"La France est comme un jockey trop lourd pour sa monture"

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Le doublon de l'administration dans les régions coûte 120 milliards d'euros, et on ne le dit pas, assure Xavier Fontanet.
"Le doublon de l'administration dans les régions coûte 120 milliards d'euros, et on ne le dit pas", assure Xavier Fontanet. (Crédits : DR)
Xavier Fontanet, ancien directeur général d'Essilor, propose des axes de réformes aux accents libéraux afin de "rebooster" les performances de l'économie française. Avec comme sources d'inspiration l'Allemagne et la Suisse, notamment.

Seule dans sa tour d'ivoire et gangrénée par ses certitudes: telle est l'image délétère que renvoie la France au reste du monde, d'après  Xavier Fontanet, jeune retraité au passé d'entrepreneur globe-trotter hyperactif à Essilor. Dans son dernier livre, "Pourquoi pas nous ?" (Editions Les Belles Lettres, Fayard), il estime que l'Hexagone est en décalage dans quasiment tous les domaines économiques. Entretien sans ambages.

La Tribune - Dans votre livre, vous dénoncez de nombreux a priori qui créent des blocages empêchant l'amélioration de la situation en France. Quel est l'idée reçue la plus nuisible selon vous ?

Xavier Fontanet - La spécificité française. Croire que l'on est différent, c'est le prétexte pour ne pas regarder ce qui se fait à l'étranger, pour ne pas prendre exemple sur des systèmes qui fonctionnent. Cela est dû à un manque de confiance en soi, un peu d'arrogance peut-être. On s'est fabriqué cette exception française au service du conservatisme. Le monde entier sourit en voyant la France s'y complaire.

Il y a une autre idée reçue, tout aussi rédhibitoire: cette manie de coller des étiquettes. Vous n'écoutez plus ce que va dire telle catégorie, vous la réduisez à son produit, on ne peut plus discuter. Ces murs intellectuels doivent tomber.

Pour sortir du blocage économique, vous évoquez une diminution des dépenses publiques de 12 points ?

On peut comparer la France à l'Allemagne, deux pays quasiment de même taille. Outre-Rhin, seules 45% des dépenses du PIB sont dédiées à la sphère publique, contre 57% chez nous. Pourtant, les services publics germaniques sont meilleurs, et le taux de chômage y est beaucoup plus bas [6,7% en septembre, contre 10,3% en France en août, Ndlr].

Pour un PIB français aux alentours de 2.000 milliards d'euros, cette différence de 12% correspond à 250 milliards à économiser. J'ai étudié le cas d'autres pays ayant procédé à de telles diminutions de dépenses au travers des données de la Banque mondiale. Ma conclusion: ces efforts peuvent être faits en dix-douze ans.

Dans le projet de budget 2015 du gouvernent, 21 milliards d'économies sont prévus. Cela va donc dans le bon sens, selon vous ?

Si ces réductions de dépenses sont vraiment exécutées et atteignent 50 milliards d'euros sur les deux prochaines années, la réponse est oui. Mais il y a un souci: personne ne voit où sont les coupes. Le gouvernement propose des "haircut": il demande à chacun d'enlever 2-3%, ce n'est pas une réforme. On ne s'attaque pas aux coûts, on rééquilibre des allocations, quitte à s'attaquer au principe d'égalité .

Une vraie réforme, c'est par exemple passer de la retraite par répartition à celle par capitalisation, c'est changer de système de retraite. Ou passer d'un droit à la santé au devoir de s' assurer, comme en Nouvelle-Zélande. Dans tous ces domaines, on ferait des économies de 50 à 100 milliards d'euros.

Vous insistez particulièrement sur les réductions de dépenses qui pourraient être réalisées à l'échelle régionale...

Le doublon de l'administration dans les régions coûte 120 milliards d'euros, et on ne le dit pas. On pourrait prendre exemple sur la Suisse et instaurer une vraie régionalisation. C'est-à-dire: l'État s'occupe de l'armée, des affaires étrangères et des relations avec l'Europe. Les départements prennent en charge la police, la justice, l'éducation et l'équipement. Ainsi, on descendrait le contrôle des coûts et des investissements au niveau du département.

C'est un système girondin: les décisions se font au plus près du terrain, au niveau "subdépartemental". En outre, pour éviter les abus, l'État fédéral empêche les cantons et les villes de s'endetter trop, mais les autorise à faire faillite. Si c'est le cas, la ville d'à-côté renfloue mais prend le pouvoir. Cela permet d'éviter la démagogie et l'achat des voix avec des petits cadeaux.

