Ces économistes qui pèseront désormais sur la politique budgétaire française

Cinq économistes devraient siéger au sein du Haut conseil des finances publiques, qui aura un rôle majeur dans la préparation des lois de finances. Entre le théoricien Michel Aglietta et l'ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy en matière sociale, Marguerite Bérard-Andrieu, leurs profils sont très variés

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Michel Aglietta, l'un des membres du Haut conseil des finances publiques Copyright Reuters
Michel Aglietta, l'un des membres du Haut conseil des finances publiques Copyright Reuters

 

Ils sont cinq économistes, désormais sur le devant de la scène, s'agissant en tous cas des finances publiques. Cinq économistes aux parcours très variés, si l'on en juge par leurs auditions ce mercredi par le parlement, qui auront bientôt un rôle majeur en matière de politique budgétaire : au sein du haut conseil des finances publiques, dont la création a été prévue par le traité européen de 2012, ils devront donner leur avis sur les prévisions macro-économiques du gouvernement, et sur la crédibilité de toutes les lois de finances. Ils devront aussi livrer une estimation du déficit public structurel, le seul à être pris en compte par les nouveaux traités européens. Le rôle de ce haut conseil ne sera que consultatif, mais nul doute que ses avis auront du poids.

Un conseil à parité, ou presque
La député PS Karine Berger a insisté pour que la parité règne au sein de cette instance, et a obtenu gain de cause. Aussi, les personnalités qualifiées pour choisir ces économistes, à savoir le président de l'Assemblée nationale et celui du Sénat, ainsi que les présidents des commissions des finances de ces deux assemblées, qui étaient chargés de désigner chacun un membre, ont-ils désignés deux hommes et deux femmes. Sans surprise, les présidents des commissions des Finances, tous deux membres de l'UMP, qui ont eu à désigner des femmes, ont choisi des « expertes » plutôt classées à droite. Mathilde Lemoine, qui dirige aujourd'hui les études économiques de HSBC France a travaillé à Matignon avec Dominique de Villepin. Quant à Marguerite Bérard-Andrieu, elle a conseillé Nicolas Sarkozy à l'Elysée. En revanche, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a désigné un ex conseiller de Dominique Strauss-Kahn à Bercy, Jean Pisani-Ferry, aujourd'hui à la tête du think tank bruxellois Bruegel, tandis que le président du Sénat, Jean Pierre Bel, a choisi l'économiste Michel Aglietta. Quant au président du Cese (Conseil économique social et environnemental), il a retenu le nom de Philippe Dessertine, professeur à Paris X Nanterre, considéré comme libéral.

Des profils très différents
C'est peu dire que leurs profils sont différents. Michel Aglietta est -notamment- un théoricien des phénomènes monétaires et de la croissance. Il conçoit de manière extensive le rôle du Haut conseil des finances publiques : il s'agit, selon lui, de conseiller le gouvernement sur le meilleur moyen de retrouver de la croissance. Devant la commission des finances du Sénat, ce jeudi, il a insisté sur le nécessaire effort d'innovation. S'agissant du déficit public, il relie directement au manque de croissance -« on retombe toujours sur le problème de la croissance », dit-il -, et estime que la France se situe aujourd'hui dans le cas, prévu par le traité européen, de « circonstances exceptionnelles », compte tenu du chômage de masse et d'une production qui n'a pas retrouvé son niveau de 2007. Celles-ci justifient que le déficit public structurel dépasse le plafond de 0,5% du PIB, prévu par le traité.

Défense de la rigueur
Mathilde Lemoine n'est pas vraiment sur la même longueur d'onde, qui a toujours défendu les politiques de rigueur. Elle développe une approche très modeste du rôle du haut conseil, qui ne pourrait juger à lui seul de l'insincéritté d'une prévision de croissance. Elle insiste sur l'examen des hypothèses sous jacentes à cette prévision.
Quant à Marguerite Bérard Andrieu, actuellement directeur général adjoint du groupe bancaire BPCE, elle met en avant sa compétence en matière de comptes sociaux. Avec une approche assez « techno », à mille lieues de réflexions de Michel Aglietta. La présentant, le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Gilles Carrez, qui l'a choisie, a insisté sur l'importance de la dépense sociale dans les finances publiques. Mais quelle pourra être la marge de man?uvre du haut conseil, dans ce domaine ?
Jean Pisani-Ferry est, quant à lui, un macro-économiste, peut-être plus proche des réalités conjoncturelles que peut l'être Michel Aglietta.

