Accident de Brétigny : la SNCF mise en examen pour homicides et blessures involontaires

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La catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge avait fait 7 morts et 61 blessés le 12 juillet 2013.
La catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge avait fait 7 morts et 61 blessés le 12 juillet 2013. (Crédits : reuters.com)
La compagnie ferroviaire devra rendre des comptes à la justice sur ses responsabilités dans la catastrophe ferroviaire du 12 juillet 2013 de Brétigny-sur-Orge.

La SNCF a été mise en examen jeudi pour homicides et blessures involontaires dans l'enquête sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, a annoncé à la presse l'avocat de l'entreprise, Emmanuel Marsigny, à l'issue d'une audition par les juges d'instruction.

Cette mise en examen intervient un an et deux mois après le déraillement d'un train Paris-Limoges qui avait fait sept morts le 12 juillet 2013 et 61 blessés. Les mêmes poursuites ont été engagées mardi à l'encontre de Réseau ferré de France (RFF).

Des rapports d'enquête accablants

Cette décision est la suite logique des différents rapports d'enquête qui ont pointé la responsabilité des deux entreprises dans l'accident ferroviaire. Ils avaient notamment insisté sur la défaillance de la maintenance à Brétigny, et sur les "centaines de défauts" détectés sur l'aiguillage qui a conduit au déraillement.

Guillaume Pépy, PDG de la compagnie ferroviaire, avait anticipé la décision des juges et avait déclaré que cette mise en examen allait permettre l'accès au dossier judiciaire.

"Cet accès au dossier est important dans notre compréhension de la catastrophe. Nous ne savons pas quelles sont les pièces qui ont pu être saisies", a-t-il ainsi déclaré.

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Commentaires
a écrit le 19/09/2014 à 17:37 :
j'espère que les rails ,les boulons et les traverses seront sévèrement condamnés.Pauvre justice française !!!
a écrit le 18/09/2014 à 18:50 :
Pourquoi lors d'accidents routiers ce sont les conducteurs qui sont systématiquement mis en cause mais par lors d'accidents ferroviaires?
a écrit le 18/09/2014 à 12:32 :
NOTEZ que la communication des sociétés concernées avait bien mis en avant que la convocation devant la Justice concernait seulement les personnes morales, et non les dirigeants.
Aucune démission et aucune reconnaissance personnelle de responsabilité managériale.
La reconnaissance de la responsabilité de la SNCF des premiers jours a maintenant des limites…
Le Figaro et Le Monde questionnent même sur l’intouchabilité de Guillaume Pépy Président de la SNCF.
Espérons que la Justice sera Républicaine (…)
Pour ma part, j’ai de sérieux doutes.
NB : Limiter l’analyse à un déficit de moyens de maintenance serait une grave erreur. Cela fera plaisir aux syndicats et aux fournisseurs de la SNCF pour de nouvelles commandes, mais ne résoudra pas forcement le fond du problème.
Le facteur humain est central dans ces séries d’incidents graves. Il faut avoir le courage managérial de le rechercher et le relever.
Il ya sûrement une perte des fondamentaux des réflexes de sécurité ferroviaire et un esprit d’initiative ordonné par la bureaucratie.
Car rappelons que si une personne avait seulement remis un boulon en urgence sur cette installation connue depuis 2001 pour sa fragilité, il n’y aurait pas eu 7 morts.
a écrit le 18/09/2014 à 12:02 :
La Mort ne vous lâchera pas.
Sitôt pénètré dans la gare, les déraillements, les grèves, les agressions, les piscines d'urine...ne vous laisseront aucun répit.
Vous n'échapperez pas à sa colère.
Il n'y aura aucun rescapé.

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