'est d'ailleurs pour cela que l'ECR vend les uns après les autres se bâtiments qui peuvent l'être. C'est un appoint appréciable pour nourrir sa quantité de vieux prêtres (sans doute 36 000 en activité en France en 1930, un par commune,à comparer à une centaine nommés par an de nos jours, à peine plus d'un par département), mais ça ne marche qu'une fois : quand le bâtiment est vendu, il cesse de coûter, mais on ne peut vendre chacun qu'une seule fois.

Soyons quantitatifs : combien le Français moyen a-t-il acheté (en bundle avec ses PC successifs) de Windows ou cours du dernier quart de siècle, en cinq générations d'ordinateurs, et combien ce même Français moyen a-t-il donné dans le même temps à la quête, à supposer qu'il ait donné quelque chose? Je crois qu'il n'y a pas photo.

D'ailleurs un évêque - que dans le privé on nommerait pourtant un directeur de région -, ça roule en voiture de 7CV. Comme un simple commercial en face, et encore, un pas très expérimenté.

Dorures  a répondu le 02/01/2013 à 11:56:

Sur le sujet, je ne saurais trop recommander le livre "Confessions d'un Cardinal", très édifiant et heureusement suivi de "Espérance d'un cardinal" ; ces livres montrent ce que devrait être la vraie pratique de la religion (Catholique ou non), dévouée aux plus faibles et loin de l'argent et des pompes pourpres du vatican et de la Curie.

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 12:20:

Quand je vois, comme à New York, une église - voire une cathédrale (comme St John's) - piteusement encadrée entre deux buildings, chacun quatre fois plus grand qu'elles, cela me paraît relativiser quelque peu "l'insolente richesse de l'Eglise" et m'interroger sur celle du capital.

judas  a répondu le 02/01/2013 à 16:32:

oui, vraiment loin du précursseur, "Jésus", écrit plus haut qui lui, était pauvre, simple, dénonçant les marchands du Temple, généreux, libre d'idées, bref, très , très loin, du monde et de "l'Eglise actuels....d'aucuns penseront autre temps, autres moeurs...C'est là, qu'est l'erreur, justement

apôtre  a répondu le 02/01/2013 à 16:36:

@ dorures, c'est clair ! mais...il y a un Mais...!

dorures  a répondu le 02/01/2013 à 17:31:

@ apôtre c'est quoi le mais ?

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 18:41:

"nous sommes loin de la simplicité des Evangiles et de son précurseur"

Pourtant, si je lis ceux-ci, M. Jésus ne dédaignait nullement qu'on l'asperge de parfums alors coûteux, ni qu'on le dote de tuniques sans couture qui ne l'étaient sans doute pas moins. On ne peut guère lui donner tort : comme l'a fait remarquer Sénèque, puisqu'il est indifférent au sage de dîner dans une assiette en or ou une écuelle en bois, il n'a donc pas de raison de refuser l'assiette en or si on la lui propose. Jésus rappelait que lui ne serait pas toujours là, alors que des pauvres, il y en aurait toujours. Les deux prédictions se sont vérifiées, ce qui nous change de celles des futurologues, économistes et voyantes de tout poil.

Patrickb  a écrit le 02/01/2013 à 1:26 :

Bon, on va pas lui en vouloir, il faut bien qu'il montre que lui aussi il existe, mais le coup est un peu facile. Franchement qui est pour la pauvreté et tout le négatif ??

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 12:24:

"qui est pour la pauvreté" ?

Les religions qui en font volontairement voeu, selon toute apparence. Remarquons qu'en revanche aaucun ne fait voeu de misère : la pauvreté peut aider la lucidité, mais la misère ne lui est jamais d'aucun secours. Nos 133 000 SDF sont dans la misère, non dans la simple pauvreté.

john galt  a répondu le 02/01/2013 à 14:00:

@gilbert les religiosn font veu de pauvreté ? je ne vois nulle part dans le christianisme l'appel à la pauvreté, vosu les trouvez où, vos sources ??? votre distinction entre misère et pauvreté est incompréhensible... "misère de la philosophie" comme disait un de vos illustre aieul idéologique...

Jean  a répondu le 02/01/2013 à 16:34:

la pauvreté n'aide personne, au contraire, mais il y a une sacré différence avec la cupidité à tout prix !

Mordrakheen  a répondu le 02/01/2013 à 16:47:

en tant qu'athé convaincu malgré une éducation catholique je suis pense quand même qu il y a deux eglises celle "d en bas" les curés et bonnes soeurs dans leur paroisse ou les moines dans leur monastére croyant vraiment ce a quoi ils prêchent qui vivent dans des conditions trés modestes et l'église " d en haut" qui roulent en mercedes et vivent dans l opulance

gilbert  a répondu le 02/01/2013 à 18:36:

Faute de frappe de ma part : je voulais écrire "les religieux qui" (sans virgule avant lequi, pour prévenir tout troisième contresens).

