"L'échec des négociations avec la Grèce serait l'échec de l'Union européenne"

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Zoé Kostantopoulou, la plus jeune présidente du parlement grec.
Zoé Kostantopoulou, la plus jeune présidente du parlement grec. (Crédits : Reuters)
Zoé Kostantopoulou, présidente du parlement grec, la Vouli, s'exprime sur les négociations avec les créanciers et la victoire de Syriza.

LA TRIBUNE - Croyez-vous aujourd'hui qu'un accord avec les créanciers sur la base des conditions du gouvernement grec est possible ?

ZOE KOSTANTOPOULOU - C'est une question de démocratie. Le gouvernement grec a été récemment élu sur un mandat clair : protéger la société contre la crise humanitaire provoquée par les politiques d'austérité imposées par les memoranda ; renforcer l'Etat de droit et l'Etat social ; restaurer les procédures démocratiques qui ont été violées à de nombreuses reprises pour imposer ces mesures et, enfin, créer des bases pour permettre ce qui est un des buts principaux de l'Union européenne : la prospérité de ses peuples et de ses sociétés.

Parallèlement, les négociations se déroulent alors même que ce gouvernement a commencé à mettre en place son programme. Il va de soi que tous les partenaires européens et toutes les institutions qui prennent part à ces négociations doivent respecter ce processus. Accepter que ces buts ne soient pas possibles, c'est accepter qu'il n'y ait plus de démocratie.

Comment réagit la société grecque à cette négociation longue et pénible ?

Le gouvernement peut compter sur un appui très fort sur le rétablissement de la protection des couches sociales les plus fragiles, de plus de justice sociale, de la paix sociale au sein du pays et de l'Europe et aussi sur la mise en place de la justice fiscale. Il existe une demande justifiée que les droits fondamentaux du peuple et des citoyens soient respectées et que cela se fasse au sein des organisations internationales, régionales et des unions auxquelles la Grèce participe depuis des années ou des décennies.

Et si cela n'est pas possible ?

Ce serait un échec total des buts de l'Union européenne tels que décrits par les traités. Selon l'article 3 du traité de l'Union européenne, l'Europe a pour objectif principal la « prospérité de ses peuples et ses sociétés » et l'euro est un moyen d'atteindre ce but. Utiliser l'euro comme une menace pour les peuples est une violation grave des obligations européennes telles que décrites dans les traités.

Pensez-vous qu'il sera nécessaire d'organiser de nouvelles élections pour valider l'accord ou l'absence d'accord ?

Ce n'est pas, pour moi, une hypothèse crédible. A mon avis, le mandat du gouvernement est clair et suffisamment récent.

Comment jugez-vous la stratégie du gouvernement grec ? Certains, au sein même de Syriza, estiment qu'il y a eu trop de concessions aux créanciers...

Il n'y a pas encore d'accord final. Ce qui veut dire qu'on ne peut pas parler de concessions. Il y aura une procédure de validation démocratique de l'accord au sein des partis de la coalition gouvernementale comme au parlement. Je suis convaincue que ce processus démocratique protègera le peuple grec et les peuples européens en ce qui concerne leurs droits humains et en particulier leurs droits sociaux et politiques.

Il convient de se souvenir que, selon les traités européens, mais aussi selon la constitution grecque, ces droits ne sont pas négociables. Ceux qui essaient de mettre sur la table de négociation les droits et les libertés fondamentales sont ceux qui ne respectent pas les principes fondateurs de l'Union européenne et les piliers sur lesquels elle fonctionne.

On a dit que vous ne souhaitiez pas transmettre les réserves du parlement à la banque centrale. Pensez-vous que cette décision du gouvernement était justifiée ?

Il y a eu une loi sur ce sujet et le parlement n'est pas concerné. Le Parlement jouit d'une autonomie par rapport au gouvernement, et d'une indépendance liée au fait qu'il représente une de trois fonctions séparées de la démocratie.   Ce qu'il faut signaler, c'est que, depuis août dernier, la Grèce a payé 17,5 milliards d'euros à ses créanciers dont environ 7 milliards d'euros sous le nouveau gouvernement. Durant cette période, pas un euro n'a été versé à la Grèce. Il est clair que cette situation crée des conditions d'asphyxie et de chantage économique. Et il est clair que ce gouvernement et ce parlement ont le devoir de protéger les droits fondamentaux du peuple et le droit de ce dernier à la survie avant toute autre obligation.

Je rappelle aussi qu'il n'est pas du tout certain que la dette publique doive être remboursée. Nous avons des indices très forts qu'une grande partie de cette dette est illégitime, illégale et même odieuse et elle s'avère insoutenable dans le cadre des conditions créées.

Ce sera le rôle du comité pour la vérité sur la dette. Comment concevez-vous son rôle ? Le gouvernement devra-t-il prendre acte de ses décisions ?

Le comité travaille pour servir les droits du peuple de connaître la vérité sur la dette, sur les conditions de sa création et sur l'inflation de celle-ci. Et bien sûr, le peuple a le droit de revendiquer une solution viable à ce problème. Le 18 juin, le comité annoncera ses conclusions préliminaires, mais il travaillera encore pendant presque un an pour achever cette tâche immense. Il est clair que personne ne peut justifier que les générations futures paient pour la corruption des gouvernements précédents. Chaque enfant qui naît aujourd'hui en Grèce doit déjà 32.500 euros, alors même que depuis cinq ans, on a fermé les écoles, des universités, des hôpitaux et des tribunaux et que le chômage atteint 27 % de la population (60 % chez les jeunes et 72 % chez les jeunes femmes). Il faut créer des conditions viables pour les générations futures et pour les jeunes générations. Insister pour qu'ils paient une dette qui n'est pas la leur, c'est leur refuser tout futur.

