De quoi la loi El Khomri est-elle l'enjeu ?

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Le projet de loi El Khomri est en passe de reconstruire contre lui un front syndical uni.... pour la première fois depuis l'élections de François Hollande à l'Elysée.
Le projet de loi El Khomri est en passe de reconstruire contre lui un front syndical uni.... pour la première fois depuis l'élections de François Hollande à l'Elysée. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Provocation ou confrontation assumée? Le projet de réforme du droit du travail permet à Manuel Valls de résolument se poser en réformiste, quitte à heurter délibérément le parti socialiste. mais le projet de loi est également en passe de ressusciter un front syndical uni.

Le très contesté projet de loi El Khomri - vite rebaptisé El Macron par certains - risque de provoquer de forts effets collatéraux politiques et sociaux.
Sur le terrain politique, Manuel Valls assume totalement la confrontation qui s'annonce avec une grande partie du PS. Voire même, il la souhaite. Sinon, il aurait déconseillé à François Hollande de s'engager dans la périlleuse voie d'une réforme du droit du travail à quatorze mois de la présidentielle...

Vers un front syndical uni?

En revanche, sur le terrain social, le risque semble avoir été moins bien calculé.... Et pourtant l'improbable est en passe de se produire : la (re)formation d'un front syndical uni. A l'initiative de la CGT, l'ensemble des organisations syndicales, à l'exception de la CFTC, ont décidé de se retrouver ce mardi 23 février pour envisager des « actions et initiatives communes » pour protester contre ce projet de loi réformant le code du Travail.
C'est une première - en dehors d'un rassemblement en 2013 contre la montée du Front National - depuis l'accession de François Hollande à l'Elysée. Jusqu'ici, FO, CGT, FSU et Solidaires, séparément ou parfois unis, montaient des journées d'action qui remportaient un succès très limité. Cette fois, les syndicats réformistes (CFE-CGC, Unsa et surtout CFDT) sont de la partie. Se dirige-t-on vers un grand défilé quasi unitaire, à l'instar de ce qui était arrivé avec le contrat première embauche (CPE) de Dominique de Villepin ?

Un défilé unitaire, du jamais vu sous un gouvernement de "gauche"

C'est encore trop tôt pour le dire mais ce serait alors du quasi jamais vu sous un gouvernement de « gauche ». De fait, le fond de l'air s'y prête car, parallèlement à la très contestée réforme El Khomri dans le privé, les agents de la fonction publique sont également prêts à se faire entendre pour protester contre le gel depuis 2010 de la valeur du point d'indice qui sert de base à la revalorisation de leur traitement. La nouvelle ministre de la Fonction Publique, Annick Girardin, reçoit les mardi 23 et mercredi 24 février l'ensemble des organisations syndicales pour évoquer la question des salaires.

Et, la ministre a déjà prévenu, l'Etat ne pourra pas se montrer très généreux...
Est-on alors à la veille d'un grand mouvement social, pronostiqué par certains ? Rien n'est moins sûr mais le Premier ministre Manuel Valls est cependant maintenant manifestement en alerte, désagréablement surpris de voir la CFDT participer à cette ébauche de mouvement.

C'est lui qui est en première ligne pour assurer le service après-vente de la présentation de l'avant-projet de loi travail: un déplacement dans une usine Solvay en Alsace, une tribune publiée sur Facebook, un passage sur RTL, etc. Manuel Valls se démultiplie. Et son message est toujours le même : oui à des évolutions sur le texte mais pas question de renoncer à réformer :

« Il faut bouger. Il y en a qui sont ancrés au XIXe siècle. Moi et les membres du gouvernement ici présents [Myriam El Khomri et Emmanuel Macron] nous sommes résolument dans le XXIe siècle et savons qu'économie et progrès social vont de pair : et nous nous sommes inspirés de ce qui marche dans d'autres pays, en Allemagne, en Suisse, en Espagne » a-t-il déclaré en Alsace.


Sur RTL, ce mardi 23 février, Manuel Valls a redit qu'il « irait jusqu'au bout», assurant que le texte se tournait « vers tous ceux qui cherchent un emploi ».
Mais pour ne pas crisper davantage les choses, le Premier ministre, interrogé sur un éventuel recours à l'article « 49-3 » de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote » a assuré que « ce n'est pas une question essentielle(...) je veux convaincre une majorité de députés (...) une majorité de députés de gauche d'abord ».

