Recul du PIB, mauvais sondages... l'exécutif sous un feu nourri de critiques

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Le PIB s'est contracté de 0,1% au troisième trimestre. Un chiffre évidemment commenté ce jeudi matin par les responsables politiques.
Premier à réagir Pierre Moscovici. Le ministre de l'Economie a tenu à désamorcer les critiques. Il a ainsi affirmé:
De son côté, Bruno Le Roux, député de Seine Saint-Denis, interrogé sur RMC estime que:
Il pointe que cette baisse au troisième trimestre ne remet pas en cause la prévision de 0,2% pour l'année et la prévision de 0,9% pour l'an prochain.
Au centre, François Bayrou a jugé que "la France est en récession depuis longtemps". Le candidat centriste aux précédentes élections présidentielles, qui avait soutenu François Hollande au second tour et désormais allié de Jean-Louis Borloo, confie que "le rendez-vous manqué" avec le chef de l'Etat est dû à "la politique qu'il a choisi de mener" et qu'il n'approuve pas.
A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, interviewé sur France 2, s'est montré sans surpris beaucoup moins optimiste tout en reconnaissant qu'une contraction du PIN n'était jamais uniquement la faute d'un gouvernement. .
L'ancien Premier ministre a cependant accusé l'exécutif d'un "manque de lucidité sur la profondeur de la crise".
D'autres représentants de l'UMP ont saisi l'occasion de tacler plus directement le président de la République. C'est le cas par exemple de Jean Leonetti, député-maire d'Antibes et ancien ministre des Affaires européennes, qui a publié le tweet suivant:
Les critiques portaient plus largement sur la politique de l'exécutif après la publication d'un sondage YouGov pour le Huffington Post et iTélé indiquant que François Hollande n'obtenait que 15% d'opinions favorables. Xavier Bertrand, député UMP de l'Aisne lui a demandé de "changer de politique", notamment de renoncer à la hausse de la TVA au 1er janvier.
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Même dans la majorité, des voix s'élèvent pour demander une inflexion de la politique du gouvernement, éventuellement marquée par un remaniement.
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