Dans 10 ans, une France instruite, désendettée et qui mise sur l'exportation

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Désendettée, sûre de son modèle et de sa démocratie, la France de 2025 que dessine un rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie) remis mercredi à François Hollande contraste cruellement avec l'économie morose et la défiance des électeurs auxquels est confronté le président.
"Beaucoup de nos difficultés sont sans remède dans l'instant, mais parfaitement surmontables si nous prenons le temps de nous doter des moyens institutionnels, économiques et humains pour y répondre", veut pourtant croire ce texte de Jean Pisani-Ferry, qui fixe une série d'objectifs économiques, sociaux et démocratiques à ceux qui dirigeront la France durant la prochaine décennie.
"Sur le plan social, on est au même niveau ou un peu meilleur que d'autres mais c'est au prix d'une dépense publique plus élevée pour le même résultat", a souligné Jean Pisani-Ferry mercredi devant des journalistes.
Le Commissariat à la stratégie propose donc de ramener la dette publique à 75% du PIB (contre environ 93,5% aujourd'hui) et de réduire de six points le ratio de dépenses publiques, à 49% du PIB, d'ici 2025. Une réduction qui se fera en limitant la croissance de la dépense publique à 0,5 % par an en volume
"La croissance doit reposer plus (...) sur la croissance des entreprises. Même si on a quelques champions, les entreprises françaises ne sont plus des vecteurs d'exportation. On a besoin de plus d'exportateurs", a dit Jean Pisani-Ferry à la presse.
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Il souhaite permettre le développement de 1.000 entreprises de taille intermédiaire supplémentaires, d'accroître de 30.000 le nombre d'entreprises exportatrices et d'augmenter par exemple d'un tiers les recettes touristiques.
La France doit également consentir un effort conséquent en terme d'éducation et de formation en se fixant comme objectif de diviser par trois le nombre de décrocheurs scolaires, en diminuant de moitié l'illettrisme chez les adultes et en faisant émerger une "dizaine d'universités pluridisciplinaires de classe mondiale".
Au niveau sociétal, le Commissariat juge qu'il est possible de renouer avec le niveau de participation aux élections législatives des années 1990 en abaissant le taux d'abstention qui était de 43% en 2012 à 31 % en 1993.
Pour ce faire, Jean Pisani-Ferry mise sur une application stricte du non cumul des mandats, la nomination d'au moins un quart de non fonctionnaires aux postes distribués par le gouvernement, et la précision des compétences dans le cadre de la réforme territoriale.
Selon lui, adopter ces mesures permettra de sortir de la "réforme à la française, la réforme à petits pas".
Or, la France a besoin, aux dires de Jean Pisani-Ferry, de changer de méthode de réforme et de retrouver confiance pour atteindre l'objectif d'"être parmi les dix pays de l'OCDE où l'on vit le mieux".
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