Medef, les raisons de la colère

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Le Medef de Laurence Parisot se retrouve en pointe sur tous les dossiers fiscaux et sociaux ouverts par le gouvernement. Tentative de décryptage d'une attitude qui tient autant à des raisons politiques, culturelles que.. corporatistes.

Existence d'un "racisme anti-entreprise", "extrême gravité de la situation", "urgence à agir", "choc de compétitivité indispensable et rapide", "non à l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail"... Laurence Parisot fait feu de tout bois contre le gouvernement. La présidente du Medef est sur tous les fronts: menant l'offensive contre quasiment tous les projets gouvernementaux, notamment fiscaux et avançant ses pions sur les questions sociales en prônant davantage de flexibilité. On ne voit plus qu'elle, on entend plus qu'elle.... Décryptage des trois raisons de sa colère.

1/ Quand l'histoire radote

Le Medef, seule force organisée contre un gouvernement de gauche arrivant au pouvoir. On a déjà connu ça à l'automne 1997 quand, à l'issue d'une dissolution (ratée) décidée par Jacques Chirac, le premier secrétaire du PS, Lionel Jospin, est nommé premier ministre après la victoire de la gauche aux législatives. Jean Gandois démissionne de la tête du CNPF. Ernest-Antoine Seillière lui succède et transforme le CNPF en Medef. Il nomme vice-président délégué, Denis Kessler. Le duo deviendra infernal pour la nouvelle majorité, n'ayant de cesse de mener la guérilla, notamment sur la loi des 35 heures. Il faut dire qu'à l'époque, la droite était dans les choux, sonnée par la défaite aux législatives et davantage occupée à panser les plaies entre chiraquiens et balladuriens, plutôt qu'à porter la contradiction face à la gauche. Quinze ans plus tard, l'histoire se répète... Et cela n'a pas échappé à Laurence Parisot. L'UMP est obnubilée par sa bataille interne pour la présidence entre François Fillon et Jean-François Copé et sa voix ne porte pas. La nature ayant horreur du vide, le Medef occupe le terrain. C'est lui le véritable parti d'opposition. 

2/ Les guéguerres patronales

Laurence Parisot a du nez. Bien que les PME et ETI occupent une place importante dans les préoccupations du Medef, comme le prouve le contenu de la "bible programmatique" du Medef "Besoin d'aire", la principale organisation patronale s'est laissée enfermer dans le rôle de "défenseur du CAC 40". De fait, avec l'Association française des entreprises privées (Afep), on l'a vu très en pointe sur les problèmes de rémunérations des dirigeants, de la fiscalité des stocks options, etc. Loin, très loin, du "vécu" de milliers d'entrepreneurs de terrain. La CGPME de Jean-François Roubaud s'est ruée dans la brèche et a incontestablement marqué des points ces dernières années. Avec l'épisode des "Pigeons", Laurence Parisot a senti une occasion de se refaire une santé auprès des "petits" chefs d'entreprise, notamment ceux des start-up de l'économie digitale... pour qui le Medef n'existait pas, ou à peine. D'où l'implication du Medef dans le mouvement. Laurence Parisot est ainsi très fière d'être parvenue à fédérer plus de vingt associations patronales autour du communiqué "Entrepreneuriat et compétitivité état d'alerte", dénonçant l'aggravation de la taxation sur les plus values de cession en cas de vente des entreprises... D'autant plus que la CGPME a refusé de signer ce texte qu'elle juge trop radical.

3/ L'entrepreneur français est différent de l'entrepreneur allemand

Cette question de la taxation sur les plus values de cession, sans entrer dans le débat de fond, illustre à merveille l'une des différences culturelles fondamentales entre les chefs d'entreprise français et leurs homologues d'outre-Rhin. Là aussi, Laurence Parisot joue sur du velours. Plusieurs économistes, dont Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, soulignent que l'attachement des patrons allemands à leur entreprise fait contraste avec une culture française nettement plus "court-termiste". En d'autres termes, en Allemagne, le seul objectif est de développer la PME familiale ou créée ex-nihilo, dont, sauf circonstances exceptionnelles, on n'imagine pas qu'elle puisse être vendue. A l'inverse, en France, un certain nombre de chefs d'entreprise, une fois celle-ci fortement valorisée -on l'a parfois vu dans la net économie avec les ventes records de certains sites- ne souhaite qu'à la céder... au plus offrant. D'où l'importance prise dans l'Hexagone par la question de la taxation sur les plus-values de cession. Dans certains cas, l'entreprise, vendue, ne grandira plus... Ainsi, seulement 7,9% des entreprises françaises comptent plus de 250 salariés, contre 10,7% en Allemagne.
 