Un texte qui permet à Valls de se projeter dans l'après 2017


Car là est tout le débat politique. En vérité Manuel Valls fait de la réforme du droit du travail avant tout une question politique. Quelques jours après ses déclarations sur les « deux gauches irréconciliables », le Premier ministre enfonce le clou. A la différence du président de la République, il se situe dans l'après 2017, persuadé que les grands clivages politiques vont sauter. La loi El Khomri devient ainsi le symbole de sa volonté de réformisme.... Avec ou sans le PS. Certes, le locataire de Matignon prend encore quelques précautions en espérant convaincre d'abord « une majorité de gauche » de voter le texte. Mais, manifestement, s'il n'y parvient pas, il compte alors sur les centristes et la droite pour l'appuyer. Manuel Valls ne s'en cache pas. Peu importe pour le Premier ministre si la réforme du Code du travail provoque une bronca syndicale, lui passera pour le « moderne » qui aura tenté de bouger les lignes.

Il prend ainsi date pour l'avenir, que le texte soit d'ailleurs voté ou pas, drapé dans la posture du réformiste. Il espère, se poser demain au centre de ce que l'essayiste Alain Minc appelait « le cercle de la raison », c'est-est-à-dire cette sphère politique composée de gens « raisonnables », allant des sociaux-démocrates éclairés aux républicains de progrès... En 1995, Alain Minc englobait ainsi dans son arc de cercle rêvé, des personnalités comme Jacques Delors et Edouard Balladur. C'est cette idée que souhaite ressusciter Manuel Valls.

Vers l'éclatement du PS?

On pensait que l'heure de vérité au sein du PS se produirait au moment de la loi Macron en 2015, mais le recours au 49-3 et la proximité des élections régionales ont finalement permis de sauver les meubles de l'unité de façade.

En revanche, cette fois, on y est. Le projet El Khomri, va élargir la ligne de fracture au sein des socialistes. Que reste-t-il de commun entre la gauche du parti incarnée, par exemple, par la sénatrice Marie-Noelle Lieneman et le groupe des « réformateurs », situé à la droite du PS, menée par le ministre Jean-Marie Le Guen ou le maire de Lyon Gérard Collomb ? Plus grand-chose en vérité. Même Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire, semble las des forces centrifuges qui agitent son parti. Même si, à titre personnel, il ne cache pas sa circonspection face au projet El Khomri. La seule chose qui fasse encore tenir le PS, c'est en réalité le scrutin majoritaire à deux tours pour les élections législatives qui oblige à l'unité...

Et François Hollande dans ce débat ? Le président ne souhaite pas un recours à l'article 49-3 pour ne pas insulter une partie de la gauche dont il aura besoin s'il se représente en 2017. D'ou la gène manifeste de quelques ministres "hollandais" face au projet de loi, Marisol Touraine et Ségolène Royal notamment. Car c'est ce qui le différencie de son actuel Premier ministre, dans l'hypothèse où il postule pour un deuxième mandat, il se doit de préserver un minimum d'unité pour essayer de passer le premier tour. Aussi, il y a fort à parier qu'il agira pour gommer les aspects les plus provocants du projet El Khomri... mais sans trop reculer non plus. Sinon, il perdra un des arguments majeurs qu'il compte bien opposer son concurrent de la droite : « la réforme du droit du travail vous en parlez depuis des années, moi je l'ai réalisée ».

