Budget de la Sécu : qui sont les gagnants et les perdants ?

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Bercy
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Les mesures contenues dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PFSS) 2014 améliorent le sort des plus modestes. Pour financer cet effort très légitime, les classes moyennes sont largement mises à contribution.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2014 a une belle ambition : améliorer le sort des plus modestes et des personnes en réelles difficultés. Mais, rigueur oblige, cet effort supplémentaire de l'État se fait au détriment des classes moyennes qui voient un certain nombre de leurs avantages rogner, en droite ligne des mesures contenues dans la loi de finances 2013 et le projet de loi de finances 2014 présentés ce mercredi.

En clair, le gouvernement n'a pas d'autre choix que de déshabiller Paul pour habiller Jacques... espérer atteindre ses objectifs en matière de solidarité.

Les « gagnants » du millésime 2014 sont donc :

- Les personnes les plus démunies. Les familles vivant sous le seuil de pauvreté bénéficieront d'une majoration du complément familial de plus de 50% en plus de l'inflation à horizon 2018. Cette population est également la plus concernée par la nouvelle étape de la généralisation de la complémentaire santé mais aussi par le relèvement du plafond de ressources ouvrant droit à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUc) et à l'Aide à la complémentaire santé (ACS).

- Les retraités modestes. Les allocataires du minimum vieillesse ne sont pas concernés par le décalage de six mois de la revalorisation des pensions.

- Les jeunes. Les 20-25 ans sont les seuls à pouvoir recevoir l'aide au sevrage tabagique. Les plus de 15 ans bénéficieront de la mise en œuvre du tiers-payant pour les actes en lien avec la prescription d'un contraceptif à une mineure de plus de 15 ans.

- Les retraités agricoles peuvent également être rangés dans cette catégorie. Leurs pensions seront améliorées mais cette mesure sera financée par une chasse à l'optimisation fiscale que pouvaient pratiquer certaines exploitations. Actuellement, si l'exploitation est détenue par une société réunissant  l'exploitant et les membres de sa famille, elle peut verser à ces derniers une partie des gains de l'exploitation. Si les membres de la famille de l'exploitant ne participent pas aux travaux, ces gains ne sont pas soumis à des cotisations sociales car il sont considérés comme des revenus du capital alors qu'ils sont, estime le gouvernement, issus du travail de l'exploitant.

"Ce montage permet de réduire le montant des prélèvement sociaux par rapport à la réalité des revenus du travail de l'exploitant", précise le PLFSS qui décide de traiter comme des revenus du travail de l'exploitant et de donc de réintégrer dans l'assiette des cotisations sociales les revenus distribués aux conjoints et enfants mineurs. Les formes de société les plus utilisées sont la société civile d'exploitation agricole (SCEA), le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) et l'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL). Deux associés suffisent pour monter une société, mais en GAEC, tous les associés doivent être exploitants. Ce n'est pas le cas en SCEA. et en EARL, où des associés non exploitants sont admis.

Les « perdants » sont :

- Une partie des épargnants. En effet, le gouvernement a décidé de relever l'ensemble des revenus du capital à 15,5%, contre 13,5% ces dernières années. Jusqu'ici, une règle dérogatoire s'appliquait à certains produits de placement exonérés d'impôt sur le revenu. Ils n'étaient assujettis aux prélèvements qu'au moment où les sommes investies et les revenus correspondants devenaient liquides pour l'épargnant.

C'était le cas des gains sur les rachats de versements sur les contrats d'assurance-vie (hors contrats en euros) affectés jusqu'en 1997 mais aussi, et notamment, des gains sur les rachats des plans d'épargne en actions (PEA) à partir de cinq ans. Cette mesure « se traduira par des prélèvements plus lisibles et plus simples. Elle s'appliquera aux faits générateurs intervenant à partir du 26 septembre 2013 », explique le PLFSS.

- Les familles aisées. Le gouvernement a décidé de moduler le montant de l'allocation de base (AB) de la Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) selon le niveau de ressources des familles. En outre, les plus aisées, qui ne touchaient pas cette allocation de base en raison de revenus trop élevés ,ne bénéficieront plus du Complément de libre choix d'activité (CLCA) majoré.