Enfin, il n'y a plus de politique nationale d'implantation, l'État laisse les entreprises choisir leur canton. Des choix qu'ils font en comparant les régions mises naturellement en concurrence.

Vous parlez également de mise en concurrence des administrations françaises justement...

Oui. Et deux exemples montrent que cela pourrait marcher. Il y a 150 ans, Napoléon III a été le premier à faire sous-traiter l'eau par la sphère privée à Paris et Lyon. Cela a donné ce que sont Suez et Veolia aujourd'hui, des leaders mondiaux incontestables. Ces sociétés gagnent tous les contrats en Chine, au Brésil...

Autre exemple: supposons que l'Allemagne et France ont le même ministère de l'équipement. Ce dernier aura une expérience plus grande car sera présent sur un terrain plus grand; avec l'augmentation de sa taille, son coût sera en baisse. Je vous garantis que, s'il se déploie en Belgique, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, le kilomètre de route coûtera 25% moins cher.

Je m'appuie également sur la réussite d'Egis, société d'ingénierie française qui dessine autoroutes, aéroport, gares et ports. Albin Chalandon a privatisé sous Pompidou une partie du ministère de l'Équipement , la société qui en a résulté est une des meilleures société d'ingénierie mondiales et fait des percées stupéfiantes en Inde et au Brésil.

Donc, la capacité d'étendre l'administration sur plusieurs pays fait s'effondrer les prix de revient. Une idée serait donc d'"horizontaliser" les administrations en Europe, une façon très intelligente de construire celles-ci .

N'y a-t-il pas un risque de dumping social avec de telles mesures, si les administrations françaises ne font pas le poids notamment ?

Non, le coût de la sphère publique baissera, cela permettra de diminuer les impôts, redonnera du pouvoir d'achat et rendra l'investissement au privé. C'est un déplacement de curseur. Quand une collectivité crée un emploi, c'est un impôt que l'on augmente, on enlève alors une ressource. Un entrepreneur dans cette situation subit un impôt sur le bénéfice plus élevé. Ainsi, il ne va pas acheter un outil ou une machine. Ce sont aussi des emplois qui ne sont pas créés par la sphère privée. Les Français sont les seuls à croire que l'État crée de l'emploi ; quand il crée un emploi, en fait, il en enlève un. Le monde entier l'a compris .

J'ai une métaphore pour parler du cas français: celle du jockey et du cheval. Il y a quarante ans, un jockey trop lourd pour le cheval ne posait pas problème. Le business n'était pas mondial. Mais avec la mondialisation, pour faire la course, il faut que l'équipage français tienne compte du poids des jockeys étrangers. Le cheval français a désormais le jockey le plus lourd. L'Allemagne a un jockey qui représente 80% de la monture, la France 130%. Or, un jockey grassouillet ne gagne jamais. En plus, les chevaux mangent la même avoine. On a choisi d'enlever de l'avoine au cheval français pour donner plus de sucre au jockey...

Dans ce cas, il faut être certain que l'argent passant à la sphère privée soit destiné à la création d'emplois plutôt qu'au profit...

Quand des sociétés prennent des risques financiers, elles utilisent bien les fonds. Il faut sortir de l'idée qu'un investissement donné à une belle boîte sera "claqué". Il n'y a que les Français qui disent que l'État investit mieux que le privé. On a explosé les dépenses publiques et effondré la croissance. En plus, on fait croire que c'est rentable. Les entrepreneurs français sont bons. Pour preuve, les boîtes françaises à l'étranger font un tabac: 11 sont classées parmi les 100 premières mondiales dans un récent classement chinois. Cela montre bien que c'est le terreau français qui les tue.

Essilor, société française dont j'ai été mandataire pendant vingt-deux ans [Xavier Fontanet a été président-directeur général de la société, Ndlr], est passée en quarante ans de 800 salariés à 65.000. Tout s'est fait à l'étranger, Essilor s'est constamment battu avec succès contre les concurrents mondiaux les plus efficaces de sa profession.

Vous souhaitez développer l'actionnariat salarié dans l'entreprise, une façon de rentabiliser celle-ci, mais aussi "d'éviter les conflits sociaux", dites-vous. Est-ce une promotion du corporatisme en vue de diminuer l'importance des syndicats ?

C'est beaucoup plus fondamental que cela. L'actionnariat salarié est une évolution nécessaire du capitalisme et de l'entreprise, qui ne va pas se faire du jour au lendemain. Lorsqu'il est actionnaire, le salarié change son point de vue sur l'entreprise. Il peut devenir un administrateur, il a plus de poids sur sa marche : l'entreprise devient une famille pour lui. Et cela change aussi les rapports entreprise/employé. Lorsque j'étais Pdg, je savais que j'affectais la fortune des salariés par la qualité de mes décisions, j'étais en situation de révérence vis-à-vis d'eux.