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a écrit le 29/02/2016 à 19:08 :
Vieux salarié ( 78 ans ) et ancien syndicaliste à une organisation réformiste je me souviens des propositions de l'ancien patron du MEDEF qui s'appelait alors le CNPF :
" Supprimer l'autorisation administrative de licenciement et nous créons 100000 emplois"
C'était sous un gouvernement de gauche ...
Chiche..
Et l'autorité administrative de licenciement a été levée ...
Nous n'avons jamais vu les emplois ...
Tant que notre pays aura le patronat actuel dont la devise est
travailler plus ( les salariés) pour gagner plus (nous) les avancées réformatrices resteront mettre morte.
Le dialogue social se fait à deux et les concessions doivent être réciproques. Il me semble que cette nouvelle mouture du code du travail ne fait pas la balance entre les deux parties prenantes de l'entreprise et favorise le côté patronal.
Quant à l'inertie des O.S. à qui la faute ?
Côté travailleurs on les prend pour des organisations à la solde de partis politiques et on s' en éloigne, côté patronat on les prend pour des adversaires alors qu'ils sont les partenaires à part entière de l'entreprise et on s'efforce de les décrédibiliser mais combien d'accords sont signée annuellement en France ?
On nous donne souvent en exemple l'Allemagne ou encore les Pays-Bas mais on oublie de tout dire : chèque syndical par exemple ....
a écrit le 29/02/2016 à 10:36 :
/// HUMOUR///1 M r LA PALICE AURAIS DIT QUE L ON NE CRE PAS D ENPLOIES EN FAVORISANT LES LICENCIMENTS? IL NE FAUT PAS AVOIR BAC + 2 POUR CONPRENDRE CELA???
a écrit le 25/02/2016 à 9:12 :
Le contenu de cette loi révolutionnaire dévoilé précisément au moment ou le Président de la République est loin, loin, très loin de la métropole... coincidence ?
a écrit le 24/02/2016 à 21:06 :
Ce projet est encore bien insuffisant ; plus les régressions en droit du travail seront importantes, plus les syndicats pourront à l'avenir agir pour des progressions et se relégitimiser, mais voilà, faudrait se remuer, aller sur le terrain...
Pour les 35 H c'était il y a 15 ans qu'il fallait les supprimer, maintenant c'est bien trop tard, le mal est fait ; théoriquement, aménager encore ce temps de travail à la baisse, en diminuant plus que proportionnellement les rémunérations, pourrait permettre à beaucoup de chômeurs de retrouver leur dignité économique et sociale.
Réponse de le 24/02/2016 à 23:30 :
Finalement resumant votre commentaire, on pourrait dire que ce système économique moribond nous permet le choix entre misère et pauvreté! Merveilleux choix qui existe dans toutes les sociétés occidentales d ailleurs.
Nous sommes depuis 40 ans dans une économie de renouvellement et non de création. La croissance ne pouvant désormais permettre la rémunération continuelle du capital, ce dernier est obligé d aller la chercher dans le portefeuille des salariés.
Vous pourrez mettre Pierre, Paul, Jacques aux commandes de n importe qu'elle Pays rien ne changera si ce système demeure. L avenir ou votre réflexion vous apporteront l utilité de penser un autre système.
a écrit le 24/02/2016 à 15:52 :
Perso les partenaires sociaux, les relations à l'allemande je trouve ça génial...sur le papier pas en France! Des qu'on refile un sujet à discuter aux partenaires sociaux, chomage, formation etc...on obtient aucune évolution.
Ces derniers temps se sont multipliés également aux yeux de tous, des décisions de syndicat contraire aux souhaits des salariés (travail dimanche, nuit, accord de compétitivité...) qu ils disent représenter. Le patronat avait promis lui 1 million d'emplois, ils n'ont même pas finalisé les accords de branches, ils ont beau jeu de critiquer l'état et ses lenteurs!
Alors ce projet de loi, je le vois comme un immense pavé dans la marre, que les syndicats moulinent enfin et fassent leurs propositions et que notre représentation nationale se bouge pour forger un texte structurant pour l'avenir.
Bravo aux gouvernement pour cette audace, ne vous arrêtez pas il y a encore plein de tabous à lever et il reste du temps.
Réponse de le 24/02/2016 à 18:02 :
+1
a écrit le 24/02/2016 à 10:53 :
Je ne sais pas si le PS va éclater, mais pour 2017 je ne vois pas qui du gouvernement actuel va pouvoir ce présenter... Avec de tel réforme "républicaines", il va y avoir une sacré primaire
a écrit le 24/02/2016 à 9:39 :
la majorité des français veulent qu'on accélère sur les réformes structurelles:c'est exactement ce que le gouvernement fait.bien sur il y aura quelques cris d'orfraie lorsqu'on touchera aux petits arrangements et niches,mais c'est exactement le moment ou il faut passer en force face aux syndicats décrédibilisés.au final les français seront gagnants!
Réponse de le 24/02/2016 à 10:54 :
Vous ne savez pas ce que veulent les français.

Les syndicats ont plus d'adhérents que les partis politiques et plus d'électeurs.

Ils sont plus crédibles que vos partis.

