Retraites : et si on indexait les pensions sur la croissance économique ?

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En France, depuis la réforme Balladur de 1993, les pensions sont uniquement indexées sur l'inflation. / Copyright  Reuters
En France, depuis la réforme Balladur de 1993, les pensions sont uniquement indexées sur l'inflation. / Copyright Reuters
Le régime général des retraites va connaître un lifting cet automne. Il va falloir trouver une solution pour le rééquilibrer financièrement, alors même que la population retraitée va augmenter. En France, depuis la réforme Balladur de 1993, les pensions sont uniquement indexées sur l'inflation. Dans d'autres pays, le niveau de la croissance économique est pris en compte lors de la fixation du montant de ces pensions. C'est une façon de mettre salariés et retraités dans un même bateau. Une piste de réforme ?

Vite, une réforme du système des retraites ! Déséquilibré à cause de la diminution du rapport entre nombre d'actifs et nombre de retraités, le système français a besoin d'une nouvelle réforme. Pour qu'il (re)devienne équilibré, l'une des possibilités serait de modifier le calcul des pensions en tenant compte du niveau de la croissance économique. C'est le choix fait en Suède, en Italie, et l'une des pistes étudiées en Allemagne. Elle l'est aussi en Espagne, où le gouvernement de Mariano Rajoy doit présenter un projet de loi de réforme du système des retraites à la fin du mois de juillet.

Comparer ressources et dépenses pour fixer les pensions

En Italie, « le taux de croissance du PIB rentre en compte dans la définition de l'indice qui est ensuite multiplié par le nombre de points de cotisations. On tient compte d'une moyenne de croissance du produit intérieur brut sur 5 ans », détaille Monika Queisser, chef de la division des affaires sociales de l'OCDE.

Le mécanisme consiste à comparer les droits à servir avec les ressources du pays. On procède à une comparaison à long terme des ressources (les cotisations) et des dépenses (les pensions de retraite), tout en tenant compte des réserves disponibles, dans le cas où le pays possède -comme c'est le cas en Suède - un fonds de réserve. Une remarque au passage : détenir un fonds de réserve n'est pas donné à tous les systèmes, cela dépend des richesses créées par un pays (l'évolution de son PIB), mais aussi de son endettement public.

Le quotient d'équilibrage revu chaque année

Dans un tel système, le montant des pensions est rééquilibré chaque année en fonction de la croissance économique, autrement dit des richesses créées dans le pays.

Ainsi en Suède, il a baissé de 4,3% en 2011, puis augmenté de 3,5% en 2012 et de 4,1% en 2013. Ces évolutions reflètent les fluctuations du fonds de réserve puis des salaires. Un tel mécanisme évite de se retrouver dans une situation où le niveau de vie des retraités n'évolue pas en même temps que celui des actifs, et où, en cas de croissance, le pouvoir d'achat des retraités risque de baisser.

« L'efficacité de ce système dépend toutefois de l'ampleur de la croissance », fait remarquer Didier Blanchet, démographe spécialiste des retraites à l'Insee et membre de la Commission pour l'avenir des retraites. « Plus elle est faible, moins cette solution est efficace », poursuit-il.

Privilégier l'indexation sur les salaires

Or, actuellement, l'activité économique de la France voit sa cadence ralentir: le pays est en récession. Dès lors, pourquoi ne pas imaginer un système qui réindexe les pensions sur l'évolution des salaires ? « Quand l'économie va bien, les retraités en profitent, quand elle va mal, ils partagent les efforts avec les actifs», explique Didier Blanchet, un démographe de l'Insee membre de la Commission qui suggère des pistes au gouvernement.

Avant la réforme Balladur de 1993, les pensions étaient en effet indexées sur les revenus des actifs. « Cette règle a le mérite d'éviter de rendre l'équilibre du système dépendant de la croissance ». Mais revenir à cette règle supposerait de gérer la contrainte démographique d'une autre manière que la combinaison croissance/indexation prix. Les pensions pourraient être indexées sur les salaires à condition de prendre en compte le fait qu'en moyenne, il y a moins d'actifs pour assurer la pension d'un retraité. Pour Didier Blanchet, «Il faudrait que l'indexation ne soit pas du type "salaire" mais "salaire moins un facteur correctif" compensant l'augmentation du rapport retraité/actif (...) Un problème est alors que les années de très faible dynamique des salaires, on pourrait être amenés à faire baisser le pouvoir d'achat des retraites, ce qui est difficile surtout pour les plus basses retraites », fait remarquer Didier Blanchet. Il propose donc de prévoir des clauses de sauvegarde garantissant au moins l'indexation sur les prix.  

