Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy et deux magistrats en garde à vue

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Du nouveau dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. L'avocat de l'ancien président, Me Thierry Herzog ainsi que Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, respectivement premier et second avocats généraux près la Cour de cassation, ont été placés en garde à vue à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
Ils sont interrogés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction. Il s'agirait de déterminer notamment si Nicolas Sarkozy a cherché à faciliter une promotion à Monaco pour Gilbert Azibert en échange de renseignements sur plusieurs dossiers judiciaires en cours - notamment des accusations de financement de la campagne de 2007 par la Libye de Mouammar Kadhafi ou encore des soupçons d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire et héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.
Deux téléphones utilisés par l'ex-chef de l'État avaient été placé sur écoute par la justice. Les conversations interceptées, dont une partie a été rendue publique par Mediapart, signalent que Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog semblaient effectivement renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de cassation sur l'avancement de l'enquête dans l'affaire Bettencourt.
Nicolas Sarkozy avait dénoncé fin mars dans une tribune publiée par le Figaro des méthodes "dignes de la Stasi", la police politique de l'ex-RDA. Il indiquait avoir déjà subi quatre perquisitions et clamait son innocence dans tous les dossiers judiciaires le visant.
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L'ancien président pourrait être entendu lui-même par l'OCLCIFF dans les prochains jours selon LeMonde.fr.
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Son avocat Thierry Herzog, dément lui aussi tout trafic d'influence. Il a de son côté dénoncé la publication de conversations "tronquées" dans la presse et demandé au procureur national financier de rendre publics les éléments de la procédure prouvant ses dires. Il a justifié l'utilisation de deux téléphones portables à partir de juillet 2012, après l'élection de François Hollande, par sa crainte "des écoutes illégales". Il a assuré avoir été informé des avancées de la procédure sur l'affaire Bettencourt en toute légalité, par son collègue, l'avocat auprès de la Cour de cassation Patrice Spinosi.
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