La Berd veut aider les pays arabes qui se démocratisent
Tristan de Bourbon, à Londres
Tristan de Bourbon, à Londres
La banque européenne pour la reconstruction et le développement s'est engouffrée dans le printemps arabe. Spécialisée dans la remise sur pied progressive de l'ancien bloc soviétique depuis sa création en 1991, l'institution basée à Londres se lance dans les projets méditerranéens. « Pour le moment, nous regardons trois pays, » a précisé hier l'Allemand Thomas Mirow, son président depuis 2008. « Tout d'abord l'Egypte et le Maroc, qui sont tous les deux actionnaires de notre banque, une condition sine qua non pour que nous puissions y opérer, et la Tunisie, pour des raisons évidentes. Nous avons la capacité financière de prêter d'ici à 2017 un maximum de 2,5 milliards d'euros par an à la région. »
L'Egypte, priorité de la BERD
L'Egypte figure au sommet de sa liste. Une équipe technique d'une douzaine de personnes se rend pour la première fois au Caire la semaine prochaine afin de commencer à quantifier ses besoins. « Il y a un an, les dirigeants Egyptiens nous ont dit que nos actions en Europe de l'Est pourraient servir à leur pays, » se souvient Anthony Williams, le directeur des relations médias de la banque. « Nous avons cependant des conditions d'attribution très fermes en matière d'ouverture démocratique du pays qui n'aurait pas rendu cette possibilité évidente. La révolution a pourtant changé la donne. »
Une avancée démocratique, condition sine qua non
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La première intervention devrait avoir lieu en janvier sous la forme d'une aide technique, avant d'être accompagnée par un soutien financier dès le mois d'avril. La somme globale des prêts égyptiens atteindra sans doute à partir de 2015 le milliard d'euro. « Il n'y aura pourtant rien de concret tant que nous ne connaîtrons pas le résultat des élections, » affirme Thomas Mirow. Cette analyse de l'avancée démocratique est aussi prévue en Tunisie, même s'il classe le pays à la première place « en termes de profondeur des changements réalisés », et au Maroc, « qui a choisi une autre voie que la révolution ». Ces deux pays devraient également recevoir leurs premiers prêts courant 2012.
Tristan de Bourbon, à Londres
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