Quatre magistrats de la Cour des comptes
Par ailleurs, la quatre magistrats de la Cour des comptes seront membres du Haut conseil. Il s'agit de Raoul Briet, président de la première chambre, de François Ecalle, le meilleur spécialiste de finances publiques au sein de la cour, de Martine Latare et Catherine Démier, qui assure le secrértariat général du Conseil des prélèvements obligatoires, rattaché à la Cour.
Le Haut conseil dépendant lui aussi de celle-ci, il sera présidé par Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes. Hormis ce dernier, cette structure comptera dix membres, puisque le directeur général de l'Insee en fait partie, es qualités.

 

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Commentaires 38
à écrit le 02/04/2013 à 13:29
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L'on écoute pas les vrais économistes qui eux ne cessent de tirer la sonnette d'alarme depuis longtemps. Les Politiques écoutent les économistes incompétents qui ne dérangent pas leur programme suicidaire...! Dès lors, il ne se passera RIEN sauf la ...

à écrit le 26/03/2013 à 12:04
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nomees des syndicalistes dans les grandes trusture voila qui serais un grand changement des personnes plus pres du peuple qui produit les vrais richeesses de ce pays les tecnocrates planques ca sufit?

à écrit le 16/03/2013 à 17:54
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le montant de la dette française s'élève à 1 838 967 621 513 ? ils ont fait quoi exactement les économistes ???????

à écrit le 16/03/2013 à 17:53
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alors là c'est la meilleure que des économistes encartés pro UE pro ? le changement c pas encore pour maintenant.!!

à écrit le 14/03/2013 à 11:40
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Institut Bruegel, Dessertine, on est sauvés ! Euhhh, c'est ironique hein ! Tous ces gens ont le même logiciel, celui qui nous conduit dans le mur depuis toutes ces années telles des boussoles qui indiquent le sud. Donc ça va empirer.

le 14/03/2013 à 13:09
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C'est vrai ils auraient pu choisir Sapir, Généreux ou Lordon - pour aller dans le mur avec le pied sur l'accélérateur.

le 14/03/2013 à 13:13
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+1

le 14/03/2013 à 15:04
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Les analyses de Sapir sont autrement plus convaincantes que celles de Dessertine. Je note d'ailleurs que depuis le début de la crise, ses prévisions sont bien plus proches de la réalité quand bien même il est régulièrement caricaturé. Mais puisque vo...

le 25/03/2013 à 11:27
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En tout cas pour Chypre, Dessertine et Sapir se sont trompés dans leurs analyses. Dessertine est un fanatique de l'Europe de Maastricht et ses analyses sont souvent à côté de la plaque.

à écrit le 14/03/2013 à 11:08
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pas le courage de rédiger mieux. Juste copier mon e-mail a 2 collègues, qui n'etant qu'ingénieur et physicien, n'auront peut-etre pas la hauteur de vue pour appréhender le probleme, c'est évident... Bonjour, une info qui pourrait etre d'importance ...

le 14/03/2013 à 12:51
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"toujours pas de scientifiques" M. Aglietta est polytechnicien, je doute qu'il ne soit pas doté des connaissances minimales en thermodynamique... Pour quelqu'un qui se targue d'être rigoureux, vous auriez pu approfondir un peu le background des pers...

à écrit le 14/03/2013 à 10:31
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Encore un comité "THEODULE" ; le Xième et ce n'est pas tout; "elle développe une approche très modeste du rôle du haut conseil, qui ne pourrait juger à lui seul de l'insincéritté d'une prévision de croissance" déclaration d'une impétrante pressentie ...

à écrit le 14/03/2013 à 9:25
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encore des commités théodules en perspective. Au fait ou on en est des propositions pour la croissance de jacques attali, ou de la reforme des territoires d'edouard balladur, ou ......?

à écrit le 14/03/2013 à 8:39
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Après avoir qualifiés de "mauvais perdants " les vaincus de l'élection présidentielle de 2012 , j'ai attendu le mois d'octobre et le rapport Gallois pour porter un jugement plus réaliste sur FH et son gouvernement Aujourd'hui je rejoins ...

à écrit le 14/03/2013 à 5:59
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le ps regorge d'économistes de très haut niveau.A cette liste on aurait pu ajouter les Attali,Fitoussi,Karine Berger(la star)ou Milton Friedman.

le 14/03/2013 à 8:30
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certainement vu la politique désastreuse du hollandais

le 14/03/2013 à 9:06
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"Le PS regorge d'économistes de très haut niveau" là franchement... Le PS manque d'opérationnels de haute tenue dans tous les compartiments du jeu et au moins autant d'économistes, tous les journalistes sérieux et indépendants vous le diront.

à écrit le 14/03/2013 à 5:43
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bof ENCORE un haut machin qui sera comme tous ces comités à la gomme inutile. on voit déjà qu'ils ont été nommés par des politiques déjà un handicap au départ. Puis on voit que certains ont déjà donné dans les couloirs de l'Elysée le bilan de la Fra...

