Pacte de responsabilité : le "Oui, mais" de Pierre Gattaz

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Sous la pression de l'Elysée et de ses pairs, le président du Medef esquisse un virage sur l'aile à propos du pacte de responsabilité et accepte de prendre des "engagements de moyens" mais pas de "résultats" pour des emplois en échange d'une baisse des charges des entreprises. Une rencontre avec les syndicats est prévue le 28 février.

De retour des Etats-Unis où il a accompagné la visite d'Etat de François Hollande, à Washington puis à San Francisco, le président du Medef n'a pas tardé à découvrir les dégâts médiatiques de son "couac" sur les "contreparties" exigées par la gauche en échange des allégements de charges patronales.

Après avoir réaffirmé depuis les Etats-Unis qu'il n'y aurait pas "d'objectifs chiffrés" sur l'emploi, Pierre Gattaz a fait mine de faire machine arrière, suite à un sérieux recadrage avec l'Elysée qui lui a reproché cette sortie médiatique contradictoire avec l'objectif du voyage : montrer le visage d'une "équipe de France de l'économie" unie et cohérente. Le président du Medef, sous la double pression de la gauche qui a haussé le ton contre le Medef, mais aussi celle de ses pairs patrons, notamment les responsables de l'Afep, qui poussent à un accord avec le gouvernement, a donc complètement changé de discours... sur la forme. Il s'est ainsi fait applaudir à San Francisco devant la communauté française à la demande de... François Hollande, pour avoir indiqué que le Medef soutenait sans ambiguïté la démarche du pacte de responsabilité et sans reprendre le mot qui fâche de "contreparties", acceptait sa part en promettant des engagements "de mobilisation, d'objectifs et de moyens", pour créer des emplois. La nuance compte, mais le ton change.

De retour à Paris, Pierre Gattaz a enfoncé le clou en publiant sur le site du Medef, Medef TV, une vidéo empreinte de gravité et de solennité pour réaffirmer cet "engagement" et rappeler la position de son organisation. Fourbi de son désormais célèbre pin's "1 million d'emplois en cinq ans", le patron du Medef, dit découvrir "avec surprise les interprétations erronées" autour de ses déclarations et déclare accepter de passer "des mots aux actes" avec des objectifs "ambitieux".

 

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Source MEDEFtv

Le rendez-vous du 28 février

Des actes. Pierre Gattaz en propose un premier en invitant les partenaires sociaux à un premier échange le 28 février. Et un deuxième en promettant pour le courant mars "de documenter ces objectifs avec des chiffres à partager" qui seront autant "d'estimations" de ce qu'il est possible de faire, dans les différentes branches professionnelles. Mais, attention, prévient le patron des patrons : "recréer de l'emploi dans notre pays prendra des années, dépendra de la cohérence des mesures prises et demandera de la constance dans l'effort"...

Le gouvernement est prévenu. Les objectifs ne seront tenables que si tout est fait pour rétablir la compétitivité des entreprises par une baisse des charges sociales et de la fiscalité financée par une baisse de la dépense publique. "Il faut combler l'écart de 116 milliards d'euros qui nous sépare" de l'Allemagne et baisser "de 60 milliards d'euros les impôts et les charges des entreprises d'ici 2017", réclame le président du Medef.

Pas d'engagement juridique

Finalement, Pierre Gattaz a donc changé de discours, mais pas le fond de sa pensée. "Les soi-disantes contreparties" seront un "engagement de moyens" dans la "confiance", mais pas "des engagements de résultats dans un mode de défiance". Voilà François Hollande et la majorité prévenus : "les entreprises ne pourront jamais prendre d'engagement juridique de résultats dans un environnement instable et mondialisé". Pour Pierre Gattaz, "il faut cesser la démarche de contrainte-contrôle-sanction" et passer à celle combinant "incitation-simplification-confiance" : car "si le pacte de responsabilité se traduit par 50 pages de plus au code du travail et 150 de plus au code des impôts, nous aurons manqué totalement l'objectif et notre pays ne se relèvera pas".

Cette intervention du président du Medef, qu'il adresse aux Français à qui il veut tenir un "discours de vérité", autant qu'aux présidents des fédérations patronales et aux syndicats montre que le pacte de stabilité progresse dans les esprits. Si elle divise la gauche et perturbe la droite, elle est d'ailleurs largement soutenue par l'opinion.