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Commentaires
a écrit le 17/10/2012 à 20:21 :
Parisot est surtout nulle ... une chialeuse ...
a écrit le 17/10/2012 à 13:29 :
M92 a raison, je vois une amie chimiste en rchr et dev, elle arrête pas de se plaindre de la liasse administrative, elle dit que de bouger un doigt nécessite cinq pages d'explication...


C'est grave ça, une réforme administrative est nécessaire, ça serait déjà un bon début, après il faut repenser la gestion, certaines entreprise possèdent une pyramide décisionnel trop importante qui les pénalisent au final, d'avantage d'implication et d'instruction envers les salariés également, formation rapide à la lecture comptable et implication pour qu'ils comprennent les enjeux, c'est pas grand chose mais je pense que les gens auraient une meilleure vision des choses, nous devons trouver notre modèle et pas copier inlassablement les autres.


Les raisins de la colère est un très bon film.
a écrit le 17/10/2012 à 12:18 :
Un jeu de dupe, Gauche Droite, UMP = PS !
Le Medef est avant tout responsable d'avoir accepter cette Europe là ! Toutes vos entreprises se retrouvent dorénavant sans protection, tout juste armées d'un mauvais canif, cul nu, à se battre contre les rapacitées de la mondialisation.
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est

a écrit le 17/10/2012 à 11:55 :
Bien fait Parisot!, si au lieu de combattre Marine Le Pen comme toutes les femelles bobos, Parisot l'avait soutenue, nul doute qu'aujourd'hui cette femme ne pleurerait pas à chaudes larmes!.
Réponse de le 17/10/2012 à 13:34 :
travail..., arrêtez de nous ramener MLP ! Son programme économique, en particulier, ne tient pas la route...
Réponse de le 17/10/2012 à 13:39 :
Quel post et pseudo glorieux...
Réponse de le 17/10/2012 à 20:12 :
Parisot ne voudra jamais renoncer a ses delocalisations ... MLP pour elle c'est la mort
a écrit le 17/10/2012 à 11:51 :
En fait c'est ce que devrait avoir Laurence PARISOT, car au diable les considérations politiques, culturelles, état d'esprit, coeur plus à droite qu'à gauche etc... Vous croyez sincèrement qu'un patron de PME en ce moment a des états d'âme de ce type ? Il doit progresser ou disparaître, il se doit de faire face à toutes les dépenses son business, en arrivant sur son ordi il sait qu'avant de gagner un cent il doit pouvoir s'acquitter de 20, 50 ou 100.000? en fin de mois (FDG, salaires charges, loyer, frais de déplacements, Impôts et taxes) Dans un pays archi taxé qu'a fait ce gouvernement pour l'aider ne serait-ce qu'à moins stresser et respirer en cas de baisse du carnet de commandes ? RIEN. Peut-être qu'il pense alors à s'engager en politique, car il en faudrait pas mal d'entrepreneurs compétents, sur le tas et pas d'idéologues parisiens issus de science po de l'ENA ou d'inspects fi.
a écrit le 17/10/2012 à 11:12 :
A un moment faut stopper les debats steriles et se poser les bonnes questions: Concernant la fiscalite (IRPP, IS et encore plus taxes sociales) Vaut il mieux continuer a assomer les actifs et entreprises, qu elles soient du CAC ou PME on s en fou, d impots pour financer la solidarite qui s est transformer en un assistanats inefficaces (La aussi que ce soit la defisc ou les allocsou la fonction publique) ou reduire drastiquement la pression fiscale en contrepartie de creations d emplois massives???? On n a plus le luxe d avoir autant d inactifs qu ils soient chomeurs ou retraites a 50 ans, on plus le luxe d'un systeme de sante aussi couteux qu inefficaces! On a plus le luxe de notre solidarite!!! Soit on le comprend et on s adapte, soit on attend et en 2013 on sera dans la situation de la Grece
Réponse de le 17/10/2012 à 12:49 :
je suis atterrée de voir que la france s'octroie le luxe de ne pas taxer les plus values du commerce de l'art, de ne pas réduire plus drastiquement les budgets de la fonction publique non régalienne...... Tous ces élus oublient qu'ils sont payés par les 'impots des entreprises et que sans les entreprises privées il n'y a pas de création de valeur, pas de creation d'emploi salarié ou de maintien potentiel des effectifs, pas de balance commerciale à l'équilibre......Alors avant le Chaos l etat doit se bouger et vite! Rétablissement urgent de La TVA sociale à 23% c'était beaucoup plus indolore pour les français que le PLF 2013 annoncé
a écrit le 17/10/2012 à 10:04 :
et si les patrons français étaient moins compétents que les patrons allemands par exemple?comprennent-ils la mondialisation .?ils ne savent que parler de cotisations sociales (eux disent charges) ,qui seraient trop lourdes , flexibilité ,mais pas innovation ,organisation .leur seul crédo ,le salarié français ne bosse pas assez .
Réponse de le 17/10/2012 à 11:31 :
Faux archi-faux : Pas d'innovation poourquoi? Certainement pas a cause du savoir faire mais bien a cause des charges, qu'elles soient administrative ou fiscale d'ailleurs. Sans meme parler de fiscalité, savez-vous qu'un chercheur francais passe en moyenne 50% de son temps a faire de la paperasse dont la necessité reste tres discutable?
Réponse de le 17/10/2012 à 11:48 :
Les charges ont beau dos.
Quid du marketing et de la démarche commerciale pour faire des produits répondant aux attentes du consommateur et non faisant plaisir au techniciens ?
Quid de la démarche export alors que les PME françaises se cantonnent au marché intérieur tandis que les allemands ou les italiens pensent dés le début aux marchés extérieurs ?
Réponse de le 17/10/2012 à 12:01 :
Les entreprises Françaises sont victimes d'un racket en règle, charges salariales plus du double qu'en Allemagne, entraves administratives de tous ordres, Législation du travail paralysante,syndicats saboteurs, officines de contrôle de la production de l'entreprise iniques, ect...la liste est longue!.
Réponse de le 17/10/2012 à 12:06 :
@Question:Le salarie francais est le plus productif du monde,ou le 2eme derriere les usa.Vous pouvez aller verifier sur le net.

