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Gaëlle Lucas, à Madrid | 14/09/2012, 17:02 - 515 mots
L’automne social commence demain en Espagne. La première grande manifestation de la saison a ainsi été convoquée à Madrid par le « Sommet Social », composé d’organisations de la société civile et de syndicats. D’autres actions sont attendues au cours des prochaines semaines pour protester contre la politique de rigueur du Gouvernement de Mariano Rajoy. Les syndicats comptent aussi demander au premier ministre l’organisation d’un référendum sur sa politique « contraire au programme qu’il avait présenté lors de la campagne électorale de 2011 », explique-t-on à l’Union Générale des Travailleurs (UGT).
Rentrée douloureuse
La rentrée a certes été particulièrement douloureuse pour le portefeuille des Espagnols : les parents d’élèves ont subi de plein fouet la hausse de la TVA de trois points, la baisse des aides à la scolarité, ou encore l’augmentation des tarifs de l’université. Ce sont là quelques uns des effets du plan de rigueur de 102 milliards d’euros d’ici à 2015 approuvé par Mariano Rajoy afin de retrouver un déficit de 2,8% en 2014. Le mécontentement est tangible. D’après une enquête parue dans El País, 73% des Espagnols désapprouvent la gestion du premier ministre. Une mauvaise nouvelle pour le leader dont le Parti Populaire (PP) doit affronter deux grands rendez-vous électoraux le 21 octobre prochain au Pays Basque et en Galice.
Les budgets régionaux restent fragiles
Et pourtant, rien ne semble détourner Rajoy de son principal objectif : « s’il y a une priorité en ce moment pour créer de l’emploi c’est celle de réduire le déficit », rappelait-il lundi. En effet, sans cela, l’Espagne ne peut prétendre à l’aide des fonds européens et à l’intervention de la BCE sur le marché de la dette. Les derniers chiffres semblent indiquer que l’austérité porte ses fruits au niveau des régions : le déficit des communautés autonomes a atteint 0,77% du PIB sur la première moitié de l’année, si bien que l’objectif de 1,5% du PIB pour 2012 semble à leur portée. En termes purement comptables, la nouvelle est positive tant il semblait impossible que les régions, maillon faible des finances espagnoles, ramènent leur déficit aux limites imposées par l’UE. Cependant, ce chiffre est à prendre avec des pincettes, notamment parce qu’une grande partie des dépenses se produit traditionnellement au cours du second semestre. De plus, la situation financière reste critique pour certaines régions qui ont dû solliciter l’aide du fonds de sauvetage de l’Etat central afin de faire face à leurs dettes arrivant à échéance d’ici la fin de l’année. C’est le cas notamment de la Catalogne (5 milliards d’euros) ou de Valence (3,5 milliards).
Objectif global de déficit en danger et nouvelles mesures en vue
Par ailleurs, le déficit de l’Etat central a atteint 4,6% du PIB en août, alors que la limite était de 4,5% pour toute l’année, ce qui remet en cause l’objectif espagnol global de 6,3% du PIB pour cette année. Dans ce contexte, le ministre de l’Economie Luis De Guindos a donc annoncé en marge de l’Ecofin Vendredi de nouvelles réformes d’ici la fin du mois. Elle devraient être présentées en même temps que le projet de budget pour 2013 qui promet d’être austère.
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Machiavelli a écrit le 22/09/2012 à 01:25 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, etc, etc.) S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro. Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux). Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social. Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies. Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes, souvent hautement qualifiés, pour cause de chômage dans les pays périphériques. Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro. L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et au préjudices causés aux autres économies!
walter99 a écrit le 16/09/2012 à 01:20 :
N'écoutez pas les Baverez ,Draghi et compagnie qui vous disent que les grecs, les Espagnols ,les Irlandais sont des fainéants,c'est dans la finance que sont les fainéants de rentiers : de 15 000 milliards (zone noire) ) 60 000 milliards (zone grise) nous narguent hors taxe depuis les paradis fiscaux. Fermons les avec une loi d'une ligne proposée par Merkel en 2008: retrait pur et simple des licences des banques qui trafiquent un euro avec les paradis ,vous verrez les pays aux abois le feront bientôt
@ Gaëlle a écrit le 14/09/2012 à 17:41 :
Dans le chapeau, "La première grande manifestation ... Elle semble cependant porter quelques fruits en matière de ...", le pronom personnel "elle" doit se rapporter au sujet de la phrase précédente. On en déduit logiquement que "la grande manifestation porte quelques fruits", ce qui laisse le lecteur dans un état d'hébétement profond.