Grèce : pourquoi Yanis Varoufakis est-il insupportable aux Européens ?

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Yanis Varoufakis, un ministre qui dérange...
Yanis Varoufakis, un ministre qui dérange... (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
La volonté de l'Eurogroupe de se débarrasser du ministre grec des Finances ne repose pas sur un "style", mais bien plutôt sur des divergences plus profondes.

Il semble que l'exercice soit devenu le passage obligé de tout journaliste travaillant sur les questions européennes. Depuis quelques semaines, les colonnes des journaux s'emplissent d'articles à charge contre le ministre hellénique des Finances, Yanis Varoufakis. Le dernier en date est celui publié par le journal français de référence, Le Monde, qui titre, avec appel de une, sur « l'exaspérant Monsieur Varoufakis. »

L'agacement européen

Le schéma de ces articles est souvent le même : l'homme est jugé évidemment compétent (il est difficile de lui contester cette qualité, sauf à contester celle des habituels « clients » des journaux économiques), mais insupportable et absolument nul en négociations.

De nombreuses citations issues de Bruxelles suivent pour montrer combien, en effet, cet économiste grec est « agaçant » aux yeux des fonctionnaires et officiels européens, avec ses chemises bariolées, son ton docte et son « fort ego. »

Son crime principal, aux yeux de Bruxelles, est de ne pas avoir changé pour "rentrer dans le rang". Comme le « déplore une source européenne », pour reprendre l'article du Monde daté du mardi 12 mai, il a refusé de suivre le chemin de son prédécesseur Evangelos Venizelos, le président du Pasok, qui, lui avait "changé".

Pour finir, le portrait du ministre est celui d'une "rock star", d'un Icare médiatique attiré irrésistiblement par le soleil médiatique. Entre les lignes, le lecteur comprend que, si ce Yanis Varoufakis est si insupportable, c'est parce qu'il n'est qu'un narcisse superficiel qui fait son "show". Son rôle n'aura été que d'agiter les bras pour rendre les négociations aussi captivantes qu'une série américaine. Bref, ce ministre n'est qu'une sorte de clown, utile un moment, mais qui aurait fait son temps.

Le storytelling européen contre Yanis Varoufakis

Cette image a été construite soigneusement par l'Eurogroupe et la Commission depuis les premiers jours du gouvernement Tsipras. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem n'a jamais caché qu'il n'avait pas digéré « l'humiliation » du 30 janvier, lorsqu'un Yanis Varoufakis, très à l'aise, l'avait surpris en proclamant la fin de la troïka.

L'acmé de ce storytelling a été la réunion de Riga du 25 avril, lorsque le ministre grec a été accusé par ses dix-huit collègues d'être à l'origine du blocage. Ce même storytelling, tissé avec soin par Jeroen Dijsselbloem le soir du 11 mai, a enfoncé le clou en notant les « progrès » des négociations une fois la « rock star » disparue.

Mais tout ceci n'est qu'un écran de fumée. Alexis Tsipras a été soucieux d'ôter rapidement un argument aux créanciers. Depuis, les négociations n'ont en réalité pas véritablement avancé. La situation reste la même : les négociations n'avancent que parce que la Grèce fait des concessions. Yanis Varoufakis ou pas, les blocages demeurent : la Grèce refuse toujours les « réformes » des retraites et du marché du travail que lui réclament ses créanciers.

Yanis Varoufakis n'était, en réalité, pas le problème. Son rejet était le symptôme d'un rejet politique du nouveau gouvernement grec.

Le miroir amer tendu par le ministre à ses collègues

La réalité du « problème Varoufakis » est donc ailleurs. Elle peut se décliner en plusieurs points.

Le premier est la détermination du ministre-économiste à placer ses collègues devant leurs responsabilités. En 2010, Yanis Varoufakis s'était opposé aux « plans de sauvetage », jugeant, non sans raison, comme il le soulignait dans son ouvrage Le Minotaure Planétaire*, que "les remèdes que l'Europe applique sont pires que le mal". Pour lui, il était donc urgent - et c'était la tâche à lui assignée par Alexis Tsipras - de rompre avec la logique du « programme » qui a conduit la Grèce dans une spirale déflationniste et a détruit une grande part de sa capacité productive. D'où les coups de boutoir assénés à ce système lors des premiers jours du gouvernement : le refus de discuter avec la troïka, les demandes de restructuration de la dette, le blocage de l'Eurogroupe sur la question du "programme existant".

Pour les collègues de Yanis Varoufakis, cette remise en cause de la logique en place depuis 2010 est inacceptable. D'abord parce que cette logique est le ciment de l'Eurogroupe, lequel n'a jamais fait de mea culpa sur cette politique. Mais surtout parce que cette politique remettait en cause un autre storytelling européen : celui de la reprise de l'économie grecque grâce aux "réformes qui portent enfin leurs fruits". Or, Yanis Varoufakis, en bon économiste, sait parfaitement que cette « reprise » est à la fois de façade et fragile. Après un effondrement économique inédit en temps de paix, seul un effort d'investissement massif au niveau européen allié à une restructuration de grande ampleur de la dette peut réellement contribuer à redresser le pays. Mais cette vision s'oppose à la pensée dominante de l'Eurogroupe: la purge est nécessaire et doit être menée jusqu'au bout pour qu'advienne "la croissance saine".

Yanis Varoufakis est donc, dans l'Eurogroupe, un corps idéologique étranger qui leur tendrait le miroir hideux des erreurs de l'Europe depuis 2010. En réclamant un changement de politique envers la Grèce, le ministre hellénique prend des allures de mauvaise conscience insupportable venant briser le mythe de la reprise radieuse qui succède à l'austérité.

Et pire, il s'entête. Et c'est là tout le sens de la déploration de la "source européenne" citée par "Le Monde" : en 2011 aussi, Evangelos Venizelos avait tenté de mettre en garde contre ces erreurs. Mais, heureusement, il était rentré dans le rang. Et l'on avait pu continuer cette politique insensée qui a ruiné la Grèce.

Quatre ans plus tard, Yanis Varoufakis ne peut accepter de faire la même erreur. Et c'est pourquoi il fallait l'écarter.

L'obsession de la justice sociale

Pourquoi cet entêtement ? Principalement, parce que le ministre a une obsession - et c'est sa deuxième faute devant les créanciers-, celui de la justice sociale. Sa position est que l'austérité pratiquée depuis cinq ans en Grèce a surtout fait payer les plus pauvres.

Des études sont, du reste, venues lui donner raison. Il sait que la nature de la reprise ne pouvait guère renverser la vapeur et, là aussi, il demande donc une action urgente. D'où son insistance, dans les deux premiers mois du gouvernement, à intégrer aux discussions avec l'Eurogroupe le traitement de "l'urgence humanitaire". Son ambition affichée est politique : le développement de la pauvreté et la paupérisation des classes moyennes font évidemment le jeu des extrêmes.

La position du ministre grec est alors simple : l'Europe doit utiliser la victoire de Syriza comme une chance en écoutant ses propositions « modérées » afin d'éviter d'avoir à traiter avec les extrêmes, du type Aube Dorée. Le 5 février, devant Wolfgang Schäuble, il met ainsi en garde :

« Quand je reviendrai chez moi ce soir, je me trouverai devant un parlement dans lequel le troisième parti n'est pas un parti néo-nazi, mais un parti nazi. »

Mais ce discours est inaudible au sein d'un Eurogroupe qui juge précisément que les Grecs sont déjà aux mains d'extrémistes qu'il faut mater (en avril, un officiel déclarera qu'Alexis Tsipras doit rompre avec son aile gauche). Les ministres de la zone euro n'y voient qu'un chantage à Aube Dorée pour leur arracher des concessions.

Surtout, le traitement « social » de la pauvreté est, pour les Européens, une erreur. Là encore, l'idéologie joue à plein. Dans la vision de l'Eurogroupe, la lutte contre la pauvreté vient naturellement après, c'est une conséquence de l'assainissement et de la libéralisation de l'économie. Ces deux éléments créent de la richesse qui, in fine, se répand dans les couches les plus basses de l'économie. La patience est donc une obligation. Mieux même, tout traitement « social » de ce problème freine la mutation « structurelle » nécessaire en accroissant le rôle de l'Etat et en créant des distorsions sur le marché de l'emploi.

Bref, les demandes de Yanis Varoufakis ne sont que du misérabilisme au mieux, du populisme au pire. On aura la preuve évidente de cette idéologie à la mi-mars lorsqu'un fonctionnaire européen tente de stopper la loi de lutte contre l'urgence humanitaire.

Sur ce plan, Yanis Varoufakis a finalement eu raison des créanciers, la loi est passée. Mais cette victoire n'est que partielle: la lutte contre la pauvreté doit passer par un changement de politique, donc par la remise en cause de la logique du programme.