Le patronat aussi est divisé sur les attraits du pacte

Mais comme le diable, la réussite du pacte se cache dans les détails. Car pour l'heure, on ne sait rien de la forme que prendront les futurs allégements de charges. Le Crédit d'impôt compétitivité emploi sera-t-il maintenu voire amplifié ? Ou remplacé par une suppression des cotisations patronales à la branche famille ? Comment se conjuguera-t-il par ailleurs avec les autres allégements de charges Aubry-Fillon pour les salaires allant de 1 à 1,6 smic ? Tous ces points restent dans l'ombre et complique sérieusement l'accouchement du pacte. Ces inconnues divisent aussi fortement le Medef entre les branches industrielles qui réclament des allégements ciblés allant jusqu'à 3,5 smic, et celles des services, comme la distribution, qui craignent d'être perdantes à ce jeu de bonneteau social. C'est sans doute dans ces tensions internes au patronat que se trouve l'explication de l'intervention de Pierre Gattaz, contraint à faire la couture entre un patronat pluriel, des syndicats qui hésitent à part la CFDT à conclure un accord, une gauche de la gauche qui conteste la logique même de ce qu'elle appelle "un cadeau" au patronat et un président de la République qui joue le sort de son quinquennat sur ce pari audacieux.

 

 

 

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a écrit le 18/02/2014 à 2:11 :
Plus je le vois et lis ses saillies, plus je regrette que Laurence Parisot n'ai pu réussir son putsch ! M. Gattaz ne rassemble pas, il divise, sa communication est brouillonne et il est pétri de ces années de combats patronats contre syndicats d'un autre temps. Bref il est aussi passéiste que nos trotskistes syndicalistes. Dommage car ça n'est pas avec ces vielles casseroles que l'on rendra la France moderne attractive et libérale.
a écrit le 17/02/2014 à 18:58 :
un seul régime de travail, de cotisation, de retraites pour tous et de suite... la vraie justice...et un code du travail de 54 acrticles comme en suisse et non nos 11000 articles.... la honte à l'échelle de la planète, l'inefficacité totale ...l'administration et les politiques sont encore dans la Russie d'avant Gorbatchev !!
a écrit le 17/02/2014 à 18:55 :
tout d'abord les socialos tuent l'emploi par le simpôts et taxes (baisse du pouvoir d'achat et augmentation des charges, record d'europe) et attendant une baisse du chômage avec cette asphyxie de l'économie....il faudrait peut être diminuer les impôts et charges..
total délire de demander des résultats immédiats, comme si on disait à un sportif qui a perdu parceqeu'on lui a mis un sac à dos rempli de cailloux, on t'enlève un kilo mais tu signes que tu gagnes !!! il faut créer les conditions de réussite et les résultats suivront en fonction des entreprises...
a écrit le 17/02/2014 à 16:11 :
EGALITE ET FRATERNITE : même régime pour tous, l'administration française n'a eu de cesse de s'octroyer régulièrement des petits avantages, qui cumulés, sont ruineux, sans parler de l'incompétence des élus locaux dans les domaines de la gestion. c'est simplement honteux.
a écrit le 17/02/2014 à 14:46 :
Ce n'est pas lintervensionnisme de l'état qui peut changer l'économie, mais l'état dans lequel les entreprises françaises se trouvent. Aujourd'hui elles sont 'exsangue' et les inégalités françaises font réagir "tout le monde" sur la base des petits avantages de chacun (intermittents, syndicalistes, dockers, fonctionnaires, éducation nationale, SNCF, EDF,...). Il est normal que chacun réagisse et que les français comprennent que l'Etat doit avoir un cours privé sur "Comment gérer un budget" pour enfin pouvoir parler avec nos entreprises.
a écrit le 17/02/2014 à 13:39 :
