Christine Lagarde, son bilan à Bercy

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Si son bilan national est mi-figue mi-raisin, son activisme pendant la crise bancaire et financière fut remarqué.

Sept ans. C'est le temps passé à Christine Lagarde au ministère de l'Economie. Appelée dès 2005 par Thierry Breton, alors à la tête de Bercy, pour occuper le poste de ministre délégué au Commerce extérieur, Christine Lagarde aura été la seule de l'équipe de Dominique de Villepin à conserver un portefeuille ministériel lors de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en 2007. Après un bref passage à l'Agriculture, elle remplace au pied levé Jean-Louis Borloo à la tête du ministère de l'Economie, transféré au ministère du Développement durable à la place d'Alain Juppé. Battu aux élections législatives, l'actuel ministre des Affaires étrangères avait dû délaisser son portefeuille ministériel pourtant taillé sur mesure.

Le bilan de Christine Lagarde? Des réformes importantes ont été engagées dès 2007, via la loi Travail Emploi et Pouvoir d'achat (TEPA) qui introduisit notamment l'abaissement de 60% à 50% du bouclier fiscal, la déduction des intérêts d'emprunts et la défiscalisation des heures supplémentaires. Le gouvernement est revenu sur les deux premières mesures, la troisième peine à convaincre en raison de la mollesse de la croissance. En 2008, c'est la loi de modernisation de l'Economie que Christine Lagarde et ses secrétaires d'Etat font voter par le Parlement. Si la réduction des délais de paiement et l''autoentrepreneur furent un succès, la mise en place de règles visant à stimuler la concurrence et donc faire baisser les prix dans la grande distribution n'a pas eu les effets escomptés. La réforme de la taxe professionnelle est également à mettre à son crédit comme la loi sur le surendettement. Le seul texte dont elle assume avec fierté la maternité.

Servi par l'actualité, et en particulier par la crise bancaire et financière, Christine Lagarde a acquis une véritable stature internationale. Son abnégation remarquée pour sauver Dexia, sa contribution active aux décisions qui ont permis d'éviter l'éclatement du système financier mondial, lors des sommets du G20, après la crise des « subprimes » aura rendu légitime son entrée dans la course à la succession de DSK à la tête de la direction générale du FMI.

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Commentaires
a écrit le 29/06/2011 à 5:19 :
activisme: tout est dit!

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