Un problème personnel qui cache un fossé idéologique

Le troisième point de rupture avec Yanis Varoufakis: il a en réalité payé sa cohérence. Le ministre hellénique n'a jamais abandonné ses objectifs. Jusqu'à ce lundi 11 mai au soir où il a répété que les deux « lignes rouges » d'Athènes étaient la fin du cercle vicieux déflationniste et la meilleure répartition de l'effort. Bref, les deux précédents points de rupture.

A chacune de ses listes de réformes, toutes rejetés par l'Eurogroupe, il a pris en compte ces deux éléments: meilleure justice dans la répartition de l'impôt, lutte contre l'évasion fiscale des entreprises et des plus aisés, facilitation de la reprise par la mise en place d'un traitement des arriérés fiscaux pour les PME et les particuliers...

Le cœur du rejet de ces listes, comme celui de l'agacement que susciterait Yanis Varoufakis, ne réside pas en réalité dans les chemises fantaisie du ministre ou dans son aspect décontracté de rock star. Il repose sur des fondements idéologiques. Les créanciers européens ne veulent pas admettre leurs erreurs passées, car c'est tout le fondement de leur logique économique qui s'effondrerait alors. Ils ne peuvent donc admettre les positions de Yanis Varoufakis. La volonté de le discréditer en permanence n'est donc pas le fruit d'une logique personnelle.

Les leçons du François Hollande de 2012

Beaucoup cependant s'interrogent sur le style trop « agressif » du ministre grec. La critique est fréquente du manque de « sens politique » de Yanis Varoufakis, qui n'a pas accepté les règles en vigueur à Bruxelles pour les contourner.

Ceci s'explique cependant aisément par le précédent français. Comme il l'avait souligné, dix jours avant l'élection, dans un entretien accordé à "La Tribune", Yanis Varoufakis a été marqué par les suites de l'élection de François Hollande qui, selon lui, n'a "rien tenté" contre la logique austéritaire. Du coup, la stratégie du compromis du président français en 2012, qui s'est soldée par un échec patent (le fameux "pacte de croissance" dont l'existence reste à prouver) est devenu la stratégie à éviter par excellence.

Face à un blocage idéologique, le ministre grec a tenté de forcer la décision en prenant d'emblée des mesures fortes, comme la dissolution unilatérale de la troïka. Le succès de cette stratégie n'est pas certain, mais elle a clairement mis les Européens dans l'embarras, les confrontant aux conséquences ultimes de leur propre fermeté.

La réalité de la stratégie européenne

En réalité, derrière ce durcissement, la position de Yanis Varoufakis était une des plus modérée au sein de Syriza. Le ministre grec a toujours été défavorable à la sortie de la zone euro, il a toujours proposé une solution européenne au problème grec.

Alexis Tsipras aurait pu nommer Costas Lapavitsas, par exemple, un économiste de Syriza clairement partisan de l'annulation de la dette et de la sortie de l'euro. Les créanciers auraient alors pu paniquer.

En détruisant Yanis Varoufakis, les Européens ont dévoilé leur but: non pas trouver un « compromis » raisonnable, mais mettre au pas un gouvernement qui ne leur convient pas. Comme le souligne dans la préface à l'édition française du Minotaure Planétaire, Yanis Varoufakis, "l'Union européenne a, de longue date, pris l'habitude de considérer la démocratie comme un luxe et un désagrément".

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a écrit le 24/05/2015 à 11:34 :
l' Europe actuelle nous promet moins de démocratie, plus de violence, plus d'injustice, et peut être la guerre contre les nations qui refusent l'alignement idéologique et l'orthodoxie neoliberales.
a écrit le 21/05/2015 à 13:35 :
Parce qu'il est beau, il est charmant, il est très sexy !!!!!!! <3<3<3
a écrit le 21/05/2015 à 0:25 :
C'est qui "les européens?"faudrait pas tous nous mettre dans le même sac svp,ne pas parler à la place des européens justement
Précisez:la troïka,les "institutions " les grands financiers etc...en lesquels on est nombre d" européens à ne pas se reconnaitre du tout.
Réponse de le 06/07/2015 à 17:53 :
Exactement!
Tout comme j'en ai plus qu'assez de lire "Bruxelles" ou, encore pire - lu ce matin - "les bruxellois"!!!! Nous souffrons déjà bien assez de la présence des Institutions Européennes ici (augmentation des loyers, embouteillages épouvantables à chaque réunions, quartiers bloqués....) nous n'avons rien à voir avec les décisions prises par "l'Europe"!
a écrit le 19/05/2015 à 13:30 :
Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait. (Clemenceau)
Réponse de le 22/05/2015 à 15:32 :
Bravo, bien trouvé !
a écrit le 18/05/2015 à 21:20 :
D'après Monieur Wolfang Schäuble, Monsieur Varoufakis est un naïf.
Il faut croire que Le Ministre des finances Allemand, lui, connaît la chanson...
Quelques fausses notes monsieur Schäuble?

http://blogs.mediapart.fr/blog/pplmoko/180515/varoufakis-naif
a écrit le 18/05/2015 à 14:26 :
Cet article me semble profondément injuste car il n'adresse pas le fond du problème actuel qui est que les autres Européens n'ont pas envie d'entretenir les Grecs si ceux-ci ne font rien pour ajuster leurs dépenses à leur capacité productive. On ne peut pas éternellement vivre aux crochets d'autrui. Par ailleurs les Grecs ne sont pas les seuls fautifs: la Commission Européenne n'a pas fait suffisamment preuve de pensée critique face aux comptes maquillés - par Goldman-Sachs - de la Grèce lors de son entrée dans la zone euro. Ce sont tous les citoyens européens qui trinquent ...
Réponse de le 19/05/2015 à 13:33 :
essayez le même texte en changeant les grecs par les français vous verrez ça marche aussi bien! Pour ce qui est de la pensée critique de la CE, c'est juste une blague!!!
Réponse de le 06/07/2015 à 17:58 :
mooney, vous croyez vraiment à ce discours? (toutes les dettes sont absorbées les unes par les autres, en fait, vous savez...)
de plus, vous croyez que c'est en affamant et tuant les populations (par manque de soins, de nourriture...) qu'on va redresser un pays?
personnellement, je n'ai jamais vu un mort consommer plus...
a écrit le 16/05/2015 à 17:30 :
Bonne analyse de mr Godin et réponse bien affutée de (@ leroi est nu), sur la gouvernance des autorités financière européenne. On en revient toujours à la même rengaine, or de l’idéologie néo libérale point de salut ; Sans cesse, rebattue, malgré l’exemple désastreux des crises de 2008/2010 engendrée par les adeptes de la dérégulation financière. Varoufakis hérite d’une situation, économique engendrées par les facilités données aux « marchés » par les traités européens. Nos dirigeants bien drivés par une oligarchie de « cyniques » ne veulent pas sortir du système, et les réglementations mises en place depuis 15 ans en Europe, servent avant tout la finance, et particulièrement les banques et fonds de pensions. Alors que le monde croule sous les liquidités dont plus de 90 % ne servent qu’à satisfaire cette spéculation, au lieu de s’investir dans l’économie réelle, les citoyens subissent les fermetures d’usine, les emplois de plus en plus précaires et mal rémunérés.
Tsipras , a raison de jouer la montre .Si l’Europe ne veut plus rien faire pour la Grèce, celle ci fera défaut , avec les conséquences néfastes pour l’union européenne. La Banque centrale européenne a mis récemment beaucoup de liquidités sur les marchés, mais la croissance reste faible. Le problème c’est qu'en cas de crise liée à un défaut de la Grèce, ou à sa sortie, l’Europe n’a plus de cartouches. Elle ne pourra plus forcément faire de « quantative easing » pour relancer la machine.
a écrit le 15/05/2015 à 21:22 :
Il me semble que vous oubliez un aspect essentiel. Varoufakis par sa position met tout simplement en exergue l'absence de légitimité du pouvoir et de la construction actuelle de l'UE. Cette construction se fait par la menace, le chantage, le déni. Les armes classiques sont le passage en force, le coup d'état "soft" avec les méthodes bien rodées consistant à utiliser le contrôle des médias pour enfermer les débats, discréditer les contestataires, les armes budgétaires pour acheter un passage ou les aides pour motiver l'acceptation d'agendas impopulaires. Les US font la même chose avec les programmes fédéraux imposés à coup de financement d'initiatives communes qui finissent par déshabiller les prérogatives des états de l'Union. Dans un tel contexte, le simple fait de ne pas accéder immédiatement, ou de revenir sur un point concédé précédemment, est une véritable déclaration de guerre. Draghi et consorts ont exécuté Berlusconi, Bruxelles tente de déstabiliser le Président tchèque Milos Zeman pour ne citer qu'eux. La liste est longue. Par un effet miroir, le choix des personnalités de la Nomenklatura européiste se concentre sur deux profils: les activistes politiques incompétents et les autocrates. Ces deux catégories ne s'excluant nullement. Pour des raisons différentes, les deux profils produisent des personnages pour lesquels le pouvoir est tout. Ils sont littéralement la personnification du rêve de contrôle de l'édifice UE. Ils ne savent ni accepter ni tolérer un acteur qui ne "joue pas le jeu", car son existence même est un appel à la remise en cause de leur pouvoir et des constructions qu'il permet. Ce que fait Varoufakis, c'est rendre visible que ce pouvoir ne repose sur rien. Et pour cause, il est le fruit d'une manipulation permanente des opinions et du refus de faire droit aux demandes légitimes des peuples qu'il est supposé représenter. Cela ne veut pas dire que ceux qui le soutiennent défendent également sa vision politique. C'est même souvent le contraire. Les libéraux défendent ce qu'il représente de liberté dans la construction européenne. Non ses idées qu'ils dénoncent. C'est ce paradoxe qui permet de fausser si facilement l'analyse de la situation. Ceux qui défendent le droit d'un gouvernement légitime à appliquer sa politique, défendent la liberté et non cette politique précisément. Face à cette position, l'UE est démunie car sa réponse (ou plutôt celle de ses représentants) est le rapport de force brut, car elle ne peut s'engager sur le terrain politique. Il lui faudrait alors reconnaitre que les états-nations n'ont plus cour. Ce serait un peu trop tôt dans le déroulé de leur agenda si... transparent et démocratique.
a écrit le 15/05/2015 à 10:00 :
Les conséquences d’un défaut grec : Grèce: les vrais risques d’un défaut vis-à-vis du FMI par Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management-Université Catholique de Lille