"Il n'a y a pas de solution miracle"

D'autre part, une fois passée la bosse démographique, le retour à une indexation complète des retraites sur les salaires est coûteux. «Il faudrait le compenser soit par des retraites plus basses à la liquidation (au moment du départ en retraite, ndlr) - c'est un problème d'arbitrage entre jeunes et vieux retraités - soit un âge de la retraite encore plus élevé, soit trouver de nouveaux financement, il n'y a pas de solution miracle », conclue-t-il. 

Riche et complexe, ce débat n'a pas fini de faire couler beaucoup d'encre. En tous cas, quelle que soit la solution adoptée par le gouvernement à long terme, il faudra absolument qu'il respecte l'objectif fixé en 2003 de maintenir toujours un montant minimal de pension égal à 85% du SMIC.

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a écrit le 26/08/2013 à 15:57 :
pas de retraite à points qui défavoriserait les employés de l'état. Les retraites privées assises sur le taux proportionnelles au déficit des comptes de la FRANCE; les reatrites du publis proportionnelles au % de votants pour François . Cela semble justement calculé
a écrit le 28/06/2013 à 11:32 :
Et la propagande continu en faisant croire que les retraités ont un abattement de 10%.
1- Tous les foyers fiscaux ont un abattement possible de 10% sauf les retraités qui sont plafonnés à 3650 euros .
2- Les supposés "frais professionnels" ne sont plus qu'un détournement du vocabulaire en regard de l'origine sous Raymond Bar , en outre si tous les salariés peuvent en bénéficier ils ne sont pas pour autant justifiés .
a écrit le 27/06/2013 à 18:49 :
Proposerait-on cette piste si la croissance était de 3%?
Réponse de le 28/06/2013 à 10:22 :
effectivement,on ne se poserait pas la question.Il suffirait d'une croissance supérieure à 2%.Mais il faudrait quand même faire intervenir la notion de productivité et du role de l'énergie parce que la production croit plus vite que les salaires et que les retraites concernent en fait la répartition de la production.Merci
Réponse de le 26/08/2013 à 14:48 :
Tu nous fait suer avec ton énergie! on n'en veux pas des taxes écologique c'est compris???
a écrit le 27/06/2013 à 18:16 :
Le nombre de retraités va augmenter !? Mensonge et fausse excuse... La question du déficit financier des retraites est lié à la faible cotisation des salariés et des entreprises (en fait du salarié) ainsi que des "cadeaux" sociaux donnés par le gouvernement sans raison puisque ce n'est pas son argent. Seuls les faibles d'esprit ont pu croire à cette absurdité écononmique. Comme je ne pense pas que les journalistes économiques le soient j'en déduis qu'ils sont à placer du côté des complices. Ne pas cotiser beaucoup pour les retraites en laissant filer leur déficit tout en faisant entrer toujours et encore plus d'immigrés revient à voler les français tout en subventionnant indirerctement les entreprises qui deviennet alors "plus performantes"... En effet il faudrait payer plus de salaire pour pouvoir cotiser plus. C'était cette évolution mathématique qui était envisagée à terme, en tous cas vendue comme telle aux cadres. Mais beaucoup d'entreprises et c'est logique ont investi à l'étranger car la France est relativement moyenne à l'échelle économique du monde, nous aurions pu l'anticiper; elles ont aussi mis cet argent dans leur poche, c'est moins logique mais nous le savons forcément. Les français ont été privés de ce retour qu'on leur a promis. C'est pourquoi bien d'autres économies sont à réaliser avant de songer à les pénaliser encore par une indexation qui veut dire baisse. Mais le final indépassable sera de DOUBLER les cotisations trop faibles tout en supprimant les "aides" de toute sorte par l'institution du smic et du travail pour tout le monde qui en serait privé. Si l'on ne veut pas de cette multiplication des cotisations il faudra alors pour la réduire évincer toutes les rentes intermédiaires, ce qui sera une bonne chose, sans que l'on n'échappe à un réajustement. Dans la situation actuelle afin de réaliser au mieux cette transition, les retraites devraient toutes être prises sur le budget de l'état et les multiples caisses fermées.
a écrit le 27/06/2013 à 15:44 :
Suffit d'aligner TOUS les régimes sur celui du privé et le problème est réglé .
