Social, fiscalité, assurance chômage.. Pierre Gattaz de plus en plus gourmand

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Le président du Medef exige une baisse des prélèvement obligatoires pour que les entreprises française ne décrochent pas.
Le président du Medef exige une baisse des prélèvement obligatoires pour que les entreprises française ne "décrochent pas". (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le président du Medef demande au gouvernement une baisse quasi immédiate de la fiscalité pesant sur les entreprises. Il attend aussi avec impatience une diminution du coût du travail, via un transfert du financement de la politique familiale. Il prévient aussi que le Medef souhaite "tout mettre sur la table" lors de la prochaine négociation des règles régissant l'assurance chômage.

Pierre Gattaz, le président du Medef, a de la suite dans les idées. Il ne lâchera pas le gouvernement tant que celui-ci ne lui aura pas donné des gages sur le niveau des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises. Il même fait de ce chantier sa priorité absolue. Et pour bien enfoncer le clou Pierre Gattaz a conditionné sa participation aux Assises sur la fiscalité des entreprises qui doivent s'ouvrir en janvier à la promesse que ces prélèvements obligatoires seraient abaissés.

"Notre point de vue, c'est que nous souhaitons qu'il soit clairement affiché une baisse des prélèvements obligatoires des entreprises", a déclaré le président du Medef. Le gouvernement avait annoncé la tenue d'Assises de la fiscalité des entreprises pour refondre l'ensemble des prélèvements dont elles font l'objet, après l'échec de la tentative d'instauration d'un impôt sur l'excédent brut d'exploitation, refusé par le patronat juste avant le bouclage du projet de loi de Finances pour 2014, fin septembre.

Lire aussi: "Politique fiscale moins d'impôts pour les entreprises..."

Une baisse des prélèvements sur les entreprises dès 2015

Entre-temps, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé en novembre qu'il souhaitait une "remise à plat" de toute la fiscalité française et a reçu à cet effet syndicats, patronat et élus. Il a toujours affirmé que si réforme il y avait, elle se ferait à prélèvements constants. Or, le président du Medef continue de marteler que la France est au bord du décrochage par rapport à ses principaux concurrents et partenaires.

"Je le répète, il y a 100 milliards de trop qui pèsent sur les entreprises françaises ". Très clairement, le dirigeant patronal souhaite que dès l'élaboration du projet de loi de finances 2015, le gouvernement s'engage sur le chemin de la baisse des prélèvements obligatoires

Dans le même ordre d'idées, et c'est le deuxième chantier prioritaire de Pierre Gattaz, le Medef exige également des avancées rapide le financement de la protection sociale. Là aussi, il attend toujours de la part du gouvernement la saisine du Haut conseil pour le financement de la protection sociale.

Dans le collimateur, les 32 milliards qui pèsent sur les entreprises pour financer la politique familiale. Pierre Gattaz exige qu'un autre mode de financement soit trouvée, exonérant les entreprises, afin d'alléger le coût du travail.

Lever les freins à l'emploi

Le troisième chantier est un peu nouveau : le Medef souhaite, déjà, rouvrir le dossier de l'emploi et du marché du travail, "afin d'étudier tous les freins à l'embauche ". Concrètement, il s'agirait d'étudier avec le gouvernement les moyens d'aller plus loin dans la " flexibilité" que ce qui avait été négocié dans l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013. Une première idée serait de remettre en question les seuils sociaux dans les entreprises (à 10, 20 ou 50 salariés) qui décourageraient les recrutements. Une vieille antienne patronale.

Pierre Gattaz, souhaite également s'attaquer à un quatrième chantier : la simplification des règles administratives. A cet égard, il s'est félicité du projet d'accord sur la formation professionnelle, finalisé samedi 14 décembre à l'aube, qui va dans ce sens.

La renégociation de l'assurance chômage va être sportive

Last but not least, le président du Medef veut " tout mettre sur la table" à l'occasion de la prochaine renégociation de la convention d'assurance chômage qui fixe les droits des demandeurs d'emploi. Cette négociation débutera le 17 janvier. Pierre Gattaz souhaite que les régimes particuliers d'indemnisation des intermittents du spectacle et des intérimaires soient abordés.