Quand aux charges et autres que vous denoncez,laissez moi rire.Depuis 30 ans,la fiscalite sur les grosses boites surtout n'a fait que diminuer,le capital n'est quasiment pas taxe et le chomage explose.Le chomage n'a pas augmente depuis l'annonce de ces mesures,il a augmente bien avant et dans tout les pays,y comprit les usa pays pourtant porte etendard du neo liberalisme et du laissez alle....Ca devrait etre le pays des bisounours,ca n'en est rien.

Ces soit disant patrons(un patron c quelqu'un qui devellope son activite sur du long terme,ne joue pas a l'economie casino) ne veulent tout simplement pas que l'on vienne siffler la fin de partie dans leurs zones de non droit.Ils se comportent de la meme maniere que les mafieux qui controlent les cites,ne pas deranger leur business opaque(transferts de fonds offshorts,niches permettant de ne pa tout declarer etcetc)
Réponse de le 17/10/2012 à 12:58 :
C'est effectivement pas les grosses boites qui embauchent mais les petites celles ou le dirigeant s'est endette à mis son argent personnel, celles ou souvent le dirigeant est non salarié, se paie aprés toutes les charges de personnel, et autres. Celles qui sont le plus enmerdées par les entraves administratives, la legislation du travail, les taxes qui empechent de financer le developpement, l'export....
Réponse de le 17/10/2012 à 13:14 :
Hélas, hélas!..., mille fois hélas!, nous sommes bien trop peu dans ce pays d'assistés à y voir clair.
Réponse de le 18/10/2012 à 12:08 :
En meme temps, c'est pas en traitant les gens d'assistés (terme générique pour désigner tous ceux qui ne sont pas patrons j'imagine) que vous les rallierez a votre cause... et apres c'est vous qui allez nous dire que c'est les pauvres qui n'aiment pas les riches....
a écrit le 17/10/2012 à 9:37 :
le medef ne defend que les grands groupes, ceux du cac40 qui pleurent sans cesse ... et qui pourtant se sont augmentés de + de 30% depuis la crise .. pauvre medef, pauvre cac40.
a écrit le 17/10/2012 à 8:43 :
on arrivera pas à trouver de solutions tant qu'on mélangera tout. Les grands groupes ont des problèmes de stratégie qui est due à une degenescence de la caste aristocratique qui les dirige. ce n'est pas un problème qui peut se résoudre instantanément.Les PME ont elles un problème de compétitivité et de flexibilité du marché du travail en France. L'administration est trop lourde. Il fallait bien un président (un peu) fou pour garder son calme face à une telle situation.
a écrit le 17/10/2012 à 7:57 :
Mme Parisot devrait intégrer le role de l'énergie dans son raisonnement économique:l'énergie remplace le travail,le travail permet de produire de l'énergie;travail et énergie sont donc interchangeables.Les taxes sur le travail doivent concerner aussi l'énergie!
a écrit le 17/10/2012 à 7:55 :
Parisot est en train de couler le "choc de compétitivité" !! Elle ne veut rien changer, elle veut garder ses exonérations (pour les gros groupes) et ses delocalisations, ne veut pas que les PME soient plus compétitives (Ah la concurrence c'est pas bon) , donc elle crie au loup , hurle à la mort de l'entrepreneur assassiné par les taxes ce qui plait a tous les français , et du coup ces mêmes français n'accepteront plus de payer, eux, csg ou TVA pour alléger les cotisations sur le travail des patrons ! Il reste la baisse des dépenses. Mais pour ne pas faire du virtuel et augmenter la dette, il faudra attendre longtemps avant de pouvoir baisser des cotisations financées par des baisses de dépenses effectives (pas financées sur une éventuelle hypothétique croissance et pas plombée par une récession par exemple) ! Et ce n'est pas demain la veille !
a écrit le 17/10/2012 à 1:39 :
Le Medef ne défend absolument pas les intérêts des petites et moyennes entreprises. Plus les organisations patronales sont privilégiées plus elles sont hypocrites. Les grands groupes paient à peine 18 % d'impôt sur la société et profitent des aident d?autre pays, les PME et TPE 32 % d?impôt sur les sociétés. La CGPME et le MEDF n'ont pas les mêmes intérêts, bien au contraire, le Medef c'est le grand capital nomades cosmopolite, ils bénéficient du libre-échange, les petites et moyennes entreprises et les travailleurs sont enracinés ils perdent au libre-échange, chômage etc. Pour produire il faut être enraciné. En réalité le Medef et les dirigeants syndicaux sont sur la même ligne d?ouverture des frontières, immigrationniste, les dirigeants syndicaux ne défendent plus les intérêts des travailleurs depuis bien longtemps. Les intérêts des travailleurs se rapproche bien plus de ce des petites et moyennes entreprises, car ils sont enracinés et ont intérêt au protectionnisme, tout le contraire du Medef cosmopolite déraciné et parasitaire. Je résume CGT et Medef égale libre-échange?travailleurs et classe moyenne égale protectionnisme, par définition il n?y a pas d?organisation de travailleurs. La fonction des dirigeants syndicaux et d?empêcher la jonction entre les travailleurs et la classe moyenne, car ce n?est que lorsque ces deux couches sociales sont réunies qu?on pourra réellement parler de grève générale. Le Medef et les soi-disant « pigeons », c?est de la mythomanie, je pense que c?est le Medef qui a créé les pigeons pour se cacher derrière tellement il a honte de pleurnicher pour défendre ses privilégent.


