DIRECT Conférence sociale : Hollande érige le chômage de longue durée en "cause nationale"

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Le président du Medef, Pierre Gattaz, a estimé que les créations d'emplois générées par les aides du Pacte de responsabilité ne seraient pas immédiates. REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool
Le président du Medef, Pierre Gattaz, a estimé que les créations d'emplois générées par les aides du Pacte de responsabilité ne seraient pas immédiates. REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool (Crédits : Reuters)
La conférence sociale s'ouvre ce lundi à Paris dans un climat tendu, les syndicats reprochant au gouvernement d'avoir plié devant le patronat. Retrouvez en direct les réactions et commentaires concernant ce troisième rendez-vous.

Aucun sujet fort dans les cartons, mais un climat délétère. Ainsi débute ce lundi la troisième conférence sociale qui s'ouvre au Palais d'Iéna et se poursuivra jusqu'à mardi. Après la fronde du patronat, c'est désormais à la colère des syndicats que l'exécutif est confronté. Deux des principaux syndicats, CGT et FO, seront absents de la réunion mardi. 

Suivez en direct les moments forts de cette première journée.

18h40 - Le chômage de longue durée "cause nationale"

Le président François Hollande a érigé lundi le chômage de longue durée en "cause nationale", annonçant l'ouverture d'une négociation patronat-syndicats sur ce sujet.

L'ex-dirigeant d'EADS Louis Gallois "a fait une proposition que je retiens, la conclusion d'un accord national sur le chômage de longue durée, afin que nous puissions mobiliser tous les partenaires sociaux, toutes les entreprises".

>> Lire aussi : le rapport Gallois en 22 propositions

À ce titre, le chef de l'État a annoncé le doublement de l'aide liée au contrat de génération en cas de recrutement simultané d'un jeune et d'un chômeur de longue durée, ainsi que le doublement du nombre de contrats d'insertion.

18h30 -  10.000 apprentis dans la fonction publique d'ici deux ans

François Hollande a fixé comme objectif d'accueillir d'ici la rentrée 2016 quelque 10.000 apprentis dans la fonction publique, où ils ne sont actuellement que 700. Le président a confirmé l'objectif de former 500.000 apprentis par an à l'horizon 2017 malgré le recul de leur nombre observé l'an passé.

>> Lire : PME françaises recherchent apprentis désespérément !

Une rencontre entre les partenaires sociaux et l'État sur l'apprentissage aura lieu "dès le mois de septembre". L'objectif de cette rencontre "au plus haut niveau", qui réunira les différents acteurs, "notamment les régions", "doit déboucher sur la levée de tous les blocages, de tous les obstacles" au développement de l'apprentissage.

Le service civique, qui accueille 5.000 décrocheurs verra ses moyens augmenter pour en accueillir le double, a-t-il par ailleurs annoncé.

18h20 - Hollande annonce un"groupe d'évaluation des négociations"

"Encore trop de branches" professionnelles n'ont pas entamé les négociations sur les contreparties du pacte, a estimé le chef de l'État en ouverture de la conférence sociale. Il a annoncé avoir demandé au "gouvernement de mettre en place un groupe d'évaluation des négociations" en septembre.

Je veux que tout soit évalué. Ce comité verra sa compétence élargie à l'ensemble des aides publiques aux entreprises. [...] Le Premier ministre le réunira dès la rentrée."

Le président de la République a par ailleurs affirmé avec force que le dialogue social ne pouvait "pas être une perpétuelle surenchère", alors que CGT et FO ont annoncé le boycott de la seconde journée de négociations. 

"Cette méthode (du dialogue social) a ses exigences. Elle suppose le respect des partenaires."

17h50 - CGT et FO mettent le discours de Valls en cause

Le chef de file de la CGT Thierry Lepaon a estimé que le discours du Premier ministre Manuel Valls, prévu au second jour de la conférence sociale ne méritait pas la présence de son syndicat "à ses côtés", vu ses déclarations récentes "en faveur du patronat".

Le numéro un de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a par ailleurs dénoncé devant la presse "un vrai bug dans le dialogue social", à l'issue d'une réunion à huis clos avec François Hollande.

Le boycott de la seconde journée de la conférence sociale par le syndicat est également dû selon lui à des "désaccords sur le pacte de responsabilité" et les "déclarations intempestives du Premier ministre" Manuel Valls sur les seuils sociaux dans les entreprises et la simplification du code du travail.