L'objectif du Medef est de parvenir, dans un premier temps, à ne plus creuser les pertes du régime d'assurance chômage qui, actuellement, perd près de 5 milliards d'euros par an. Au total, fin 2013, le déficit cumulé du régime s'élèvera à près de 18 milliards d'euros. Pour Pierre Gattaz "le pragmatisme doit l'emporter sur le dogmatisme pour inciter les chômeurs à reprendre un emploi ".

La dégressivité des allocations sera certainement un des paramètres mis en avant par le Medef, comme d'ailleurs les conditions d'ouverture des droits à l'assurance chômage. Il va encore y avoir du sport, tant ce sujet est sensible. Le chômage étant toujours et encore la première préoccupations des Français.

 

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Commentaires
a écrit le 17/12/2013 à 23:35 :
C'est tellement facile et confortable de revendiquer de manière unilatérale !...
a écrit le 17/12/2013 à 20:19 :
Puisqu on parle fiscalité : 91% de la population exige un changement de politique. Nous avons un problème d offre. Pour les retraites on entend dire le jeune paiera et on augmente les cotisations. Alors bienvenue en enfer dans cette Europe du maximum du chômage et du minimum de croissance. Combien déjà avons-nous de chômeurs, plus de 5 millions radiés exclus, et on nous annonce 50% chez les diplômés. Voila un bon système anti social : pas de revenu citoyen avant 25 ans, pas de perspectives, mais comme dans le sud, la déportation ! On parle pigeons, on oublie les chauves-souris et les frankesteins, les defers fiscaux et les minimois et ça publie des minimarres ! Ferons dans les corbeaux et l inflation ? Il parait que 2/3 de la population a droit au logement social, alors vive la république des faux droits ! 52% des français souhaitent de nouveaux mouvements… Quand l Europe bute les citoyens et qu on parle refondation économique et fiscale, ne devrait-on pas consulter la société contre les vampires qui empêchent le travail ? Quelles sont nos valeurs humanistes quand on dit que la France a produit le Rwanda, quand on fait de l exception culturelle sur les suicides au travail, quand les allocations ne sont pas payées, quand la taille des logements diminue, quand on fait des stages non rémunérés ou qu on paye les jeunes 25% du smic, voila l esclavage !
a écrit le 17/12/2013 à 20:05 :
"le pragmatisme doit l'emporter sur le dogmatisme pour inciter les chômeurs à reprendre un emploi ".


Monsieur GATTAZ,

J'ai 54 ans, j'ai travailler sans interruption comme une daube depuis l'age de 17 ans.

Depuis mes 51 ans c'est la galère, depuis exactement la fin de la loi Lalande qui offrait une maigre protection au salariés de plus de 50 ans.
Les entreprises refusent l'embauche a tous ce qui a plus de 45 ans et vous le savez pertinemment.

Je reconnais que je coute cher a la collectivités, celle-ci m’octroie généreusement 10,70 € par jour de ASS, quand je relance le Pole Emploi, ce truc étatique qui ne sert a pas grand chose et qui visiblement coute cher au contribuable.
J'ai bien que c'est moi qui relance le Pole Emploi, alors que cela devrait être l'inverse, les fonctionnaires me répondent qu'ils ont une charge de travail trop importante (ils ont bien de la chance) et que sur leur base de données je suis catalogué comme demandeur d'emploi n'ayant pas besoin du suivi de Pole Emploi, je suis censé me débrouiller seul.

Je suis passer a l'agence de Sartrouville dernièrement pour connaitre les modalités pour avoir accès a une formation, on m'a fait comprendre que mon age pourrait être un frein a son obtention et que cela n’était pas dans leur attributions.

Malgré ceux que vous pouvez penser du fainéant de chômeur qui pille les ressources de l'Assedic, c'est moi qui me paye ma complémentaire santé, 120 € a ce jour, 130 € au 1er janvier soit une hausse 7¨% d’augmentation, c'est moi qui paie la cantine de mon fils, c'est moi qui paie mon abonnement téléphonique, mon loyer, mes impôts, qui rempli le réservoir d'essence de la voiture, pas l'état ni le Medef, c'est pas Radial qui me permet de survivre, l'assemblée nationale a votée l'annulation d'une dette de 4 millions d'€ au journal l'humanité, a moi le fisc n'a pas annulé les 662 € d’impôts locaux pour 2013.