Vous étiez à Paris dans le cadre du « forum des alternatives-alliance contre l'austérité. » Selon vous, Syriza représente une alternative pour l'Europe ?

L'arrivée au pouvoir de Syriza prouve que l'impossible devient possible, quand les peuples décident de prendre leur avenir dans leurs mains. Le résultat des élections de janvier dernier prouve qu'il n'y a pas de sens unique en Europe et ceux qui insistent à imposer cette logique du sens unique s'éloignent de leurs sociétés.

Précisément, comment jugez-vous l'attitude, durant ces quatre mois, des gouvernements de la zone euro dans les négociations ?

Chaque gouvernement fait face à une responsabilité fondamentale : agir en protégeant les valeurs européennes et non pas des intérêts particuliers financiers, économiques ou politiques. Traiter la Grèce comme un élève que l'on doit punir est une attitude qui va à l'encontre du respect entre les peuples et les Etats et qui va à l'encontre de la cohésion européenne. Punir le peuple pour les erreurs des gouvernements précédents et des créanciers est une attitude inhumaine et punir le nouveau gouvernement grec pour les mêmes raisons est une attitude anti-démocratique.

________

>> MINIBIO

Zoé Kostantopoulou est née en 1976. Elle est la fille de Nikos Kostantopoulou, leader du Synapsimos, un des partis constitutifs de Syriza, jusqu'en 2004, et brièvement ministre de l'intérieur en 1989.

Parfaitement francophone, elle est diplômée de droit à Paris et à New York et a travaillé au tribunal international sur l'ex-Yougoslavie de La Haye. Avocate à Athènes, elle s'est spécialisée dans la lutte contre la corruption et pour les droits de l'homme. Elle rejoint Syriza et est élue députée en mai 2012, en juin 2012 et en janvier 2015.

Le 6 février 2015, elle est élue plus jeune présidente de la Vouli (parlement) de l'histoire grecque par 235 voix sur 298 présents. Elle a regroupé sur son nom les élus de la majorité (162 sièges), mais aussi de nombreux élus de l'opposition. C'est la seconde femme à occuper ce poste, le deuxième de l'Etat grec dans l'ordre protocolaire.

En mai, elle a demandé la constitution d'une commission sur la vérité de la dette publique, qui doit rendre ses premières conclusions le 18 juin.

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a écrit le 03/06/2015 à 8:52 :
...." ce serait l'echec de l'Union européenne ..." !! un peu de serieux ...:
population de l'Union européenne : 507 millions d'habitants ( Grece : 11 millions );
PIB de l'Union européenne : 14.000 milliards d'euros ( Grece 180 milliards ) ;
on continue l'enumeration ?
Réponse de le 03/06/2015 à 10:03 :
c'est une question de qualité ou de quantité à votre avis ?
Réponse de le 03/06/2015 à 10:51 :
les 2 ; et là ,j'ai l'impression , qu'il n'y a ni l'un , ni l'autre .
Réponse de le 04/06/2015 à 9:21 :
A bè si ! la qualité y est, car ce qu'essaye de faire Syriza c'est ce qu'aurait du faire Hollande s'il avait été Socialiste respectueux d'un esprit Humaniste qui dicte la conduite à tenir , c'est à dire dans la démarche ( par exemple pour prendre cette seule référence puisque les "Solfériniens" s'en réclament régulièrement !) de Jean JAURES ! Je ne sais pas si vous connaissez les textes de Jaurès mais il est difficile de faire passe le bonhomme pour un fanatique !
Réponse de le 04/06/2015 à 9:28 :
le " controle qualité " , c'est toujours à l'arrivée seulement , qu'on peut le juger...
et surtout , quand c'a ne va pas dans le mur .
Réponse de le 04/06/2015 à 10:20 :
eh bè non désolé de vous contredire . Si vous aviez fait de la démarche qualité en Entreprise ( industrielle ou pas) vous sauriez que la qualité se contrôle et s'assure tout au long du processus de fabrication ! Avec des 3points de contôles" "des point d'arrêts" ) qui jalonnent les parcours d'élaboration, de fabrication . Cela permet de voir au cas où la qualité ne serait pas au rendez-vous où peuvent se trouver, dans la chaine, les éléments à améliorer. Mais enfin, pour en revenir dans le cas qui nous occupe, on est loin de tout ça. Nous pourrions dire, au mieux que les acteurs ne travaillent pas du tout dans le même référentiel Qualité ! Cela ne peut donc pas fonctionner ! A vrai dire, le débat est bien ailleurs puisque si l'on en croit notamment Romaric GODIN du journal la Tribune ( ce n'est pas à priori un dangereux extrémiste lui aussi ) on croît que depuis février 2105 , Bruxelles négocie avec Syriza alors qu'en réalité, elle pratique la stratégie du nœud coulant!