a écrit le 27/06/2013 à 15:25 :
Et si on indexait le salaire des salaires des élus sur la réduction du déficit de l'état ?
a écrit le 27/06/2013 à 15:23 :
"et si on indexait les pensions" les 35 retraites spécifiques y compris députés, sénateurs sur les 25 dernières années, annuités et départ d'âge que le privé !!! un sacré coup de pouce pour rééquilibrer les comptes...
a écrit le 27/06/2013 à 13:46 :
Toutes ces mesures sont pour le prive...pas pour les politiques ou les fonctionnaires....faut pas rever
a écrit le 27/06/2013 à 12:48 :
Durant sa carriere professionnelle chacun a gagné plus ou moins bien sa vie suivant ses capacités aussi à l'age de la retraite du President à la femme de ménage versont la meme somme.
a écrit le 27/06/2013 à 12:40 :
Sans indexation, point de relance! Au contraire c'est la disparition de la monnaie sous les matelas et la reprise du troc!
Réponse de le 27/06/2013 à 16:37 :
Qu'avez vous contre le troc? Le troc est encore le meilleur moyen pour un individu d'apprécier l'achat qu'il effectue.
a écrit le 27/06/2013 à 12:30 :
Et si on indexait les retraites sur l'indice des fonctionnaires ? voire même : et si on ramenait les retraites au niveau de 2008, comme les salaires des fonctionnaires ? Histoire d'avoir une justice entre les inactifs et les actifs ?
Réponse de le 30/06/2013 à 19:19 :
à cdf,
vous dites que ce sont les retraités qui profitent le plus de la sécu , pourtant ils n'ont plus d' enfants à charge ,donc plus de médecins pour les enfants , plus de pédiatres , plus de pédopsychiatres, plus d' ortodontistes ,plus d' allocations familiales !!!!! je continue !!
a écrit le 27/06/2013 à 11:50 :
suicidaire electoralement. c est les retraites qui font l election
Par contre, on pourrait commencer par arreter de favoriser les retraites en leur supprimant leur 10 % de frais professionnels et en leur faisant payer la CSG comme les actifs (apres tout, c est bien eux qui profitent le plus de la secu)
Pour les jeunes generations, la solution c est l exil. ca va hater la fin du systeme et forcer l etat (UMP ou PS peu importe) a serrer un peu la vis aux retraites
Réponse de le 27/06/2013 à 12:14 :
On pourrait également penser a procéder par répartition, et non pas par prestidigitation. On ne peut pas verser plus de pensions qu'il n'y a de cotisations dans la caisse, et pourtant c'est ce que l'on continue a faire, en chargeant encore de plus en plus la pression des cotisations, pour payer ceux qui ne cotisaient a l'époque qu'une dizaine de %, et qui râlent en plus, alors que nous en sommes au double de cotisations, et que ca continue...
Réponse de le 27/06/2013 à 12:17 :
que l'on commence déjà par supprimer TOUTES les dépenses inutiles liées aux diverses couches du millefeuilles administratif qui vit obèse au détriment du privé.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:43 :
Arrêtez avec votre millefeuille, il faut centraliser la France comme elle était auparavant!
Réponse de le 27/06/2013 à 13:02 :
+1 ! Ne pas oublier que les retraités ne cotisent pas à l'Assurance Maladie, un comble !
Réponse de le 27/06/2013 à 14:28 :
@ clair et net: le millefeuilles, c'est quand la commune met x %, la communauté de communes y %, le département z % , la région un fifrelin en plus, sans compter l'état et même quelquefois l'UE, pour établir chacun son dossier, avec les coûts associés, et réaliser un rond-point plus ou moins inutile. ll y a sans doute une manière plus productive de traiter ce type d'opération
Réponse de le 27/06/2013 à 15:09 :
@cdf.....il me semble utile que vous vous renseigniez sur le sujet avant de colporter la propagande du moment .
Réponse de le 27/06/2013 à 16:30 :
@Arthur ... à propos des rond-points, ils ont une spécificité, par rapport par exemple à la réfection d'une chaussée: à la différence de cette dernière dont le tarif au km est encadré (et donc les soumissionneurs sont coincés entre coût effectif de réalisation et plafond d'encadrement), celui des rond-points est libre, ce qui permet beaucoup de traffics, et d'arrosages divers (non, non, pas celui des éventuels parterres les agrémentant :D)
Réponse de le 27/06/2013 à 16:59 :
