François Hollande appelle les syndicats à éviter "les ruptures"

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En déplacement à Venise, François Hollande veut poursuivre le dialogue dans le cadre de la réforme du marché du travail.
En déplacement à Venise, François Hollande veut poursuivre le dialogue dans le cadre de la réforme du marché du travail. (Crédits : REUTERS/Christophe Ena/Pool)
Alors que les syndicats ont appelé à la grève ce mercredi 9 mars, le chef de l'État a assuré privilégier le dialogue. Il a rappelé que son projet de réforme visait à donner "plus de stabilité dans l'emploi".

Le président Hollande a déclaré mardi à Venise que "nous pouvons éviter les ruptures", à la veille des manifestations prévues dans toute la France pour protester contre le projet de loi sur la réforme du code du travail.

"Aujourd'hui, à travers le processus que nous avons lancé depuis plusieurs années de concertation, de dialogue avec les partenaires sociaux mais aussi de réformes qui étaient nécessaires, je pense que nous pouvons éviter les ruptures", a dit le président de la République devant la presse à l'issue du 33ème sommet France-Italie, à Venise.

Donner de l'emploi aux jeunes

"Parce que, ce qu'il y a de plus grave, c'est lorsque ce qui a fondé le pacte social se délite et qu'aucun autre ne vient le remplacer. Voilà pourquoi je pense qu'il faut laisser le temps de la concertation, le temps de la discussion, et que le temps de la décision viendra", a-t-il poursuivi.

"Ma responsabilité qui est la mienne depuis maintenant quatre ans, c'est de prendre toutes les décisions qui permettront aux jeunes d'avoir plus de stabilité dans l'emploi (...) dans leur vie professionnelle. C'est de donner aussi aux entreprises la possibilité de recruter davantage, c'est d'assurer cette sécurité professionnelle pour les jeunes, tout au long de leur vie, et cette souplesse pour les entreprises", a encore dit François Hollande qui était interrogé sur la jeunesse avant la journée de mercredi.

Le projet de loi El Khomri est "un texte qui n'a pas encore été adopté en Conseil des ministres et qui est encore en concertation, en discussions avec les partenaires sociaux", a-t-il insisté.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 10/03/2016 à 15:08 :
Justement, les syndicats doivent se saisir de ce moment pour proposer des actions de ... rupture avec leurs anciens fonctionnements. Et, engager la négociation avant l'action. Comme dans n'importe quelle société civilisée.

Le changement, c'est maintenant.
a écrit le 10/03/2016 à 11:32 :
"...Voilà pourquoi je pense qu'il faut laisser le temps de la concertation, le temps de la discussion, et que le temps de la décision viendra ...". Il ne manque pas de culot, le bonhomme. Il confie une "mission" à Me Badinter qui 'est pas un spécialiste droit du travail (il semble bien qu'il ne se soit pas entouré non plus de spécialistes pour avoir "pondu" ce qu'il a "pondu"). Il confie à sa ministre du travail et à ses conseillers énarques d'écrire un projet qui s'inspire essentiellement des idées et propositions du MEDEF qui représente une petite frange du patronat, il laisse sa ministre du travail brandir "urbi et urbi" la menace de l'article 49-3 de la Constitution, il laisse sans broncher son premier ministre déclarer que c'est pire que cela parce que si le Parlement n'adopte pas le projet dont il s'agit il pourrait démissionner de son poste, le tout en l'espace de quelques semaines. PAS D'AUTRES FORMES DE CONCERTATION. Le projet est inscrit à l'ordre du jour d'un conseil des ministres. Les syndicats rouspètent, les travailleurs grondent, la jeunesse descend dans la rue, les réfractaires du PS se fâchent, 1,2 million de Françaises et de Français signent une pétition, LE TOUT DEMANDANT LE RETRAIT DU PROJET EN L'ETAT. Et voilà que "Pépère Hollande" sort tout d'un coup l'idée qu'il faille donner du temps à la concertation ! Est-il au moins conscient de ce qu'il fait et dit ? La réforme du droit du travail est trop délicate pour être escamotée et être imposée par la menace et la pression. Pourquoi ne l'avoir pas enclenchée au début du quinquennat aux lieu et place du "mariage pour tous" ?
a écrit le 09/03/2016 à 21:10 :
N'aurait il pas été intelligent d'encourager les français à avoir moins d'enfants il y a déjà une trentaine d'années? Si le baby boom était nécessaire pour reconstruire le pays, je doute qu'aujourd'hui les peu de travailleurs puissent encore supporter longtemps le financement des retraites ET des chômeurs. Le financement des retraites doit bien évidement pas être touché car si vous enlevez leur dû à ceux qui se font suer à aller bosser, ce sera la fin de notre pays... Quand à l'autre (chômage) plutôt que de continuer à essayer de produire des emplois fictifs, mieux vaudrait encourager à avoir dans les prochaines années moins de demandeur par moins de naissances. Et ce le plus rapidement possible car cet action aura son effet que dans une 20 ène d'années...
a écrit le 09/03/2016 à 20:39 :
CE n'est pas au Gouvernement de traiter les Lois sur le travail MAIS au Syndicats et le Patronat comme en Allemagne et d'autres pays Européen En France les Syndicats sont diviser et ne son pas crédible si l’état ne les subventionnais pas ce n'est pas avec
a peine 9% de syndiqués qu'ils pourraient vivre
a écrit le 09/03/2016 à 16:43 :
Et quand il parle rupture on peut l écouter il s y connait !!!!
a écrit le 09/03/2016 à 16:19 :
Allo, allo, le président de l'Absurdie, "Hollande-de lui-avec lui-pour lui", intervient auprès de ses amis, la gauche parle à la gauche. Il n'en sortira que des lâchetés et renoncements, qu'une campagne de com. déjà prête, tentera de faire passer pour une volonté politique. Oyez pauvres gens...
a écrit le 09/03/2016 à 13:12 :
Hollande qu il prenne la retraite avec sons ex et Valls qu'il partes marre ?
a écrit le 09/03/2016 à 12:21 :
Encore et toujours des faux semblants et comme ..toujours, les réformes en réalité les GOPE -grandes orientations de politique européenne- sont exigées par Bruxelles, les syndicats vont faire l' habituelle figuration scénarisée avant l' habituel ralliement..