Enfin parler de syndicats décrédibilisés au moment ou ce projet de loi base tout sur le dialogue sociale est révélateur.
Les structures du dialogue social de compromis n'existent pas en France, les modèles importés ne peuvent fonctionner en France.
Réponse de le 24/02/2016 à 10:55 :
Pour l'instant ils ne touche ni au niches, ni aux riches. Seulement au pauvres. Ce gouvernement ressemble plus à un "robin des bois" pour riches en détroussant les pauvres pour donner aux riches qu'à un gouvernement de gauche !
Réponse de le 24/02/2016 à 11:15 :
C'est vrai que les français sont partant pour des réformes. Mais pas pour une réforme donant tous les droits aux entreprises et aucun aux salariés
Temps de travail de 60h, Heures supplémentaires calculés sur 3 ans, (en réalité elles ne seront jamais payés), passage en force avec référendum et licenciement facilité si le salarié n'est pas d'accord, extension du forfait jour, suppression du régime des astreintes mais le salarié devra rester disponible pour l'entreprise sinon ...
vous voulez cela? pas moi.
Réponse de le 24/02/2016 à 11:43 :
de toutes façons,il faut bien comprendre qu'il n'y a pas d'autre politique possible vu la crise!alors au lieu de gémir ,les français devraient retrousser leurs manches!
Réponse de le 24/02/2016 à 15:43 :
Avant de dire aux autres de se mettre au travail, commencez déjà vous même à travailler dur !!!
a écrit le 24/02/2016 à 5:23 :
Ce n est pas le code du travail..qui fait au on a vendu pechiney aux indiens, alsthom aux américains, Alcatel a Nokia,
Pas non plus le,code du travail qui a fait le,désastre Areva, sans parler de l EPR...de PSA qui a failli mourir.....dEDF au bord du gouffre par manque total d anticipation et du fait de la gourmandise ahurissante de ses,dirigeants pour des projets extérieurs.....
Ce n est pas le code du travail qui fait que les,grands groupes pressurent leurs fournisseurs .....
Etc etc etc......
C est le fait d élites dirigeantes incompétentes .......y compris dans les modèles de management humains......
Uber n est pas le modèle du 21eme siecle.....c est l,aboutissement du capitalisme le plus sauvage........et walls meurt d envie de,généraliser ce modèle la