La Tribune : http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-noeud-coulant-menace-de-se-refermer-476862.html
Réponse de le 05/06/2015 à 8:21 :
celà se fait tout au long du parcourt ...bien sur ! mais c'est à l'arrivée ...que l'on juge :
vous savez ( forcement ) , vu votre " experience " que l'on mesure les rejets à chaque etape du procesus ...
( j'ai fait la demarche qualité , dans le cadre de la certification ISO ).
la theorie de mr godin est ce qu'elle est ; la réalité , c'est autre chose ;
et la Grece depuis l'arrivée de Syriza ...n'a quand meme pas fait grand chose , à part de travailler à l'augmentation de la réunionite bruxelloise .
et , si la Grece pense qu'il y a une startegie du noeud coulant , et bien qu'ils cessent de raconter des bobards , et qu'ils decident de sortir de l'Euro ( de toutes manières je pense que c'est la meilleur solution pour eux ).
a écrit le 02/06/2015 à 22:11 :
Les Grecs par ci les Grecs par là ! Ces discours qui confondent l'ensemble du peuple Grec en une seule entité une et indivisible qui profiterait des autres Nations n'a aucun sens! La situation de la Gréce n'est pas trés différentes des autres nations. Certes, il ya une situation un peu plus critique en Gréce , un peuplus "avancée" mais ce sont les mêmes tares qui sévissent que dans le reste du monde : corruption, évasion fiscale, optimisation fiscale, réduction des droits des travailleurs, dégradation des conditions de vie, déreglementation etc...Et ces dégradations ne sont pas subies par tout le monde ! Il y a l'oligarchie qui installe cette société et qui en profite .
a écrit le 02/06/2015 à 21:46 :
L’affaire grecque est très intéressante pour assainir le système actuel ( financier et politique).
La dette grecque, comme celle de la France ou autres pays , est à 90% fictive, si ce n’est davantage.
Pourquoi 90% de la dette est elle fictive ?
Parce-que les banquiers nous ont ravi, (via des gars de chez eux qui se sont fait élire et qui ont passé les lois adéquates) notre souveraineté bancaire : nous n’imprimons plus notre monnaie, et l’argent nouveau, mis en circulation depuis, nous est facturé par les banques internationales, avec des agios en plus, alors que cet argent nouveau n’a rien coûté à qui que ce soit !
a écrit le 02/06/2015 à 20:31 :
Bravo, les grecs ! votre victoire sur l'europe de banquiers sera la victoire des peuples, des petits, des obscurs, des sans-dent : merci de nous donner cet espoir de pouvoir échaper à cett organisation ploutocratique
a écrit le 02/06/2015 à 19:38 :
Les Grecs roulent sur un billard les Européistes préfèreraient se crever un œil plutôt que de céder un pouce de territoire Grec.
Les Grecs feront cracher à l'Europe tout l'argent qu'ils veulent.
Ce qui chagrine les Européistes c'est que se sont des communistes!
a écrit le 02/06/2015 à 18:43 :
L' Europe n'est pas responsable de l'incurie des précédents Gouvernements grecs !
La plupart des grecs ne sont pour rien dans la situation finançière désastreuse de leur pays mais malheureusement, ils en subissent les conséquences.
Ce n'est pas aux ressortissants des autres pays européens de payer pour les dettes de la Grèce qui devra être remboursée au moins en grande partie, faute de quoi personne ne prêtera plus à la Grèce.
a écrit le 02/06/2015 à 17:08 :
Sacrée chance pour les contribuables de l'Union, que Tsipras n'ait pas inclus dans son programme la promesse d'un voyage en Floride, chaque année à chaque citoyen grec, question de changer d'air , car le refus de financer suffisamment son gouvernement afin qu'il puisse donner, entre autres, suite à cette mesure qui l'a aidé à se faire élire, par le reste de la zone, aurait été condamné vigoureusement comme un manque de respect de la démocratie, non seulement grecque, mais carrément européenne. Ouf! Sacrée chance!
a écrit le 02/06/2015 à 12:50 :
La démocratie serait de demande par référendum, à ceux qui paye leurs avis. La démocratie serait de nous demander avant chaque voyage présidentiel si nous sommes d'accord pour distribue des milliard € . La démocratie serait de nous demander, si nous voulons donner 45 milliards € a fond perdue à la Grèce. La démocratie serait de nous demande si nous voulons renfloue l'Italie, l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, l'Ukraine, etc. La démocratie est de prépare l'avenir de nos enfants, pas de sauver la planète. Allez un grand référendum sur la direction de l'Europe.
a écrit le 02/06/2015 à 10:24 :
C'est curieux cette offensive médiatique des responsables politiques Grecs pour dire que l'Europe a beaucoup à perdre à l'échec des négociations.
Cette partie de poker menteur était prévisible depuis le début. Chacun mettra de l'eau dans son vin. Tsipras acceptera des mesures supplémentaires d'économie, malgré ses promesses électorales et l'Europe acceptera des délais supplémentaires, malgré ses exigences de rigueur budgétaire.
Ce jeu n'est fait que pour faire monter les enchères: personne n'a intérêt à la rupture.
a écrit le 02/06/2015 à 10:21 :
"question de démocratie"
"prospérité des peuples"

ok ok , on entend bien...

