Le déficit commercial du Japon multiplié par deux

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Le gouvernement japonais a annoncé, ce lundi, que le déficit commercial du pays avait presque doublé sur un an, entre juillet 2012 et juillet 2013.

Le Japon paie encore le prix de la catastrophe de Fukushima. Ce lundi 19 août, le ministère des Finances nippon a annoncé que le déficit commercial du pays avait quasiment doublé entre juillet 2012 et juillet 2013. En ligne de mire : la hausse des importations d'hydrocarbures que supporte l'archipel depuis le tsunami de mars 2011 qui a entraîné la fermeture de la majorité de ses centrales nucléaires.

Le mois dernier, le déficit commercial a atteint 1.024 milliard de yens (7,88 milliards d'euros). Soit 93,7% de plus que l'an passé. Une hausse notamment due à la faiblesse du yen - défendue par la politique des Abenomics du Premier ministre Shinzo Abe - qui rend les importations plus chères. Selon le ministère des Finances, la monnaie nationale valait en moyenne 24,3% de moins en juillet 2013 qu'en juillet 2012.

13 mois consécutifs de hausse

Le Japon, dont le PIB a baissé au deuxième trimestre 2013, enregistre ainsi son 13ème mois consécutif d'augmentation de son déficit commercial. Un record qui n'avait pas été franchi depuis plus de 30 ans dans un pays plutôt habitué à des excédents rendus possibles grâce à la puissance de ses industries exportatrices (électronique, automobile, etc.).

Résultat : la valeur des importations a bondi en juillet de 19,6% à 6.986 milliards de yens (53,74 milliards d'euros). La facture pétrolière a augmenté de 30% et celle de gaz naturel liquéfié de 17%. La hausse des importations a surtout profité au Moyen Orient (+26%), principal approvisionneur d'hydrocarbures, aux pays d'Asie du Sud-Est (+20%) et à la Chine (+18%).

"Il est probable que le déficit se prolonge"

"La facture des importations restera élevée, à moins que des réacteurs nucléaires soient relancés" en nombre, ce qui est très incertain à court terme, a expliqué à l'AFP Takeshi Minami, économiste à l'Institut de Recherche Norinchukin. "Il est probable que le déficit se prolonge pendant quelques années", a-t-il souligné.

Les exportations ont également affiché une hausse de 1,8%. Une première depuis 14 mois. Elle se sont élevées à 5.962 milliards de yens (45,86 milliards d'euros). Les ventes ont augmenté vers les Etats-Unis (+18%), le premier client de l'archipel juste devant la Chine (+9%).

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Commentaires
a écrit le 26/08/2013 à 14:46 :
cet article est guère surprenant , comment fait un pays qui n'a pas de matières premières ? , il les importe .. et si il a une monnaie faible ? , cela lui coute deux bras , si il a une monnaie forte cela lui coute que la main , logique donc , ainsi en france on a pas de pétrole mais on en importe et le déficit commercial a fortement augmenté vu que les prévisions budgétaires du gouvernement sont a coté de la plaque , entre 2008 et 2012 ils y voyaient toujours un baril de pétrole en dessous des 100 dollars ( ce qui ne fut pas le cas , donc budget faux et archi faux ) peu de gens n'en ont parlé .. ben là c'est pareil , créer une monnaie compétitive a ses limites , sortez donc de l'euro et le prix du gasoil a la pompe passerait très vite les 3 euro le litre voir plus si la dévaluation était plus importante .. c'était donc logique , le japon a eu des années de soldes commerciaux dans le positif , il peut se permettre cette politique a court terme .. mais a un moment cela risque d'impacter le ménage japonais moyen sur sa consommation , le péril est grand .
a écrit le 20/08/2013 à 15:40 :
En quoi, par exemple la baisse du yen pourrait-elle influencer l'usine toyota qui se trouve en France ?
Et oui, les industries originaires d'un pays ne se sont plus regroupées dans ce seul pays, elles ont essaimées à travers le monde, pour coller aux clients( réduction des coûts de transport) et s'adapter aux différents marchés domestiques( le même produit sous le même nom aura des caractéristiques différentes selon le pays de vente).
Au final, la dévaluation, ça marchera de moins en moins bien en effets.
Mais en France, cela pourrait marcher, car on est un pays de tourisme, et d'immobilier, il nous faudrait aussi plus de pme exportatrice( mais les grands groupes les rachètent sans arrêt pour les délocaliser), bref, on profiterait fortement d'une dévaluation et nous aussi on a le nucléaire pour limiter les importations.
Mais, il vaut mieux préparer une dévaluation longtemps à l'avance, en stimulant la relocalisation d'activités en France et et cherchant l'autarcie énergétique, et là, seulement, on dévaluera ( euro ou non il y a plusieurs stratégie pour le contourner, on peut même émettre une monnaie parallèle, ou s'allier avec d'autres pays comme l'italie), les salaires pourront remonter( non par le gouvernement mais par le seul fait du marché du travail), et le plein emploi revenir en construisant pleins de logements, l'intégration ne sera plus un soucis et tout le monde sera heureux, n'est ce pas cela le projet de la France de 2025 ?
Après tout,le gouvernement travaille pour les français, et non pour l'europe ou les banquiers, en théorie du moins.
Réponse de le 24/08/2013 à 10:50 :
Je réponds à la première question: en quoi la baisse du yen pourrait-elle influencer l'usine Toyota qui se trouve en France ? Réponse: Si le yen baisse fortement, la multinationale Toyota aura tout intérêt à ralentir la production en France et à envoyer sur le marché français des voitures fabriquées au Japon.
a écrit le 20/08/2013 à 8:41 :
encore des nouvelles qui confirment les analyses de Olivier Delamarche...
a écrit le 19/08/2013 à 14:55 :
Le Japon ne peut pas se permettre de réaliser de tels déficits commerciaux au de l'état de son niveau de dette.
a écrit le 19/08/2013 à 12:47 :
Tant que l'on adaptera pas les monnaies aux richesse tangibles effectivement créées au lieu de les baser sur du vent, c'est la faillite généralisée qui nous attend.
a écrit le 19/08/2013 à 11:54 :
Le Japon ne vit que par l'export. Ils ont eu leurs trente glorieuses et c'est fini. Pour exporter, il faut avoir des clients! Ou sont ils? Les pays d'Europe ne produisent plus à cause d'une monnaie trop chère. Ils ont donc consommé asiatique mais le font de moins en moins faute de moyens. Les USA achètent encore mais plus pour longtemps. Les BRICs...ne vivent que par l'export et leurs clients se font de plus en plus rare. Que reste t il? Il ne reste que des pays, incapables de rembourser leurs dettes...et incapables de voir que les trente glorieuses, c'est fini pour tout le monde! Acheter ou vendre à l'autre bout du monde, ça ne marche plus. Japon, Grèce, Italie...et bientôt USA ne sont que des incidents . Il va falloir se réveiller.
Réponse de le 19/08/2013 à 12:43 :
C'est aux peuples de se réveiller en arrêtant de faire confiance aux imbéciles qui nous gouvernent en voulant imposer au monde entier un système socialiste condamné qui nous mène tous à la ruine. Un enfant comprendrait que l'on ne peut sauver toute la misère du monde. Seules les richesses tangibles créées permettent la vie dans chaque Pays. Les monnaies n'ont de valeur que par rapport aux dites richesses tangibles.
a écrit le 19/08/2013 à 11:29 :
Donc ils vont remettre fissa en activité les 52 réacteurs nucléaires actuellement à l'arrêt. Et peut-être même ceux qui sont abîmés puisque aucun pays limitrophe du Pacifique nord n'a émis le moindre commentaire désobligeant quant aux tonnes d'eau radioactives qui se déversent dans l'océan chaque jour.
a écrit le 19/08/2013 à 11:21 :
Depuis tous temps , les pays se sont retrouvés en faillite , ça repart toujours .....
Réponse de le 19/08/2013 à 11:50 :
ça repartira avec une baisse de la valeur de certaines monnaies de 60 à 80 % (dollar, yen, euros). Il fallait ne rien comprendre à l'économie pour définir la valeur de l'euro à ce niveau. Il aurait fallu diviser par deux sa valeur lors de sa mise en place.
a écrit le 19/08/2013 à 10:36 :
Mais arretez de dire que ca ne va pas, puisque notre cher président a dit que tout allait bien, et que le Japon etait un modèle a suivre.. Suvons le donc :-)
a écrit le 19/08/2013 à 10:34 :
Une leçon à tirer