Résultat, l'allocation versée aux familles sous la forme de la CLCA dont les ressources excèdent le plafond de l'allocation de base de la PAJE sera donc inférieure de 184 euros par mois à celle versée aujourd'hui. Les familles aisées étaient les principales « victimes » de l'abaissement du quotient familial annoncé en juin. Cette réforme touchera les couples avec un enfant à partir de 5.370 euros de revenus mensuels, ceux de deux enfants à partir de 5.820 euros, ceux de trois à partir de 6.820 euros et ceux de quatre à partir de 7.780 euros.

 - Les laboratoires pharmaceutiques. Les années se suivent et se ressemblent pour les industriels du médicament. Grâce à la baisse des prix des médicaments remboursés et des dispositifs médicaux à nouveau programmées en 2014, la branche maladie engrangera 960 millions d'euros l'année prochaine.

« Le PLFSS fait plus que jamais de l'industrie pharmaceutique la variable d'ajustement de l'assurance maladie. Il casse toute lisibilité à l'international et va entraver l'accès des Français aux innovations. Pour la qualité de la santé des assurés sociaux, il est une source d'inquiétude nouvelle, d'un niveau sans précédent », regrette le LEEM, l'association qui représente les entreprises du médicament, estimant que les baisses de prix demandées, « d'une ampleur inédite, vont entrainer des exportations parallèles et donc accroître les risques de ruptures d'approvisionnement, au détriment des patients français ».

Certains professionnels de santé. Les biologistes et les radiologues se verront imposés des baisses tarifaires en 2014.

 

 

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a écrit le 27/09/2013 à 8:56 :
et après il y en a au gouvernement qui se demande pourquoi l'emploi à domicile est sinsitré...! et que le travail au noir explose!!!
a écrit le 27/09/2013 à 8:38 :
Je ne vois pas dans la liste des Très Grands Perdants les gérants majoritaires de SARL.
Etrangemetn il n'y a aucun mesure pour baisser les honoraires prohibitifs des médecins. Savez-vous que certains cancérologue en clinique privée gagnent jusqu'à 40Keuros par mois. Si si....Bref!! J'ai toujours entendu parlé du trou de la Sécu. Tous les gourvenements s'y cassent les dents. Il faut dire que le fameux parcours de santé est une connerie. Anecdote il y a deux j'ai connu différents problèmes de santé notamment une douleur lancinante et péniblre à telle point que j'avais perdu toute force dans mon bras. Je suis donc allé voir mon médecin traitant à qui j'ai décrit mes symptomes ce dernier était bien embarrassé car évidemment il n'y entend rien aux problèmes musculaires. Toutefois il me préscrit un anti douleur (50 euros + 8 euros). Le temps passe mais la douleur est toujours là et par moment difficilement suportable. Je retourne voir mon médecin traitant (50 euros) qui se décide à me diriger vers son confrère médecin du sport (100 euros) qui me préscrit à son tour la totale (Radio écho etc). Vous l'aurez compris l'obligation de passer par le médecin traitant est une incohérence totale non seulement il ralenti l'accès au soin, surtout dans les zones sur-peuplés où les temps d'attente son longs, mais en plus ils sont un intermédiaire couteux car en ce qui me concerne j'ai déboursé 108 euros de trop et donc autant pour la sécu. J'aurais tout à fait pu aller directement voir le médecin du sport mais je n'aurais pas été remboursé. C'est une hérésie. Malgré les discours de façade nous nous dirigeons vers une santé privatisée. Les hopitaux sont à la rue un ami Interne à Paris me confiait ses conditions de travail j'avoue avoir été choqué. Il est parti dans le privé où il est heureux de pouvoir exercer dans des conditions normales. Le système de mutualisation atteint ces limites et les détracteurs d'un autre système nous empêche encore une fois pour des raisons idéologiques de faire une révolution. Au train où vont les choses il n'y aura plus que des cliniques privés et les hopitaux disparaitront. On le voit ici même à Paris même les grands hopitaux coulent à pic.
Réponse de le 27/09/2013 à 8:55 :
vous croyez encore au parcours de soin :) Cela fait longtemps que je fais comme avant à savoir aller chez le spécialiste directement. Seule différence vous lui donner le nom de votre généraliste et le tour est joué et 23 euros sont économisés !
Réponse de le 27/09/2013 à 9:41 :
Hélas, il y a des spécialistes qui ne jouent pas le jeu, à moins que ce jour là il était
de mauvaise humeur .OUI le parcours de soin est une aberration, mais comme la France
est un pays hypocrite, et que l'on a plus osé rembourser les visites de malades, davantage du cerveau , qui allaient jusqu'à dix fois consulter un médecin. ni lorsque un
individu avec des ordonnances falsifiées EX une pharmacienne de la région PACA
signale les faits à la sécu, qui lui répond que ce n'est pas son job (trafic de méthadone )
a écrit le 26/09/2013 à 22:36 :
Pour ce qui concerne les il aurait été simple de dire que : «?La mesure proposée consiste à appliquer le taux de 15,5 % à l?intégralité des gains constitués depuis 1997?», année où les produits de placement ont été soumis à la CSG. Les épargnants ne pourront pas y échapper, car elle s?appliquera «?à partir du 26 septembre 2013?».