En outre, personne ne sait si la valeur ajoutée ira au capital ou au travail. La meilleure façon de procéder est donc de mettre le salarié au capital. C'est-à-dire l'aider à acheter des actions . Si l'entreprise marche bien, les salariés sont automatiquement récompensés. Seul problème: le risque. Si le salarié ne veut pas en prendre, il n'est pas obligé de participer. Et s'il ne participe pas et que cela marche, il ne pourra pas dire: je veux une part des bénéfices.

Un salarié qui n'est pas actionnaire est donc un acteur moins important dans l'entreprise, selon vous ?

Non, je ne dirais pas cela, il faut de la diversité. Selon moi, il faudrait ne faire entrer les salariés au conseil d'administration qu'à travers l'actionnariat. Je ne suis pas pour cette loi qui les fait entrer sans cela. Pour des gens comme nous, c'est moins pédagogique. Ceci dit, nous appliquerons les règles. J'avais dit dans un éditorial, par boutade, si c'est comme ça, pourquoi ne pas faire entrer les Pdg par la loi dans les conseils des ministres, tant qu'on y est ? Ce qui motive et fait que cela devient un jeu sérieux, c'est l'actionnariat. Ce serait mieux de mettre en place des droits de vote double au salarié actionnaire pour qu'il accède plus facilement au conseil.

En outre, dans la loi fiscale votée, on compte les actions dans l'ISF [impôt sur la fortune], cela coûte au salarié d'avoir des actions .C'est bien de dire "les entreprises, je vous aime", ce serait mieux de retirer de l'ISF les actions détenues au titre de l'actionnariat salarié par les employés et les retraités. Les déclarations d 'amour, c'est bien , les preuves d'amour, c'est mieux !

Vous parlez d'hommes politiques qui infantilisent la population par leur action...

Oui, notamment avec l'énorme boulette de la gauche: l'idée du partage du travail pour réduire le chômage. C'est une bourde monumentale. Les pays qui ont le plus petit taux de chômage sont ceux faisant travailler le plus. Les Français ne travaillent pas assez, ils ont le temps de travail le plus bas par habitant : 600 heures par an en moyenne, contre plus de 700 en moyenne en Europe. La France est le système social le plus généreux aux horaires les plus faibles avec le coût des charges sociales le plus élevé.

Il faut remettre les gens au travail pour faire baisser les prix de revient, améliorer les résultats des entreprises, arrêter de perdre des parts de marché. On ne peut pas investir avec un impôt élevé, le système s'effondre sur lui-même. La somme des impôts marginaux représente en France le double de ce qu'elle est en Allemagne. On étouffe la machine. En outre, les entreprises ont peur d'embaucher. Le coût du licenciement est un des  plus chers d'Europe.

Remettre la France au travail? Une enquête de Pôle emploi explique que les chômeurs qui ne recherchent pas d'emploi le font par découragement et non pas délibérément...

Sur ce point, je viens au secours du soldat Rebsamen: il a raison. 75% ou 80% des chômeurs se battent. Mais il y en a un certain nombre qui ne cherchent plus de travail en France. Il y a des gens qui, indépendamment du découragement, ne prennent pas un job en dessous de leurs attentes. Quand les entreprises sont en déficit et que l'État est endetté comme le nôtre, ils doivent accepter le travail qui leur est proposé, c'est cela que voulait dire François Rebsamen.

La France est le pays qui paie les plus longues indemnités chômage. On est solidaire, mais il n'y a pas l'idée de solidarité exigeante que les Allemands ont développée. En effet, si tout travail mérite salaire, tout salaire mérite respect. Quand quelqu'un est indemnisé, il doit faire le maximum pour sortir du chômage. François Rebsamen est un homme responsable, maire d'une grande ville pendant quarante ans, et je regrette qu'on ait "étouffé" ses paroles. Emmanuel Macron a fait la même remarque, on l'étouffe aussi. La France de 2014 est l'Allemagne de 2004. Gerhard  Schröder aurait soutenu et encouragé François Rebsamen. L'ancien chancelier a été intransigeant sur la question du chômage , il a été battu à cause de cette position, mais il est passé à l'histoire comme l'homme qui a sauvé son pays.

