La Commission prudente sur la croissance française
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Les prévisions se succèdent sur la croissance française en 2011. Bruxelles annonce 1,7%, Bercy, 2%. Ce mardi, la Commission européenne a relevé sa prévision de croissance pour la France d'un tout petit point de 1,6% à 1,7%, mais reste prudente quant à capacité du pays à concrétiser sa sortie de crise. A la publication des chiffres européens, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a maintenu sa prévision de 2%, réaffirmée il y a quinze jours encore.
"Tous les indicateurs sont proches de leur moyenne historique" en France et les exportations devraient "profiter de la forte croissance des pays voisins, spécialement l'Allemagne", estime la Commission. Seul le secteur de la construction peine à sortir de la crise. Du côté des points négatifs, le chômage reste "élevé", la consommation va ralentir avec la fin de la prime à la casse et les mesures d'austérité budgétaire devraient "avoir des effets" à partir du deuxième trimestre sur la demande intérieure.
La Commission prévoit ainsi une croissance de 0,6% au premier trimestre, puis un ralentissement, avec des croissances de 0,3%, 0,3% et 0,4% les trimestres suivants. Elle prévoit une croissance pour l'Allemagne de 2,4% en 2011.
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Enfin, Bruxelles ne semble pas préocuppée par la montée actuelle des prix, principalement liée à l'envolée du pétrole. L'inflation sous-jacente, s'est-à-dire hors les produits les plus volatils tels que l'énergie et l'alimentaire, resteront "sous contrôle" en raison "de la stagnation persistante de l'économie et de la faible croissance des salaires". En résumé, les prévisions bruxelloises comportent de sérieuses ombres au tableau, la Commission n'excluant pas non plus de "nouvelles tensions sur les marchés financiers".
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