Alors, refondre le,code,du travail, le,simplifier.....oui.....mais ce,qu on nous présente ressemble plutôt a un jeux de massacre......et un espace de travail sans réelles règles ....
Meme,les,chefs,d entreprises bon s au cher les cheveux......
Bref, nos élites dirigeante
Réponse de le 24/02/2016 à 10:08 :
C'est plus rassurant de vivre avec 7 millions d'inscrits à Pole Emploi, que de vouloir moderniser l'ensemble de l'économie pour la remettre sur les bons rails ! Et quand on ne veut rien faire on a toujours un tas d'arguments et d'amalgames à disposition.....
Réponse de le 24/02/2016 à 10:58 :
Vous devriez mieux lire ce nouveau code. Il offre aux patrons la possibilité de remettre l'esclavage en France et comme si ca ne suffisait pas il offre aussi la possibilité aux patrons de pouvoir délocaliser leur entreprise à l'étranger sans aucune contrepartie ni aucune explications... Je ne pense pas que ce code soit fait pour offrir de l'emploi mais pour détruire le peu qui reste.
Réponse de le 24/02/2016 à 11:19 :
@ozarmes
Curieux37 veut simplement dire que ces mesures seront sans effet sur le nombre de chomeurs. Que le problème est ailleurs. Un problème qu'on refuse de voir car on pense plus au court terme et a ses petits avantages.
on est entrée dans une ére ou il y aura moins de travail, donc plus de chomeurs.
Ce n'est pas la réglementation même si certains aspects doivent etre améliorés, qui résoudra le manque de travail
Réponse de le 25/02/2016 à 19:31 :
Ce qui est curieux et contredit vos raisonnements c'est que dans d'autres Pays très voisins : Suisse, Allemagne, Grande Bretagne, etc.. , on est quasiment au plein emploi. Soit en France on est très mauvais, soit on est en train de muter avant tout le monde vers une société sans boulot. Je penche plutôt pour l'assertion numéro 1.
Réponse de le 26/02/2016 à 11:42 :
@ozarmes
le plein emploi dans certains pays, c'est ce qu'on dit. Mais les situations sont loin d'être comparable. Ils ont moins de chomeurs mais plus de pauvres.
Aux USA, les gens sans travail ne s'inscrivent pas les organismes censés gerer leur situation. L'Allemagne a un problème démographique et surtout un taux d'emploi des femmes plus faible que chez nous. Chez eux etre une femme avec des enfants et travailler n'est pas bien vu. En Angleterre, on trouve facilement du travail mais au noir, d'ou un attrait pour les migrants. Mal payé mais par rapport à leur pays c'est le Pérou. La Suisse a aussi ses problèmes. Il y a aussi des licenciements mais cela concerne les frontaliers. Donc, pas d'impact sur les chiffres du chomage. En plus un frontalier qui perd son emploi, touche des indemnités chomages françaises. L'impact est sur le chomage en France. Il n'a pas cotisé, a eu droit à un salaire supérieur à celui perçu en France pour le même travail et est indemnisé par la France; Chercher l'erreur.
a écrit le 24/02/2016 à 1:23 :
Les Républicains et U.D.I ont tout à gagner à etre constructifs, et à déposer les Amendements bien travaillés, permettant d'améliorer ce qui peut l'etre. Puis à voter cette loi, quitte à rectifier à la marge l'an prochain. Ainsi cette loi sera voté par la totalité de leurs 224 Députés, et 100 Dépités P.S sur 295 = large majorité adoptant la loi 324 Pour ( la majorité étant à 289 ) pas de 49-3 grace à l'opposition Droite-Centre. Et ces derniers se grandissent, en ne votant pas systématiquement contre, comme toutes les oppositions de principe, depuis le début de la Vème République. Cette loi, déjà telle quelle, étant positive.
Réponse de le 24/02/2016 à 11:05 :
C E RAISONNEMENT N EST PAS FAUT? ON A EN FRANCE DESORME LE NOUVEAUX CENTRAGE VOULUE POUR DIRIGE LA FRANCE L U N P S AVEC SONT SYNDICAT LE CNPF ? VOILA L AVENIR QU ON NOUS RESERVE SI ON INVESTIE PAS LES RUES DE FRANCE DANS L UNITES TOTAL? ALORS OUI ON VAS RETOUNEE AU 19 SIECLE COMME LE DIT NOTRE// 1 SINITRE// C EST EXATEMENT CE QUE SOUHAITE L EUROPES DES BANQUIERS ET DES LOBYTES???
a écrit le 23/02/2016 à 19:00 :
Provocation ou confrontation assumée?
Et si c'était juste tactique? Proposer l'inacceptable pour obtenir le raisonnable?
La douce Loi Macron plutôt libérale, a été rognée par la droite, qui s'est reniée. Elle a aussi été ringardisée par la gauche de la gauche et les écolos.
Proposer une loi que les patrons peuvent difficilement rejeter, et que même une partie la droite n'aurai pas osé.
Sans tenir compte de la pénibilité, le fil du rasoir, c'est à dire 12H/J, ou l'absurde, c'est à dire 60H/S, sont inatteignables.
Après les posture politiciennes, les retouches de droite et de gauche, jusqu'à ce que le 49.3 valide un texte équilibré, rogné pour garder juste l'essentiel....................?
Réponse de le 23/02/2016 à 20:46 :
60h par semaine quand il y a beaucoup de travail c'est possible comme l'est la retraite à 65 ans....pour un col blanc. Le fait même de l'envisager pour un ouvrir maçon démontre une déconnexion totale de bon nombre d'intellectuels avec le monde réel. Et je pense que c'est cela qui n'est plus supporté par le peuple. Des efforts, tout le monde doit en faire mais ceux qui sont au sommet beaucoup plus que les autres. A cette seule condition la France se redressera.
Réponse de le 24/02/2016 à 11:22 :
@Théophile
La réalité est qu'il n'y a pas du travail pour 60h par semaine et que ce ne sera plus jamais le cas. Il faut voir comment est le monde réel. On n'est plus au 20eme siècle
a écrit le 23/02/2016 à 17:54 :
Alors c'est qui ?
Pourvu que la presse ne tombe pas dessus d'ici le soir du second tour en 2017.