Citation 1 :
« Il y a une procédure spécifique avec le FMI. Dès qu’il y a un retard de paiement, le pays concerné perd le droit d’utiliser les ressources du Fonds ou de présenter une nouvelle demande d’assistance, jusqu’à ce que les arriérés soient payés ».

Citation 2 :
« Dès lors qu’il y a défaut de paiement, l’accès aux marchés financiers est-il automatiquement fermé au pays concerné? Ce n’est pas mécanique, mais c’est une conséquence assez logique car le pays en défaut perd davantage en crédibilité et en solvabilité. La Grèce est déjà quasiment coupée du marché. Elle ne peut plus émettre que des obligations à très court terme et il n’y a plus que des banques grecques pour les acheter. »

Citation 3 :
« Et il y a une notion stipulant que si jamais Athènes faisait défaut sur ses paiements au FMI que ce soit en remboursement de capital ou de paiements d’intérêts, les partenaires européens pourraient mécaniquement exiger le remboursement immédiat de tout ou partie des prêts déjà accordés par le FESF. A savoir 141,8 milliards d’euros. Ce qui veut dire que la Grèce se trouverait en défaut total. Une sortie de la zone euro (Grexit) serait plus coûteuse encore. Pour garantir la libre circulation d’un euro et l’égalité de sa valeur dans toute la zone euro, un système de paiement transfrontalier baptisé Target 2 a été mis en place qui se solde quotidiennement par des créances ou des dettes entre les différentes banques centrales des pays concernés. Or, la banque centrale de Grèce vient de mettre à jour son bilan pour le mois de mars qui fait apparaître que l’on est revenu au plus fort de la crise de 2011-2012 avec une dette de 96,4 milliards d’euros à l’encontre de la BCE. En comparaison, la Bundesbank se trouve avec une créance de 531,7 milliards d’euros. C’est comme cela que les pertes peuvent devenir colossales ! ».

Dans la situation calamiteuse, impossible, où se trouve la Grèce aujourd’hui ce n’est pas elle qui aurait le plus à perdre à sortir de l’euro en se mettant en défaut sur la dette, avant de demander à la renégocier. L’accès aux marchés financiers lui est déjà coupé, les dettes sont à rembourser, l’euro est surévalué pour l’économie grecque et elle doit se soumettre aux désidératas des créanciers au lieu de développer sa propre stratégie économique, encore faudrait-il en avoir une en cas de sortie de l’euro. Pour l’instant les autorités européennes peuvent se réjouir que la Grèce continue de s’entêter à rester dans la zone euro, contre ses propres intérêts.
a écrit le 15/05/2015 à 9:51 :
Toujours un grand plaisir de lire vos analyses qui nous sortent du ronron médiatique venu tout droit des services de communication de l'U.E
a écrit le 15/05/2015 à 1:14 :
Faire passer l'Eurogroupe pour "les Européens" est quand même un peu gros.
Réponse de le 06/07/2015 à 18:01 :
Tout comme faire (tout le temps) passer "Bruxelles" pour les Institutions Européennes...
a écrit le 14/05/2015 à 11:20 :
Un article remarquable, et d'une objectivité trop souvent tue par les grands média ! Oui c'est bien une affaire de "dead-line" que la psoture de l'Eurogroupe ne veut pas admettre. En ce sens la brêche se révèle car l'épisode vécu par TRICHET en République d'Irlande, vient soutenir ces incohérences de Bruxelles face à une crise fabriquée par excés d'idéologie. C'est un comble car l'orientation libérale ( de façade ) affichée révèle quand même le fond du problème : PAYE on verra ensuite .
Ce n'est pas ainsi que l'on tisse une comunautée économique ET culturelle
a écrit le 14/05/2015 à 11:13 :
Mouais... partir de l'axiome de la compétence de Varoufakis est accorder beaucoup de crédit aux nombreuses baudruches universitaires, le fait d'avoir été prof dans une université US ne prouve pas grand chose. L'incapacité de Varoufakis à proposer quoi que ce soit de crédible (et avec même parfois des propositions désopilantes comme le fait d'enrôler les touristes comme mouchards du fisc) prouve à quel point en ce qui concerne la conduite des affaires économiques par Syriza (donc par Varoufakis), la méconnaissance des mécanismes économiques, l'incompétence, l'impréparation et l'improvisation sont les marques de fabrique. Jusqu'à ce jour ils n'ont été capables que de racler les fonds de tiroir pour honorer les échéances mais l'exercice touche à sa fin.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:05 :
Oui bien sur, vous et vos amis auraient proposer quelque chose de bien plus crédible, nous n'en doutons pas...
Réponse de le 14/05/2015 à 19:37 :
"partir de l'axiome de la compétence de Varoufakis est accorder beaucoup de crédit aux nombreuses baudruches universitaires, le fait d'avoir été prof dans une université US ne prouve pas grand chose" : dixit bruno_bd, commentateur et troll sur les commentaires de la tribune. Sans deconner ?
Réponse de le 14/05/2015 à 21:19 :
@fx je ne trouve pas que les propos de bruno-bd sont si dénués de sens et je ne crois pas que ce soit un"troll"...
Réponse de le 14/05/2015 à 22:14 :
"partir de l'axiome de la compétence de Varoufakis est accorder beaucoup de crédit aux nombreuses baudruches universitaires, le fait d'avoir été prof dans une université US ne prouve pas grand chose" : dixit bruno_bd, commentateur et troll sur les commentaires de la tribune. Sans deconner ?
Réponse de le 14/05/2015 à 22:15 :
Forcement Maduf, puisque si je lis vos interventions, vous aussi en etes un ... le meme peut être ?
a écrit le 14/05/2015 à 11:07 :
j'ai déjà écrit ici même que ROMARIC GODIN est bien et clairement à et de gauche, et je puis aussi confirmer à le lire la parfaite annalyse sur "la Rock Star". ON aime on aime pas, mais la dissection est confrome et parlante.
a écrit le 14/05/2015 à 7:54 :
oui
un gars qui explique qu'il veut de l'argent car il a de gros besoins, tout en expliquant qu'il ne va pas rembourser car c'est pas son truc, ca pose un gros pb
alors le fait qu'il traite tous ceux qui refusent de le financer gratuit de nazis, ca n'est effectivement que la cerise sur le gateau, le pb est effectivement dans la divergence de vue, vu qu'il ne voit pas bien la situation de son pays
Réponse de le 14/05/2015 à 8:05 :
Analyse économique d'une rare finesse. Je pense que vous devriez meme lancer votre propre journal. Je propose " l'economie pour les - vraiment - nuls " !
Réponse de le 14/05/2015 à 11:17 :
J'imagine que vous en serez un lecteur assidu.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:18 :
Les trolls sont de sortie, visiblement !
Réponse de le 14/05/2015 à 21:17 :
@Fx: y a que toi qu'est pas un troll, n'est-ce pas. Revois un peu déjà le site de location saisonnière et de vente d'olives de tes beaux-parents, car pour un type qui aurait vécu aux US, ton anglais est de niveau 6e. Je pense que ton niveau économique est sensiblement du même niveau. Je ne sais pas pourquoi La Tribune te laisse autant de place ???
Réponse de le 14/05/2015 à 22:16 :
Tiens, un autre ...
Réponse de le 14/05/2015 à 22:25 :
Et je ne vois pas ce que mes beaux parents viennent faire dans l'histoire, ils habitent a Athamanio ... le village de Tsipras !
Sinon je vous l'accorde, mon anglais est perfectible, mais il n'y vraiment que les gens qui n'ont jamais voyagé pour croire qu'on devient bilingue en partant bosser un an aux USA !
a écrit le 14/05/2015 à 2:53 :
Les crises a repetition de l' UE montrent que les politiques neo liberales sont en oposition totale avec le bien etre des peuples et que seuls les groupes capitalistes profitent de cette politique, En reaction, les politiques economiques de gauche,suivies par la Russie, par exemple, agacent les liberaux de Bruxelles car elles mettent en echec leurs dogmes liberaux.
Réponse de le 14/05/2015 à 11:16 :
les crises à eépétition de l'UE montrent que si l'intégration existe formellement, elle n'existe pas dans les esprits et chacun cherche simplement à tirer la couverture à soi, avec quand même une préoccupation, faire payer les autres pays. De préférence l'Allemagne.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:36 :
Bizarre, pourtant j'avais l'impression que l'Allemagne était le seul pays a avoir bénéficié de la zone euro ?
Réponse de le 24/05/2015 à 11:52 :
Quand il s'agit de renflouer l'Ukraine ( à fonds perdus ) on fait moins d'histoire.
a écrit le 14/05/2015 à 2:27 :
Excellent article.La gouvernement grec est coincé, entre la CE et l'oligarchie grecque.
Il faut prendre des mesures courageuses à l'intérieur contre le pouvoir économique et montrer à l'extérieur que si la CE ne fait pas de concessions, la Grèce est disposée à quitter l'euro.Sans menace crédible d'abandon de l'euro,la CE ne cédera pas.C'est une partie de poker menteur.
a écrit le 13/05/2015 à 23:10 :
Alexis Tsipras ne pouvait pas nommer « Costas Lapavitsas, par exemple, un économiste de Syriza clairement partisan de l'annulation de la dette et de la sortie de l'euro » car l’engagement électoral de Syrisa dont il était prévisible qu’il ne pouvait avoir aucune chance de pouvoir être tenu, était de maintenir la Grèce dans l’euro tout en appliquant le programme anti-austérité du parti.

