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Renvoi du procès de l'agresseur de Kosciusko-Morizet

reuters.com  |   |  409  mots
L'agresseur de nathalie kosciusko-morizet juge[reuters.com]
(Crédits : © Charles Platiau / Reuters)

PARIS (Reuters) - Le procès de l'agresseur de l'ancienne ministre Les Républicains (LR) Nathalie Kosciusko-Morizet a été renvoyé lundi à sa demande au 11 juillet pour lui permettre de préparer sa défense.

Vincent Debraize, 55 ans, maire sans étiquette du village de Champignolles (moins de 40 habitants), dans l'Eure, arrivé menotté au tribunal, a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec sa victime et de paraître aux abords de son domicile.

Cet ancien directeur d'établissement pour personnes âgées, sans emploi depuis six mois, avait été convoqué en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, afin d'être jugé pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours et outrage sur personne chargée d'une mission de service public.

Une qualification contestée par ses deux avocats, qui comptent demander la relaxe, leur client niant avoir frappé Nathalie Kosciusko-Morizet et dénonçant, selon eux, une "manipulation politique".

C'est "la main de madame Kosciusko-Morizet qui a heurté son propre visage et en aucun cas la main de mon client", a avancé un des avocats de Vincent Debraize sur BFMTV.

Ce dernier est accusé d'avoir agressé jeudi dernier l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris, lors d'une distribution de tracts sur le marché Maubert, dans le Ve arrondissement.

Nathalie Kosciusko-Morizet, bousculée, était tombée et avait perdu connaissance pendant plusieurs minutes avant d'être transportée à l'hôpital Cochin, où elle a été gardée en observation jusqu'à vendredi.

Selon l'accusation, son agresseur l'a frappée au visage avec des tracts et lui a porté un coup au thorax en criant "bobo de merde".

La candidature l'a formellement identifié lors d'une confrontation organisée samedi. Il s'était présenté de lui-même aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire de Paris.

Vincent Debraize avait été un des parrains d'Henri Guaino, l'ex-plume de Nicolas Sarkozy, pour l'élection présidentielle.

Henri Guaino, dissident de LR, était candidat aux législatives dans la même circonscription que Nathalie Kosciusko-Morizet et a déclaré après sa défaite qu'elle était peuplée de "bobos" qui sont selon lui "à vomir".

Il a été éliminé dès le premier tour tandis que l'ancienne ministre a été battue dimanche au second par un candidat de La République en marche, parti d'Emmanuel Macron.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)