Voilà un exemple à méditer pour ceux, en France, qui réclament la fin du nucléaire et la dévaluation de L'Euro, alors que l'exploitation du gaz de schiste est défendue par les mêmes individus. Si cela se produisait, le déficit commercial français devrait s?enfoncer dan le trou noir.
a écrit le 19/08/2013 à 10:21 :
Comme le précise depuis des mois Olivier Delamarche le mardi sur BFM business, le Japon est cuit. Comme les USA, l'Europe, c'est le résultat d'une politique imbécile basée sur l'endettement et les QE illimités (Planche à billets). Bienvenue dans les Pays en faillite..!
a écrit le 19/08/2013 à 9:44 :
Je tiens à signaler une erreur dans votre article : le PIB a continué d'augmenter au deuxieme trimestre au japon, comme lest indiqué sur votre lien d'ailleurs. Vous vouliez surement dire que la croissance est moins importante qu'au premier trimestre, toujours est-il que c'est faux et que même 0.6% de croissance sont apprécié dans ce pays miné par la déflation depuis dix ans.
Vis à vis de votre article : le doublement du déficit commercial à 8 milliardfs d'euros , cela reste à relativiser . Ce montant est somme toute assez faible : la france est à 30 milliards alors que son économie est bien moins importante
Réponse de le 19/08/2013 à 10:09 :
@uyo, pour le France on oscille entre 4 et 5 Md d'euros par mois soit moins que le japon en chiffres mensuels, les 30 Md que tu donnes sont pour le premier semestre 2013. Le deficit des échanges au Japon est plus important qu'en France pour 2013....Voir les chiffres sur le site des douanes
a écrit le 19/08/2013 à 9:37 :
Le coût de l'arrêt du nucléaire est si élevé ? A méditer !...
Réponse de le 19/08/2013 à 10:07 :
Ou le coût du nucléaire : perso il va falloir me payer très cher pour acheter japonais après Fukushima. L'URSS à fait faillite après Tchernobyl on va voir si le Japon fait la même chose malgré son économie plus avancée.
Réponse de le 19/08/2013 à 10:40 :
aka, vous achèterez certainement sans le savoir au moins des pièces détachées ou des composants d'ordinateurs. Rappelez-vous la pénurie mondiale après Fukushima qui avait les voitures Diésel...
Réponse de le 19/08/2013 à 12:26 :
Oui, bien sûr, Fukushima est un argument en faveur du nucléaire et de la fiabilité des techniciens de Tepco...
Réponse de le 19/08/2013 à 13:39 :
@Yves, c'est possible que j'achètes japonais sur des produits semi-fini, si je ne sais pas que c'est japonais. Mais c'est fini pour moi les marques japonaises, idem pour les séjours touristiques au Japon. Dommage car j'étais fan de leur cuisine.
a écrit le 19/08/2013 à 9:23 :
Il va falloir faire des économies d'énergie.

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