Affaire Bettencourt : Lagarde défend Woerth mais...

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Christine Lagarde a soutenu ce mardi matin Éric Woerth, en pleine tourmente politico-judiciaire, tout en défendant l'instauration de règles précises pour les ministres et secrétaires d'Etat amenés à cumuler d'autres fonctions.

En pleine tourmente politico-judiciaire, le ministre du Travail Eric Woerth a été défendu ce mardi matin par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, avec qui il a travaillé "main dans la main" pendant trois ans. Cependant, la ministre a également appelé à une clarification de la situation : "on aurait tout intérêt à clarifier ce qui constitue un conflit d'intérets", a-t-elle affirmé sur RMC et BFM TV.

Des écoutes pirates révélées mi-juin entre la milliardaire Liliane Bettencourt et sa fille laissent entendre qu'Eric Woerth était au courant d'opérations de l'héritière de L'Oréal visant à échapper au fisc français. Depuis, il fait face à une vague d'accusations de "conflit d'intérêts" puisque son épouse a travaillé pendant deux ans et demi dans la société gérant la fortune personnelle de Liliane Bettencourt. Trésorier de l'UMP depuis 2002, Eric Woerth est aussi accusé, notamment par l'opposition socialiste, de "conflit d'intérêts" pour avoir cumulé pendant trois ans, de 2007 à 2010, cette fonction avec celle de ministre du Budget.

Pour Christine Lagarde, "il faut des règles très précises et qui s'appliquent au statut, à la fonction, aux fonctions auxiliaires des personnes quand elles deviennent ministres ou secrétaires d'Etat pour être sûr que les choses sont claires. Il faut que ce soit validé et ensuite il faut que chacun respecte les règles", a-t-elle ajouté.

TVA à taux réduit dans la restauration, taux du livret A

Par ailleurs, la ministre a confirmé deux informations déjà connues. A savoir que le taux de rémunération du Livret A, le produit d'épargne préféré des Français, serait probablement relevé à partir du 1er août. "C'est probable mais ce n'est pas certain", a toutefois tempéré la ministre. Le taux "ne baissera pas parce que je m'y suis engagée. Il ne sera jamais en dessous de 1,25%, c'est le plancher", a-t-elle ajouté. Il est à 1,25% depuis août 2009, après avoir culminé à 4% en août 2008.

Et la ministre a également confirmé que le coup de rabot du gouvernement sur les niches fiscales ne toucherait pas au taux réduit de la TVA dans la restauration. "Moi, elle (la TVA réduite) me paraît légitime sur le fond", a-t-elle dit, exprimant son désaccord avec le ministre du Budget, François Baroin, sur ce sujet.

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