@cdf .... évitez de raconter des contre-vérités: la cotisation assurance maladie est effectivement prélevée sur les retraites, au taux de 3,20% si je ne me trompe pas, ainsi que CSG+CRDS (taux différent des salariés il est vrai), ainsi que le casa. De plus n'oubliez pas que les cotisations mutuelle des retraités augmentent en général puisqu'elles ne comprennent plus la contribution employeur.
a écrit le 27/06/2013 à 11:47 :
Ne pas oublier que l'on parle : Réforme de la Retraite des Gueux , de la Populace pour qui 1000 ?/mois c'est encore trop.....aux armes Citoyens , le prochain Elu que je croise je lui crache dessus.
Réponse de le 27/06/2013 à 16:41 :
Outrage a représentant de la fonction publique d'état. Action inutile qui vous fera passer dans les faits divers comme un déséquilibré.
a écrit le 27/06/2013 à 11:41 :
Avant d'en arriver là, indexons les rémunérations des employés d'entreprises cotées sur leur performance boursière !
Réponse de le 27/06/2013 à 12:06 :
@Stone1 ... c'est déjà plus ou moins la cas, et parfois de façon très douloureuse pour les salariés, par exemple lorsque l'on vire une partie des salariés non pas parce que l'entreprise est dans le rouge, mais seulement parce que les résultats sont inférieurs aux attentes, tout en restant largement positif ... il est d'ailleurs à noter que les actionnaires qui mettent la pression sur les conseils d'administration pour faire ce type d'économie sont pour l'essentiel des fonds de pension (US mais pas seulement) ... donc in fine ceux qui en bénéficient sont des retraités (ou futurs retraités)
Réponse de le 27/06/2013 à 13:06 :
@kendal Si je parle d'indexation c'est justement parce que l'ajustement de la masse salariale globale permettrait (??) peut-être de limiter la casse des licenciements ! Mais vous avez raison par ailleurs, il faut aussi et dans le même temps, limiter à tout prix le pouvoir des actionnaires , ces loups introduits dans la bergerie des entreprises .Il faudrait leur mettre au minimum une muselière pour les empêcher de dévorer les bénéfices réalisés annuellement par les entreprises qui leur ont ouvert les portes du capital! Cela ne vous rappelle rien? Si mais bien sûr le petit chaperon rouge ...
a écrit le 27/06/2013 à 11:27 :
plutôt sur le salaire moyen du SÉNAT .....ou les salaires du SENAT sur la moyenne des retraites ..!!!!!
a écrit le 27/06/2013 à 10:49 :
en voilà une idée géniale, car s'il ait bien quelque chose qui échappe complètement aux retraités c'est la croissance économique, pire les choix gouvernementaux d'Hollande depuis mai 2012 ne font que creuser les déficits, le chômage, le manque d'activité et ses prélèvements fiscaux et sociaux asphyxient à la fois la consommation des ménages et la productivité et l'embauche d'emplois marchands, non subventionnés qui seuls peuvent améliorer une croissance économique sinon en récession, du moins atone. Donc en qualité de retraité je suis parti aux Caraïbes en zone dollar car je crois que tous les prétextes seront bons pour diminuer les pensions.
a écrit le 27/06/2013 à 9:04 :
Il faut prendre en compte les gains de productivité:un homme d'aujourd'hui produit plus qu'un homme d'hier et peut faire vivre sa femme,ses enfants ses parents(les retraites)les grands parents(la dépendance) et les voisins qui ne travaillent pas(les chomeurs)et il a encore du temps libre.Changeons notre conception de l'économie en pensant à l'énergie qui permet ces gains de productivité!(une taxe sur l'énergie pour financer nos retaites)
Réponse de le 27/06/2013 à 12:02 :
Si on prolonge l'exercice plus loin, on peut arriver a un modèle ou il n'y a quasiment plus d'emplois (ou très peu) pour faire tourner la machine. Donc les cotisation retraites prélevées sur les salaires vont dans le mur. Sachant que tout le monde consomme, de manière inégale mais toujours, il faudrait assumer un jour ou l'autre que tout ce qui est support collectif aux retraités et au social ne peut qu'etre prélevé que sur le fonctionnement de l'économie, donc finalement sur une forme de TVA. Virons donc toutes ces charges sociales qui pénalisent nos emplois, virons les cotisation retraites, et balançons tout ca sur une TVA. OK, c'est pas simple, mais on résoudra deux problèmes d'un coup. L'assiette des cotisations, et le cout du travail.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:10 :
@Gépé001 ... et vous êtes donc d'accord pour que cette taxe sur l'énergie pour financer nos retraites conduise à un alourdissement de vos dépenses énergétiques (EDF, carburant ...) ?