En tant que membres de la CES, financées par la Commission européenne, tous ces syndicats touchent donc des subsides de la CES et se sont engagés, en échange de leur participation, à … soutenir les prétendues « réformes indispensables », notamment celles réclamées par l’Agenda Europe 2020.

http://www.upr.fr/actualite/france-europe/espagne-rajoy-manife
a écrit le 09/03/2016 à 12:03 :
Quel baratineur de foire !!

Il change sans arrêt,parle comme un enarque avec des phares tordus et incompréhensible

Encore 1 an ca va être long
Réponse de le 09/03/2016 à 21:15 :
Pourquoi 1 an? Vous croyez qu'après ça ira mieux? Vous avez déjà oublié 1997 - 2012? Si vous ^tes touché par Alzheimer regardez a nouveau qui était au second tours en 2002 ! Et aussi le résultat de seulement 5 ans de Sarkozisme !
Ensuite on reparlera de 2017 et du "aucun choix politique" offert par ces énarques imbus d'eux même qui se fichent de l'avenir du pays !
a écrit le 09/03/2016 à 11:47 :
Les formules de Hollande sont tellement lourdes et ampoulées que les journalistes doivent s'arracher les cheveux pour la ponctuation.
Il fusille encore une fois, comme Sarkosy d'ailleurs, la langue française.
C'est l'homme de la synthèse par contre car il peut dire dans la même phrase, une chose et son contraire.
Encore 14 mois et bon atterrissage.
a écrit le 09/03/2016 à 11:39 :
Syndicalisme à la Française ; ou les dérives de notre vision sociétale. Est-il erroné de dire que l'objectif primaire des syndicats est la défense de la classe ouvrière dans l'entreprise. Et pourtant cette évidence a changé de nature en France. Ce changement s'établit en plusieurs points.
Nous assistons a des manifestation syndicales qui anticipent et subrogent l'exercice des institutions de la République. Peut-on parler de droit avec de tels agissements?
Est-il permis que des représentants syndicaux puissent baser une action de revendication dite nationale sur des textes qui n'existent pas ? - Ou alors peut-on s'opposer à la liberté d'expression avant même que cette expression n'aie pris forme. Nous vivons les débordements d'une dérive démocratique. Dérive qui ne permet pas au citoyen lambda de juger sur pièce, puisque l'objet même de ces manifestations est d'empêcher la simple réflexion. Je n'aie, bien entendu pas l'intention d'épiloguer sur ce sujet. Mais tout simplement de démontrer que l'ampleur du décalage de la société française est grand et néfaste, face à la notion de socialement correct pratiqué dans le reste de l'Europe. Cet archaïsme dont certains se glorifient, bafoue les règles les plus élémentaires des institutions de la République. Ces syndicats qui doivent défendre l'usage du droit, certes, mais en tout état de cause qui n'ont pas vocation à subroger le rôle des assemblées dans l'exercice de l'approbation des lois que l'exécutif propose. Or nous assistons à une forme de veto opéré par les syndicats ; veto sensé prévaloir sur tout. Si nous ne sommes pas là en pleine dérive ; alors où sommes nous?
a écrit le 09/03/2016 à 10:37 :
Un homme politique de droite n'aurait pas dit mieux qu'Hollande, sauf qu'Hollande oublie que ce qui plombe d'abord la croissance et l'emploi en France c'est l'euro. Tous ceux qui ont calculé sérieusement les conséquences d'une sortie de l'euro savent que celle-ci créerait presqu'immédiatement entre 1,5 et 2 millions d'emplois, alors que la loi El Khomri n'en créera certainement aucun. Si la flexibilité du marché du travail créait des emplois, alors la Grèce et l'Espagne seraient au plein emploi. Ces deux pays ont un taux de chômage 2,5 fois plus élevé que nous, alors qu'ils ont plus que simplifié leur code du travail et qu'ils ont aussi des charges socialement très basses
Réponse de le 09/03/2016 à 17:34 :
Merci de rappeler cette évidence, si la France veut retrouver en compétitivité, notamment vis a vis de l'Allemagne notre principal concurrent, il faut sortir de l'euro, pas détruire notre modèle social.!