Savez vous monsieur que cela coute de l'argent a un chômeur de rechercher un emploi, que pensez vous de ces recruteurs qui vous donne rendez vous pour un entretien de candidature sur Bordeaux, sur Lyon , et qui ne prenne pas la peine de vous faire un retour d'entretien.

J'ai d'autres exemples, il suffit de demander monsieur GATTAZ, je vous le demande, comment allez vous me remettre au travail, j’attends votre réponse, je ne suis pas difficile.

Vous faites partie de cette élite politico - financière, UMPSPCFDGUDI qui avez mis la France en coupe réglée depuis 50 ans, vous parlez beaucoup, demandez beaucoup a l'état, aux régions, aux collectivités, mais vous faite peu, sauf quand il s'agit de vous servir, de faire carrières.

Ce sont bien vos amis du Medef, nos hommes politiques, X, Enarques et autres illustres hauts fonctionnaires a vie qui ne connaissent rien a la vie économique de l' entreprises qui ont permis la destruction de trois millions d'emplois industriels depuis 1971, qui n'ont pas su anticipé les besoins a venir, les changement de technologies, de sociétés.

Il ne suffit pas comme les crocodiles d'avoir une grande gueule et des petits bras pour redonner de l'espoir aux "gens de peu",

Connaissez vous la signification du mot SERVIR LA NATION FRANÇAISE.
Réponse de le 18/12/2013 à 1:36 :
ne pas oublié que vos années de cotisations sont tels qu'une assurance voiture ou logement, donc sinistre et remboursement, vos indemnités de chômage sont un du !!! et pas l'inverse comme le prétendent certains...
a écrit le 17/12/2013 à 19:55 :
Il faut en effet transférer les cotisations famille vers l'impôt mais la TVA n'est pas le bon choix car c'est de la solidarité (les rentiers qui ne consomment pas doivent contribuer). Un transfert vers la CSG à salaires nets constants permettrait d'alléger un peu les charges au détriment des revenus financiers des personnes physiques. Sinon on a raté le coche avec la retraite : là il aurait fallu faire de la TVA sociale car la retraite n'est pas de la solidarité et doit rester liée au prix des produits et services...C'est ce que proposaient la CGC et la FNSEA mais ils n'ont malheureusement pas été entendus.
Réponse de le 17/12/2013 à 20:30 :
Et les rentiers des aides sociales ne contribuent pas car consommer avec le pognon des autres ne produit rien sinon une croissance artificielle.
a écrit le 17/12/2013 à 18:33 :
Bizarre, ce monsieur ne fait pas mention du dumping économique et fiscal de l'UE car la main d'oeuvre française est en compétition frontale avec celle de ses voisins moins disant.
a écrit le 17/12/2013 à 18:01 :
son projet parait ambitieux et en dehors des idées sociales,
mais son pragmatisme le conduit vers une des quelques orientations possibles pour le pays
a écrit le 17/12/2013 à 17:43 :
je propose que les personnes qui n'ont plus rien à partir du 15 du mois exigent un peu plus de dignité de la part de ce monsieur.Vivement un gouvernement qui fasse taire ce genre de personnage
a écrit le 17/12/2013 à 17:40 :
Pour une fois le MEDEF n'a pas tord en voulant inciter les chômeurs à se bouger. Pas mal !
Réponse de le 17/12/2013 à 18:03 :
se bouger OK
je vous rappelle qu'il n'y a pratiquement pas de postes à pourvoir
depuis 2 ans que je suis au chômage je n'ait pas eu la possibilité de travailler 1 heure
Réponse de le 17/12/2013 à 18:22 :
robin des bois ....pseudo tres mal choisi ... faut gouter a la m...pour savoir le gout qu'elle a ! un tit tour par la case chomeur te ferais pas de mal pour savoir ce que c'est
Réponse de le 17/12/2013 à 18:24 :
@ bof
2 ans au chômage, alors qu'il y a des tas d'offre d'emploi non pourvu !!! Je rigole !!!
Réponse de le 17/12/2013 à 20:00 :
Il faut soutenir les chômeurs qui avaient un faible salaire par contre il faut plafonner davantage les allocations (trop élevées pour les cadres). Il faut surtout aussi lever les freins à la mobilité par la formation et des indemnités de déménagement en échange de l'engagement d'accepter le poste trouvé dans le niveu de qualification convenu

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