Mais cela sous-entend-il que les peuples plus pauvres ont le droit d'emprunter sans compter et de compter sur les peuples plus riches pour les renflouer ?
a écrit le 02/06/2015 à 9:51 :
Ma'am Zoé oubli un détail : si le peuple grec a voté son souhait que les citoyens européens financent les dépenses grecques, ce vote ne s'impose QUE au peuple grec ! Si l'état grec a pris des engagements, ses ressortissants doivent les assumer ! Pas les européens !
Quand à ceux qui affirment que ce ne sont pas les grecs qui ont fait les dettes mais leur gouvernement, je rappellerais que c'est l'état et non les gouvernements qui s'endettent ! A moins de décider que toute dette doit être contresignée par chacun des ressortissants, mais là, ils ne sont pas prêts de toucher le moindre centime, car il manquera toujours une ou deux signatures !!!
Je ne vois qu'une concession acceptable : un taux d'intérêt aligné sur le cout d'emprunt de la BCE, sans marge. Mais plus le moindre centime de prêt supplémentaire, d'autant que certains commencent à mettre la faute sur l'europe en prétextant que l'Europe n'aurait jamais du laisser la Grèce s'endetter !!
Réponse de le 02/06/2015 à 12:27 :
A savoir que sans la Gréce la civilisation europeenne christian helleniste n'existerait pas donc ni la civilisation européenne ni l 'Europe qui en réalité est un très vaste continent , cette ue est une immonde imposture à tous les niveaux et une immonde escroquerie. la France est christian helleniste , n'en déplaise aux menteurs, aux imposteurs et aux falsificateurs.
a écrit le 02/06/2015 à 9:04 :
On ne peut pas tout réussir : l'Union Européenne a le droit à l'échec. C'est même grâce à ses échecs qu'elle progresse. Si la Grèce s'en va, ce qui serait tout à fait triste, ce sera plus un pépin pour elle que pour l'Europe. Qui continuera de toutes façons. N'en déplaise aux isolationnistes, et aux nostalgiques du franc, voire de la francisque.
a écrit le 02/06/2015 à 9:01 :
Les europeens respectent le choix democratique des grecs qui souhaitent quitter l europe et de ne pas respecter les regles
Aux grecs de respecter le choix democratique des europeens qui n ont pas vote tsipras et ne souhaitent pas entretenir des trichdurs patentes ad vitam eternam
Si ette dame a d autres lecons de morale pour culpabiliser les gens qui n ont pas vote pour elle on est preneurs
Réponse de le 02/06/2015 à 11:21 :
Parler de "choix democratique des européens", faut qand même pas manquer de culot , môssieu ! Je suis européen mais je n'ai rien de commun avec vous; l'Europe, à l'origine, c'etait la promesse de paix, de prospérité, de plus de democatie et non la promesse de guerre, de pauvreté, de violence, de delocalisation de nos activités.
Réponse de le 02/06/2015 à 11:47 :
mais que vient faire l'Europe là dedans? Sommes nous responsables des malheurs des Grecs, alors qu'ils nous doivent 65 milliards d'Euros? (juste à nous, Français). Si elle n'avait pas été là, la Grèce serait en faillite depuis belle lurette.
Réponse de le 02/06/2015 à 13:14 :
Donc vous admettrez que les grecs se passeront des leçons de morales culpabilisatrices de ceux pour lesquels ils n'ont pas voté: vous, les autres européens, et surtout leurs gouvernements en tout particulièrement... celui de l'Allemagne...
Réponse de le 02/06/2015 à 13:46 :
je n'ai pas souvenir d'un choix de ma part pour imposer aux grecs de payer des créances d'un tel niveau , pouvez vous nous rappelez quand avez vous été consulté ?
Réponse de le 02/06/2015 à 14:53 :
depuis maasrtrchi est encore démocratique ? vous plaisantez !!!!
a écrit le 02/06/2015 à 8:57 :
elle s'est juste déplacée à Bruxelles où règnent tous les aparatchiks dont on ne veut plus et qui n'arrivent plus à se faire ré-elire dans leur pays d'origine....je souhaite donc que les négociations avec la grèce n'aboutissent pas.
Réponse de le 02/06/2015 à 9:30 :
j irai meme plus loin ! il faut se rapprocher des russes et créer une europe fédérale avec le fonctionnement Suisse ! et virer les grecs
a écrit le 02/06/2015 à 8:40 :
on dirait le discours d'un socialiste français: jamais responsable de quoi que ce soit, c'est toujours la faute des autres. Je propose qu'on leur prête Thevenoud, Sapin et Saal pour redresser leurs finances. Heureusement la fin de la récré approche
Réponse de le 02/06/2015 à 13:10 :
Comme : les prêteurs jamais responsables de vérifier la solvabilité de leurs (futurs) emrpunteurs?... Les banquiers privés pas responsables des produits qu'ils créent et vendent? et qui se dégonflent??? se déresponsabiliser n'a pas beaucoup de couleur politique... d'autant moins quand on pratique la communautarisation des pertes et la privatisations des profits...
a écrit le 02/06/2015 à 8:34 :
Indépendamment de ce que l'on peut penser de la crise et de la dette en Grèce, les arguments de cette dame ont quelque chose de fascinant:
1 - le peuple Grec a voté donc sa volonté exprimée démocratiquement doit s'imposer au reste des peuples européens (qui eux n'ont pas voté en Grèce)
2 - Même s'ils ont été élus démocratiquement, les gouvernements pécédents étaient corrompus donc les engagements pris par ces derniers au nom de l'Etat et du peuple Grec n'engagent pas le nouveau gouvernement
Elle remet ni plus ni moins en cause un des fondements des Etats démocratiques modernes qui est la continuité de l'Etat et de ses engagements. Intéressant...
Réponse de le 02/06/2015 à 10:14 :
@ RB83,

"1 - le peuple Grec a voté donc sa volonté exprimée démocratiquement doit s'imposer au reste des peuples européens (qui eux n'ont pas voté en Grèce)"

Par opposion aux peuples Européens qui eux n'ont pas été (bien entendus) consultés sur l'éponchage des investisements foireux des Banques Privés avec les deniers publiques. Le peuple grec a eu au minimum le droit de s'exprimer lui. Mais je conçois qu'en France vous avez un peu de mal à saisir l'essence du respect de la vonloté populaire. (référendum de 2005).

Et en tant qu' helvête... je suis en position effectivement de concevoir ce qu'est un référendum. Je suis prêt aussi éclairer vos zones d'ombres si vous le souhaitez.

2"Elle remet ni plus ni moins en cause un des fondements des Etats démocratiques modernes qui est la continuité de l'Etat et de ses engagements. Intéressant..."

