Retraites: les députés valident la création d'un compte-temps pénibilité

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"Combien as-tu de point sur ton compte pénibilité ?" Voilà une question que pourraient bien commencer à se poser entre eux des ouvriers du bâtiment à partir de 2015. Les députés ont en effet adopté jeudi soir le volet "pénibilité" du projet de loi sur la réforme des retraites et instaure ainsi un compte personnel de prévention de la pénibilité à partir du 1er janvier 2015.
Celui-ci permettra de bénéficier, après l'acquisition d'un certain nombre de points en fonction de la fatigue engendrée par un emploi, d'une réduction de la durée de cotisation destinée à obtenir une retraite à taux plein. Quelque 300.000 personnes devraient à terme utiliser chaque année des points accumulés sur leur compte. Le coût du dispositif est estimé à 500 millions d'euros en 2020, 2,5 milliards d'euros en 2040.
La mesure est passée grâce au vote des socialistes, mais est source de controverses depuis que le gouvernement l'a envisagé cet été. L'UMP, l'UDI et le Front de gauche se sont d'ailleurs abstenus de voter.
Si la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine se félicite pour cette "avancée historique" et souligne que les entreprises, qui financeront le dispositif, seront "incitées à améliorer les conditions de travail", l'opposition, elle, a cherché en vain à exempter les PME-TPE d'un nouveau dispositif "illisible". Elle dénonce un dispositif qui "pose des problèmes d'application" craignant que l'on retombe "dans les difficultés des 35 heures", selon les mots du centriste Philippe Vigier.
La droite a aussi plaidé en faveur de négociations de branche, pour un dispositif "plus proche du terrain", tandis que le ministre du Travail Michel Sapin a vigoureusement défendu un "cadre national".
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Le socialiste Christian Paul, qui a observé une "critique tâtonnante" de l'opposition, entre amendements pour supprimer le dispositif et pour le modifier, a aussi lancé à la droite:
L'examen de la réforme des retraites, qui compte une trentaine d'articles, devrait s'achever dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée devant se prononcer le mardi 15 octobre par un vote solennel sur l'ensemble de ce projet de loi que le Sénat examinera à son tour à partir du 28 octobre.
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