Finalement on devrait finir par appliquer la solution de Costas Lapavitsas, à moins qu’un choisisse l’autre alternative suicidaire qui est la soumission aux créanciers dans l’esclavage perpétuel de la dette. Mais cette sortie de l’euro, si elle intervient, se fera dans les conditions les plus difficiles possibles car on aura encore perdu du temps, on aura encore enfoncé l’économie du pays en l’ayant amené également au bord de l’asphyxie financière. La stratégie folle de l’actuel gouvernement grec est celle de quelqu’un qui s’est mis volontairement une corde autour du coup avec un mécanisme qui le sert de plus en plus, en espérant que quelqu’un à qui il doit de l’argent finira par lui en demander moins pour lui éviter la mort, ce qui lui permettrait de s’enlever la corde qu’il s’est mis au coup. Il est clair que celui à qui il doit de l’argent devait refuser, malgré tout, de réduire sa dette pour éviter que cela donne des idées à d’autres débiteurs.
Réponse de le 14/05/2015 à 11:24 :
Un débiteur ne PEUT tout simplement pas décider unilatéralement de l'annulation de sa dette, sous peine de mesures de rétorsion de nature à aggraver encore sa situation économique. Ce n'est sûrement pas en prenant de haut ses créanciers qu'on peut obtenir une restructuration de dettes mais en la jouant humble, en donnant des preuves crédibles qu'on pourra assumer ses échéances après restructuration. En aucun cas les fanfaronnades de Syriza, ne peuvent améliorer la situation grecque, alors même qu'en matière de restructuration de dettes la Grèce a déjà obtenu beaucoup avec les gouvernements précédents.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:19 :
"Un débiteur ne PEUT tout simplement pas décider unilatéralement de l'annulation de sa dette" : l'histoire vous donne pourtant tort !
Réponse de le 14/05/2015 à 21:38 :
@Fx: quelle histoire ? un des tes histoires à dormir debout encore :-)
Réponse de le 15/05/2015 à 9:50 :
Je vous mets 10/20 pour l'humour, car coté argumentation, c'est plutôt vide !
a écrit le 13/05/2015 à 22:33 :
Excellent article plein de lucidité.
a écrit le 13/05/2015 à 21:48 :
Excellent article - merci!!! Je partage..
a écrit le 13/05/2015 à 19:16 :
Un détail : Maduf ne serait-ce plutôt Baduf. ...?
a écrit le 13/05/2015 à 18:46 :
Merci de cet excellent article. Après avoir lu Le Minotaure planétaire , et récemment le livre d'hervé Falciani "séisme sur la planète finance", de même que le bouquin de Thomas Picketty, je rejoins l'analyse qui voit dans un économiste trop lucide un bouc émissaire facile . Pour disqualifier le fond , taper sur la forme. Pendant ce temps , le système bancaire cupide et très organisé qui se gave sur la dette publique ou la manipulation des Bourses par leurs traders fétiches poursuit ses manipulations européennes (même s'il doit de temps en temps payer la bête cf la Bundesbank, taxée pour fraudes sur le Libor, d'autres sur l'Euribor, ou HSBC , ou UBS , ou Natixis récemment ... et j'en passe). Qu'ils continuent, et ce sera la Bête Immonde qui viendra aux affaires.
Réponse de le 13/05/2015 à 19:35 :
Qu'est-ce qui a changé dans le monde qui a poussé la Grèce dans le gouffre ?
Les banquiers sont plus cupides qu'il y a 10 ans ? Les paradis fiscaux ont augmenté ? La fraude fiscale nous submerge plus qu’auparavant ? La démocratie diminue en Europe ?
Non pas du tout, c'est sans doute pour cela que vous prévoyez votre arrivé aux affaires !
Réponse de le 14/05/2015 à 11:31 :
Ce qui a poussé la Grèce dans le gouffre c'est d'avoir, grâce à son adhésion à l'€, pu bénéficier de conditions d'emprunt sur les marchés à des niveaux de taux beaucoup plus faibles qu'avec la drachme. Par facilité les gouvernements ont préféré se financer sur les marchés plutôt qu'en cherchant à faire rentrer les impôts existants... jusqu'au jour où ceux-ci, crise financière oblique, se rendent compte que le "modèle" grec n'était pas viable dans la durée. En clair et contrairement à d'autres cas, ce n'est pas les banques qui ont planté la Grèce mais la Grèce qui a planté les banques.
a écrit le 13/05/2015 à 17:15 :
Ce n'est pas l' Europe qui a ruiné la Grèce, elle s'est ruinée elle-même et depuis longtemps! Pour ne citer que ça. Qu'avait-elle à organiser des jeux olympiques qui lui ont coûté un bras et une jambe, tout ça pour rappeler que ces jeux historiquement avaient commencé chez elle. Qu'avait-elle à commander à crédit, (pour en faire quoi?) des tonnes d'armement aux industries allemandes, Qu'avait-elle à entretenir un million de fonctionnaires pour 11 millions d'habitants, (traités aux petits oignons). Qu'avait-elle à laisser l'église orthodoxe et ses armateurs accumuler une richesse insensée sans jamais leur réclamer une juste contribution à la communauté. Bon! arrêtons là, même si la cour est encore loin d'être pleine.
Réponse de le 13/05/2015 à 18:03 :
C'est vrai ça, pourquoi la Grece se ruinait elle en achetant autant d'armements et d'equipement a la France ou a l"Allemagne, alors que pendant le meme temps les grecs manifestaient pour arrêter cette gabegie !
Peut être parce que l'Allemagne pour ne citer qu'elle faisait pleuvoir les millards de pot de vin sur la Grece, et que les gouvernements precedent n'étaient que des pantins au service de ces memes pays ? La Grece s'est ruiné, mais l'argent est bien parti quelque part ! Trouvez le et vous aurez les coupables !
Réponse de le 14/05/2015 à 11:32 :
Personne n'a demandé à la Grèce de maquiller ses comptes comme une voiture volée.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:34 :
Si, l'Europe, qui avait tout intérêt a l'entrée de la Grece dans la zone euro, et la Grece, qui avait également tout intérêt a rentrer dans la zone euro.
Pas les grecs par contre, qui a l'epoque avaient violemment manifestés contre l'euro !
a écrit le 13/05/2015 à 15:37 :
Il est toujours aussi rare et appréciable de lire des articles que ne prennent pas le lecteur pour un débile. Merci monsieur Godric.
Quant aux commentaires qui prétendent que cela va bien dans d’autres pays tels l’Espagne, le Portugal, l’Italie, ou la France, il n’a pas bien dû visiter ces pays, ou alors s’est contenté de fréquenter les quartiers huppés pour ne pas voir la misère qui s’étend plus chaque jour, les inégalités qui se creusent, le retour de la faim, etc. Ouvrez donc les yeux, déplacez-vous pour réellement voir les choses, au lieu d’éructer votre idéologie sans le moindre lien avec la réalité vécue par la majorité.
Réponse de le 13/05/2015 à 16:15 :
Je constate les mensonges de la presse française concernant la situation que le constate en Grece, il n'y aucune raison pour que ce ne soit pas le cas pour les autres pays, ce que me confirment malheureusement mes amis Portugais ou Espagnols !
Réponse de le 14/05/2015 à 11:40 :
Ouin tout le monde ment sur la Grèce sauf Romaric Godin et Fx... Il n'y a ren de comparable entre les situations espagnoles et portugaises d'une part, et la situation grecque d'autre part. L'Espagne a fait les frais de l'explosion d'une bulle immobilière monstrueuse mais le problème est venu du secteur bancaire et de lui seul. Le Portugal pour sa part est un pays qui a toujours été très fragile économiquement et qui a été mis à mal par la crise mondiale, mais tant Espagne que Portugal n'étaient pas en soi mal gérés et n'ont jamais dissimulé quoi que ce soit. Le problème grec est différent puisqu'il est apparu une fois de plus qu'on ne pouvait accorder aucune foi à son état. Si c'était faisable la seule solution serait une mise sous tutelle pure et simple de ce pays.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:31 :
"Ouin tout le monde ment sur la Grèce sauf Romaric Godin et Fx" : heureusement, tout le monde ne ment pas, d'ailleurs c'est pour cette raison que je lis la tribune, et pas le monde. Mais on dirait que ça vous etonne ? Serait-ce la première fois que des articles de presse français seraient orientés ou mal informé.
Voyagez, vous verrez, vous apprendrez plein de choses !
Réponse de le 28/05/2015 à 11:58 :
Je suis d'accord avec FX, il y en a assez de toute cette idéologie nauséabonde sur la Grèce, sur les Grecs.