Vous vous aventurez sur une pente savoneuse car l'histoire vous démontre à maintes reprises que les engagements d'un Etat, d'un groupe ou d'un individu dépendent en premier lieux de leurs intêrets et pas de pseudo-fondements fantaisistes. C'est donc bien vous mon cher qui est complètement "à l'ouest".
a écrit le 02/06/2015 à 8:19 :
L'Europe est déjà un échec et n'a pas à en apporter plus de preuve. Elle ne nous a pas protégé d'une crise à effet domino, alors qu'on nous avait promis qu'elle nous rendrait plus fort. L'Europe a creusé les inégalités et nous a appauvri. L'Europe nous soumet, envers l'avis des peuples, aux dictas des USA sur l'ouverture d'un marché bilatéral ultra-libéral. Alors que l'Europe devait nous apporter la paix, elle nous mène vers une guerre qui ne nous concerne pas en Ukraine.
a écrit le 02/06/2015 à 7:55 :
Aussi corrompu que les autres familles politiques grecques????
Europe est un echec... sauf pour les financiers et politiques qui se gavent de plus en plus, veulent pouvoir asservir plus facilement les peuples pour en faire des esclaves modernes (cad les faire travailler, les faire depenser là ou ils decident et decider de notre pseudo bonheur....et ensuite ils vont nous preparer une bonne guerre car c est bon pour les affaires...)
a écrit le 02/06/2015 à 7:27 :
En guise de prospérité nous avons un chômage considérable et une misère comme jamais encore. L'Euro a tué l'Europe et l'étendue du désastre fait peine à voir. C'est l'Euro du désespoir avec une flambée des prix qui a précipité des millions de personnes dans la misère. Qui peut en douter ? Sortir de l'Euro est une nécessité.
a écrit le 02/06/2015 à 5:13 :
C'est incroyable l'engouement pour ce côté martyr. La Grèce renvoie ses erreurs sur l'Europe....alors qu'elle n'assume pas ses erreurs. Cela me conduit à penser que la soupe européenne même pour la Grèce reste la meilleure option et que toute cette stratégie est développée par le gouvernement grec pour se dédouaner des dangers inouïs dans lesquels il précipite le pays. cela me conduit à penser que toute cette frange extrême droite et gauche confondues sont incapables de s'adapter à la réal politique et qu'ils préfèrent le suicide plutôt que la capitulation. Enfin cela montre une Europe réaliste qui demande aux mauvais élèves de changer de comportement. Pour moi la seule erreur de l'Europe et d'avoir laisser faire une telle mauvaise gestion, Mais les dirigeants de l'époque avait en tête une vision de l'Europe issue de la seconde guerre mondiale et aussi une pratique de la politique naïve et clientéliste.
Réponse de le 02/06/2015 à 13:55 :
@ Caféine,
1) "C'est incroyable l'engouement pour ce côté martyr." - Il y a les martyrisés et les martyriseurs.

2) "La Grèce renvoie ses erreurs sur l'Europe." - Par opposion à L'EU qui à renvoyé les erreurs des Grandes Banques Allemandes et Françaises sur les contribuables Européens. Le fameux "too Big to fail", mais je suppose que les citoyens Europpéens ont été enchantés qu'on ne leur demande même pas leurs avis n'est-ce pas. L'EU c'est bien connu ....c'est la démocratie des capitaux ... pas des peuples.

3)"le gouvernement grec pour se dédouaner des dangers inouïs dans lesquels il précipite le pays." - C'est effectivement dangereux pour les eurocrates qu'un petit pays puisse encore souvrainement dire NON, alors que des grands pays Européens se couche de façon quasi prosternatoire. Effectivement cela ne grandit pas la France tout cela.

4) "s'adapter à la réal politique" - Vaste programme comme dirait l'autre.

5)"Enfin cela montre une Europe réaliste qui demande aux mauvais élèves de changer de comportement." - Là vous touchez le fonds monsieur/madame l'européiste doctrinaire. L'EU n'a pas mandat à "éduquer" les peuples qui la compose. De plus vous vous basé sur quel modèle "éducatif" pour osez sortir une ânerie pareille? Qui sont les bons Européens et qui sont les mauvais? Vous semblez être un grand nostalgique du mode de régence du Bloc de l'est... et effectivement cette EU devient aussi autiritaire et détestable pour ses peuples que ne l'était l'URSS, a ce-ci près que l'URSS elle au moins forçait la peur voir parfois.
a écrit le 02/06/2015 à 0:21 :
Un droit de la Grèce d'être assisté financièrement par l'UE parce que le pays a été mal géré, comme le réclame Z.K., n'est pas compatible avec le no bail-out expressément prévu dans le droit européen et la nature confédéraliste très chère à plains d'états-membres. A priori, son analyse juridique est très rapide. De toute façon, une telle demande n'a aucun rapport avec le versement sous le programme actuel, base accepté par la Grèce le 20-02-15.
a écrit le 02/06/2015 à 0:08 :
Le tonneau des Danaïdes réside TOUJOURS en Grèce ?
Et ce, depuis l'antiquité ? L'Europe avait manifestement oublié
son existence ? De "las" (sic) son désir mirifique DE LE REMPLIR ?
La "découverte" de cette impossibilité est aussi manifeste que
TRÈS tardive ? Perpétrer (si, si c'est le mot choisi) une suite serait .... danadiens tiens ! lol
a écrit le 02/06/2015 à 0:05 :
Joseph STIGLITZ qui n'est pas au Front de Gauche mais un homme du sérail (ancien économiste en chef de la banque mondiale et conseiller perso de B CLINTON ) le dit : l'austérité mène au désastre..... Contrairement à ce que dit "le Point" qui accuse le populisme de Syriza.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/26/joseph-stiglitz-l-austerite-mene-au-desastre_1361520_3234.html
Réponse de le 02/06/2015 à 13:07 :
L'endettement sans fin aussi.
Réponse de le 02/06/2015 à 20:59 :
Justement le systéme de la dette est combiné pour ne jamais se tarir car il permet aux détenteurs de s 'enrichir ad vita eternam! Il devient impératif de sortir de cette "financiarisation de l'économie" car non seulement il prive les peuples des moyens de leur subsistance , mais il empêche "d'attaquer" efficacement les réformes de transition qui ne saurait se réduire à une transition énergétique car si c'était le cas ce serait l'échec assuré ! Nous avons perdu 5 précieuses annnées avec sarko et il va en être de même avec Hollande . Et si Sarko repasse ça craint un max !
a écrit le 01/06/2015 à 22:54 :
S'il y a échec, c'est d'abord celui de la Grèce de Syriza. Le Portugal a respecté ses engagements, il se redresse et ne pose pas de problème pour le remboursement des ses emprunts. Chypre, qui est aussi passée par là, vient d'annoncer qu'elle rembourserait ses emprunts avec six mois d'avance. Les pays du Sud ne sont donc pas condamnés au reniement de leurs engagements comme le fait la Grèce. Mais Syriza a menti à son peuple en lui vendant du rêve, a rejeté le plan de redressement existant avant son arrivée, et maintenant dénigre, menace et accuse l'Europe tout en lui réclamant encore plus d'argent. L'échec est entièrement dû aux apprentis sorciers de Syriza qui conduisent leur peuple à la ruine. Il n'y a aucune indulgence à avoir pour ces tribuns irresponsables.
Réponse de le 03/06/2015 à 9:56 :
Je n'ai pas entendu parler du Portugal comme d'un pays florissant. Un pays qui dit à ses jeunes "nous n'avons pas de place pour vous , partez ! mois ça me pose un énorme problème ! . C'est comme l'Allemagne qui est sans cesse prise comme modèle par une presse que je qualifie de "chien de garde" ( rapport au livre et au film) alors que les gens de ce pays connaissent une situation sociale de plus en plus dégradée où la précarité se développe à grande vitesse. J'ai une amie qui vit en Allemagne depuis de trés nombreuses années . Savez -vous que la bas existe ce que nous redoutons en France avec la privatisation et la libéralisation du secteur santé ? En Allemagne, selon votre assurance, vous ne pouvez pas aller dans certains centres de soins ! Dans ce pays depuis les reformes HARTZ de Schröder (vive les réformes des sociaux démocrates ou autrement dit des Socialistes!) la pauvreté a gagné beaucoup de terrain. Alors pour les gouvernements Eurocrates , dont la FRANCE fait malheureusement partie, les critères de bonne santé sont exclusivement comptables! Les comptes sont redressés ( ou en voie de l'être!) c'est formidable ! Moins d'endettement , plus de croissance etc... les peuples sont à genoux mais tout va bien, on est en train de sortir du tunnel comme disait Chirac dans les années 70, une fameuse figure de rhétorique pour nous dire que nous sortions des difficultés ! « Nous sommes repartis sur une meilleure voie, nous apercevons la sortie du tunnel Jacques Chirac, 12/08/1975 ! »

