Le taux d'emprunt à 10 ans de la France tombe sous la barre de 1%

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La dette française est considérée comme faisant partie des plus sûres en zone euro.
La dette française est considérée comme faisant partie des plus sûres en zone euro. (Crédits : reuters.com)
Après le discours prononcé par le président de la Banque centrale européenne vendredi, les opérateurs espèrent en effet voir l'institution de Francfort racheter de la dette souveraine sur le marché secondaire.

Il vient d'atteindre un nouveau plus bas historique. Le taux d'emprunt à 10 ans de la France est passé jeudi 27 novembre sur le marché obligataire sous le seuil de 1,0%.

Plus précisément, vers 14h34 à Paris, le rendement à 10 ans de la France est tombé à 0,997%, après avoir atteint 0,996%, dans un mouvement de recul des taux généralisé sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise. La veille, il avait terminé à 1,051%.

Les opérateurs misent sur le soutien de la BCE à l'économie

Le recul des taux, déjà à des niveaux très bas, s'est encore accentué sous l'effet d'un discours prononcé par le président de la Banque centrale européenne vendredi 21 novembre. Mario Draghi avait en effet affirmé que la BCE était prête à renforcer son programme de soutien à l'économie.

Des déclarations dans le même sens du vice-président de l'institution monétaire mercredi 26 novembre ont alimenté le mouvement. Les opérateurs nourrissent notamment l'espoir de voir l'institution de Francfort racheter de la dette souveraine sur le marché secondaire.

>>La BCE réfléchira au rachat de dette souveraine début 2015

La detet française parmi les plus sûres en zone euro

Pour rappel, sur le marché de la dette, les taux évoluent en sens inverse de la demande, c'est-à-dire que plus les dettes sont recherchées, plus leur taux baisse, offrant ainsi aux États des conditions de financement de plus en plus attractives. Les investisseurs acceptent en effet une rémunération moindre en échange de la sécurité de leur placement.

La dette française est considérée comme faisant partie des plus sûres en zone euro, avec notamment le Bund allemand, qui sert de valeur de référence à l'ensemble du marché obligataire.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2014 à 11:48 :
Moi je vois un beau piège, car le gouvernement va vous dire qu'il peut emprunter a petit frais, mais quand les intérêts vont se mettre a monter, ce qui na va pas tarder, qui-es qui va devoir rembourser et qui va se trouver dans le caca.
a écrit le 28/11/2014 à 11:16 :
Quand je pense qu'on nous faisait un pataques juste avant la perte du AAA, comme quoi les taux allaient s'envoler et blablabla. Ces économistes sont vraiment des nuisibles!
a écrit le 28/11/2014 à 10:52 :
Etant donné que la réflexion économique (au sens budget équilibré, dette pas trop détenue par l'étranger) n'est pas le fort de tous nos gouvernants, ils vont se précipiter pour emprunter un peu plus en se disant que c'est une bonne affaire. Comme pour les prêts "toxiques" des collectivités dont la majorité de ceux les ayant souscrit ne sait comment s'en sortir. Pas de plan stratégique, pas d'analyse de risque, pas de projection pluri-annuelle...
a écrit le 28/11/2014 à 10:33 :
qui ca interesse d' acheter des titres francais a 1% alors que la france n'a pas du tout l'intention de payer ses dettes?
a écrit le 28/11/2014 à 10:04 :
CHIC, juste avant les fêtes de fin d'année, le "gâteux" va pouvoir "gâter" sa GAYET sans trop rogner son pouvoir d'achat !
a écrit le 28/11/2014 à 9:58 :
Parce qu'ils pensent que les taux vont continuer à baisser et qu'ils gagneront encore sur la plus-value de l'obligation (la valeur de l'obligation varie à l'inverse des taux, elle monte quand les taux baissent).
Le jour ou ils penseront que les taux ne pourront plus baisser et donc qu'ils risqueront très fortement leur capital, la bulle obligataire créée par la BCE éclatera.
Cela d'autant plus qu'aux Etats-Unis, marché concurrent, les taux bientôt stabilisés (après la hausse future de la FED) seront plus rémunérateurs avec moins de risques et un dollar à la hausse.
La BCE est donc condamnée à en faire toujours plus, c'est à dire à augmenter en permanence le risque financier en faisant baisser les taux et en nourrissant la bulle obligataire (favorable dans un premier temps aux investisseurs qui font encore aujourd'hui totalement confiance à la BCE).
Mais si les résultats en terme de croissance et d'emploi n'arrivent pas suffisamment vite (ce qui pourrait être le cas), montrant l'impuissance de la BCE à faire repartir l'économie, la bulle obligataire éclatera avec toutes ses conséquences dramatiques pour la zone Euro.
a écrit le 28/11/2014 à 8:22 :
vous pouvez corriger la detet au lieu de la dette (il est encore tôt)

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