Les tords sont partagés, nous n'allons pas le nier. Les gouvernements grecs ont trop emprunté, le pays a vécu à crédit de part la facilité d'emprunt. Cela ne vous rappelle rien récemment ? Allez, cherchez un peu, un pays pourtant oh combien puissant...Si si, aux USA aussi, beaucoup ont vécu (et vivent toujours) à crédit. Nos fameux subprimes, d'où tout est parti à la base.

Que la Grèce doive faire des réformes surement, notamment au niveau des plus fortunés (tiens, encore eux).

Mais refuser, au nom d'une idéologie, d'aider les plus nécessiteux, c'est pousser la Démocratie au suicide. Même moi, jeune européen convaincu, dans un relatif confort en France, je ne peux pas soutenir l'Eurogroupe et j'ai peur de ceux qui, mourants de faim, n'ayant plus rien à perdre, mènent de vrais nazis au pouvoir, partout en Europe et détruisent le rêve de paix et de prospérité.

Les solutions proposées ne portent pas leurs fruits et ce n'est pas parce que la "situation économique" est bonne que cela veut dire que le pays va bien. L'exemple du RU, avec ses nombreux contrats 0 heures le montre bien.

Que cela ne soit pas facile à avaler pour des personnes qui ici, ou dans les centres de pensée dominants pensent qu'il faut purger un pays/peuple pour ensuite que tout reparte c'est normal. L'échec de la Grèce ne les effraie pas, mais Syriza est le spectre de la possibilité d'une remise en question de leur pouvoir.

Voilà pourquoi certains ici sont si véhéments à défendre l'Eurogroupe et accuser la Grèce. Elle a des tords, mais ici et maintenant, ce sera l'Autocratie/la Démagogie/l'Idéologie contre...et bien contre l'humain, contre la Démocratie. Dans l'histoire, les hommes ont prouvé qu'ils pouvaient renverser bien plus qu'une banque...n'oubliez jamais ça !
a écrit le 13/05/2015 à 10:43 :
Ouverture du Festival de Cannes aujourd'hui, c'est là votre place M. GODIN, pas dans un journal économique ! Vous avez beau essayer de vider le contenu (l'économie) pour ne parler que du contenant (votre idole Vourafakis), les chiffres sont -hélas- têtus ! De nombreux lecteurs, ci-dessous vous rappellent que l'Espagne, le Portugal et l'Irlande ont sorti la tête de l'eau, mais vous faites fi de ces exemples ! Vous parlez de la pauvreté en Grèce, qu'a fait le gouvernement de Tsipras depuis janvier pour aider ces pauvres ? A-t-il aidé aux rentrées fiscales, que nenni, la plus mauvaise collecte depuis des décennies.. A-t-il demandé -enfin- à l'Eglise et aux armateurs de régler eux aussi une part du fardeau ? Que nenni. Eux pourtant regorgent de cash ils auraient donc pu soulager immédiatement ces pauvres... Du blabla, ah mais j'oubliais, Vourafakis est un grand économiste de renom (jamais entendu parler auparavant...) et les Européens en face sont des cancres autistes et cupides... De grâce, créez un blog à la gloire de votre "grand" Vourafakis (votre position relève plus du transfert psychanalytique que de la rigueur journalistique) et arrêtez votre "storytelling" comme vous l'écrivez si bien.
Réponse de le 13/05/2015 à 12:22 :
L'Espagne, le Portugal, l’Irlande, aussi l'Italie se portent bien, ajoutons à ce groupe la France aussi temps que nous y sommes.
Mais vous parlez de quelle planète au juste, car personnellement ce n'est pas celle sur laquelle je vis actuellement.Avez vous été dans ces différents pays que vous citez ces derniers mois, ou c'est simplement des informations que vous picorez à droite et à gauche?
Allez voir de vos propres yeux la précarité, la misère qui règne quotidiennement dans ses pays, et peut être que vous n'allez pas en croire vos yeux de voir tous ses chômeurs, tous ses sans logis, tous ses demandeurs qui font la queue devant les banques alimentaires pour survivre, tous ses démunis sans aucune couverture maladie, tous ses travailleurs pauvres qui n'arrivent plus payer leur échéancier et qui perdent leurs maisons.
Il est certain que si vous regardez juste les chiffres du CAC 40, oui dans ce cas tous ses pauvres paraissent invisibles à vos yeux et aux yeux de cette société vouée à l'échec crise après crise, sans en tirer aucune leçon, et la prochaine crise qui arrive sera encore plus dévastatrice, il suffit juste de voir le montant des produits toxiques des banques qui dépasse de loin ceux de la crise de 2008, et nous verrons bien si tous ses pays vont rester debout.
Réponse de le 13/05/2015 à 15:26 :
"De nombreux lecteurs" n’exagérons rien tout de même, un ou deux tout au plus.

