L'équilibre des finances publiques, le sujet de l'après 6 mai
Fabien Piliu
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Heureusement, il y a l?actualité ! Si le sujet des finances publiques et de leur impératif redressement ont été largement débattus avant le début de la campagne électorale, il n?est désormais abordé qu?avec la plus grande prudence sur la place publique par les principaux candidats à l'Elysée. La viande Hallal, la sécurité, éventuellement la relance de l?Europe ont, semble-t-il, remplacé les questions d?équilibres budgétaires dans le coeur des candidats.
Est-ce parce que cette question a perdu une grande partie de son sens et de son intérêt avec la dégradation de la note de la dette souveraine de la France par l?agence de notation Standard & Poor?s ? Evidemment non. Mais s?attaquer aux dépenses est un exercice délicat. Annoncer une poursuite de la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans la fonction publique, ou que les collectivités territoriales devront se serrer la ceinture, ne fait pas plaisir.
Beaucoup de discrétion
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Les candidats, en particulier les poids lourds que sont Nicolas Sarkozy et François Hollande, en restent donc aux déclarations d?intentions très générales, se contentant de rappeler simplement que la trajectoire des finances publiques restait leur priorité.
Nicolas Sarkozy vise ainsi l'équilibre des comptes en 2016. « On en saura un peu sur les intentions et les ordres de grandeur des mesures portées par le président sortant lors de la présentation du programme de stabilité 2012-2015 qui sera transmis à Bruxelles », explique Philippe Marini, le président de la Commission des finances du Sénat. Il sera présenté le 10 avril. " Il y a un calendrier à respecter. Ce n'est qu'à cette date que le président sortant se dévoilera sur ce point", prolonge Gilles Carrez, le rapporteur général du Budget à la Commission des finances de l'Assemblée nationale. "Les dépenses resteront stables en valeur, c'est un effort extrêmement ambitieux. Le blocage des dotations aux collectivités locales, entre autres mesures de réduction des dépenses, l'est tout autant", poursuit-il. « Une chose est certaine, la trajectoire déjà définie menant à l?équilibre des finances publiques en 2016 ne sera pas modifiée », avance Jérome Chartier, le député UMP. « Ce n?est qu?à partir de cette date que la France commencera à se désendetter », martèle-t-il.
Fabien Piliu
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