17h30 - Gattaz: "des mois, voire des années" avant des créations d'emplois

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a estimé lors de l'ouverture de la conférence sociale que les créations d'emplois générées par les aides du Pacte de responsabilité ne seraient pas immédiates, selon une déclaration communiquée à la presse.

"Le Pacte se comprend dans la durée, puisque les baisses de charges et de fiscalité s'étalent sur plusieurs années. La création d'emplois découlera de ces actions, souvent avec quelques mois, voire quelques années de décalage."

L'Hexagone comptait fin mai 3,38 millions de demandeurs d'emploi sans activité, du jamais vu.

15h45 - FO boycottera la seconde journée

Le syndicat Force ouvrirère fera également partie des absent lors de la conférence sociale mardi, a fait savoir une source syndicale à l'AFP. 

14h15 - La CGT ne participera pas à la réunion de mardi  

La direction de la CGT, réunie lundi matin, a décidé de boycotter la seconde journée de la conférence sociale mardi, mais son numéro un Thierry Lepaon participera à la réunion lundi après-midi avec le président François Hollande.

"La CGT ne participera pas aux tables rondes de mardi et n'assistera pas au discours de Manuel Valls", a dit à Reuters Gérard Rodriguez, conseiller confédéral de la CGT, qui ajoute que "la décision a été prise en fin de matinée par le bureau confédéral".

La menace d'un boycott de la part du syndicat planait depuis vendredi.

14h10 - Berger: les "menaces de boycott sont contre-productives"

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré à l'AFP que "les menaces de boycott, d'où qu'elles viennent, sont contre-productives", juste avant que la CGT n'annonce sa décision de boycotter la seconde journée de la conférence.

"Nous nous ne sommes ni dans les ultimatums, ni dans les menaces, ni dans les postures, nous sommes dans la mobilisation et les propositions." 

Le responsable de la CFDT privilégie une approche "exigeante et constructive", ajoutant que les membres de son syndicat seront "critiques sur les mesures de report du compte pénibilité que nous souhaitons voir inscrit dans le marbre par la parution des décrets dès ce mois-ci".

13h10 - FO "réserve" sa décision à François Hollande 

Le dirigeants de FO, Jean-Claude Mailly, annoncera lundi après-midi au président François Hollande, lors d'une réunion à huis clos à l'ouverture de la conférence sociale, si son syndicat participera ou non à la seconde journée de la réunion mardi.

La direction de FO s'est réunie lundi matin pour décider de la position de la confédération et l'annonce de cette décision "sera réservée au président de la République", a déclaré le syndicat à l'AFP.

10h50 - La CGPME fustige la CGT

Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), a fustigé sur Europe 1 "l'attitude de blocage" de la CGT. Il a cité en exemple les grèves à la SNCM, à la SNCF et chez les intermittents du spectacle

A propos de Thierry Lepaon, le responsable de la CGT, son homologue à la CGPME a en outre déclaré:

"J'espère qu'il va participer à la conférence sociale, mais ce que je lui dirai c'est: 'essayez de tenir vos troupes quand même, bon sang'."

09h30 - Les députés PS veulent "de nouveaux dispositifs pour l'emploi"

Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale et député de Seine-Saint-Denis, a indiqué sur LCI et Radio Classique:

"Dès aujourd'hui, de façon très forte, j'appelle au nom de mon groupe à ce que dès cet été, il puisse y avoir de nouveaux dispositifs qui viennent pallier le fait que l'emploi dans nos entreprises ne repart pas aujourd'hui". 

Il a cité une "nouvelle phase des contrats de génération", mais aussi les emplois d'avenir, l'alternance et l'apprentissage, lequel correspond au principal sujet au menu de la conférence sociale. 

09h20 - CFDT rejette le report partiel du compte pénibilité

Le patron de la CFDT, Laurent Berger, participera bien à la conférence sociale, mais pour y signifier son mécontentement. Il rejette le report partiel du compte pénibilité et demande la publication des décrets pour mettre en oeuvre cette mesure destinée à permettre aux employés subissant des conditions de travail difficiles à partir plus tôt à la retraite à taux plein. Il s'agit du principal point d'achoppement entre syndicats et patronat, sujet pour lequel le Medef avait menacé de boycotter la conférence sociale. 

09h00 - Cambadélis: "la culture du Medef c'est 'take the money and run'"

"Prend l'oseille et tire-toi". Aux yeux du patron du PS, l'expression qui a donné son titre à l'un des films de Woody Allen illustre la "culture" du Medef.