Le code du travail et les conventions collectives sont devenus totalement illisibles : il faut simplifier tout ça, avec l'adoption de la règle : "une convention collective se substitue au code du travail, charge aux négociateurs se conforment au code du travail lors de la rédaction des conventions". Le code du travail comme les conventions collectives ne doivent plus excéder 100 pages chacun.
a écrit le 17/02/2014 à 13:36 :
Comparez le nombre d'entreprises de 9 salariés avec le nombre d'entreprises de 10 salariés : chacun comprendra que les seuils sociaux empêche la création d'emplois ! Relevons ces seuils de 10 à 25 ou 30, de 100 à 250 ou 300 salariés, et vous verrez les embauches reprendre...
a écrit le 17/02/2014 à 13:33 :
Il faut impérativement simplifier le recrutement de la manière suivante, par exemple : un nouveau contrat de travail, pour lequel l'employeur cotiserait à un fond à hauteur de 15% du salaire net. En contrepartie, l'employeur comme le salarié pourrait mettre fin au contrat sans avoir à motiver le départ. Le salarié partira avec le pactole. C'est le système Autrichien (Autriche : meilleur élève en terme de chomage en europe!)
Réponse de le 17/02/2014 à 13:41 :
L'état ne veut que se remplir les poches grâce aux cotisations sociales. Que le salarié gagne plus n'est pas sa préoccupation, au contraire. Il serait par exemple logique de réduire les cotisations sociales quand l'activité économique marche bien, hors c'est tout le contraire qui se produit. Quand on a compris le fait que seul l'état doit être gagnant, on a tout compris sur le modèle économique Français : Pile je gagne, Face tu perds :)
Réponse de le 17/02/2014 à 16:52 :
simplifier? mais vous allez mettre au chômage les comptables, conseillers fiscaux, juristes, contrôleurs des impôts,.....
a écrit le 17/02/2014 à 13:01 :
Alors monsieur le président n en est ou avec ce pacte de responsabilité , c est vrai il vaut mieux attendre le choc des élections à venir
a écrit le 17/02/2014 à 11:47 :
Aucun pays n'a tout ce baratinage. on occupe la galerie.
a écrit le 17/02/2014 à 11:18 :
la ligne lancée à volo est tendue ! une prise a mordu quel est donc ce beau poisson !
a écrit le 17/02/2014 à 10:50 :
Il faudrait tout de même parvenir à s'entendre sur ce qu'est une entreprise ; un regroupement de moyens avec ceux en ressources humaines - le mot personnel banni depuis longtemps- qui sont la principale variable d'ajustement des comptes d'exploitation? Et puis, s'agissant non d'engagements sur des résultats mais sur des moyens, que craindre, tant c'est la cas des métiers de services tels ceux de banque ou assurance entre autres.
a écrit le 17/02/2014 à 9:22 :
Avec ce qu'ils m'on pris sur les dividendes ce petit cadeau ira direct on my pocket merci Hollande
a écrit le 17/02/2014 à 9:18 :
gattaz n'a rien à promettre . De toute façon françois h c'est déjà engagé à supprimer les cotisations familles et baisser les impôts sur les sociétés alors tout est dit.
a écrit le 17/02/2014 à 9:10 :
Du CNPF au MEDEF, on ne peut pas dire qu'à la tête de ces organisations il y ait eu des lumières, et encore moins des visionnaires. Des harpagon, des grippe-sous, de petits comptables, des valets au service de leurs pairs, beaucoup plus malins, qui leur font faire le "sale boulot".Patéthique.
Réponse de le 17/02/2014 à 11:38 :
En total accord avec vos propos... vous avez oublié "les fils à Papa"...!
a écrit le 17/02/2014 à 7:18 :
le consanguin du patronnat!!
Réponse de le 17/02/2014 à 17:40 :
>canari

En deux mots?
a écrit le 17/02/2014 à 6:59 :
Mr Gattaz...!
Il faut vite démanteler cette organisation MEDEF...
... Ce Mouvement pour l'Esclavage Des Employés Français...! ;o)