Et puis c'est pas parce que mon voisin pense comme moi qu'il a raison.
Réponse de le 13/05/2015 à 16:17 :
"De nombreux lecteurs, ci-dessous vous rappellent que l'Espagne, le Portugal et l'Irlande ont sorti la tête de l'eau" : bizarre, de nombreux amis ou contacts sur place me rappellent constamment le contraire !
a écrit le 13/05/2015 à 1:36 :
A longueur de colonne il nous est asséné que la politique d'autérité imposée par l'Europe est mauvaise et nous conduit à la ruine !!!
Je veux bien le croire mais que l'on m'explique alors pourquoi l'Espagne, le Portugal et l'Irlande à qui aucun cadeaux n'a été fait s'en sortent et ont un PIB positif alors que la Grèce qui a eu un effacement de dette privée supérieur à 100 milliards voit tous les feux économiques et sociaux passés au rouge ?
Les uns ont suivit les conseils du FMI et de l'Eurogroupe et s'en sortent (avec dureté !) et l'autre a refusée mais ne s'en sort pas (avec encore plus de dureté) !!!
Réponse de le 13/05/2015 à 8:41 :
L'UE sans frontière a de bon coté grâce avec son système de vase communiquant, la compétitivité et le travailleur détaché font des miracles sur notre sol grâce a l'épargne des français!
Réponse de le 13/05/2015 à 8:49 :
Vous avez tout à fait raison !!! Cet article est du bla bla politique, mais les faits sont là : l'Irlande, l'Espagne, le Portugal.. Mais aussi UK et même la France finissent par s'en sortir en revenant à une gestion saine de leurs comptes publics et de leur économie. C'est du simple bon sens et quiconque gère ses finances le comprend. On ne peut pas vivre durablement au dessus de ses moyens...sauf à demander la charité..et à la fin, c'est ce que demnde Varoufakis en l'habillant d'inepties economiques...On comprend bien sur que les autres États membres ne soient pas d'accord...cqfd
Réponse de le 13/05/2015 à 9:07 :
Quand ça vous plait pas, c'est du blabla... Tellement facile. Ah bon? L'Espagne, la France, l'Irlande, le Portugal, tout le monde se porte bien ? C'est une blague ? Oui les dividendes du CAC40 se portent bien, par contre les millions de personnes sans ressources, sans travail ? Ca on s'en fiche ? C'est exactement le propos de l'article. Les plans d'austérités font payer les pauvres !!! Un peu de bon sens que l'diable !!! Et attendez donc la prochaine crise fiancière (prévu pour 2015 !) On va voir si nos pays paupérisé vont si bien s'en sortir avec la "croissance saine" et les banques "raisonnables"
Réponse de le 13/05/2015 à 20:30 :
"même la France finissent par s'en sortir en revenant à une gestion saine de leurs comptes publics et de leur économie. "
Ah, bon! Avec quel argent ? L'année dernière j'étais imposée à 3,52% cette année je passe à 6% !! Quasiment le double .Une économie saine ?
Réponse de le 14/05/2015 à 21:27 :
@sans soucis : Oh, le malheureux !!! Il est imposé a 6% !!! Avec une carte vitale, l'éducation et la retraite comprises !!! Quelle horreur !!! Quel pays !!!! Venez chez moi et vous serez imposé à 20%, sans tout ça et "attention bedis Franzosiche" ,la triche ici c'est la prison...,
a écrit le 12/05/2015 à 23:50 :
Un article pertinent, mais qui néglige un aspect de la question : clairement, le gouvernement a promu l'image d'un Varoufakis "turbulent", rôle que ce dernier a endossé parfaitement, et peut-être l'a-t-il lui-même théorisé. On peut résumer l'attitude de Varoufakis vis-à-vis de l'Eurogroupe et des autres interlocuteurs créanciers en une formule : iconoclaste sur la forme, finalement plutôt modéré sur le fond. Une stratégie, et l'article le signale bien, qui tranche avec celle de Hollande ou même de Renzi, qui n'ont avancé de propositions d'inflexion des politiques européennes que de manière très posée, comme des jeunes gens bien élevés. La (légère) mise à l'écart de Varoufakis peut tout à fait s'interpréter comme une volonté du gouvernement grec d'ôter à ses interlocuteurs l'objet monomaniaque de leurs critiques, une manière de leur couper l'herbe sous le pied. Mais je ne peux m'empêcher non plus de repenser à une rumeur qui parcourait SYRIZA peut après l'annonce de la nomination au poste clé de ministre de l'économie du très modéré (keynésien, même pas franchement social-démocrate, conseiller de Papandréou au PASOK puis au gouvernement, jamais membre de SYRIZA) Varoufakis : ce dernier aurait convaincu Tsipras d'essayer en "plan A" sa stratégie, et, en cas d'échec de celle-ci, Tsipras aurait l'intention de lancer un "plan B" en remplaçant Varoufakis par un économiste plus radical. Étaient notamment nommés à l'époque deux économistes de la ligne majoritaire de SYRIZA : le marxiste revendiqué Giannis Millios, et... Euclidis Tsakalotos, situé dans l'aile gauche de la majorité de SYRIZA (mais pas dans l'aile gauche de SYRIZA), l'actuel sous-ministre des affaires étrangères en charge des affaires économiques internationales, qui est devenu le nouvel interlocuteur privilégié des créanciers. Bien sûr, ce choix peut aussi refléter un tout autre soucis, celui de passer d'une discussion quasi exclusivement menée sur le terrain économique à une discussion intégrée au cadre des relations internationales, mais il me semble en tous cas que l'opportunité de passer d'un discours modéré adressé d'un ton iconoclaste à un discours iconoclaste adressé d'un ton modéré n'a pas échappé à Tsipras dans ce choix.
Réponse de le 13/05/2015 à 12:11 :
vous avez eu la même lecture que moi de cet article et je partage votre analyse. La Grèce doit évidemment faire des efforts, mais le côté "abrupt" de Yanis Varoufakis indispose ses interlocuteurs européens, car il ne manque pas de leur faire remarquer que la politique européenne, en matière économique, n'est pas forcément la meilleure et qu'il pourrait y avoir des alternatives permettant de moduler les efforts supportés actuellement essentiellement par ceux qui ont peu de moyens , d'où cette allusion à la justice sociale.
a écrit le 12/05/2015 à 23:42 :
Avez-vous entendu parler d'un possible rapprochement Grèce-BRICS svp? http://www.abc.es/economia/20150511/abci-tsipras-grecia-bricks-201505111921.html http://fr.advfn.com/actualites/La-Banque-des-BRICS-fait-les-yeux-doux-a-la-Grece_66809606.html
Réponse de le 14/05/2015 à 11:46 :
C'est un peu la même fiction que celle qui était colportée ici et qui voulait que la Russie vole au secours de la Grèce, on a vu ce qu'il en a été. Russie et Brésil ne sont guère vaillants, même la croissance chinoise marque le pas (et on sait qu'à moins de 9 ou 10% de croissance annuelle la Chine connaît déjà des difficultés). Tout ce qui pourrait intéresser ces pays serait de faire de la Grèce une espèce de comptoir à l'intérieur de l'UE (cf le rachat du port du Pyrée), de préférence dans la zone €. Mais pour cela il faut que la Grèce puisse s'y maintenir...
Réponse de le 14/05/2015 à 19:29 :
Pourquoi fiction ? Tsipras a lui meme confirmé l'information, sans toutefois y donner une réponse.
De plus la Russie n'a jamais eu vocation a voler au secours de la Grece, d'ailleurs Poutine et Tsipras ont bien toujours pris soin de répéter que la solution au problème de la Grece était européenne.
Ceci dit les investissements Russe dans le pays sont en hausse, et le futur pipeline rapportera la bagatelle d'un demi milliards d'euros par an. Toujours bon a prendre !
a écrit le 12/05/2015 à 23:33 :
"cette politique remettait en cause un autre storytelling européen : celui de la reprise de l'économie grecque grâce aux "réformes qui portent enfin leurs fruits"." : peut-on faire le même constat de storytelling pour les annonces de reprises en Espagne et au Portugal, voire dans d'autres pays svp? Il y a-t-il des articles ou des études sur le sujet??
a écrit le 12/05/2015 à 22:58 :
Je serais curieux de connaître l'avis de R.Godin sur les articles de J.Quatremer et le mépris de celui-ci pour celui-là.
Réponse de le 14/05/2015 à 1:53 :
Mais Quatremer est à la solde de Bruxelles!
Réponse de le 07/07/2015 à 17:38 :
A la solde de Bruxelles , rien que çà! Grotesque! Entre les analyses de M.Godin , qui ne sont pas inintéressantes mais me semblent, elles, orientées et partiales , et Quatremer , quand même , "y a pas photo!"
a écrit le 12/05/2015 à 22:18 :
Une analyse sans à priori comme on aimerait en lire plus souvent dans la presse, économique ou non.
Réponse de le 12/05/2015 à 22:46 :
Les points de vue de R.Godin sont en effet souvent originaux et bien argumentés.
Réponse de le 12/05/2015 à 23:45 :
On peut qualifier les propos de notre ami Godin de beaucoup de manière, mais "sans à priori" n'est pas ce qui vient immédiatement à l'esprit.
Réponse de le 13/05/2015 à 18:08 :
Vous trouvez qu'il a des a priori seulement parce qu'il n'a pas les a priori des autres journalistes !
a écrit le 12/05/2015 à 22:17 :
Bonne analyse, mais un peu partiale. Il ne faut pas oublier dans cette affaire le pb greco grec. Varoufakis demande bcp a ses creanciers, qui sont effectivement de tres mauvaise foi. Seulement, rien ne vient attester de la fiabilite de l'alternative de Varoufakis a la pillule europeenne, et c'est peut etre de son cote qu'il serait interessant qu'il fasse aussi ses preuves. Quelles sont les actions mises en oeuvre par le nouveau gouvernement grec demontrant, qu'avec leurs solutions la Grece avancera vers un democratie adossee a un etat disowns serieux.