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Commentaires
a écrit le 26/10/2014 à 16:35 :
La France n'a pas de dettes,elle ne doit rien à personne.Les Français eux vont payer .
a écrit le 26/10/2014 à 16:33 :
La France n'a qu'a prendre un scooter çà porte les gros sans problème.
a écrit le 26/10/2014 à 16:22 :
" l'Hexagone est en décalage dans quasiment tous les domaines économiques" Oui c'est clair, le pire et sans doute une des causes, c'est que les institutions Françaises sont gérées par des anciens pas du tout à la page. Ou s'ils sont "jeunes" il sont aussi décalés que leurs mentors. Allez comprendre.
a écrit le 24/10/2014 à 16:05 :
Essilor s'est donc développée à coup d'acquisitions, et en France grâce à des tarifs de verres très chers qui ont bien engraissé les opticiens et Essilor, tout ça payé par les mutuelles de salariés et de fonctionnaires. Essilor n'aurait pas connu son développement sans le système français des mutuelles car la SS ne rembourse rien, donc la France n'est pas toujours administrée par L'Etat, c'est le secteur "privé" qui paie ...à ce titre là les dernières lois des socialos sont une grave erreur il faut laisser les mutuelles surveiller et choisir leurs taux de remboursement c'est à dire leur laisser la liberté en encadrant les abus. Et là je serais d'accord avec ce monsieur, Il faut laisser les médecins libéraux fixer leurs tarifs, ça le système actuel, notamment pour les généralistes, c'est un système communiste, il faut que les bons ou très bons médecins puissent pratiquer des tarifs supérieurs aux moyens ou aux mauvais, la SS couvrant un montant fixe, et les mutuelles une partie du reste comme elles souhaiteront en mettant en avant ou en favorisant les pratiques des médecins qu'elles souhaitent voir. Je ne suis partisan ni du communisme ou socialo-écolo-communisme ni du libéralisme éco et financier débridé. La vérité se situe entre les deux, c'est ça le système plébiscité par les français à condition d'y mettre de l'équité et de la responsabilité de chacun d'entre nous.
a écrit le 24/10/2014 à 15:51 :
C'est curieux, Soros le spéculateur ou ce monsieur voient les choses d'une façon bizarre. L'Allemagne n'est pas le bon exemple, les US ne sont pas le bon exemple pour la grande majorité des contingents qui constituent les populations. L'image du Jockey est simpliste, car c'est le canasson qu'on fait maigrir à coups d'optimisation fiscale ou sociale, si le jockey doit faire des efforts en étant davantage responsable de ses actions et de ses choix, s’il doit prendre davantage de pouvoir par rapport à l'entraineur ou au propriétaire, il n'en demeure pas moins un salarié et un citoyen livré au bon vouloir des firmes et des politicards qui ne disent pas tout ce qu'ils font ni tout ce qu'ils ne font pas e qu'ils auraient dû. Ce monsieur n'insiste pas non plus que le fait que ce sont les politicards et les technocrates incompétents et lâches par nature sauf exception exceptionnelle, mais aussi les syndicats patronaux et de salariés aveugles et sectaires, l’hypertrophie de l’administration à la française (là on est d’accord) qui nous ont mis là où nous sommes. Ce que veulent les français c’est de ne pas se faire b…come des cons ce qu’a permis l’UE des technocrates. Avec les capitalistes débridés aussi dangereux et obtus et menteurs que les communistes ou socialo-communistes, c’est toujours la même rengaine, et cette rengaine on s’en fout. La vérité est ailleurs, au milieu diront certains nous ce qu’on veut c’est le meilleur dans tous les domaines pour donner notre meilleur de nous-mêmes, et que l’on commence par mettre fin à la technocratie aux passes droits à la corruption et au n’importe quoi de la gestion des politicards et aux abus de certains grands patrons…salariés ou non, propriétaires ou non de leur boîte. Quant à la quantité de travail en heures, il faut signaler que c’est une tarte à la crème, les espagnols travaillent 10% à 15% qu les allemands et leur taux de chômage malgré le départ de beaucoup d’étrangers et l’émigration forcée, ou le fait que les gens ne se déclarent plus en tant que chômeurs est de 25% malgré la baisse des salaires et des salaires de merde pour la masse par contre les nantis et apparatchiks espagnols appartenant à la caste eux continuent à bien vivre, les efforts consentis par ces derniers étant nuls.
a écrit le 24/10/2014 à 15:42 :
L’État français est un des États qui dépense le moins en % du PIB.

Le problème repose sur les dépenses sociales.

Donc supprimons l'ensemble ds prestations sociales, plus de retraite, plus de remboursements des soins, plus d'aides à la garde des enfants, plus de chômage...