Mon opinion personnelle est que si on veut de la transparence, on arrête de financer une dépense d'un côté par une ponction de l'autre: chaque secteur doit avoir pour objectif de réaliser isolément l'équilibre recettes-dépenses
(vous n'allez pas demander à votre voisin de combler vos déficits de fin de mois)
Réponse de le 28/06/2013 à 10:15 :
Intéressant.
1°-il faut abandonner le financement sur le seul travail,et le faire sur l'ensemble des termes du PIB,les salaires,les amortissements,l'énergie,soit sous forme de TVA,soit différemment suivant les termes(plus sur l'énergie).
2°-le problème est de lfinancer les retraites,et le prélèvement existe toujours,queque soit la base du prélèvement.Ce qu'il faut,c'est choisir cette base;le choix de l'énergie présente plus d'avantages que les autres.
Merci de votre contribution.Je pars en vacances.Lisez la note n°6 du conseil d'analyse économique du Premier ministre.
a écrit le 27/06/2013 à 8:23 :
La bagatelle de 60 milliards d'euros et plus de fraude fiscale est le véritable problème pour notre équilibre budgétaire ,arrêtons de nous polariser sur les retraites (les retraités réinjectent leur argent au profit de l'économie intérieure) , il est urgent de neutraliser avec force cette caste de fraudeurs !.
Réponse de le 27/06/2013 à 10:55 :
NON je suis parti de ce pays supertaxé y compris sur la consommation en attendant d'autres prélèvements sociaux et fiscaux (CSG à 7,50% au lieu de 6,60% sur les pensions) donc je ne consomme plus en France et bien d'autres avec moi au Maroc, en Thaïlande, au Sénégal etc...)
a écrit le 27/06/2013 à 8:17 :
bonne idée ?? à condition , d' indexer les impôts et taxes des retraités sur la croissance !!!!!
a écrit le 27/06/2013 à 7:57 :
Avoir travaillé toute une vie pour ne toucher que 987 euros par mois de retraite...et être obligé de me serrer la ceinture à l'hiver de ma vie...voilà mes perspectives.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:13 :
Vous n'êtes pas le seul, hélas, j'ai 800 et quelques poussières....avec cela, on va pouvoir aller en croisières, ou au Maroc, comme beaucoup l'avancent ! pffffff !
a écrit le 27/06/2013 à 7:13 :
Il suffit de décider que l'on ne distribue aux retraités (qu'ils soient publics ou privés) que ce qui est collecté. Ce qui est collecté est limité par la capacité des entreprises à payer et par la croissance économique. Un régime de retraite doit être équilibré chaque année.
Réponse de le 27/06/2013 à 11:03 :
Et pareil pour les cotisations ?
Réponse de le 27/06/2013 à 11:10 :
et on paie comment les régimes spéciaux de ceux qui continuent de partie à 55 ans en retraite et plus généralement la fonction publique ?
Réponse de le 27/06/2013 à 11:20 :
Plus de 40 ans de cotisations partis en fumée !!
Réponse de le 27/06/2013 à 11:24 :
Ceux là seront protégés comme les fonctionnaires qui nous dirigent .
Réponse de le 27/06/2013 à 12:15 :
et si on revoyait le fait que les caisses de retraite du privé ont été PILLEES par celles du public.. !!! ?
Réponse de le 27/06/2013 à 15:15 :
Et ça continue.......
a écrit le 27/06/2013 à 5:54 :
La retraite concerne la répartition des richesses produites et pas uniquement des salaires;elle doit tenir compte des gains de poductivité procurés par l'énergie et de ce fait,repartir son financement sur le travail et sur l'énergie:une taxe sur l'énergie pour financer les retraites.
Réponse de le 27/06/2013 à 14:42 :
Ok pour taxer l'énergie, mais dans ce cas cassez aussi le monopole EDF de production d'électricité. Monopole qui ressemble à celui des seigneurs du moyen age dont on était obligé d'utiliser le moulin ou le four pour transformer le blé en farine puis pain.
Réponse de le 27/06/2013 à 17:04 :
@Thargor ... EDF n'a pas le monopole de la production que je sache (quelques opérateurs autres ont racheté des centrales thermiques), mais celui de l'acheminement (un réseau unifié semble effectivement une approche plutôt raisonnable). Quand à votre fournisseur,vous avez d'autres options qu'EDF, Poweo par exemple.
La liste est là: http://www.fournisseurs-electricite.com/liste-des-fournisseurs-delectricite
a écrit le 27/06/2013 à 4:51 :
Et si on indexait la remuneration des ministres et deputes sur leur performance economique...