"[où trouvez-vous] vos sources ?"

Comme tout le monde : en premier niveau, dans la Wikipédia, et ensuite dans les références sur lesquelles elle pointe. Je dois confesser que j'écris d'ailleurs davantage sur la Wik que je ne la consulte, mais soyez sans crainte, je n'ai écrit aucun des 10 articles de la première page Google qui les mentionnent. Sachez apprendre à utiliser Google, qui est votre ami. L''absence d'information ne veut rien à celui qui entend s'exprimer sur quelque sujet que ce soit :-)

"votre distinction entre misère et pauvreté est incompréhensible..."

N'importe quel dictionnaire vous déniaisera. Je ne m'étais pas encore rendu compte à quel point la TV avait obscurci l'esprit de ceux de nos contemporains qui en regardent les programmes les plus consternants.

"comme disait un de vos illustre aieul idéologique..."

Aïeux. Et désolé, vous vous gourez encore, aucune idéologie n'étant ma tasse de thé (encore que j'admette quelques vertus psychologiquement thérapeutiques au bouddhisme ou même au confucianisme, mais pourquoi embrayerais-je sur ces sujets, qui ne sont pas forcément la vôtre ?



gilbert  a répondu le 03/01/2013 à 5:34:

"votre distinction entre misère et pauvreté est incompréhensible..."

Vous est incompréhensible ? C'est curieux, parce qu'en principe l'apprentissage de cette distinction fait partie du programme de l'enseignement secondaire. Peut-être le nom de Péguy vous est-il lui aussi inconnu ?

http://www.editionsquartmonde.org/rqm/document.php?id=1946

gilbert  a répondu le 03/01/2013 à 5:43:

" et l'église " d en haut" qui roulent en mercedes et vivent dans l opulance "

Vu l'âge moyen de nomination des cardinaux et papes, je mde demande si "dans l'ambulance" ne serait pas plus indiqué.

En règle générale, toute structure quelle qu'elle soit a pour point d'équilibre de faire vivre ceux qui la dirigent aux dépens de ceux qui la font vivre. C'est vrai des 100 000 associations de France, des partis politiques, de l'Eglise, de la franc-maçonnerie, de la fameuse "oligarchie des incapables" tant que nous la tolérons encore, et de toutes les structures hiérarchiques qu'analyse si bien Henri Laborit dans son "Eloge de la fuite".

Le Pape a condamné l'absence de réglementation pas de régulation  a écrit le 01/01/2013 à 18:51 :

Le Diable est dans les détails.
Contrairement à ce qu'affirme la Tribune, Sa Sainteté le Pape a condamné l'absence de réglementation (règles générales et impersonnelles édictées par l'Etat ex ante) et non l'absence de régulation (règles édictées par des autorités de régulation intutu personnae ex post).
Le drame économique actuel est dû à la mauvaise régulation par la profession financière.
Cette évolution de Sa Sainteté le Pape qui a bien perçu la différence entre régulation et réglementation est une béndiction pour les syndicalistes chrétiens.

gilbert  a répondu le 03/01/2013 à 5:38:

"Sa Sainteté le Pape " ? Quelle curieuse expression. De tous temps et à part quelques exceptions rarissimes (dont certaines d'ailleurs plus "politiques" que justifiées), papes et saints se recrutent dans des populations bien distinctes, et parmi des gens à qui on ne demande pas du tout les même qualités. Vous imaginez un peu François d'Assise pape ? Mère Teresa papesse ? L'abbé Pierre pape ? Ne confondons pas les opérationnels et les administratifs, le "field" avec le "staff".

AMEN!!!  a écrit le 01/01/2013 à 18:49 :

Qu'il balaye devant sa porte!!! Avez vous vu le vatican?!! Et il hose parler d'innégalités!!!Quelle honte!!!

Stars  a répondu le 01/01/2013 à 22:52:

Que de fautes, madame, monsieur!

sans  a répondu le 02/01/2013 à 6:45:

"innégalités" ? Une absence de négalités ?
" il hose " ? Le h est-il inspiré ?
Mon Dieu, que de conneries ont peut dire en deux lignes ! Plus sans doute (je suis athée) plus que dans tous les discours du Pape.

sport  a répondu le 02/01/2013 à 8:36:

hé! on fait ce que l'on peut , le principal, c'est de s'exprimer, comme pour les jeux Olympiques, le tout est de participer

Aléluia  a écrit le 01/01/2013 à 16:48 :

Allons donc. Lady Gaga fait son show.