a écrit le 12/05/2015 à 20:45 :
Pourquoi on ne lit pas dans la presse à pensée unique qu'une centaine de militants ont vandalisé les bureaux de l’Union européenne à Athènes ? L’action intervient la semaine même où la Grèce doit verser le paiement d'une nouvelle tranche de sa dette au FMI. Pourquoi ce silence de Muses dans la Ville Lumière ? ;-)
Réponse de le 12/05/2015 à 21:12 :
Par la même raison qu'on ne lit pas non plus que la France et l'Allemagne s'opposent à l'adhésion de l'Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie à l'Otan, et c'est officiel. Avez-vous déjà entendu parler de censure ?
Réponse de le 14/05/2015 à 11:49 :
Est-il nécessaire de rapporter les exploits d'une centaine de voyous ? Il faut éviter le risque d'amalgame entre les actions irresponsables d'une poignée de délinquants et la Grèce qui n'a vraiment pas besoin de ça.
Réponse de le 14/05/2015 à 11:54 :
Le refus de la France et de l'Allemagne de l'adhésion à l'OTAN de ces pays relève de la realpolitik la plus cynique et finalement conforte la méthode Poutine. Si on avait agi comme ça dans les années 90, les états baltes, voire l'ensemble de l'Europe de l'Est seraient encore dans l'orbite de Moscou.
a écrit le 12/05/2015 à 20:29 :
Encore une fois félicitations à Monsieur Godin,pour son analyse sérieuse et approfondie. Varoufakis est un économiste courageux, seul contre tous, contre le système, mais : "celui qui dit la vérité, il sera exécuté"...
a écrit le 12/05/2015 à 19:28 :
Quelles que soient les compétences réelles ou supposées de M. Varoufakis, il a oublié une règle de base lorsque l'on négocie: ne pas insulter ses interlocuteurs surtout quand on vient demander quelque chose. Je ne pense pas que ses sorties sur le "manque de profondeur intellectuelle" de ses interlocuteurs aient pu contribué à plaider sa cause et celle du peuple qu'il représente.
Réponse de le 12/05/2015 à 19:59 :
Tu peux nous rappeler quelle était l'insulte?
a écrit le 12/05/2015 à 19:07 :
Il est normal que l'Eurogroupe campe sur ses positions, puisque d'essence néo-libérale.
Le fondement du libéralisme, c'est in fine de faire payer les pauvres et réduire leur libertés, c'est globalement ce qui est voulu pour cette Grèce gauchisante
Pour qu'il y ait quelques riches, il faut beaucoup de pauvres, il en faut même de plus en plus puisqu'on nous dit que les riches sont de plus en plus riches. On comprend donc que la "révolte" grecque ne soit pas du goût de l'Eurogroupe, qui prend un risque, car une sortie de la Grèce pourrait être contagieuse, en plus de s'asseoir sur un défaut de 340 Milliards d'euros. Je vais me répéter, mais de plus en plus de monde comprend que l'UE est anti-démocratique. Et il faut que ce soit un parti dynastico-clanique (FN) qui le clame.
a écrit le 12/05/2015 à 18:08 :
Tout juste M.Godin. Mais faut-il s'étonner que la menace Aube Dorée soit à ce point "sous-estimée" Je crains que l'histoire ne soit ni la préoccupation ni le point fort des eurocrates. Quant aux dirigeants des états européens disons qu'ils font consciemment des choix et que ces choix ont plutôt tendance à rejeter tous ceux qui ont quelques velléités de répartition plus harmonieuse des richesses. Au risque de voir l'histoire se répéter.
a écrit le 12/05/2015 à 17:59 :
C'est Poutine, qui préside les BRICS cette année, qui a fait une invitation formelle à la Grèce pour rejoindre la Nouvelle banque de développement des BRICS. Alexis Tsipras a déjà manifesté tout son intérêt pour la proposition et promis de l'étudier en détail. Voilà la vraie raison de l'affolement de l'Eurogroupe ces jours, il multiplie les tentatives pour garder la Grèce dans son giron, en promettant effacer une partie (pour le moment !) de sa dette et quoi d'autres belles promesses encore. Entre l'UE et les BRICS, la Grèce à la croisée des chemins. Et en position de force. Voilà pourquoi Varoufakis est-il devenu "insupportable" aux Européens. Du grand feuilleton à suivre.
Réponse de le 13/05/2015 à 13:36 :
personnellement, je n'attend que la sortie de la Grece de l'europe et son entrée dans le bloc ennemi, y compris et surtout un rapprochement avec la Russie, pour partir m'établir dans un pays libre de l'esclavagisme americain, libre de la dictature européenne, en voie de reconstruction plutot qu'en minable declin d'un empire sur la fin. D'ailleurs, une partie de ce rapprochement est deja faite par l'hyper-classe européenne: Poutine et Varoufakis sont traites (chacun en son temps) de manière proche, mis au ban de la presse atlantiste, l'un traite de dictateur, l'autre d'autiste a la bonne economie, refusant de rentrer dans le rang. Des calomnies différentes pour des grand hommes d'état, dans chacun dans son domaine. Esperons que Y. varoufakis n'essayera pas subitement de violer une occasionelle tout en oubliant sont portable dans son derriere (ou ailleurs, je ne sais pas) car ce genre de chose est a la mode chez les economiste qui dopivent etre ecartés du pouvoir. Ah j'oubliais, Bravo M. Godin pour cet article argumente. En espérant que vous ne subirez pas vous aussi une occasionnelle de service ou autre crise cardiaque surprise, c'est tres a la mode egalement.
a écrit le 12/05/2015 à 17:10 :
Varoufakis a raison avec son modèle économique, qu'il n'écoute surtout pas celui des créanciees, qui est un modèle fragile, saturée, avec plus aucune dynamique. Je n'en dirais pas plus.
Réponse de le 12/05/2015 à 17:43 :
@V_v: la question n'est pas son plan, mais le fait que la Grèce a pris des engagements...et quand on est sérieux, on respecte ses engagements ! Et ne me dis surtout pas que c'est quelqu'un d'autre qui a signé, car c'est le pays qui est engagé et pas lui personnellement :-)
Réponse de le 12/05/2015 à 18:14 :
"Et ne me dis surtout pas que c'est quelqu'un d'autre qui a signé" : pourtant, c'est Loukas Papademos, le successeur de Papandreou, qui a "signé" comme vous dites. Papademos, banquier ayant travaillé pour Goldman Sachs, a été nommé premier ministre par la Troika (sans élection, malgré les protestations de Syriza a l'époque, je vous laisse chercher l'info est facile a trouver).
Démocratiquement, on fait mieux, les grecs n'ont pas a payé pour des décisions qui leur ont été imposées !
Réponse de le 12/05/2015 à 19:00 :
@Fx: ne t'ai-je pas déjà dit que j'étais d'accord sur l'essentiel si on pendait les vrais responsables au lieu de faire porter aux autres la responsabilité ? Un pays sérieux honore les engagements de ses prédécesseurs, mais la Grèce est-elle un pays sérieux ? Ma réponse est claire: NON :-)
Réponse de le 12/05/2015 à 19:51 :
Mais quel engagement les grecs n'ont pas respecté?
Ici, il s'agit on discute pour libérer la dernière tranche de 7,2 milliards (ça fait au moins 100 fois que je le répète) du prêt de 130 milliards accordé et signé en 2012.
Qu'est ce que l'engagement du gouvernement grec actuel vient faire là-dedans? D'autant plus que le 20 février 2015, ils (gouvernement grec et créanciers) se sont mis d'accord sur ce qui devait être fait, et les grecs ont parfaitement fait ce qu'il fallait. Ce sont les créanciers qui ne respectent pas l'accord du 20 février.
Enfin, vite le référendum, que ce jeu se termine. Là, ce sera DEFINITIVEMENT LA FIN, plus aucun moyen de revenir en arrière! Je donne de 60 à 70% en faveur du gouvernement grec!
Réponse de le 12/05/2015 à 22:22 :
"Un pays sérieux honore les engagements de ses prédécesseurs" : non, pas si ces engagements sont contraires a l'intérêt du pays, en plus décidés par un gouvernement illégitime.
Heureusement que De Gaulle n'a pas honoré les engagements de Pétain !
Réponse de le 13/05/2015 à 13:04 :
"les grecs n'ont pas à payer pour des décisions qui leur ont été imposées"
Imposées par des grecs qu'ils ont élus.
Serait ce donc aux autres européens de payer pour les grecs?
Curieux argument!!
Réponse de le 13/05/2015 à 13:47 :
@fx Vous raconter un peu n'importe quoi. Depuis plusieurs décennies, les élections en Grèce ont été régulières. Il n'y a eu ni guerre, ni coup d'état, ni occupation qui puissent remettre en cause la légitimité des gouvernements précédents. Votre comparaison avec Pétain est ridicule.
Réponse de le 13/05/2015 à 15:17 :
Cherchez "premier ministre grece papadimos non élu" sur internet, vous trouverez des dizaines d'articles dans les plus grands journaux français. Vous verrez si je raconte n'importe quoi.
Loukas Papadimos, premier ministre successeur de Papandreou, ancien de Goldman Sachs (c'est lui qui pilotait d'ailleurs le maquillage des comptes de la Grece lors de son entrée dans l'euro), n'a pas été élu, il a été nommé sur conseil de la Troika, sans vote, sans élections.
Et c'est lui qui a mis en place tout le programme d'austérité et la soit disant aide du FMI et de l'Europe.
a écrit le 12/05/2015 à 16:46 :
Vivement le référendum.