Cela dit, 3 semaines d'adolescents dans la rue et cette chips rejoint Fleur pour pleurer sous le balcon de François.
a écrit le 23/02/2016 à 17:51 :
Le code du travail a déjà été particulièrement allégé par le Gvt , en effet grâce à l'effort et l'ingéniosité de nos camarades informaticiens ,il ne pèse plus qu' une cinquantaine de grammes sur une clé usb. Nous attendons maintenant que le patronat tienne ses promesses en matière d'embauche en contre partie d'un code du travail allégé.
Réponse de le 23/02/2016 à 18:35 :
Réformer le code du travail est une chose .... avoir des commandes une autre ... c'est bien là le problème !
a écrit le 23/02/2016 à 17:43 :
La lignée Hollande, Valls, Macron et El Khomi se sont déguisés en gens de gauche pour nous faire avaler la pilule. La droite et le MEDEF rêvaient de cette réforme, si elle passe, eux l'auront fait. Comment peut-on faire croire que pour mieux embaucher il faut pouvoir diminuer les droits des salariés? Absurde! On voit bien les réactions politiques, la droite est absolument d'accord pour voter cette loi en l'état. Cela veut tout dire! Evidemment, les directives viennent de Bruxelles car la France a un acquis social au dessus des autres pays de l'U.E. et on veut la faire rentrer dans le rang. Cela ne changera rien au chômage.
Les salariés, les étudiants et leurs syndicats ont bien compris l'enjeu et ce n'est pas gagné pour le gouvernement.
Réponse de le 23/02/2016 à 18:00 :
Les syndicats râleront en façade mais ne feront rien pour les esclaves du privé : leurs représentants sont majoritairement issus du secteur public (on ne tire pas contre son camp) et achetés par le gouvernement. La preuve : la nouvelle cotisation sur nos salaires, et le constat du poids des subventions par rapport aux cotisations encaissées. Les élus des syndicats n'ont plus besoin que de quelques suffrages pour être dits représentatifs. Mais plus du secteur privé. De la collusion avec le gouvernement.
a écrit le 23/02/2016 à 17:09 :
Bientôt un code du travail de 5 kg qu'on pourra utiliser pour faire des push ups
Réponse de le 24/02/2016 à 11:05 :
Le seul point positif de ce nouveau code du travail... Avec ces nouveaux 5 kilo de plus, le patron aura mal en le prenant dans la tronche quand il vous dira que vous êtes viré grâce à ce nouveau code alors qu'avec lancier il n'aurait jamais pus le faire.. Mais bon le problème sera toujours pour celui qui est viré et qui n'aura plus droit au chômage et ne trouvera plus de travail... En gros on déporte le chômage sur le RSA si j'ai bien compris? Pourquoi ne pas avoir plutôt créer un chômage maximum? Et pourquoi avoir créer un max au prudhomme et pas avoir institué un max d’indemnité pour les patrons virés (les million pour les remercier)? Des lois toujours contre les travailleurs pour les plus riches...
a écrit le 23/02/2016 à 17:05 :
Un minimum de recherche montre que ce texte est une directive de l'UE.
- Ni Valls, ni El Komhry ne sont à l'origine de ce texte.
- Ni même le Medef qui sait jusqu'ou il peut aller.
Mais le gouvernement cherche simplement à montrer ses "efforts" auprès de Bruxelles.
Le mot "soumission" serait assez juste.
Nous verrons bien qui, des médias, des syndicats ou des politiques révélera ce secret de polichinelle. Amis citoyens, ouvrez les yeux.
Réponse de le 23/02/2016 à 17:35 :
Intox: pouvez vous citez précisément la directive Européene que la france devrait transposer?

l'UE n'ayant que très peu de compétence législative en droit du travail (soumise de plus à l'unanimité...garantie de blocage ), je vous souhaite bon courage pour identifier cette Directive ...qui n'existe pas.
Réponse de le 23/02/2016 à 18:36 :
Désolé de vous contredire, tout est ici: Réforme des retraites, fonctionnement de Pole Emploi, allocations chômage, Licenciements... etc. Faites-vous votre idée :

https://www.youtube.com/watch?v=USMf5oUPYlI

PS.: à 2 min.12, le reportage de France2 à la commission Européenne avec les "gendarmes" des finances pour "mise en demeure", "sanctions" et "amendes". Pardon de prendre aussi à témoin les commissaires européens qui figurent et déclarent eux-même le piège (à 8 min.15s).
Réponse de le 23/02/2016 à 20:20 :
2e tentative de réponse (après modération).
En cherchant un peu sur youtube vous trouverez plusieurs reportages confirmant ces directives de Bruxelles:
"revelation nos politiciens n ont plus aucun pouvoir"
a écrit le 23/02/2016 à 17:03 :
Du buzz rien que du buzz , a la fin des manifestations de la nation à la bastille une loi sera voté qui ne réformera rien.Elle n'aura même pas de décret d'application et sera modifié par le prochain président. Plus besoin de se tenir à jour :la diarrhée législative qui sera effacée par la prochaine chasse d'eau électorale est de retour pour la plus grande joie des commentateurs.

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