Question: il ne serait pas circulaire le tunnel ?

Mais si nous poussons la réflexion plus loin, il faudrait peut-être reconsidérer avec le recul que nous avons, la question du bilan des "trente glorieuses". Certes, il est vrai que celles-ci sont passées depuis une bonne trentaine d'année déjà! On entend souvent dire que nous aurions mangé notre pain blanc ? Mais était-ce réellement du pain blanc ? Ou pour le dire autrement, ne mangions nous pas effectivement notre pain blanc mais en utilisant un mode de développement destructeur ? Et puis les trente années qui ont suivi depuis le début des "années 80", comment les qualifier, elles ? Vaste débat qui est au centre des difficultés que nous rencontrons . Pour avoir une chance de trouver des solutions ne faudrait-l pas s’interroger avant toute chose sur la pertinence des modèles de développement que nous avons utilisé jusqu'à présent ?

ref: http://www.seuil.com/livre-9782021097795.htm pour voir l'analyse de Guillaume Duval du mensuel Alternative économique .

ref: http://www.monde-diplomatique.fr/2014/01/VIDAL/50002 pour voir l'analyse de Dominique Vidal dans le Diplo de janvier 2014.

le Portugal ! http://geopolis.francetvinfo.fr/portugal-une-embellie-economique-qui-ne-profite-guere-a-la-population-62859
a écrit le 01/06/2015 à 22:41 :
Que de perte de temps et d'énergie pour essayer de sauver un bateau ivre
Ils feraient mieux de se consacrer à fond sur le chomage en Europe
Réponse de le 02/06/2015 à 14:22 :
mais sans les grecs l'EUROPE n'aurait jamais existé ni la civilisation européenne issue d'un certains mariage des cultures grecs et des cultures etc etc du premier empire à vocation universelle Perse (Iran), ni les européens; je ne parle pas de cette ue, (qui est une vaste imposture et une escroquerie) et qui n'a rien à voir avec l'Europe , les européens et la civilisation européenne et le très vaste continent Européen. Cessez de nommer Europe, cette ue s'il vous plaît.ne serait -ce que par respect pour la civilisation europeenne christian helleniste les chrétiens d'orient les chrestos...... et les européens et les langues proto indo européennes issus du persan ou sanskrit dont le celte/gaulois) l'ancien grec etcetc voyez vous avant l'église cathos les chrétiens existaient déjà et je n'aime pas les usurpateurs les imposteurs les falsificateurs , cette ue /us n'a rien à voir avec l'Europe et la civilisation européenne, elle est même totalement son inverse.par ex la Russie de Poutine j'entend est plus européenne que cette ue. qui en réalité est une dictature impérialo colonialiste.
a écrit le 01/06/2015 à 22:40 :
L'union européenne est un échec, c'est évident. En réalité l'union européenne est un prétexte, qui cache un protectionnisme économique pour la classe capitaliste, aussi bien productive que du cartel bancaire international. Il est bien évident qu'il n'a jamais était question de l'intérêt des peuples européens, mais de créer les conditions pour mieux les asservir. Comment peut-on croire qu'une caste hyper riche, hyper privilégiée déracinée ce soucierait de ceux qui créent réellement les richesses, faudrait peut-être redescendre sur terre. Ceux qui gèrent ou qui siègent à la commission européenne, sont tous des hypocrites de première classe.
Réponse de le 02/06/2015 à 14:28 :
Tout juste Fred, bien pire qu'hypocrites oui bien pires et pas qu'eux.
a écrit le 01/06/2015 à 21:16 :
Chère Madame,
Vous demandez à l'UE de continuer à subventionner la prospérité de la Grèce, vous demandez son sauvetage, mais l'UE préfèrerait entrevoir et financer son redressement.
Vous dites que l'énorme dette grecque n'a pas profité au peuple ; sans doute vrai pour partie : corruption, emplois publics fictifs, investissements inutiles, mais au final l'argent gaspillé a bien été prêté par quelqu'un qui l'avait économisé auparavant, ou qui même s'est endetté.
Le choix démocratique grec ne s'impose qu'à la Grèce, pas au reste du monde ni aux autres pays européens.
Dans l'attente d'un plan de redressement grec, dont vous êtes probablement la plus capable vu les agissements de vos prédécesseurs.
Réponse de le 01/06/2015 à 22:03 :
Cher monsieur
pensez-vous que c'est par philanthropie ou charité qu'une banque ou un consortium financier prête à un Etat ?
Pensez-vous qu'une banque est comme ma cousine de Bretagne qui me prête l'argent qu'elle a mis sur son compte épargne ?
Pensez-vous que c'est pour jeter l'argent par les fenêtres qu'on prête à taux négatif à la Suisse, à l'Allemagne et même à la France ?
Sur quelle île habitez-vous pour parler de prospérité de la Grèce ?
Justement les réformes de Syriza sont un plan de redressement grec dont on ne sait s'il va fonctionner tant la mise à sac de la population de ce pays (classes pauvres et moyennes) a été systématique par la troïka.
Que ça vous plaise ou non la Grèce donne à l'Europe une leçon de démocratie. Elle respecte le choix des électeurs au contraire de l'Europe ou du couple Hollande Sarkozy, les Thénardier du vote négatif à la constitution européenne ; au contraire de Hollande par exemple, Syriza a un programme, un programme n'est pas une promesse.
La Grèce est en train de politiser des questions sur lesquelles nous autres européens riches avons appris à ânonner qu'il "n'y a pas d'alternative".