Réponse de le 17/10/2012 à 10:48 :
de la pétition CGPME vous en faites quoi? c'est les TPE et PME et autoentrepreneurs qui créent des emplois et sont parasités par des impots plus forts, des charges sociales importantes et se font enmerder par certains salariés qui revendiquent des droits et ne se sentent pas de devoir . Le droit social , la fiscalité sont inadaptés et trop important pour les PME elles ne peuvent pas atteindre la taille critique qui leur permettrait , de developper des stratégies de croissance , d'export etc
Réponse de le 17/10/2012 à 14:27 :
Bon, en dehors de la pétition de 17000 signatures à laquelle je ne crois pas, vous ne faites que confirmer ce que je dis. Ceux qui trouvent que les salariés sont des "emerdeurs" ce sont ceux qui ne supportent pas le poid du travail et qui sont privilégiés. Si les patrons gagne de l'argent, c'est bien grâce au salariés, vous devriez le savoir, mais manifestement vous ne savez pas ce c'est que des conditions de travail toujours plus difficiles.
a écrit le 16/10/2012 à 23:37 :
Parisot est nulle, Deng Xiaoping ferait mieux !
a écrit le 16/10/2012 à 23:33 :
Et pendant ce temps là, personne ne parle de la guerre larvée entre le MEDEF et la CGPME !!! Pour le moment, c'est le coup de maître de ce gouvernement. Ils ont réussi à couper en deux le patronat. Ils n'étaient déjà pas très copains mais maintenant, c'est la guerre. Pendant que Parisot crie, Roubaud négocie et parlemente en coulisse. Vous avez entendu la CGPME criée au loup ? Non ! Deux approches différentes. Pas sûr que Parisot ait choisi la meilleure sauf si son but est la réélection à la tête du mouvement.
Une chose est sûre, au MEDEF ils sont très énervés. Imaginez plutôt : depuis le début de la mandature, le gouvernement reçoit d'abord la CGPME puis le MEDEF ! Ca n'a l'air de rien mais au MEDEF, ils considèrent cela un crime de lèse majesté !!!! C'est un détail ridicule mais ces détails comptent pour des gens qui considèrent les patrons de PME comme des gueux...
Réponse de le 16/10/2012 à 23:45 :
La réalité des actualités c'est que le MEDEF est maintenant aussi extrémiste que la CGT et qu'ils sont irréconciliables (donc perdus pour la France à part pour faire du bruit) , et que la CFDT et la CGPME et le gouvernement beaucoup plus ouverts à la négociation pourraient vraisemblablement trouver un terrain d'entente pour des réformes efficaces. Il faut laisser les extrémistes s'écharper et travailler avec ceux qui veulent travailler ensembles!
Réponse de le 16/10/2012 à 23:58 :
Nous sommes bien d'accord ! MEDEF, CGT ou Sud même combat. Des extrémistes ne cherchant qu'à protéger leurs avantages.
Réponse de le 17/10/2012 à 7:34 :
Pour l'instant la seule vérité c'est quand choisissant d'augmenter les impôts et taxes dans l'un des pays les plus taxés d'Europe plutôt que de diminuer les dépenses et réformer l'Etat et les collectivités locales, Hollande et Ayrault ont fait des choix dramatiques pour la France et son économie... Le reste n'est que littérature et bla bla...
Réponse de le 17/10/2012 à 10:51 :
Non, la vérité c'est que les multinationales paient moins de 10% d'IS alors que les PME paient à fond. Malheureusement, ce n'est pas près de changer parce que réduire l'IS pour les PME, c'est un manque à gagner pour les finances de l'Etat. Manque à gagner qui ne sera jamais compensé par les grosses boites qui se débrouilleront toujours pour échapper à l'impôt (en partie grâce aux politiques).
Réponse de le 17/10/2012 à 11:41 :
@Pistol "les multinationales paient moins de 10% d'IS alors que les PME paient à fond." Ce que vous dites est exact et cela confirme bien que la stratégie d'Hollande et Ayrault est une calamité. J'aimerais bien que vous m'expliquiez en quoi renforcer l'imposition des PME et des ménages va faciliter la reprise de la consommation et de la production ?!