a écrit le 27/06/2013 à 0:46 :
Oui et si on indexait la remuneration de ministres et députés sur leur performance économique ...
a écrit le 26/06/2013 à 22:27 :
et si on indexait les pensions sur les benefices des actionnaires?
Réponse de le 27/06/2013 à 14:46 :
Lesquels? Ceux du Crédit agricole? Dont l'action a perdu 50% en deux ans et qui n'ont pas touché de dividendes depuis un moment? Ils vont être contents vos retraités ^^ Mais effectivement, cela réduirait les dépenses.
a écrit le 26/06/2013 à 22:17 :
si on supprimait enfin les régimes spéciaux ? dans la devise fançaise il y égalité
25 dernièrs années pour le privé et 6 derniers mois pour le public , pensions moyennnes de 1250 euros pour le privé et de 1800 euros pour le public le regime des députés, des agents SNCF et j'en passe..... voila ou il est l'argent
a écrit le 26/06/2013 à 22:13 :
Si Mitterrand-Mauroy, n'avaient pas commis cette folie dépensière parmi d'autres de leurs folies, en baissant de 65 à 60ans l'age de la retraite. Le régime général serait encore en bonne santé. Que ce régime cesse de subventionner les Régimes Spéciaux, fortement déficitaires : qu'ils se financent eux-mêmes et prennent leurs mesures, ou rejoignent le régime qui les subventionne, et ses conditions. Que tout le monde voit sa retraite calculée sur les 25 meilleures années, et non sur les 6 derniers mois de salaire : pour cela procéder à cet alignement sur 10 ans à raison de 2 ans et demi par an.
a écrit le 26/06/2013 à 22:12 :
Le gouvernement devrait respecter un objectif de 2003 :" retraite > 85% du SMIG". D'où vient cet objectif ?
a écrit le 26/06/2013 à 22:08 :
Et si on indexait les pensions sur les salaires des patrons et sur les benefices des actionnaires?
Réponse de le 27/06/2013 à 14:48 :
S'indexer, oui, mais sur qui? Les patrons de PME? Ceux qui ne se versent pas de salaire pour ne pas couler leur boite? Effectivement, baisser les pension à 0 diminuera les besoins en financement des retraites.
a écrit le 26/06/2013 à 22:07 :
POUR l' ephad on fait comment
a écrit le 26/06/2013 à 21:43 :
Faudrait faire la même chose pour l'augmentation des prix dans les maisons de retraites, pour leurs pensionnaires ! Les retraités n'ont eu qu'1 % d'augmentation des retraites, alors que, par exemple à Montpellier, les pensions dans les maisons de retraites MUNICIPALES, y ont augmenté de 2,6 % ? A force de payer pour tout le monde, c'est nous qui n'allons plus avoir de retraite, et qui va donc payé pour nous, quand l'âge sera venu d'entrer en maison de retraite ?!
Réponse de le 27/06/2013 à 15:01 :
"qui va donc payé pour nous", tout est écrit. Si vous comptez trop sur les autres et l'Etat, vous êtes mal parti. La retraite, c'est dès la première année de travail que ça se prépare : mettre des sous de côté, acheter un appart/une maison en province, un terrain pour pouvoir avoir un potager et quelques arbres fruitiers. Plusieurs avantages : pas trop cher, cela refera vivre nos campagnes, vous occupera vos journées de retraites (plutôt que les passer devant Derrik). En plus, cela libérera des logements dans les grandes villes surpeuplées donc pour faire court : une attitude citoyenne responsable bénéfique pour tous. L'activité à la campagne vous maintient en forme plus longtemps et vous permet d'entrer le plus tard possible en maison de retraite. Sinon vous pouvez toujours continuer à passer vos soirées vautré dans votre canapé
a écrit le 26/06/2013 à 20:53 :
Et si on indexait les retraites sur l'indice des fonctionnaires ? voire même : et si on ramenait les retraites au niveau de 2008, comme les salaires des fonctionnaires ? Histoire d'avoir une justice entre les inactifs et les actifs ?
a écrit le 26/06/2013 à 20:44 :
Il faut tout indexer sur la croissance :les loyers les interets bancaires les tarifs telephone electricité ....Chiche
Réponse de le 27/06/2013 à 15:12 :
Sauf que continuer à se baser sur la croissance d'un indicateur fourre tout ne sert à rien.
a écrit le 26/06/2013 à 20:29 :
Et si on indexait les retraites sur les indemnités du patron de l'ASN ?
Arrêté du 13 mai 2013 modifiant l'arrêté du 7 mai 2007 fixant le montant de l'indemnité de fonction du président et des membres du collège de l'Autorité de sûreté nucléaire. (J.O.L. et D., 15 mai 2013, p. 8099, texte n° 37)