Et si besoin contre les pays faisant des dumpings fiscaux socaux et écologiques pourquoi pas mettre en place du protectionnisme ciblé ? Sur les panneaux solaires ou l'acier Chinois par exemple, des produits honteusement subventionnés et qui ne respectent pas la moindre norme écologique ?
Réponse de le 09/03/2016 à 21:21 :
Sortir de l'euro? Nous seul est un suicide. C'est l’Europe entière qu'il faut revoir car ce n'est pas l'euro le principal fautif mais sa gestion... L’Europe n'a jamais été créée pour leur citoyens, mais uniquement pour que les grands groupes multinationaux est une valoir stable dans l'euro et qu'ils puissent organiser le libre échanges des denrées (ce que ne bénéficie pas les citoyens).
a écrit le 09/03/2016 à 10:13 :
J'adore les images détournées. En voyant le doigt de Hollande, je me dis que dans sa tête pense-t-il peut-être, vous voyez mon doigt.......................
a écrit le 09/03/2016 à 10:11 :
Ce n'est pas uniquement la rigidité du marché du travail qui est responsable du chômage de masse. C'est aussi les charges payées par les entreprises sur les salaires. Aussi la fiscalité confiscatoire sur l'épargne , l'IR qui pénalise les classes moyennes. Des impôts
voulus par Hollande qui pénalisent la croissance . Tant que nous ne reformerons la politique sociale , l'état ponctionnera et ponctionnera encore et encore. Avec pour résultat
une croissance nulle et une dette publique qui ne cesse de gonfler. Pour se représenter
Hollande n'hésitera pas à creuser les déficits pour financer des formations bidons, il n'hésitera pas non plus à embaucher des fonctionnaires qu'il faudra payer pendant 42 ans.
Réponse de le 09/03/2016 à 21:24 :
Parce que vous croyez que d'inciter à avoir trois enfants par couple minimum ni contribue pas? Surtout dans un pays où il y a de moins en moins d'emploi pour les humains?
a écrit le 09/03/2016 à 9:57 :
Cause toujours: qui sème le vent récolte la tempête.
a écrit le 09/03/2016 à 9:31 :
François Hollande, seigneur de la rupture idéologique gauche-droite, ne veut pas que les autres pratiquent cette même activité.

Déclaration purement formelle puisqu'en général quand les syndicats se chargent des manifestations le pouvoir ne risque pas grand chose car ayant l'énorme capacité de transformer les manifs en "fête au village".

Vivement que les manifestations ne se contentent plus de l’éternel et stérile "Bastille-Nation", l'ère arrive de manifestations moins respectueuses, surtout pas violentes sinon les 95% de médias appartenant à 7 milliardaires vont se précipiter pour nous dire que les anti réforme du travail sont des voyous, mais par contre qui mettent un peu plus le bazar dans Paris.
Réponse de le 09/03/2016 à 12:31 :
Il lui faut plus d'autorité. loi travail 49.3.retraite moins 35%sur retraite cnav.faire le ménage avec les syndicats
Réponse de le 09/03/2016 à 17:56 :
Je ne comprends absolument rien à votre commentaire et personne ne sait où vous voulez en venir.

Que vous soyez de droite ou de gauche je m'en fiche, essayez de faire des phrases entières déjà et compréhensibles, merci.

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