On sait que le Service Public français dépense plus que ses voisins européens, avec plus d'effectif, pour un résultat qualitativement inférieur. L'Education Nationale en est l'exemple criant ! Idem pour la Santé. La Suède, l'un des Etats les plus sociaux au monde, dépense moins que la France pour des services publics de meilleurs qualité (52% du PIB contre 56%) ! Donc la seule piste pour la France est de réformer son Service Public. Augmenter les impôts peut fonctionner dans des pays où la pression fiscale était historiquement basse, comme l'Irlande, mais certainement pas chez nous !
Par ailleurs si Hollande a un moyen de taxer plus les multinationales, qu'il le fasse, mais si c'est pour baisser d'autant la fiscalité des PME qui embaucheront plus ! Sinon, cela aura pour unique effet de faire partir les grandes boîtes, sans pour autant aider au développement des PME... donc où est l'intérêt ?
Réponse de le 17/10/2012 à 23:14 :
Ai-je écrit qu'il fallait taxer les PME ? Non ! Il faudrait rééquilibrer le niveau d'IS moyen REELLEMENT payé par nos entreprises. Càd un taux REEL d'IS plus faible pour les PME, plus élevé pour les multinationales. Tout le monde le sait mais depuis 20 ans aucun gouvernement n'y parvient. Aucun. Pas plus Hollande que Sarko. Pour une raison simple, les multinationales coeur de cible du MEDEF font ce qu'il faut pour y échapper. C'est un fait que je déplore autant que vous mais quand j'entends Parisot pleurer sur l'IS en France, j'aimerais qu'elle nous dise combien paie réellement sa boîte... Je suis sûr qu'elle paie moins que ma petite entreprise. Par contre, ces grands libéraux du MEDEF n'hésitent jamais à quémander une subvention, payée par les impôts que ma boite paie. Parce que libéralisme et concurrence sont à géométrie variable. En attendant les PME paient.
Réponse de le 18/10/2012 à 7:13 :
Vous dites : "en partie grâce aux politiques " . Je suis sûr que c'est l'Entière Responsabilité des politiques ! Sinon, qui cela pourrait-il être??? Le malheur est que : Ils n'endossent Jamais leur Responsabilité !!!!
a écrit le 16/10/2012 à 23:14 :
Le MEDEF ne représente que les grosses entreprises du CAC40 et utilise les petits pour essayer de maintenir ses avantages. Parisot essaye de ne pas se faire déborder et devient plus royaliste que le Roy. Mais comme pour taxation des plus values qui révolte une partie du patronat "court-termiste", Parisot elle aussi n'a qu'une vision court-termiste: a crier au loup et faire des discours extrémistes anti prélèvement elle va finir par bloquer toutes futurs reformes du gouvernement et notamment le "choc" de compétitivité qu'elle souhaite ! Le gouvernement étant fasse à une vague de mécontentement anti prélèvement , il ne pourra pas augmenter les prélèvements des français (TVA, CSG, autre) pour alléger les cotisations sociales sur le travail. Il reste la réduction des dépenses certes , mais pour éviter de réduire des recettes de l'état sans les financer par de réelles baisse de dépense , il faudra attendre que les baisses de dépenses soient 1- décidées 2- effectives (c'est à dire pas plombée par une récession et une baisse de l'activité) pour qu'après et seulement après les recettes supérieures aux dépenses permettent de baisser les cotisations !! Et c'est pas demain la veille !!! Et oui fini le temps où l'on baissait les recettes (impôts sur les riches avant et cotisations pour le futur par exemple) sans les financer réellement ( c-à-d en les finançant sur une pseudo future croissance que l'on ne voyait jamais) , ce qui finissait par augmenter ... la dette !!
Réponse de le 16/10/2012 à 23:26 :
Parisot se fou des petits patrons, elle est juste terrorisée par devoir payer un peu plus d'impôts ce qui pourtant ne l'empêcherait pas de mettre autant de truffes dans ses pattes ou de caviar sur ses toasts. Elle essaye juste de reproduire la tactique de GW Bush: s'assurer de révolter la population moyenne française contre les impôts pour justifier de baisser (ou ne pas augmenter) ses impôts a elle et ses confrères en priorité! Et ça marche !!!!
Réponse de le 17/10/2012 à 7:46 :