Par cet arrêté, le montant annuel brut de l'indemnité de fonction allouée au président de l'Autorité de sûreté nucléaire passe de 75 000 euros à 128 898 euros.
a écrit le 26/06/2013 à 20:19 :
Nous avons visiblement en France un dénigrement d'une période de notre vie (celle de retraité) de la part des jeunes générations.Cela provient surtout d'une nouvelle conception de tout avoir et tout de suite.Par manque de volonté d'y arriver on préfère éradiquer le système.Contribuer de par son travail à une fin de vie correcte n'est visiblement plus un thème majeur pour nos jeunes générations.Je dirais tant pis pour eux car moi j'ai la ferme conviction d'avoir joué le jeu avec mes 44 ans d'actif et mon seul désir est de terminer convenablement le restant de ma vie sans être dans le besoin et assisté.
Réponse de le 27/06/2013 à 13:07 :
Votre commentaire ne fait que donner raison aux jeunes générations qui refusent d'être le dindon de la farce en payant pour celles qui ont profité indûment d'un système (faible taux de cotisations, faible durée de cotisation et retraite importante...) et qui refusent de faire des efforts...
Réponse de le 27/06/2013 à 13:33 :
Que cela ne vous plaise Madame Soleil des efforts j'en fais tous les jours .A commencer par le soutien des jeunes qui ne doivent pas être les mêmes que vous fréquentez car ils ont une estime des cheveux blancs. Quant à mes soi-disants faible taux de cotisations sachez que mes 44 années de contributions suffiront aux différents organismes à me payer sans taper dans leurs caisses jusqu'à l'âge de 79 ans.Voilà ce que j'appelle contribuer à l'effort et visiblement avec vos idées vous en êtes loin.
Réponse de le 27/06/2013 à 15:24 :
@psoleil, sauf que si vous êtes à la retraite actuellement, ce que vous avez "cotisé" n'était pas pour vous, mais les retraités d'alors. Très peu de réserves ont été faites et dès qu'un gouvernement l'a pu, il a pioché dedans pour éponger d'autres pertes plutôt qu'engager les réformes indispensables. Donc votre retraite, c'est les cotisations des actifs d'aujourd'hui.
Réponse de le 27/06/2013 à 16:11 :
@ Thargor: +1, c'est incroyable de voir que certains n'ont toujours pas compris le principe d'un régime par répartition ! Et ce avec tous les articles publiés sur le sujet et on est sur La Tribune, un journal de l'économie...
@ madame soleil: +1, les jeunes sont en train de se barrer sous des cieux meilleurs où ils peuvent démarrer une vie professionnelle avec des salaires décents et sans se faire racketter par des propriétaires-rentiers-retraités ayant investi aux frais du contribuable...
a écrit le 26/06/2013 à 20:04 :
Nivellement par le bas. Un ouvrier peut encore négocier son salaire, pas le retraité qui ne touche que ce qu'on veut bien lui donner. Au bout du compte, un enfumage de plus sur faux semblant d'équité.
Réponse de le 27/06/2013 à 12:17 :
JUSTICE! qu'il disait !
Réponse de le 27/06/2013 à 15:25 :
La justice est une notion à géométrie variable. Ce qui peut vous semblez juste peut semblez injuste à votre voisin.
a écrit le 26/06/2013 à 20:01 :
La solution logique est de financer les retraites par une taxe sur l'énergie;cela permet de tenir compte des gains de productivité que nous procure l'énergie qui alimente nos machines.Le financement par la TVA sociale n'est pas suffisant.Vous ne voulez ni de l'un,ni de l'autre,alors,trouvez une autre solution!Bonne chance!
a écrit le 26/06/2013 à 19:15 :
Avec cette mesure, on va direct à la soupe populaire.
a écrit le 26/06/2013 à 18:42 :
le ministre des Finances allemand a déclaré que la meilleure solution pour sauver les banques (ex : Deutsche Bank, Société Générale, etc.) sera de ponctionner 8 % sur le compte des clients... Aucun média n'en parle ?
http://www.express.be/business/fr/economy/lallemagne-veut-sauver-les-banques-en-difficulte-en-operant-une-ponction-sur-les-dpots-et-les-actifs-de-8/192191.htm
a écrit le 26/06/2013 à 18:40 :
Objectif fixé en 2003 : "un montant minimal de pension égal à 85% du SMIG". Jamais entendu parlé, c'est un objectif pour quelle année ?
Réponse de le 30/06/2013 à 20:16 :
Le SMIG n'existe plus depuis belle lurette. Aujourd'hui on parle du SMIC pépé.
a écrit le 26/06/2013 à 18:12 :
Et si nous prenions l'argent sur ceux qui ont vraiment profiter du système : " Les retraités"