Quelle que soit l'issue, l'attitude grecque nous rend une fois de plus un peu moins honteux d'être européens.
Réponse de le 01/06/2015 à 22:53 :
faux !!! personne n'a économisé de l'argent pour le prêter à la Grèce.
les banques prêtent de l'argent virtuel (qu'ils n'ont pas en fond propre) , qui devient réel lorsque il est remboursé( avec au passage les intérêts bien sur)
Réponse de le 02/06/2015 à 1:39 :
Cher Monsieur, non il ne s'agit pas d'une leçon infligée à l'Europe, mais d'une posture du gouvernement grec qui consiste à s'enfermer dans une démagogie.populiste. Le peuple Grec a souhaité untel gouvernement et je le respecte, mais le reste de l'Europe a élu d'autres profils de gouvernements tout aussi démocratiquement et tout aussi respectables. La Grèce doit être sauvée uniquement si elle le souhaite et va au bout de ses limites, c'est sa seule chance. Les derniers points d'achoppements dont les retraites sont des points difficiles à faire passer au près de l'opinion quand on a promis le contraire, mais il,ne s'agit pas là des réformes les plus douloureuses. La Grèce a connu pire. Nous assisterons au Grexit, et le gouvernement de ce pays aura beau jeu de crier au martyr.
Réponse de le 02/06/2015 à 1:54 :
A Zorba
Votre commentaire n'est pas très structuré.
Le surplus de liquidités actuel oblige les organismes financiers à prêter à taux quasi-négatifs à des états dont ils pensent qu'ils ne feront pas faillite.
C'est cette dame qui évoque un article 3 du traité de l'UE qui obligerait à financer la prospérité de ses membres (voir article).
Enfin je ne crois pas que la "troïka" a pris d'argent à la Grèce, au contraire elle lui en a beaucoup trop prêté, d'où gaspillages et enrichissements particuliers.
Quant à la leçon de démocratie de la Grèce à l'Europe, c'est là encore un déni de réalité ; politiser sa dette est un expédient, et l'attitude du peuple grec face aux autres peuples européens a effectivement quelque chose de honteux.
Contribuer au redressement de la Grèce, pas à son sauvetage perpétuel.
Réponse de le 02/06/2015 à 11:23 :
Aujourd'hui, ce ne sont pas les banques qui prêtent à la Grèce, mais les contribuables européens qui votent démocratiquement pour leurs gouvernements qui ont mandaté démocratiquement des gens (la Troïka) pour surveiller que la Grèce applique bien des réformes afin que la Grèce ne se transforme pas en trou noir où l'argent des contribuables européens partent sans espoir de retour. Tout ceci est très démocratique et si la Grèce ne veut pas se réformer, ce n'est pas la faute du contribuable européen, qui au font, n'a fait que prêté son argent dans l'espoir que les choses aillent mieux en Grèce, mais bien la faute d'un système monolytique que refuse de se remettre en cause. La meilleur solution dans ce cas là est le divorce à l'amiable sans rancoeur ni haine ni culpabilisation de l'un où de l'autre. Le contribuable europeen repartant les poches un peu plus vides et le grec avec sa fierté et ses problèmes de réformes.
Réponse de le 02/06/2015 à 12:28 :
Merci de vos réponses sérieuses à la différence de celle qui commence par "ce ne sont pas les banques qui prêtent…"
D'accord avec vous pour contribuer au redressement de la Grèce. Qui peut convenir que le memorandum a contribué à ce redressement ? Personne.
Quant à savoir qui est plus démocratique ?
Pour mon compte, il me semble que les votes français et néerlandais de 2005 n'ont pas été démocratiquement respectés. Je ne me sens aucune légitimité à discuter le choix des grecs, des finlandais…Je constate qu'il y a une volonté de respecter autant que possible le suffrage qui n'est pas un mandat impératif…J'espère simplement que cette crise, si elle est surmontée, permettra à l'Europe de repartir sur d'autres bases. En d'autres termes le problème est avant tout politique.
Réponse de le 02/06/2015 à 15:46 :
la majorité des français veulent sortir de cette ue/us and co.
Réponse de le 02/06/2015 à 16:01 :
Bonjour Zorba,
Je crois que personne ne conteste à la Grèce ses choix démocratiques. Il faut juste les assumer. L'argent emprunter doit être rembourser. On peut, ne pas vouloir le faire ou ne pas pouvoir le faire et cela est encore un choix de gouvernement démocratiquement élu comme l'ont fait précédemment les gouvernements qui ont constitué cette dette (qui, au passage, a déjà été réduite de moitié).
Cette décision de ne pas rembourser ou d'emprunter est souveraine et cela personne ne le conteste comme personne ne conteste les conséquences. Pour les citoyens du monde cela peut s'appeler une faillite personnelle, pour une entreprise du monde une cessation de paiement suivi d'un dépôt de bilan, dans le cadre d'un pays d'un défaut de paiement avec pour la Grèce une sortie de l'Euro...
En d'autres termes "Choisir, c'est renoncer..."
Il appartient au peuple souverain de choisir pour lui, pour son pays en son âme et conscience.
En espérant que tout cela trouve une issue positive dans le respect des engagements pris car la Grèce est un merveilleux pays habités un peuple extraordinaire.
a écrit le 01/06/2015 à 20:51 :
L'union Européenne est un echec total, on n'est plus à ça près.
Réponse de le 02/06/2015 à 7:07 :
Vous me le retirez du clavier.
a écrit le 01/06/2015 à 20:47 :
On ne gouverne pas l'Europe en tant de crise avec des sentiments.