à écrit le 14/03/2013 à 4:47
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Les français pas murs pour un auteur de sophismes mort en 1850 et vous nous parlez de bonapartistes ? Vous baignez dans la modernité vous... Sinon c'est quoi l'adresse mail de Bastiat ?

à écrit le 14/03/2013 à 0:07
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Excellente conférence http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est Tant que nous serons dans l'Europe et ses traités, c'est la mort économique programmée de la France; Quand à ces économistes nommés que l...

le 14/03/2013 à 17:08
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C'est vrai que venant d'un gouvernement qui se dit de gauche on aurait pu espérer autre chose. mais le discours de FH contre la fianace a vite été oublié et maintenant c'est le lobby européano social démocrate libéral qui revient pour continuer à n...

à écrit le 13/03/2013 à 22:16
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Le gouvernement ne pourra pas faire de réelles économies sans entreprendre une reforme structurelle de l'état. C'est comme si on a une voiture qui consomme 10 l /100 km et on met que 5 litres pour faire 100 km cela semble impossible et pourtant ce q...

à écrit le 13/03/2013 à 20:21
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Les économies c'est maintenant ? Combien ça va nous couter encore ? Preuve en est que nos politiques sont pires qu'incompétents.

le 14/03/2013 à 0:27
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helas jean-jean c'est bien triste (un peu de gauche + un peu de droite, c'est la cuisine au beurre mdrrrrrr ) ils ns prennent vraiment pour des c-ns

à écrit le 13/03/2013 à 19:50
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Il faut distinguer les économistes et les charlatans. Le charlatan c?est la politique actuelle : je dévaste les entreprises et je fais fortune par ce biais ! Nous avons affaire à des cinglés ! Partisans des libertés, ne connaissez-vous pas l?adage : ...

le 13/03/2013 à 20:11
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"L'instituteur qui fait des citoyens illettrés". Apparemment certains citoyens ont aussi des problèmes d'argumentation construite et raisonnée........

le 13/03/2013 à 20:38
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c'est pourtant la triste réalité !!!!

le 13/03/2013 à 22:20
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Vous avez le même souci que JEan ?

à écrit le 13/03/2013 à 19:48
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encore des experts,des comissions théodules, des organismes , tout ca pour dire ce qu on dit depuis 20 ans mais qu on ose pas faire

à écrit le 13/03/2013 à 19:32
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D'après ce que je crois comprendre, tous sont des ultra libéraux "pur sucre" (Dessertine, Pisany-Ferry, Lemoine...).

le 14/03/2013 à 8:08
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Ultra-libéraux gavés de fonds publics, n'y-a-t-il pas au moins une contradiction et au mieux galvaudage du terme libéral ? Certes si on ajoute le préfixe "ultra" comme c'est la mode en France, ça change tout. Et si de surcroit ils sont "pur sucre" al...

le 14/03/2013 à 12:58
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Aglietta est plutôt, quant à lui, non pas un adversaire certes, mais quelqu'un qui pointe les dysfonctionnements de l'économie de marché et adopte une conception théorique proche des régulationnistes. Renseignez-vous un peu avant de généraliser.

à écrit le 13/03/2013 à 19:14
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encore des types ridicules à payer des fortunes !! on n'en sort pas!!!

à écrit le 13/03/2013 à 19:11
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c'est globalement des gens intelligents et competents! ils pourront ecrire un beau rapport sur lequel tt le monde va s'assoir, bourre de verites qui sont deja dans plein d'autres rapports... le francais, il parle et il ft de la mousse entre deux comm...

à écrit le 13/03/2013 à 18:51
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Encore des incompétents : ils auraient dû nommer Bastiat. Je peux leur fournir son adresse mail s'ils la cherchent.

le 13/03/2013 à 22:01
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Les français ne sont pas encore mûrs pour Bastiat et pépère le sait bien. Il nous concocte plutôt d'abord un petit détour par la sociale démocratie scandinave avant d'attaquer le vrai libéralisme de gauche. Faut dire qu'il faut jouer fin quand on a é...

le 14/03/2013 à 9:23
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@john galt. Encore un jugement à l'emporte pièce attendez avant de juger de façon péremptoire. Votre dogmatisme libéral vous rend inaudible alors que vous valez mieux que cela. il faut savoir accepter le débat / il y a toujours une alternative sinon...

le 14/03/2013 à 13:04
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"Encore des incompétents" Heureusement que votre expertise arrive à point nommé pour une évaluation a priori. Bastiat est un auteur passionnant mais sa pensée gagne, comme celle de Marx d'ailleurs, à ne pas se retrouvé corsetée dans un carcan idéolog...

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