Plus précisément, Jean-Christophe Cambadélis a affirmé: 

"Cela pose un énorme problème parce que la culture du Medef, c'est 'take the money and run': 'prend l'argent et sauve toi, ne participe pas, ne fais pas en sorte d'agir pour que le pays puisse s'en sortir' ".

Le député de Paris, qui s'exprimait sur France Info, ajoute que "la culture de la négociation n'est pas dans la tête de M. Gattaz", le responsable du Medef.

 08h50 - Valls accusé de "mépris"

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a accusé lundi le Premier ministre Manuel Valls de "mépris" à l'égard des syndicats. En cause: les annonces sur le compte pénibilité qui auraient été faite sans prévenir les représentants des salariés. 

Il a en outre évoqué la simplification du code du Travail et la révision des seuils sociaux, souhaités par le Premier ministre. A ce sujet, le responsable de FO a indiqué  "vouloir garder la présence de délégués du personnel à 11 salariés, celle du comité d'entreprise à 50 et qu'un délégué syndical puisse être nommé quelle que soit la taille de l'entreprise".

08h52 - Resbamen confiant

Le ministre du Travail François Rebsamen est l'un des premiers à avoir ouvert le bal des commentaires avant la conférence sociale.  A propos de FO et de la CGT qui menaçaient de boycotter la conférence, il indiqué:

"Je pense qu'ils vont venir, ces tables rondes, nous les avons montées avec eux, leur place est là".