En clair au lieu de se voir ponctionner les PS en vigueur chaque année pendant la durée de vie du placement (bien entendu plus faibles que actuellement) on va nous ponctionner carrément 15,5% pour toutes les années de placement (depuis 1997). Mais comme il parait que c'était une mesure dérogatoire on a qu'à fermer se G....
Et inutile de vous précipiter pour retirer vos sous "on vous le dit aujourd'hui mais c'est applicable hier". De quoi avoir la rage. C'est donc cela la pause fiscale ?
Réponse de le 07/10/2013 à 19:43 :
C'est effectivement un procédé malhonnête .Au fil du temps nous le savons les prélèvements sociaux augmentent . Mais là nous ne parlons pas uniquement de l'augmentation mais également de l'assiette. Au lieu de prélever à des taux différents suivant les périodes ces gens au pouvoir ont trouvé une solution pour faire rentrer encore plus d'argent dans les caisses de l'état taxer à 15,5 pour cent sur toute la période de détention de l'assurance vie .
a écrit le 26/09/2013 à 19:10 :
.... Pour financer cet effort très légitime, les classes moyennes sont largement mises à contribution.....
Et toujours les mêmes qui trinquent!
Je reviens de chez mon assureur pour essayer de négocier le coût de ma mutuelle( je prends le truc basique et c'est encore cher); là, j'apprends que la SSociale donne plein d'argent aux mutuelles pour aider les ex CMU etc... Pendant que les assistés ont tous les soins à bon compte, nous, on peine pour s'offrir (?) le minimum!! Mais ça ne peut plus continuer, à ce rythme les assistés vont diriger le pays!
Réponse de le 26/09/2013 à 19:52 :
@ombrelle Pour renégocier votre complémentaire, allez voir la concurrence, votre interlocuteur sera personnellement motivé (objectif, commission, bonus ou prime) pour vous proposer une offre plus intéressante. Si vous aller uniquement voir votre assureur habituel, votre interlocuteur n'a aucun intérêt à vous faire une meilleure offre, au contraire. Par ailleurs, notez que les formules basiques sont souvent très chères par rapport aux remboursements.
Réponse de le 27/09/2013 à 10:57 :
Sauf chere demoiselle si sa complementaire est d entreprise, donc contrainte.... Sarko les a rendu obligatoire, son copain Hollande va aujourd hui les taxer.... De Liberte, Egalite, Fraternite ils ne reste rien... Vous avez d un cote ceux qui sont condamne a payer toujours plus pour avoir moins et de l autre ceux qui ne payent rien mais obtiennent toujours plus.... Parasitisme a tous les etages....

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