Expo 2025, le projet se perfectionne

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Luc Carvounas, Jean-Christophe Fromantin, Jean-Paul Huchon, Cedric Villani, Jean-Louis Missika et Bruno Le Roux à la fondation Louis Vuitton.
Luc Carvounas, Jean-Christophe Fromantin, Jean-Paul Huchon, Cedric Villani, Jean-Louis Missika et Bruno Le Roux à la fondation Louis Vuitton. (Crédits : Expofrance)
Un village numérique de 200.000 m2 : le projet d’Exposition universelle de Jean-Christophe Fromantin pour 2025 est un "work in progress". Il évolue pour satisfaire le Bureau des Expositions, mais reste fidèle à l’innovation numérique.

Jean-Christophe Fromantin n'est, semble-t-il, pas homme à abandonner une bonne idée. Il peut la retravailler jusqu'à ce qu'elle passe.

C'est ce qu'il a fait en présentant la candidature de la France pour l'exposition universelle 2025 à la fondation Louis Vuitton. Un projet un peu remanié pour répondre au plus près du cahier des charges du Bureau international des Expositions (BIE).

Il y un mois Jean-Christophe Fromantin avait découvert, dans un article de La Tribune, que des dirigeants de ce BIE avait expliqué à Anne Hidalgo que le projet d'Expo qu'il défendait était en dehors des clous et qu'il ne serait vraisemblablement pas adopté. Anne Hidalgo en avait été, selon l'un de ses proches, "un peu déstabilisée" et, ayant toujours pensé que l'on ne pouvait pas mener deux événements de cette ampleur en même temps à Paris, avait préféré s'engager plus franchement sur la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. Le député-maire de Neuilly a donc recadré tout cela et mis en avant la création d'un Village numérique au cœur du projet

Un village numérique de 200.000 m2

200.000 m2 en plein cœur de Paris, où tous les pays du monde seront présents. Le BIE tient énormément à l'existence d'un village au cœur des villes organisatrices et Jean-Christophe Fromantin a répondu sans édulcorer son idée d'Expo numérique et connectée.

Ce village est un challenge technologique et entreprenarial, il sera développé par un groupement d'entreprises et d'universités françaises et internationales, géré par une entreprise dédiée et constamment enrichi par une plate-forme de crowdsourcing ouverte sur le monde.

Budget : 500 millions. Localisation ? Pas décidée, il y aura un appel à projet au sein de la métropole et le site sera reconverti après l'exposition.  C'est la nouveauté d'un projet qui reste essentiellement un work in progress et qui va être encore peaufiné jusqu'à ce que François Hollande, dans un an, dépose le dossier officiel de candidature.

Ne serait-ce qu'à cause des difficultés techniques, sur les transports multimodaux, par exemple : Jean-Christophe Fromantin souhaite que l'Expo serve à mettre au point un système de gestion des mobilités dans un cadre métropolitain. Et il ajoute joliment :

"On va nous objecter des difficultés pour concrétiser notre projet, mais c'est à nous de tangenter l'impossible."

Les bénéfices réinvestis dans les projets innovants

Quant au financement, il est toujours aussi peu élevé et, comme promis dès l'origine, il ne fait pas appel aux ressources publiques, juste à la garantie de l'État pour un emprunt de 500 millions couvrant le préfinancement, remboursé dès que tomberont les premières recettes.

Le business plan est calé sur des recettes de 3,1 milliards, dont 1,6 milliard de billetterie et 1 milliard de recettes des exposants. Les dépenses sont elles estimées à 2,9 milliards.

Bénéfice: 200 millions, qui serviront de levier pour récolter 1 milliard et financer les projets d'innovation retenus via la plateforme de crowdsourcing. Un cercle aussi innovant que vertueux

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