Voui Parisot est en train de faire une connerie, elle est en train de couler les negos sur "le choc de compétivité" ... A se demander si elle ne le fait volontairement , les grosses entreprises du CAC n'en ayant pas besoin car elles utilisent les delocalisations ce qui leur va très bien et ne voulant pas que les petites entreprises puisse faire trop de concurrence a ses gros groupes en étant plus compétitives. SABOTAGE!
a écrit le 16/10/2012 à 22:46 :
Le poids de la fiscalité en France a toujours représenté un frein dans la transmission des PME, contrairement à l'Allemagne. Car l'État en veut toujours plus, quelqu'en soit la justification. Avec les nouveaux dispositifs fiscaux, cette situation ne pourra que s'aggraver, faisant le jeu d'éventuels acquéreurs étrangers.
a écrit le 16/10/2012 à 22:15 :
Ce n'est pas bien sûr pas de la colère : le MEDEF est simplement réaliste face à la situation d'urgence du pays. Même Najat Vallaud-Belkacem en est consciente. La minustre des droits de la femme et porte parole du gouvernement, avoue en effet que "la France est en état de faillite aggravée" (dépêche AFP reprise par Romandie.com). Au moins, les socialistes ont conscience du drame qui se joue. Mais étrangement, ils ne font rien. Pire même, ils l'aggravent. Impuissance idéologique ? Incompétence dogmatique inhérente à tous les socialistes de droite ou de gauche ? Les socialistes ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas, ils ne pourront pas prétendre qu'ils étaient "responsables mais pas coupables". A lire ici : http://www.romandie.com/news/n/NotAAA_la_France_serait_en__t_de_faillite_aggrav_ROM_111020121810.asp?
Réponse de le 16/10/2012 à 22:39 :
Par contre, expliquez-nous pourquoi le medef veut que les salariés français soient alignés sur les Chinois. Autant qu'il déménage en Chine. Il sera le plus heureux des syndicats.
Réponse de le 17/10/2012 à 7:34 :
le peuple doit se soulever pour mettre a sac cette societé du fric ,prenons exemple sur les pays arabes ils nous montre le chemin
a écrit le 16/10/2012 à 21:33 :
Heureusement que le medef est monte au creneau pour expliquer au gouvernement toute l absurdite d une fiscalite retrograde et confiscatoire. Pourquoi se battre tous les jours 80h par semaine si c est pour voir l etat vous taxer les 2/3 du fruit de votre travail le jour ou vus vendez. En belgique c est zero, et c est a une heure de tgv....
Réponse de le 16/10/2012 à 23:21 :
C'est zero si tu veux être rentier (si par exemple après seulement 3 ans de boulot a 80h semaine comme tu dis, tu revends ta boite pour ne plus rien glander , si tu revends pour réinvestir c'était déjà exonéré en France et c'était prévu de le rester ) . Si tu bosses comme patron ou salarié c'est encore plus taxé qu'en France !!! Bref si tu veux aller en Belgique c'est que tu veux devenir .... une faignasse.
a écrit le 16/10/2012 à 20:46 :
Vaudrait mieux dissoudre le MEDEF , les syndicats eux servent à quelque chose .
Le MEDEF est trop puissant pour que nos politiciens ose lui barrer la route et de le renvoyer dans sa nidhe (fiscale )
Réponse de le 16/10/2012 à 22:05 :
Alors la mais vraiment n'importe quoi !!!!! On imagine bien votre penchant politique....
Dans une démocratie il faut un pouvoir et un contre pouvoir pour tout autrement c'est la porte ouverte à la dictature. Comme on dit l'enfer est pavé de bonne intention...
Réponse de le 16/10/2012 à 22:17 :
jbaltazar67 comme vous le dites si bien mieux vaut dissoudre le MEDEF, les syndicats eux servent à quelque chose, moi étant syndiqué et payé mes cotisations syndicale pendant 17 ans, quand je leur ai demandé de l'aide car j'ai été licencié ils m'ont jeté comme une vieille chaussette à croire que les 17 ans de cotisations n'ont servis à rien, je suppose qu'il avait mieux affaire que de me défendre.
Réponse de le 16/10/2012 à 23:36 :
MEDEF - CGT même combat : les deux sont autant extrémistes. Seul le système chinois (dictature "communiste" ultra libérale) peu les réconcilier , sauf que labas pas de MEDEF ni de syndicat , c'est le PC Chinois qui décide de tout , et le Parti Communiste Chinois actuel est beaucoup plus proche du MEDEF que de la CGT !