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Commentaires
a écrit le 08/07/2014 à 22:52 :
Et bien que les fonctions publiques s'inquiète car lorsqu'on réduit les effectif, décider de prendre autant d'apprenti veux dire "dehors les plus vieux"... Et là ce sera chômage longue durée...
a écrit le 08/07/2014 à 10:24 :
La France n'a plus un sous mais à les moyens de former de futur glandeurs " 10.000 apprentis dans la fonction publique d'ici deux ans" Le déclin de la France se poursuit...
a écrit le 07/07/2014 à 22:28 :
Ils font du cinéma
Ils n ont aucune envie de bouger les contraintes qui pèsent sur les entreprises ( impossibilité de licencier sans y laisser un bras et insécurité juridique et fiscales)
On nous ressort des bricolages qui ont été utilisé maintes fois
Les syndicats et les énarques qui sont au pouvoir ne comprennent vraiment rien
Que d incompétence !!!
a écrit le 07/07/2014 à 20:45 :
"Hollande double les aides sur les contrats de génération"... il n'a décidément RIEN compris aux attentes des patrons de PME et TPE !
On veut du stable, du simple et du raisonnable.. pas des contrats aidés, pas des subventions mais de la liberté d'entreprendre, de la liberté d'embaucher sans seuil social dissuasif, et de débaucher sans y laisser la survie de son entreprise... simple, non ?
a écrit le 07/07/2014 à 19:58 :
il faut partager le travail pour combattre le chômage et cesser de remplacer les hommes par des machines.
Réponse de le 07/07/2014 à 20:50 :
Et interdire les métiers à tisser qui cassent le boulot des pov' canuts ! ... heu, bon, c'est une revendication du 19e siècle, mais vous en êtes resté là !
Et les voitures qui ont mis au chômage les palefreniers, les maréchal Ferrand et les conducteurs de diligence, c'est pour quand, l'interdiction ?
a écrit le 07/07/2014 à 19:07 :
Pour retrouver la confiance de ceux qui créent la richesse, il faut au préalable réduire massivement la dépense publique pour pouvoir réduire les impôts des entreprises et des particuliers, comme on n a pas fait ce travail prelimaire on ne peut avancer
Réponse de le 07/07/2014 à 21:14 :
oh ,putaing con , comme on dit du côté du S.O., c'est puissant !!!avec ça on va avancer!!!!
a écrit le 07/07/2014 à 18:32 :
L'absence de la CGT et FO n'est pas une perte puisqu'ils ne savent dire que Non et ne rien proposer en échange (sauf des idées utopistes ou hors des réalités du XXI ème siècle).
a écrit le 07/07/2014 à 17:48 :
Atuellement font grêve tous les gens dont le commun des mortels se fiche complètement: syndicalistes non représentatifs, intermittents du secteur de la non-culture, etc. restez en dehors du terrain sur la touche, vou rentrerez peut-être pour les prolongations..t
a écrit le 07/07/2014 à 17:30 :
Quand est-ce qu'on va mettre la CGT hors la loi pou sabotage économique?
Et lui demander des comptes sur les dégâts qu"elle a occasionnés à l'économie française!
Combien d'usines fermées?
Combien de chômeurs?
Combien de centaines de milliards de marchés perdus?
a écrit le 07/07/2014 à 16:22 :
La C.G.T. représente qui que quoi ? La SNCM et combien de personnes ? Pis tout ce folklore, ce bazard, l'usine à gaz est une réalité et rien ne sera fait tant qu'elle existera. nous sommes foutus, cela n'ira jamais mieux.
Réponse de le 07/07/2014 à 23:29 :
Qui peut encore croire au sacro-saint "dialogue social"? Quand des syndicats représentant 8% des travailleurs rencontrent des patrons représentants 8% des entrepreneurs, où est la légitimité ? De la CGT débordée par Sud Rail au Medef/CGPME débordé par les pigeons, moment saisir ce domaine autrement que comme une mascarade ultime ?
a écrit le 07/07/2014 à 15:21 :
C est ce partie politique qui a appelé a vote HOLANDE
LOL
a écrit le 07/07/2014 à 15:07 :
et FAIBLES AVEC LES FORTS.
C'est LA GAUCHE ACTUELLE
a écrit le 07/07/2014 à 15:06 :
La France n'est déjà plus crédible à l'étranger à part qulques entreprises trés iternationales.
La dette est abyssale (2.000 milliards d'euros) et l'état (gouvernants, politiques, fonctionnaires) sont incapables de la maitriser ou de lafaire diminuer
Le déficit de l'état se creuse et nos gouvernants incompétents vont faire la manche à Bruxelles pour demander un étalement
L'état est incapable de présenter un Plan de Redressement pour les futures générations.
Et enfin, paradoxe des paradoxes, l'état aprés avoir paralysé l'économie et la finance par un système d'impots et taxes ne sait plus comment relancer l'économie. Il ne faut pas chercher loin. Les derniers riches sont politiciens majoritairement et se cachent en faisant de ausses déclarations et en mettant leur argent au nom des conjoints. Et les syndicats font du "theatre" alors qu'ils sont les suppots de la gauche caviar
a écrit le 07/07/2014 à 14:43 :
Arrêtez ce bazar de posture
Ce soit disant sommet ne donnera rien de concret
c est du cirque !!
Hollande et valls sont faible et ne déciderons rien !!
a écrit le 07/07/2014 à 14:18 :
on ne veut pas qu'ils participent, on veut qu'ils dynamitent le projet; la france est en recession, avec un indice pmi juin a 48, il faut acceler le mouvement sinon l'objectif de 40 000 nouveaux chomeurs par mois risque de ne pas etre atteint ! ;-)))
a écrit le 07/07/2014 à 13:52 :
Hollande fait de la figuration et...
Valls qui avait prédit la mort d'une "gauche" déjà morte propose une " gauche qui marche". Marche aux pas. Une "gauche" de mercenaires au service des patrons qui pourraient défiler, pourquoi pas, le14 juillet 2014 derrière les légionnaires... Belle image d'une modernité victorieuse grâce à M.Valls le sauveur de la france, de la gauche et du ps... D'une pierre trois coups...
Manuel Valls "prend la comparaison" avec le jeune président du Conseil italien Matteo Renzi pour s’autoproclamer roi de france de "gauche" contre Sarkozy qui n'est lui pour Valls qu'un Silvio Berlusconi...
Sapin avec sa dernière sortie: «Notre amie, c'est la finance: la bonne finance» fait allégeance au roi pour gagner ses faveurs et se voir nommé premier vizir en 2017 ...

Vive la modernité..
Vive la france...
Vive le roi Valls.
a écrit le 07/07/2014 à 13:13 :
Plus de syndicats = Moins de Patrons= Moins demplos. C'est Mathématique!
a écrit le 07/07/2014 à 12:22 :
Tout le monde donne trop d'importance à la CGT qui est d'une malhonneteté vis à vis des salariés peu commune.
Ils font es procés aux entreprises et le gaind es procés va directement dans la poche de la CGT et les salariés qu'il soit ou non défendu ou entendu ne touche rien
Ils ont faussé la négociation du travail le dimanche alors que c'était un moyen de faire gagner plus aux salariés et il valait mieux négocier un bon salaire que faire sauter cet avantage
Ils ont participé à faire supprimer le paiement des heures supplémentaires
Ils bloquent l'économie et font perdre de smilliards à la France
Ils ont tué le Port de Marseille
Ils empochent 5% des marchés publics Pourquoi ?
Et IL FAUT LES ARRETER

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