Et cette semaine on va donner Peugeot pour une bouchée de pain au chinois et l'on entend peu de protestations...!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 17/02/2014 à 0:22 :
Les patrons se plaignent de payer 30 milliards de charge en trop, mais ne disent rien sur les 65 milliards qu'ils reçoivent tous les ans... Ils dénoncent aussi un code du travail compliqué, alors que ce sont les conventions collectives qui sont incompréhensibles, que les entreprises défendent pourtant âprement. L'état veut encore faire un chèque en blanc aux entreprises : nous ne seront alors plus la 5eme puissance économique mondiale.
Réponse de le 17/02/2014 à 17:01 :
Allez un jour regarder un compte d'exploitation et amusez-vous à faire des simulations plutot que de rester dans de vagues idées et vous comprendrez...
a écrit le 17/02/2014 à 0:20 :
Je pense que la plaisanterie a assez duré au sujet du pacte de responsabilité et des contreparties
Le MEDEF ne veut pas de contreparties à la réduction des cotisations familiales , François Hollande devrait en prendre bonne note et dire pas de contreparties pas de réduction de charges aux entreprises et utilisait les 30 milliards d'euros pour réduire le déficit.
Réponse de le 17/02/2014 à 7:57 :
Les 30 milliards ne sont pas dans un coffre dans l'attente d'une affectation quelconque. Ce sont des recettes de charges que l'état abandonne. S'il ne le fait pas les entreprises mourront pour beaucoup ou réduiront la voilure pour beaucoup d'autres. Certaines se délocaliseront et de toutes les manières les recettes diminueront dans des proportions plus importantes que les 30 milliards avec en plus un chomage qui ne fera que grimper.
Il faut maintenant choisir. Ou nous faisons confiance aux entreprises et on leur donne les moyens d'améliorer leurs économies ou nous rentrons en véritable récession.
Réponse de le 17/02/2014 à 17:06 :
La base serait de les affecter à qui de droit surtout (PME -20 salariés) et de ne pas négocier avec le Medef qui effectivement représente majoritairement des sociétés cotées dont le but est le pur profit.
Quant à Labradorinfo... que dire !?... allez sur un site et simulez un compte d'exploitation d'une PME voulant par exemple vendre des boulons et embaucher 10 salariés au SMIC... rien que ça... vous allez rire ,-)
Réponse de le 17/02/2014 à 17:45 :
>Lucide

"S'il ne le fait pas les entreprises mourront pour beaucoup ou réduiront la voilure pour beaucoup d'autres."

Si elles meurent, c'est qu'elles ne sont pas rentables et/ou ne correspondent pas à des services utiles à la société.
Si elles en sont là, c'est qu'elles sont dirigés par des gens incompétents, incapables de comprendre les dynamiques des marchés où elles travaillent.

Il faut arrêter: on ne peut pas hurler contre l'incompétence de l'Etat et vouloir par conséquent réduire son champs d'action d'un côté, et de l'autre faire du chantage au chômage pour protéger des bras cassés.
Réponse de le 17/02/2014 à 20:58 :
> huhu
Êtes vous Robert Hue ? A vous lire on pourrai le croire !
Réponse de le 18/02/2014 à 18:35 :
>Lucide

Visiblement, le libéralisme et vous, ça fait deux.