Réponse de le 16/10/2012 à 23:41 :
Les syndicats ne servent absolument a rien en FRANCE
Réponse de le 18/10/2012 à 12:13 :
Meme si il y a des dérives des syndicats plus extremes (CGT et MEDEF), les syndicats modérés ont permis de conserver pas mal d'acquis sociaux dont vous profitez donc faites profil bas svp...
a écrit le 16/10/2012 à 20:45 :
Encore un article qui passe à coté du vrai sujet. faut-il être bête pour ne pas voir que l'important c'est d'aider l'entrepreneur et non l'enfoncer comme l'ont fait tous les gouvernements successifs depuis 40 ans soutenus par de plus en plus de français assistés. Arrêtez de faire de la politique politicienne (votre article en est un exemple). Il y a de vrais problèmes de fond posés aux entreprises par la politique fiscale que veut mettre en place ce gouvernement. Qui va créer de l'emploi s'il n'y a plus d'entrepreneurs?
Réponse de le 16/10/2012 à 23:47 :
Et qui va faire vivre les entrepreneurs si il n'y a plus de clients ?
Réponse de le 17/10/2012 à 9:07 :
et que vont devenir les "entrepreneurs" s'il n'y a plus de salariés taillables et corvéables à merci , ou d'employés ne voulant plus etre exploités;????
a écrit le 16/10/2012 à 20:24 :
On peut dire que ces 50 dernières années le grand patronat a été plus qu'assisté. En réalité le Medef ne défend que ses propres intérêts. Ceux qui ont le plus besoin d'aident ce sont les petites et moyennes entreprises, car contrairement aux multinationales qui bénéficient du mondialisme et qui touchent des aident dans beaucoup de pays, les petites et moyennes entreprise eux ne touchent quasiment rien et payent bien plus d'impôts sur les sociétés que le Medef. Je touve cela honteux de se servir des "pigeons" pour revendiquer, d'autant plus que le coup des pigeons n'était qu'une mascarade montait de toutes pièces.
Réponse de le 16/10/2012 à 21:53 :
La seule mascarade qui apparaît dans votre diatribe, c'est votre niveau de français.
Réponse de le 17/10/2012 à 14:44 :
En dehors de me faire remarquer mon niveau de français, vous n'avez aucun autre argument, du coup votre manière de me répondre se rapproche bien plus d'une "diatrie" que mon petit commentaire. Mais je peut comprendre que pour ceux qui sont du coté du Medef, c'est à dire, la mentalité de bourgeois lettré ce commentaire soit amère.
Réponse de le 17/10/2012 à 17:26 :
L'opposition entre multinationales et PME est ridicule... D'ailleurs le Medef n'est pas uniquement constitué de multinationales. On voit bien le socialiste caché derrière ce commentaire. Pas la peine de faire semblant d'aimer les patrons de PME. ça ne prend pas !
a écrit le 16/10/2012 à 20:00 :
En Allemagne, les droits de succession ne sont peut-être pas ce qu'ils sont ici... même si les Pactes Dutreil permettent d'alléger l'addition
Réponse de le 16/10/2012 à 22:43 :
En Allemagne, les enfants ne reprennent peut-être pas l'entreprise familiale avec l'idée de se faire un maximum de pognon en la vendant...
L'adage français selon lequel le grand-père crée la PME, le fils en profite et le petit-fils la coule se vérifie trop souvent.
Cela dit, il vaut mieux qu'il la vende que la couler.
Réponse de le 16/10/2012 à 23:40 :
Houla , en France on est loin maintenant du petit fils , les nouveaux "entrepreneurs" veulent monter un business, le revendre au bout de trois ans pour aller se reposer comme bon rentier tranquilles en Belgique. Attendre 3 générations mais tu es fou, seuls les vieux acceptaient de faire cela ! C'est fini maintenant !
a écrit le 16/10/2012 à 19:53 :
madame parisot, vous n'etes pas credible et vos cris d'orfraie n'effraient personne. Au lieu de faire de la politique , vous devriez vous asseoir à la table de négociations ( comme le fait le patronat allemand) au lieu de dire sempiternellement non ; Vous seriez gagnante car les syndicats de salariés sont trés faibleset se font rouler dans la farine ( pour de simples augmentations de salaires)
a écrit le 16/10/2012 à 19:40 :