Suppression des majorations pour enfants à charges

Diminution des retraites des fonctionnaires, fin des avantages, ... SNCF dont même les retraités continues à bénéficier..

Forte taxe sur les biens immobiliers puisque de nombreux retraités ont des résidences secondaires...
Réponse de le 27/06/2013 à 12:24 :
avant de dire n'importe quoi sachez que les enfants nous ont coûté (et accessoirement vous ont donné du travail par une consommation), que les retraités ud privé n'ont aucun avantage (SNCF ou autres) et que nombre d'entre eux n'ont pas de résidence secondaire. Quand ils sont propriétaires de leur résidence principale, c'est le résultat d'une longue période d'économies.
a écrit le 26/06/2013 à 18:11 :
et si ... Nous proclamions honnêtement ... , que le système des retraites par répartition est obsolète au 21 siècle......! et qu'il faudrait urgemment le refonder et l'actualiser ... par exemple ...,avec des conceptions modernes ....de modèles moins monolithiques...?
a écrit le 26/06/2013 à 18:09 :
Et si on indexait plutôt les pensions sur le montant des cotisations au lieu de parler encore de PIB ? Le PIB est une notion tout ce qu'il y a de plus fourre tout incapable de mesurer la différence entre le "durable" (fourchette/couteau en inox) et le "jetable" (fourchette/couteau en plastique). Aucun article se basant sur le PIB ne peut donc être considéré comme sérieux.
a écrit le 26/06/2013 à 17:31 :
Vous pourriez même donner 500 Millions d'euros aux retraité de la photo, ils ne ferons pas grand chose de plus. L?essentiel est la quiétude et un peu de chaleur humaine...arrivé à ce stade de la vie.
a écrit le 26/06/2013 à 17:20 :
si ils faut on se prostitue a la retraite pour vivre bien les bobos socialos vite marine !
a écrit le 26/06/2013 à 17:10 :
lol... vu que la france va etre en recession qques temps (qques annees, disons), c'est une metaphore pour dire ' baissons les retraites' ;-)))
Réponse de le 26/08/2013 à 16:19 :
tous le monde a 1500 euro pour 41.5 de cotisation.

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