La charge de Duflot contre Hollande passe mal à gauche

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François Hollande n'est "le président de personne". La violente charge de Cécile Duflot contre le chef d'État a suscité la réprobation de ses anciens collègues du gouvernement Ayrault l'accusant d'affaiblir, à l'approche des élections sénatoriales de septembre, une majorité déjà minée par les revers de l'exécutif.
"Le temps d'une campagne, il a su incarner avec talent un espoir (...) Or, depuis son élection, il n'a pas su répondre à cette aspiration et n'a pas trouvé non plus une autre incarnation", juge l'ex-patronne d'EELV dans son ouvrage (De l'intérieur. Voyage au pays de la désillusion) en forme de réquisitoire écrit avec la journaliste Cécile Amar et dont le site du Nouvel Obs' a publié mercredi des extraits. Elle accuse également son Premier ministre Manuel Valls d'etre quasiment de droite.
Parmi les anciens ministres socialistes avec qui Cécile Duflot a travaillé, Fleur Pellerin a jugé sur Europe 1 "assez peu élégant" d'exposer des reproches "à des fins politiques à un moment où il va y avoir à nouveau des échéances électorales".
Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a déploré quant à elle sur BFMTV "un manque de considération envers la fonction de ministre qu'elle a exercée" et "envers les membres du gouvernement".
"Tout ça est très triste quand on a été ministre. On devrait d'abord faire sa propre introspection", a asséné pour sa part Thierry Mandon, secrétaire d'État à la Simplification sur Sud Radio.
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Du côté d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le sénateur Jean-Vincent Placé, qui était contre le départ des ministres écologistes du gouvernement en mars dernier, lors de l'arrivée de Manuel Valls à Matignon, a estimé sur BFM TV que ce n'était "pas la période pour stigmatiser la majorité, dans la situation où elle se trouve".
"Ce n'est pas parce que nous sommes dans la majorité présidentielle que nous ne pouvons pas faire part de nos désaccords", a rappelé sur BFMTV la secrétaire nationale d'ELLV Emmanuelle Cosse.
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Face aux réactions provoquées par son brûlot, la députée de Paris a assuré dès son arrivée, jeudi, aux journées d'été d'EELV qu'elle restait favorable au rassemblement des écologistes et de la gauche.
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