un article de naze..nul il n'y a rien la dedans.
Réponse de le 16/10/2012 à 20:19 :
Prenez la peine de le relire car l'article explique d'abord pourquoi d'un coup d'un seul le MEDEF se transforme en partie d'opposition. Par ailleurs l'analyse croisee entre la France et L'Alllemagne enrichie nettement le propos. Apres on a le droit ne pas accepter un regard critique sur le MEDEF...
a écrit le 16/10/2012 à 19:39 :
Parisot n'est pas vraiment crédible. D'une part, elle représente surtout les groupes. D'autre part, sa soif de médiatisation la rend inaudible. Par contre, la CGPME est plus réaliste, pertinente et plus constructible. Donc, plus audible.
a écrit le 16/10/2012 à 19:35 :
Les seuils et les impôts, tout bêtement ! Si les entreprises ne grandissent pas, c'est évidemment pour d'autres raisons que le court-termisme supposé des patrons puisque, par définition, il n'y a pas plus long-termiste qu'un patron. S'ils étaient sûrs de pouvoir gagner plus, les patrons poursuivraient indéfiniment le développement de leurs entreprises. Mais ils savent qu'en France, ce n'est pas possible, parce qu'on y punit ceux qui osent défier le rouleau compresseur étatique en réussissant par eux-mêmes. En ignorant volontairement cette évidence, Artus, faux économiste complice des collectivistes, est ridicule de mauvaise foi. L'un des freins au développement des entreprises est constitué des seuils sociaux, transformant par à-coups les entreprises en annexe de Bercy et de la CGT. Et n'oublions pas la promesse constante d'impôts supplémentaires par l'Etat obèse qui incite ceux qui réussissent à se cacher (sous les seuils) ou à fuir le plus vite possible au lieu de développer leur entreprise. Supprimons les seuils, réduisons significativement les impôts et immédiatement, comme par miracle, nous verrons les entreprises croître fortement et le chômage reculer. Et hop ! Un guignol de bronze pour Patrick !
Réponse de le 17/10/2012 à 13:52 :
Et Hop ! Un guignol d'or et le prix spécial du jury pour Guignols de l'économie pour l'ensemble de son oeuvre ,et surtout en raison de ce nouveau commentaire superficiel, dogmatique qui ne peut convaincre que celui qui en est l'auteur
François
a écrit le 16/10/2012 à 19:32 :
J'ai été au adhérent MEDEF avec une TPE, ça ne veut rien dire. Le problème de Parisot, c'est qu'elle ne sait que "proposer" que des baisses de charges en échange de rien. Comme la TVA restauration. Comme son ami Thibault, chacune de ses propositions est un bonbon au poivre. Qu'elle devienne constructive et qu'elle commence à faire des propositions convenables, elle, qui négocie directement l'impot à Bercy.
Réponse de le 16/10/2012 à 22:45 :
100% d'accord.
Chaque avantage donné se transforme en arnaque pour le contribuable quelques mois plus tard.
Je connais 3 cafetiers-restaurateurs. Les 3 ont investi dans un 4*4, pas dans la baisse de prix.
a écrit le 16/10/2012 à 19:13 :
Il est clair que les adhérents du MEDEF auraient tout intérêt à faire travailler des Chinois avec des règles du travail aussi anti-sociales que dans leur cher pays. Soit, intégrons la Chine dans la Zone Euro, ainsi, la libre circulation des biens, services et désacquis sociaux sera assurée.
Réponse de le 16/10/2012 à 19:48 :
la france est a la derive il n'y aura plus d'entreprise dans deux ou trois ans aux vues des plans sociaux qui se multiplient , une recession au 4 ° trimestre , un etat d'esprit anti entrepreneurs illustré par le terme patron voyou voila le decor mais l'envers du decor vous allez pleurer sans entrepreneurs .................. c'est un desastre qui s'annonce .............
Réponse de le 16/10/2012 à 20:12 :
Je ne suis pas entrepreneur. Je ne fais QUE travailler des PERSONNES qui maîtrisent leur métier. Et je me suis fait approcher non seulement par le medef (éte), mais aussi par beaucoup d'autres corporations, sectes et religions. Si vous n'avez pas perçu la crise économique mondiale, c'est dommage pour vous.

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