Si Churchill n'avait pas eu le courage de faire rembarquer ses soldats à Dunkerque et accélérer la capitulation française en juin 1940, il aurait anéanti ses forces armées et nous n'aurions pas pu goûter aux joies de la démocratie à partir de juin 1944.

Choisir c'est renoncer, la décision qui sera prise sera douloureuse, reste à savoir si ce sera pour la majorité ou la minorité.
Réponse de le 01/06/2015 à 23:15 :
Rembarquons nos milliards et laissons la Grèce naviguer seule avec les forces majeures dont elle dispose...
a écrit le 01/06/2015 à 20:31 :
L’effondrement de l’UE est inéluctable puisque ne reposant que sur l’euro et l’économie.
Des pays ne s’y trompent pas puisque l’Autriche organise un référendum le mois prochain sur la sortie de l’UE et de l’euro. La Grande Bretagne va organiser elle aussi un référendum sur la sortie de l’UE. La Pologne pourrait en faire de même avec son nouveau Président anti-européen. L’Islande, qui demandait il y a quelques années à entrer dans l’UE et voyant le marasme européen, s’est désistée de sa demande.

Il y aura donc les pays qui auront pris les devants en sortant de leur propre volonté pour “contrôler” autant que possible la sortie et les autres qui subiront totalement l’effondrement sans aucun contrôle.

Comme nos gouvernants sont des salaces européistes, la seule solution vient de la demande du peuple comme en Autriche de Mozart. Lançons une pétition pour demander à F. Hollande un référendum sur la sortie de l’UE et de l’euro. Et sortons dans la rue pour voter OUI.
Réponse de le 02/06/2015 à 13:15 :
Mais qu'ils partent. Ceux qui resteront avanceront plus vite. Vous faites une fixation ridicule sur l'Euro et l'UE. Croire qu'un pays peut être plus fort seul dans le monde économique du 21ème siècle est vraiment idiot. Tous les pays forment des alliances partout dans le monde et vous, vous voulez vivre en autarcie...
Réponse de le 02/06/2015 à 16:21 :
en France par ex ce sont les friqués et ceux qui s'engraissent sur le dos du peuple tels nos politicards et leurs castes, des corrompus des traîtres des vendus jusqu'à la moelle, les bourges et leurs héritiers surtout qui s'arrangent pour ne pas payer d'impôts ou beaucoup moins qu'ils ne devraient, ils ont beaucoup de plans proposés pour ce faire et qui de plus leurs rapportent encore du fric; et les junker et cie un sacré paquet.
a écrit le 01/06/2015 à 19:56 :
Les grecs sont des champions reconnus pour échapper à l'impôt. Ce n'est pas comme chez nous. Alors qu'ils commencent d'abord à payer leurs impôts en Grèce au même titre que le reste de l'Europe. Pourquoi ne zapperions nous pas l'impôt pour aller demander ailleurs à d'autres peuples de nous aider ?
Réponse de le 01/06/2015 à 20:56 :
D'autant que l'impôt est une escroquerie, puisqu'il ne sert qu'à payer les intérêts issus d'une dette jamais contractée par le citoyen.
Réponse de le 02/06/2015 à 8:07 :
Chic, plus d'impôts en France ou il ne sert qu'à payer de trop nombreux fonctionnaires jamais embauchés par les français ainsi que les intérêts de la dette jamais contractée par les français. Que du bonheur!!!
Réponse de le 02/06/2015 à 8:20 :
oui mais ca sert a payer les salaires de fonctionnaires
Réponse de le 02/06/2015 à 16:31 :
Des fonctionnaires comme par ex tous les politicards traitres, corrompus, mafieux jusqu'à la moelle ça nous ne pouvons pas dire qu'ils ne nous coûtent pas bonbon eux et leurs castes surtout qu'ils ne bossent surtout pas dans l'intérêt de la patrie qu'ils squattent et de son peuple au contraire.

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