Réforme des rythmes scolaires : 2 millions d'euros de surcoût protestent les maires

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Les maires demandent que l'aide d'Etat soit pérennisée.
Les maires demandent que l'aide d'Etat soit pérennisée. (Crédits : reuters.com)
Le chiffre est avancé mercredi par l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF). Les maires interrogés se disent aussi insatisfaits des procédures de gestion des aides qui leur sont attribuées, notamment par la Caf.

La réforme des rythmes scolaires, généralisée en septembre mais adoptée dès 2013 par 40% des grandes villes, coûte cher aux municipalités. En moyenne, son surcout est estimé à deux millions d'euros, après le versement des aides de l'Etat et des prestations de la Caisse d'allocations familiales (CAF) ainsi que l'éventuelle participation des parents.

Ce constat est dressé par l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), qui en réunit 22, dans une étude publiée mercredi 19 novembre, à une semaine du Congrès des maires. La fourchette de ce surcoût sur le budget de chaque grande ville est par ailleurs ample, pouvant aller de 0 euro à, dans de cas extrêmes, 22 millions euros.

La gratuité en danger

Quant aux aides, non seulement les maires regrettent qu'elles "ne représentent dans certains cas qu'un tiers de la dépense supplémentaire". Six sur dix d'entre eux sont aussi insatisfaits des procédures de gestion, notamment quant aux aides attribuées par la CAF. La nécessité que celles-ci engendrent souvent de mettre en place "un nouvel outil informatique dans les écoles" implique une formation des agents et génère donc des surcoûts.

Les maires demandent néanmoins que l'aide d'Etat soit pérennisée. Pour l'instant, en effet seul un tiers des grandes villes sollicitent les parents et, lorsqu'une participation est requise, les tarifs sont ajustés aux ressources ou restent modiques. Mais si l'aide de l'Etat n'est pas pérennisée, la gratuité pourrait être remise en cause, prévient l'AMGVF.

Des problèmes de recrutement

Au-delà du budget, le recrutement d'animateurs diplômés et de directeurs des accueils collectifs de mineurs, le manque de locaux, le mécontentement des familles font partie des autres problèmes rencontrés par les grandes villes. Les assouplissement de la réforme consentis dans certains cas par l'Etat sont d'ailleurs jugés insatisfaisants ou insuffisants par deux tiers des maires interrogés.

Les villes qui ont anticipé en 2013 rencontrent toutefois moins de problèmes, révèle l'étude.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2014 à 7:03 :
Il est curieux qu'on ne demande pas à MMR Peillons (si si c'est son nom) Hamon et MME Belkasem de mettre la main dans leurs propres poches mais comme c'est le "con..tribuable" qui paye, ces gens s'en fichent complètement. Ils sont comme les chiens, ils faut qu'ils marquent leur territoire. pour les chiens s'est excusable c'est leur nature, pour eux c'est moralement pénalisable parce qu'en fait le bien être de l'enfant ils n'en ont rien à faire si ce n'est que vouloir le formater à leur pensée bolchévique.
Réponse de le 20/11/2014 à 21:53 :
L'humain a toujours été son propre prédateur, Ce que les gouvernements font est naturel aussi; ils détruisent la vie de leurs citoyens aux profits des patrons et de eux... En revanche ce qui n'est pas humain, c'est nous... Pourquoi on se laisse faire, pourquoi les travailleurs ne sont pas tous en grèves qu'ils soient du publique ou du privé? En mai 1968, ils l'étaient pour moins que ça!
a écrit le 19/11/2014 à 17:57 :
Avec un DGS, 2 DGA et un directeur de cabinet.
Est ce bien normal ?
N'y a t-il pas des economiés à réaliser de ce côté plutôt.

Certains me répondront que non car il est normal que le maire soit :
- médecin à temps partiel
- vice President du conseil général
- vice President de l'intercommunalité
- President du syndicat...
- candidat à la députation
- intéressé par les sénatoriales

...
a écrit le 19/11/2014 à 17:49 :
D'une commune, on peut arriver à rayer des dépenses inutiles.
Il y en a. Surtout qu'on aime bien les réunions buffets périodiques entre élus et hauts cadres.
Les documents sont disponibles au secrétariat des mairies. Allez consulter comment votre argent est dépensé.
Et hop, un petit contrat etat région commune pour financer un cours de tennis, une piscine et un gymnase. Mais le renouvellement de la cuisine centrale bien plus important attendra lui.
Et les économies normalement réalisées par les intercommunalités, elles sont ou au fait ?

Bon allez, je retourne spéculer sur les variations de devises pour mon nouvel emprunt communal. Si ça tourne mal, j'attaquerai la banque et l'état. Normal que le contribuable national éponge mon délire non ?
a écrit le 19/11/2014 à 15:52 :
Et ce n'est que le début , car après les aides vont diminuer crescendo, donc derrière qu'est ce qui va prendre le relais.....le périscolaire qui lui est payant et là çà va faire mal aux portes monnaie des parents.
a écrit le 19/11/2014 à 15:31 :
Cette réforme des rythmes scolaires est une usine à gaz: des rythmes pas du tout adaptés aux enfants, des horaires qui changent chaque jour mais le plus grave, un personnel totalement incompétent, sans formation spécifique. A mon fils de 10 ans: Alors c'est bien les activités? Réponse: on s'ennuie, on reste souvent dans la cour. Les animateurs ont un langage cru et insultent les enfants. Une animatrice habituée des enfants n'a pas voulu "signer" devant l'incompétence des personnels engagés: il va y avoir des accidents avec les enfants selon elle. Quant aux budgets, c'est évident que nos chers socialo qui n'ont jamais su additionner 1 + 1 vont s'être fourvoyés sur le coût réel de cette réforme. Les budgets des municipalités vont s'envoler. Seule alternative, faire payer les parents. C'est la fin de l'école gratuite.

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