Chacun cotisera alors à des assurances et au final on aura remplacé des prélèvements obligatoires par des primes d'assurances... mais pour le citoyen de base et pour l'économie il n'y aura eu aucun changement!

Son Jockey ne sera pas plus léger!

Quand à la fonction publique:
- Commençons la scolarité à 4 ans ce qui couplé avec la fin des aides à la garde d'enfants mettra les femmes au foyer,supprimons des heures de cours au lycée et au collège, ça ferra des économies et formera des crétins, la compétitivité de l'économie prendra un vraie claque!

- Réduisons le personnel hospitalier et les investissements en équipements, les pauvres seront mal soignés mais les riches iront dans des cliniques privées.

- Réduisons le nombre de policiers et/ou concentrons les dans les quartiers riches et à la protections des biens.

- Fermons les prisons et libérons les détenus... sauf à construire des prisons il n'y a pas d'autres solutions...


Au final, nous arriverons au niveau de la Roumanie et de la Bulgarie qui sont à ces niveaux de prélèvements obligatoires, c'est le programme de Fontanet "roumaniser" l'économie française!

Mais il n'y aura aucun progrès avec son programme, juste un transfert de la richesse vers les riches!
Réponse de le 24/10/2014 à 15:50 :
nawak
a écrit le 23/10/2014 à 17:56 :
Ancien directeur d'assilor qui vecu de subventions publique avant de tout foutre en l'air pas de lecons de ce genre de gus qui doit avoir un compte en suisse
Réponse de le 23/10/2014 à 23:30 :
que XAVIER FONTANET est le fils d'un Grand Ministre : M; Joseph FONTANET.
Réponse de le 24/10/2014 à 1:49 :
Au moins fontanet il a fait quelque chose de bien... Vous a part critiquez vous ne devez pas faire grand chose...
Réponse de le 24/10/2014 à 15:27 :
Fontanet n'a pas créé il a été salarié.

Pour savoir s'il a fait quelque chose de bien il faudrait savoir si en mettant un autre à sa place essilor aurait eu un meilleur destin.

Et à ce petit jeu il sera très difficile de dire que Fontanet "a fait quelque chose de bien".
a écrit le 23/10/2014 à 11:39 :
La dépense publique française, c'est une "conquête de gauche", c'est aussi un poison mortel et une tare économique. La gauche profite de cette dépense. C'est son gagne-pain. Jamais elle ne tolèrera sa réduction. Pour cette raison, la France va au désastre et elle entrainera l'Europe avec elle avec toutes les conséquences pour l'économie mondiale. La gauche française est un vrai fléau humain. On va le voir bientôt.... Valls n'y pourra rien.
Réponse de le 23/10/2014 à 13:12 :
Ok. Mais c'est pas la droite qui à gouverné pendant 10 ans avant d'arriver à cette situation?
Réponse de le 23/10/2014 à 18:42 :
La responsabilité incombe à la droite comme à la gauche après 40 d'incurie et de mensonges. La France ruinée , grande malade incurable, pourrait effectivement faire exploser l'Euro et l'Europe avec. Et cela ne saurait trop tarder. Seule une solution comme à Chypre pourrait sauver le pays et donc l'Europe telle qu'elle est encore aujourd'hui. D'où l'intérêt d'acheter de l'or et de le planquer.
Réponse de le 24/10/2014 à 15:47 :
Mais vous délirez!

La hausse des déficits vient du début des années 80, sous la pression des libéraux et l'influence de l'école monétariste!

Elle est généralisée, c'est à dire que tous les pays du monde et surtout mes pays développées sont endettés.

La France est loin d'être le pays le plus endetté, surtout si on considère qu'elle a un énorme patrimoine, ce que ds pays bien plus endettés n'ont pas.

Le PS a mieux contrôlé la hausse des dettes publiques que la droite.
Réponse de le 24/10/2014 à 15:49 :
la france actuelle ne c'est pas faite en un jour et les décisions d'après guerre ont été lourdes de conséquences .
A commencer par la création de la sécurité sociale.
Depuis 1981 tous les gouvernements même ceux dit "de droite", ont fait une politique "de gauche" ou en tout cas avec toujours "plus" d'état la ou il fallait "moins" d'état mais "mieux". Le seul à avoir fait un petit effort c'est sarko avec une baisse des fonctionnaires mais malheureusement largement compensée par la fonction publique territoriale socialiste(pléonasme)
Réponse de le 24/10/2014 à 15:55 :
Il n'y a aucun parti de droite en France.

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