D'un autre côté, il y a maintenant un test irrésistible pour savoir si l'on a un entrepreneur ou un clown:
un entrepreneur serre les dents et apprends de ses échecs, un clown vient chouiner sur latribune.fr contre les fonctionnaire
a écrit le 16/02/2014 à 23:17 :
Cette histoire de pacte n'a aucun sens. L'Etat dépense trop : il doit réduire ses dépenses et les charges excessives qui en découlent. L'Etat n'a besoin d'autorisation de personne. En réalité, Hollande sait qu'il échouera et prépare simplement la comm. pour expliquer que c'est la "faute aux patrons".
En gros, je suis trop gros, je fais un pacte avec ma balance : elle indique un poids en baisse, et je ferais alors un régime. Et sinon, ce sera la faute de la balance.
Réponse de le 17/02/2014 à 11:05 :
un régime à la grec. les grecs ont sabré deans les dépenses publiques et la dette a augmenté ainsi que le chomage
Réponse de le 17/02/2014 à 17:11 :
@aie aie Arrêtons avec ça, avant de se mettre au régime à la grecque nous avons BEAUCOUP de marges.
Un exemple ? La gestion des congés payés... quand un fonctionnaire a le droit de poser 10 jours/an de congés enfants malades... ce ne sont pas 10 jours que l'on prend systématiquement tous les ans... derrière cela implique du travail non fait, des recrutement pour couvrir etc... un coût.
Un autre ? Le cuimul des mandats ou alors l'accepter mais avec un plafond de rémunération.
Un autre encore ? Le scandale des promotions à 7 mois de la retraite chez les fonctionnaires...
Oui à chaque fois ce n'est rien mais toutes ces petites choses nous feraient faire facilement 50 milliards d'economies sans toucher à votre bedaine étatique...
Là on ne touche qu'aux poignées d'amour : vous saurez vous en passer !?
a écrit le 16/02/2014 à 23:09 :
Les hommes/femmes politiques en France ne font quasiment que des bêtises. Tout simplement parce qu'lis réfléchissent pour leur intérêt personnel et éventuellement pour l'intérêt de leur proches (famille, partie politique etc). En tout cas certainement pas pour l'intérêt général.
Eh oui, après tout ils ne sont pas tapé toutes ces années à avaler des couleuvres, à user leur jeans sur les bancs de l'ENA, de l'IEP et autres grands établissements pour servir le bien être des culs-terreux que nous sommes ! Ils pensent en terme d'élection ou de réélection.
a écrit le 16/02/2014 à 23:01 :
Pour la question de l'emploi, on parle de 39h payées 35, c'est dans le pacte? En quoi la compétitivité est-elle nécessaire?
a écrit le 16/02/2014 à 22:42 :
Le patronat Français est assez tordant.
Tordant car il n'a absolument aucune idée des réalités. Lu dans les commentaires des chefs d'entreprise qui souffrent, qui veulent vendre leur entreprise, qui se disent écrasés par les salariés, les charges, les contrats...
Je vous propose des entreprises conduites par des robots, plus d'humains, la totalité des actifs français au chômage et je vous souhaite une belle vie d'entrepreneur basée sur la rapidité du robot à s'auto-réparer.
Dans la plupart des cas, les employeurs ne pensent qu'à une seule chose, engranger du cash et conserver leur jolie trésorerie. A ce titre Gattaz ne fait rien de mieux, il prend mais il ne donne rien. Pensez à vos salariés, surtout les moins bien payés qui souffrent dans l'ombre de vos désirs de toujours gagner plus. Le système capitaliste est une honte, c'est la destruction de l'humain, Marx l'a toujours dit et ce qu'il se passe aujourd'hui en est la preuve. Soyez responsables et agissez pour vos salariés, ils agiront pour vos entreprises. Offrez de l'emploi et vous aurez la paix sociale, travaillez avec vos employés et vous serez considérés comme des patrons humains. Faites tout le contraire et vous serez détestés...
Réponse de le 17/02/2014 à 19:30 :
Entièrement d'accord avec vous, pour eux qui vivent dans le luxe pendant que leurs employés vivent dans la misère!!!!
a écrit le 16/02/2014 à 22:35 :
Pour un PATRON cela n'est pas très Intelligent, Faire marche arrière toutes. Comment voulez vous que l'on soit crédible vis à vis des Grands Pays. Je ne sais s'il a déjà travaillé, comme simple ouvrier ! Il à besoin de retourner à l'école, en commençant par la Maternelle.
a écrit le 16/02/2014 à 22:00 :
Pierre Gattaz?! Mais qui peut prendre au sérieux un héritier?