D'ailleurs même Schauble le demande, alors pourquoi attendre?
Réponse de le 12/05/2015 à 18:23 :
Oui, pour voir la Grece aussi bas que l'Albanie, je me frotte les mains d'avance. Tu vas me dire qu'ils vont s'en sortir, mais avec quoi V_v ? La feta et 2 chambres d'hotes.
Réponse de le 12/05/2015 à 19:22 :
Evidemment, la situation est tellement meilleure actuellement ! Sinon pour votre info, la Grece c'était 22% d'industrie avant les mesures d'austerité (contre 20% pour la France actuellement).
Et je vous rappelle a tout hasard que la Grece a existé pendant presque 4000 ans sans l'euro trop de problèmes.
Réponse de le 12/05/2015 à 19:33 :
Ca veut dire quoi être si bas que l'Albanie? C'est quoi les critères d'une vie réussie pour toi? Mourir le plus riche possible??

Ceci dit les albanais sont plus libres et plus sains que les grecs, alors ils feraient mieux de temps en temps de s'en inspirer.
Réponse de le 12/05/2015 à 19:53 :
@Nikias
Vous n'êtes pas Grec, sinon vous sauriez que la Grèce produit - entre autres - des drones Pegasus et les tuyères de l'avion furtif européen (Hellenic Aerospace Industry), des frigos et des lave-linges(Pitsos), des équipements électroniques de haute-technologie (Intracom), des voitures (La Pony de chez Namco), des médicaments vendus dans le monde entier (Pharmaten, Famar, Vianex, Specifar et plein d'autres labos), des vélos (Ideal Bikes) etc...
Première industrie d'embouteillage de sodas d'Europe à Athènes (Hellenic Bottling Company), plus grande cimenterie d'Europe à Volos (Hiraklis). Sans parler du Pirée et des chantiers navals (Hellenic Shipyards).
A faire valoir ce que de droit dans la campagne de désinformartion sur le peuple grec.
Réponse de le 12/05/2015 à 22:45 :
D'ailleurs Nikias, outre les informations sur la Grece que vous ne connaissez visiblement pas, ni les explications pleines de bon sens précédentes, vous devriez lire l'article paru hier chez bloomberg par Simon Kennedy : vous verriez que meme les statistiques vous donnent tort ! Sur 70 pays qui ont quittés une union monetaire depuis 1945, seul une infime minorité s'en est mal tiré, et souvent a cause de facteurs externes (guerres civiles, ...) !
Réponse de le 12/05/2015 à 23:41 :
@Fx "la Grece c'était 22% d'industrie avant les mesures d'austerité"
De 22,2% en 2006, elle est passée à 16.9% en 2009. 13.8% en 2013. L'essentiel de l'effondrement de la part de l'industrie dans le PIB est du à la crise de 2007 et a eu lieu _avant_ la mise en oeuvre des plans d'austerité. Peut-être tout simplement parce que cette industrie ne reposait sur rien hormis la bulle de crédit et les subventions largement allouées par l'Europe.

@ Lionel Gilles
Top 10 des plus grosses compagnies grecques en 2013:
4 banques (regardez leur capitalisation, à ce niveau là c'est comique)
1 entreprise de fabrication de bouteilles de coca
L'EDF et le France Telecom local
2 entreprise pétrolières de seconde zone
et mon préféré: La FDJ locale. Oui, la boite qui organise le loto grec est dans le top 10 des plus grosses entreprise du pays:-)

Que des géants mondiaux quoi. La Grèce peut quitter l'Europe tranquille.
Réponse de le 13/05/2015 à 16:33 :
"L'essentiel de l'effondrement de la part de l'industrie dans le PIB est du à la crise de 2007 et a eu lieu _avant_ la mise en oeuvre des plans d'austerité" : merci de confirmer que l'austerité a eu l'effet totalement opposé a ce qui était prétendument attendu.

"Que des géants mondiaux quoi" : forcement, avec une chute de 91% de la capitalisation boursiere totale due aux résultats fantastiques de l'austérité, il ne doit plus rester grand chose ... Mais tiens, voyons voir le top 10 français : 4 banques, un groupe d'assurance, EDF, 2 autres groupes liés a l'énergie, carrefour et PSA.
A peu près le meme type de répartition donc que la Grece, a la différence de capitalisation prêt, mais n'oubliez pas que la grece, c'est 6x moins d'habitants que la France, donc qu'est ce qui vous choque ?
Je ne comprends pas votre obstination a vouloir sans cesse critiquer la Grece (on vous trouve dans tous les sujets concernant la Grece), vous avez un intérêt personnel a procéder de la sorte, ou c'est juste une obsession ?
Réponse de le 14/05/2015 à 2:15 :
On a oublié dans les firmes européennes , qui n'ont pas quitté la Grèce après son entrée dans l'euro, le français BIC qui fabrique toujours en Grèce.
a écrit le 12/05/2015 à 16:43 :
Je pense qu'il y a un vice de forme depuis le début dans la pensée de Tsipras et Varoufakis et que ce vice de forme, ils risquent de le payer bientôt. Le programme Syrisa est incompatible avec les règles de fonctionnement de la zone euro (cf les différents pactes). Ceci est d'autant plus vrai que le pays n'est plus en situation de financer ses déficits (et sa dette) sur les marchés. Ils est donc dépendant totalement du FMI ou de la BCE. Et la dépendance financière est quelque chose qui peut se payer cher.
La cohérence de Syrisa aurait depuis le début dû être de faire défaut sur la dette du pays et de sortir ipso facto de la zone euro. Je pense encore et toujours que le courage leur manque.
Réponse de le 12/05/2015 à 18:09 :
Ce n'est pas tant le courage, que les 71% de grecs selon les derniers sondages qui préfèrent de nouvelles mesures d'austérité plutôt que la sortie de l'euro. Il faut dire que le matraquage a la TV fonctionne a plein régime en ce moment, au moins autant qu'avant les élections.
Malgré tout, c'est la démocratie, inventée par les grecs et respectée par Tsipras. Il préfère faire changer les consciences plutôt que forcer la main.
Réponse de le 14/05/2015 à 12:01 :
Pas besoin de matraquage TV pour qu'un grec comprenne que le prix du maintien de l'€ est une nouvelle dégradation de quelques % de sa situation personnelle, alors que celui d'une sortie de l'UE et de l'€ est de tout perdre. Le choix entre se couper un doigt et se tirer une balle dans la tête.
Réponse de le 14/05/2015 à 19:25 :
Quelque %, on voit que vous n'êtes ni grec, ni vraiment au courant de la situation ici ... les classes les plus defavorisées ont perdu jusqu'a 80% de pouvoir d'achat. La troïka réclamait encore 30% de baisse sur les retraites et salaires de la fonction publique.
Quand a la sortie de l'euro, l'histoire vous donne tort. Un article récent de bloomberg analyse les sorties d'union monétaire depuis 1945 (il y en a eu 70), et a part de TRES TRES rares cas, dus essentiellement a d'autres facteurs comme des guerres civiles, tous les pays ont connu une hausse du PIB des la première année de leur sortie. On parie que ce sera pareil pour la Grece ?
a écrit le 12/05/2015 à 15:43 :
S'ajoute à cela l'aléa moral. L'Allemagne estime depuis le début ne pas avoir à payer pour sauver une Grèce dépensière. Ce vision moralisatrice est très discutable mais ancrée chez les dirigeants et les peuples d'Europe du Nord. Wolfgang Schäuble résume bien cette position: "Vous les Grecs vous avez fait n'importe quoi. Maintenant soit vous accepter la purge pour rester en zone euro, soit vous partez!". La cigale et la fourmi en somme. Maintenant dansez!
a écrit le 12/05/2015 à 15:42 :
en tant qu'europeen, geographiquement s'entend, je vous interdit de m'associer a l'eurogroupe.
Réponse de le 14/05/2015 à 12:42 :
il est clair que c'est pour des motifs politiques de fond que l'Eurogroupe refuse à la Grèce de Tsipras ce qu'elle a accordé aux gouvernements précédents qui pourtant dirigeaient une Grèce vivant au-dessus de ses moyens, incapable de collecter l'impot, etc... La seule différence est qu'eux acceptaient en plus de faire payer les pauvres...

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