La solidarité au coeur du programme de François Bayrou
latribune.fr (source AFP)
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"Je propose au pays une stratégie de rassemblement de ses forces. Oui, nous pouvons nous en sortir. Les réponses sont entre nos mains", a expliqué le président du MoDem devant la presse, à son siège de campagne. Le candidat centriste à l'élection présidentielle a enfin dévoilé son programme qui s'impose comme la synthèse des quatre forums thématiques qu'il a organisés, entre mi-janvier et fin février, sur "le redressement économique de la France", "l'éducation", le "nouveau contrat social" et "la moralisation de la vie publique".
Il a également évoqué la question européenne et le contenu de son dernier livre "La France solidaire", dans lequel il défend l'avènement d'un nouveau modèle de société fondé sur "la solidarité". "Nous sommes à l'ouverture de la campagne officielle et ce qui est frappant c'est que cette élection est aujourd'hui exaspérante pour les Français car elle ne traite aucune des questions qu'ils se posent", a dit François Bayrou, expliquant être le seul à parler "chômage, pouvoir d'achat, éducation, précarité ou dette".
La solidarité comme projet de société
"On nous parle de la crise comme si elle venait de l'extérieur, de la finance, de l'Europe ou des immigrés" alors que "les responsabilités" sont "nationales" et proviennent de "décisions politiques mal inspirées". Pour François Bayrou, "cette affirmation n'est pas seulement une accusation, c'est aussi une source d'optimisme" car, dit-il, "si les causes viennent de chez nous, alors nous pouvons y porter remède".
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Pour le patron du MoDem, un autre sujet essentiel est absent de la campagne, celui du projet de société. "Il n'y aura pas de marche en avant s'il n'y a pas de cap", argue-t-il. "Alors, oui, il existe un projet de société qui ira au-delà de la crise. Pas celui du tout Etat ou de l'individualisme. Le seul mot disponible pour que les Français retrouvent quelque chose à croire, c'est la solidarité", a-t-il lancé. "Nous somme dans une société d'insularité croissante où chacun vit avec angoisse dans son petit îlot", a déploré le leader centriste, proposant aux individus comme aux entreprises d'aller vers plus de partage.
"Dans cette crise, il est un modèle de société en train de naître et ce modèle c'est la France solidaire", a-t-il conclu.
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