Et plus, qui peut prendre au sérieux l'héritier d'Yvon Gattaz, un sacré neuneu à la base...
a écrit le 16/02/2014 à 21:26 :
La présomption d'innocence prévalant encore dans notre pays, on ne dira pas que ce pacte est un marché de dupes en bande organisée mais je n'en pense pas moins !
a écrit le 16/02/2014 à 20:59 :
Le pacte anti-social et contre-performant ou bien de responsabilité? C'est par rapport au chômage? Si on prend la pente des PO depuis 2010, on a une moyenne de +45 MILLIARDS par an... alors on est en bas, roue libre vers l'enfer sur une Europe terre de détresse! On parle de l'humanisme français, le meilleur du monde? C'est à voir, pourtant, si on fait dans les grands donneurs de leçons colbertistes d'Etat dispendieux, on n'exporte pas. On a encore une guerre de retard, comme en 40? Nos débours dispendieux ne valorisent pas notre Etat très mal classé en terme d'IDH. De grandes dépenses pour de petits résultats, nous sommes en petisme économique! Une petite croissance, ne cache-t-on pas un homonculus et une aiguille appelé France? Grands coups d'épées dans l'eau: le déficit relance la croissance... du chômage!
a écrit le 16/02/2014 à 20:45 :
ce charlot ne sait +quoi raconter .l'intelligence ne transpire pas au medef ,quant à la politesse!!!! .à l'époque du franc les patrons demandaient des dévaluations pour être compétitifs ,aujourd'hui ils demandent des aides .
a écrit le 16/02/2014 à 20:43 :
Quand je pense que Mr Gattaz est allé faire "l'accompagnateur de luxe" de Fleur Pellerin au CES de Las Vegas, peut être qu'il croyait que le gouvernement voulait vraiment réformer : Quelle blague! Moi je suis petit patron depuis +de 15 ans et j'ai appris que la droite comme la gauche détestent les entreprises (surtout les petits entrepreneurs, artisans, commerçants..) le "dogme" est plus fort que la raison. Comment Mr Gattaz peut-il imaginer une seconde qu'un gouvernement qui défend le régime intermittents, qui annonce ne pas toucher au salaire des fonctionnaires et qui supprime la seule journée de carence de la fonction publique .. va faire des réformes justes?? Il faut être naïf pour croire celà. Il serait plus simple de retirer le mot "EGALITE" de notre devise de la République Francaise, au moins les choses seraient claires!
a écrit le 16/02/2014 à 20:13 :
Les patrons français ne savent faire qu'une chose pleurer des aides, des subventions, c'est tout ce qu'ils sont capables de réaliser, toujours à pleurer qu'ils payent de trop de ceci, trop de cela, mais pour toutes les aides qu'ils touchent là, on ne les entend pas. Ils demandent à leurs ouvrier(e)s, employ(e)és, toujours plus de rendement, de production sans aucune récompense de leurs bons et loyaux services, à sa geindre ils savent faire!!!!
Réponse de le 16/02/2014 à 20:40 :
Vous confondez les grands groupes internationaux français ou étranger pour les aides étatiques mais cela ne concerne en rien les 90 % d'entrepreneurs en France. Les commerçants, artisans, PME et PMI elles ne reçoivent rien du tout et vous devriez les remercier de vous offrir un emploi ou un emploi de fonctionnaire, entièrement payé par les contribuables.Montez votre boite et revenez nous dire après si vous apprécier l'ultra fiscalisme et les lourdeurs administratives françaises.
Réponse de le 16/02/2014 à 20:46 :
lolo à raison, ce sont les grosses entreprises qui siphonent toutes les aides d'état et pendant ce temps-là les petits tombent comme des mouches. 700 faillites par semaine en ce moment. La droite comme la gauche est responsable de ce massacre.
Réponse de le 16/02/2014 à 21:50 :
Il faudrait peut être aussi que certains petits patrons se remettent en question: quand tout le monde se met à ouvrir en même temps des magasins de cigarettes électroniques sans se poser la question de la saturation du marché par exemple, c'est qu'il y a au minimum un petit problème de bon sens chez certains "entrepreneurs"...
a écrit le 16/02/2014 à 19:48 :
Le jeu n'en vaut plus la chandelle. Diriger une entreprise en France consomme trop de santé. Le gain n'est plus à la hauteur. La gestion du personnel c'est l'enfer, le marché français dégringole depuis que Hollande est là, et comme il faut mettre de l'argent de côté pour sa retraite, l'ISF prend tout le rendement, donc on y perd. Le jeu n'en vaut plus la chandelle... Pour les entrepreneurs qui le peuvent il ne reste qu'à quitter le pays
a écrit le 16/02/2014 à 19:16 :
Pauvre riche !
Réponse de le 16/02/2014 à 19:20 :
... Pauvre d'esprit !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 16/02/2014 à 19:28 :
J'avais 300 salariés ... j'ai fait 3 AVC ... la moralité est de quel coté ???
Réponse de le 17/02/2014 à 4:23 :
et dans vos salaries combien d'AVC ? D'infarctus...et que vient faire la moralité dans tout ça ?
a écrit le 16/02/2014 à 19:09 :
Exemple typique ma secrétaire attrape un cancer une maladie... bref compte tenu de sa santé je lui aménage un poste à domicile ... liaison par internet ... etc ... je ne vais rentrer dans les détails .... l'inspection du travail débarque au bureau ... il me fallait un contrat spécifique et patati et patata ....... il faut arrêter les conneries deux minutes ...... elle est guérit maintenant et peut toujours travailler depuis chez elles ! (je connais le souci mon frère est mort delà même maladie !)
Réponse de le 16/02/2014 à 19:19 :
... et je suis malade aussi !
Réponse de le 16/02/2014 à 20:36 :
@Gorillaz : on ne parle jamais assez de la tension exercée sur les dirigeants d'entreprises ! Acceptez, s'il vous plait, toute ma sympathie et conservez vos passions !
Réponse de le 16/02/2014 à 23:42 :
"Gorillaz a répondu le 16/02/2014 à 19:19:

... et je suis malade aussi !"

Champagne! Bientôt un patron de moins!
Réponse de le 16/02/2014 à 23:56 :
@Red! : quelque chose ne va pas chez vous, mon ami !?
a écrit le 16/02/2014 à 19:02 :
Rappel indispensable: en 2012-2013, les hausses de charges sur les entreprises françaises se sont élevées à 30 milliards. Pour faire passer la pilule, Hollande a promis un CICE de 20 milliards à partir de 2014-2015 ! Maintenant, il se ramène avec un pacte qui ne ferait que ramener le niveau des charges en 2015 au niveau de son arrivée au pouvoir...et il croît pouvoir exiger des centaines de milliers d'emplois en échange : il reve ou quoi ??!! De toutes façons, les entreprises françaises n'en ont plus les moyens !!!
Réponse de le 16/02/2014 à 20:17 :
Précision: le "pacte" de Hollande de 2014 INCLUS le CICE. !!!
a écrit le 16/02/2014 à 18:54 :
Commençons par remonter les seuils sociaux: de 10 à 25 salariés, et de 50 à 150 salariés ! Ca ne coute RIEN à l'état, et ca enlève un poids aux PME !!
Réponse de le 16/02/2014 à 20:37 :
rigolo
a écrit le 16/02/2014 à 18:26 :
Coté fonctionnaire y' a du boulot à faire ... j'ai vendu mon entreprise en décembre ... la demande d’autorisations de transport des repreneurs à été déposée en novembre 2013 .... en principe elles seront effectives semaine prochaine ... soit février 2014 ! vive les socialos et fonctionnaires ! c'est une honte !!!!!!!!!!!!
Réponse de le 16/02/2014 à 19:01 :
parceque ce n était pas pareil du Temps de Sarko!!!,,sont marant tous ces gus qui pensent que les gens sont a leur disposition,,il y a une procédure et elle est pareil pour tout le monde,,tous ces gugus qui crachent a longueur de temps sur les services publics,,et qui sont les premiers a pleurer pour des aides quand ça va mal pour leur boite ,,et ça m emmerde que mes impots servent des gugus de ce genre,,
Réponse de le 16/02/2014 à 19:40 :
C'est bien tout le problème des fonctionnaires, on les paye mais ils ne sont pas à notre disposition ... au moins dans le privé si quelqu'un ne fait pas l'affaire, on va ailleurs ! mais la fonction publique il faut se la taper de force et à un coup délirant, vous comprendrez peut être qu'on ait parfois envie de cracher dessus.
a écrit le 16/02/2014 à 18:17 :
Et la démocratie et la Libre Entreprise. Mais surtout pas la politique interventionniste de gouvernants ne sachant pas gère un budget qu'ils soient de gauche ou de droite. C'est l'entreprise qui fait l'économie d'un pays pas les petits arrangements entre syndicats et politiciens de tout bord.
Réponse de le 16/02/2014 à 19:07 :
on va encore filer des tunes a des parasites qui vont s empresser d augmenter leur bénéfices,ou leur salaires,,c est bon on a asser donner,,,les tunes devraient etre distribuées apres vérification par un inspecteur du travaille,et fiscale,,,on a vu avec les restaurateurs,,et les entrepreneurs sans salariers,,pas d entreprises,,,ou alors chacun bosse pour son compte et assumes,,et fait sa vie,,
Réponse de le 16/02/2014 à 19:43 :
Camarade on ne donne pas des tunes comme vous dites, on évite d'en piquer pour leur laisser une chance de survivre face à la concurrence. Mais la concurrence vous ne connaissez pas d'après votre poste précédent...

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